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samedi 25 janvier 2014

Faire l’amour 3 fois par semaine prolonge l’espérance de vie de 10 ans ?



Selon le docteur David Weeks, chercheur et psychologue au Royal Hospital d’Edimbourg en Écosse, une étude scientifique réalisée sur 3 500 personnes montre que faire l’amour est bénéfique pour la santé, réduisant les maladies cardiaques et le cancer. Avant de vous donner une petite liste des bienfaits de faire l’amour, faisons une rapide mise en contexte de l’étude.
Durant les rencontres d’anciens élèves, on pouvait dénoter que certaines personnes semblaient avoir dix ans de moins que d’autres. C’est pourquoi le Dr David Weeks a mené une étude sur ce phénomène. afin d’en comprendre les raisons. Il a ainsi réuni 3 500 personnes âgées de 18 à 82 ans, qui avaient toutes comme signe de particularité de paraître plus jeunes que leur âge réel.
Il leur a soumis un questionnaire sur leurs habitudes de vie au quotidien et le résultat de cette analyse est celui que vous connaissez maintenant… Les câlins sous la couette, « sport » plus qu’atypique, apporteraient ainsi plusieurs bienfaits, en voici une liste non exhaustive :

Faire l’amour réduit les risques cardiaques : En effet, les efforts physiques augmentent la circulation veineuse et musclent le cœur.

Les rapports sexuels réduisent le cancer de la prostate : Une activité fréquente aurait plutôt un rôle protecteur vis-à-vis du cancer de la prostate.

Les relations sexuelles réduisent le risque de cancer du sein : Ceci est dû à une haute circulation de sang et la libération d’une hormone appelée l’ocytocine.

L’acte sexuel est un antidouleur naturel : Plus d’excuse de mal de tête, faire l’amour serait comparable à la prise de deux cachets d’aspirine.


Faire l’amour facilite l’endormissement : Les rapports sexuels libèrent de l’endorphine qui favorise la relaxation et donc l’endormissement.

La fronde anti-Google gagne San Francisco.....


Des activistes s'en prennent aux bus et au concepteur de la voiture autonome de la société de high-tech, révélant un malaise bien plus profond.

La grogne monte chez les anti-Silicon Valley. Mardi dernier à 7 heures du matin, un petit groupe de manifestants qui se surnomme " The Counterforce " s'est pointé au domicile d'un ingénieur de Google, à Berkeley. 
Ils ont sonné à sa porte, déployé une banderole où l'on pouvait lire " l'avenir de Google s'arrête là ", et distribué des tracts sur lesquels était écrit : "Anthony Levandowski est en train d'édifier un monde inadmissible de surveillance, de contrôle et d'automation. Il est aussi votre voisin."
Levandowski réprésente tout ce que les anti-Silicon Valley dénoncent. Il travaille dans un labo très secret de Google sur le développement de la voiture sans conducteur et des projets de robotique en collaboration avec l'armée. Il projette également de construire une tour luxueuse d'appartements sur un terrain qui lui appartient. 
"On devrait empêcher à tous les employés de Google d'aller travailler. Toute l'infrastructure de surveillance devrait être détruite. Aucun appartement luxueux ne devrait voir le jour. Personne ne devrait avoir à déménager," poursuit The Counterforce. 

Contre Googleland

Jusqu'à maintenant, les manifestants s'en étaient pris seulement aux bus privés qui tous les matins viennent chercher à San Francisco les quelque 17 000 employés de Google, Apple, Linkedin et autres grands groupes de High Tech pour les transporter vers la Silicon Valley.
 Sur les derniers mois, ils ont en ont bloqué plusieurs, en général sans violence, mais en décembre, à Oakland, les pneus d'un bus ont été tailladés et une fenêtre brisée. Google à lui tout seul possède plus d'une centaine de ces autobus chics, équipés de wifi qui sillonnent San Francisco. 
Tout cela dans la plus parfaite anarchie. D'où les multiples plaintes des résidents qui accusent " ces transports de conquistador " de s'arrêter n'importe où, de bloquer la circulation, de retarder les bus normaux, de bloquer les pistes cyclables...
Mais cette fronde anti-bus cache un malaise beaucoup plus profond. La Silicon Valley est en plein boom économique, ce qui entraîne l'afflux de salariés très bien payés et donc une inflation des loyers qui dans certains coins de San Francisco ont grimpé de 40 % depuis 2011. Dans le même temps, les expulsions se multiplient pour rénover des quartiers du centre jusque-là défavorisés. 
D'où la contestation grandissante notamment envers ces autobus privés qui sont devenus le symbole de la menace sociale et de la transformation de San Francisco en " Googleland ".

Insidieux

"Cette manif a pour but l'embourgeoisement de la ville et les déplacements de population," clamait récemment Erin McElroy, l'un des organisateurs du blocage d'un bus. "Nous ne sommes pas nécessairement contre la high tech. Nous sommes contre les effets de la high tech sur la spéculation et les expulsions ". 
À cette grogne sociale, s'est ajouté l'inquiétude face à "Big Brother". Par ses investissements dans la pub, les plans de ville, les réseaux sociaux et maintenant " l'internet des objet " -il vient de racheter Nest une société qui fabrique des thermostats réglables à distance- Google "s'est insinué de manière insidieuse dans presque tous les aspects de la vie moderne ", résume une journaliste sur Salon.com.

Intimidation

En début de semaine, la municipalité de San Francisco a mis en place des mesures pour réglementer les trajets de ces bus privés. Ils devront être enregistrés, n'auront le droit de s'arrêter qu'à 200 arrêts et devront acquitter une taxe de 1 dollar pour chaque arrêt. Ce que les opposants ont jugé nettement insuffisant. Pour l'instant la fronde contre la Silicon Valley reste très limitée. Mais la manif devant le domicile de Levandowski semble signaler une escalade qui rappelle les actions très dures des défenseurs des animaux dans les années 90 qui avaient réussi à faire fermer des laboratoires en pratiquant l'intimidation. 
Sur le site Indybay, les manifestants ont écrit : " Notre problème c'est Google, ses capacités de surveillance envahissantes utilisées par la NSA, les technologies qu'il développe, et l'embourgeoisement que ses employés provoquent dans toutes les villes où on les trouve. Mais il n'y a pas que Google. Toutes les entreprises de high tech, vous tous programmeurs et ceux qui construisent ce nouvel Etat de surveillance, c'est à vous que l'on va s'en prendre la prochaine fois". En réponse, Google a affrété un bateau pour transporter ses employés et installé des agents de la sécurité aux arrêts de bus.

Contre toute attente Grace de Monaco s'invite à Cannes...


La surprise est de taille: alors que la date de sortie du biopic d'Olivier Dahan avec Nicole Kidman était sans cesse repoussée, on vient d'apprendre que le film inaugurerait les festivités de cette 67e édition.

Alors que Grace de Monaco était censé sortir le 14 mars aux Etats-Unis, le annonçait il y a quelques heures qu'il avait retiré du calendrier en Amérique du Nord sans explication, par laWeinstein Company. 

Le magazine américain a alors confirmé qu'aucune autre date de sortie n'avait été donnée. Le distributeur l'ayant déjà repoussé deux fois en expliquant qu'il fallait «plus de temps» pour terminer le long-métrage. Pourquoi tant de suspens?
La nouvelle vient de tomber. Le biopic d'Olivier Dahan avecNicole Kidman fera l'ouverture du Festival de Cannes en mai prochain. 

Qui dit Croisette dit interdiction de diffuser le film les mois précédant les festivités. Grace de Monaco sera projeté en avant-première mondiale le mercredi 14 mai 2014, dans le Grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals, en Sélection officielle hors compétition. Il succèdera ainsi à The Great Gatsby de Baz Luhrmann. 

Les spectateurs pourront découvrir une page spécifique de l'histoire de Grace Kelly : son rôle d'apaisement lors des tensions diplomatiques entre la France de De Gaulle et Monaco pour raisons fiscales au début des années 1960..



«Ils veulent un film commercial......

On imaginait déjà une querelle entre le producteur américain Harvey Weinstein et Olivier Dahan. Et pour cause, en octobre dernier, le cinéaste déplorait, dans les pages de Libération, l'ampleur du processus marketing engendré autour de son film. 

«Ce n'est qu'une histoire d'argent, une question de stratégie de sortie, de millions de dollars, des choses comme ça. Ça n'a rien à voir avec le cinéma. 

Enfin ça a tout à voir avec le cinéma en tant qu'industrie. Ils veulent un film commercial, c'est-à-dire au ras des pâquerettes, en enlevant tout ce qui dépasse, tout ce qui est trop abrupt, en enlevant tout ce qui est cinéma, tout ce qui fait la vie».



  • CINÉMA  Par r

    Comment les djihadistes français sont recrutés sur Internet.......


    La propagande des fous d'Allah sur la Toile attire des volontaires de plus en plus jeunes, endoctrinés et attirés par une nouvelle identité fantasmée pouvant aller jusqu'à la mort en martyr.

    La vidéo, diffusée sur YouTube, a été vue des milliers de fois. Intitulée «Syrie: l'enfant qui mangeait du carton pour tromper sa faim», elle met en scène un orphelin hirsute dans les quartiers assiégés du sud de Damas. Avec ce sous-titre: «Ici, il n'y a rien à manger. Un kilo de riz vaut 9000 livres (49 euros). Il n'y a de force, ni de puissance qu'auprès d'Allah…» 
    Sur Facebook, la photo d'une gamine squelettique sert à illustrer la cruauté du «tyran sanguinaire» el-Assad. Une autre montre des corps de «résistants» criblés de balles et appelle à la guerre sainte contre les «mécréants alaouites qui ont fait plus de mal à la oumma que les mécréants juifs et chrétiens». 
    Sur certains sites musulmans, on aiguillonne la colère des internautes en exhibant des photos de charniers et de «quelque 800 mosquées détruites» par le régime de Bachar… Plus que jamais, la Toile s'impose comme le meilleur «sergent recruteur» des apprentis djihadistes européens vers la Syrie. 
    Le lavage des cerveaux tourne à plein régime.
    Les derniers chiffres, révélés par Manuel Valls, donnent le vertige: il y aurait aujourd'hui près de 250 Français ou résidents en France partis combattre en Syrie, une centaine en transit pour s'y rendre, 150 qui auraient manifesté la velléité de s'y rendre, et 76 sont revenus. Les services de renseignements ont par ailleurs déjà dénombré 21 morts. 
    «Depuis des années, Internet fait tourner tout un substrat intellectuel djihadiste où se mélangent tous les fantasmes, les recettes de bombe du parfait petit chimiste, la logorrhée sur le retour à l'âge d'or du salafisme et la mort en martyr, note Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE. 
    Pour les volontaires mus par le romantisme des “brigades internationales”, laSyrie est un formidable déclencheur. La destination est facile: il suffit de prendre un bus à la porte de Bagnolet à destination d'Istanbul, où les Européens ne sont pas astreints à visas, avant de rejoindre la frontière syro-turque et les nombreuses infrastructures mises en place par les rebelles.»

    Près de 250 Français en Syrie

    Sans pouvoir esquisser avec précision le portrait-robot des djihadistes, les experts s'accordent à décrire des jeunes hommes, âgés de 18 à 28 ans, englués dans des banlieues où ils nourrissent un profond malaise sur lequel surfent les médiactivistes et les fous d'Allah de la planète Web. 
    «Avec Internet, n'importe quel individu peut avoir un accès direct à des scènes de guerre plus ou moins authentifiées et qui frappent les esprits les plus manipulables, note Haoues Seniguer, chercheur associé au Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo). Quand l'ensemble est combiné à un discours d'endoctrinement et de légitimation, les internautes privés de recul critique sont tentés de franchir le Rubicon.»
    L'endoctrinement est d'autant plus dangereux qu'il avance masqué. En effet, derrière les sites islamistes radicaux faisant ouvertement l'apologie du djihad, tels qu'Inspire ou Ansar al-Haqq (les Partisans de la Vérité) qui compte à lui seul plus de 4000 membres, dont 685 actifs, apparaît un maquis de prédicateurs présentés comme «modérés» et très écoutés dans la communauté musulmane qui radicalisent leurs discours dès qu'ils abordent la situation syrienne. 
    C'est notamment le cas du cheikh Youssef al-Qaradawi, véritable référence doctrinale de l'islam sunnite. Animant une émission intitulée «La Charia et la Vie» sur la chaîne al-Jazeera, ce mufti du Qatar proche de Tariq Ramadan distille insidieusement une virulente propagande. Une de ses dernières saillies est édifiante: «Le djihad en Syrie est désormais un devoir qui incombe à tous les musulmans (…) Le consentement parental n'est pas nécessaire dans ce cas.»
    Souvent par tocade, les jeunes en quête de repères prennent le chemin de Damas, un peu à la manière des routards des années 1970 qui taillaient la route vers l'Inde. La police en fiche beaucoup et interpelle une poignée d'illuminés au retour, parfois blessés dans les camps d'entraînement en Turquie avant même d'avoir pu rejoindre le maquis. 
    «Confinés dans les quartiers populaires, ne parlant pas l'arabe et affichant des connaissances théologiques nulles ou quasi inexistantes, ces apprentis combattants partent au djihad pour tenter de se forger une nouvelle identité positive et fantasmée, celle de noble cause islamique pouvant aller jusqu'à la mort en martyr», décrypte Haoues Seniguer.

    «Grand danger», selon Valls

    Au moins douze mineurs français sont venus gonfler les rangs de ces soldats perdus. Ils ne sont que la partie immergée de l'iceberg. Début décembre, le ministre de l'Intérieur et son homologue belge, Joëlle Milquet, avaient mis en garde contre le recrutement de jeunes Européens par des organisations proches d'al-Qaida en Syrie, estimant leur nombre entre 1500 et 2000. «Le phénomène m'inquiète, prévient Manuel Valls. 
    Il représente pour moi le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années.»
    Pour l'instant, les services de renseignement ne sont pas encore en alerte rouge car la plupart des djihadistes français sont encore dans le sens du départ. Tous les voyants vireront au rouge à la fin de la guerre, surtout si Assad en sort victorieux. «Les 250 combattants volontaires reviendront vers la France amers et assoiffés de vengeance, accablant les Occidentaux de tous les maux, dont celui de ne pas être intervenus militairement à Damas», prophétise un expert de la région. 
    Considérant qu'il faut mobiliser quinze personnes pour suivre un suspect 24 heures sur 24, les 3000 fonctionnaires français du contre-espionnage y suffiraient à peine. Les défaillances policières dans le suivi de Merah avant les tueries de Toulouse et Montauban rappellent à quel point la surveillance des djihadistes est délicate.

    Marsaud: «Il faut leur retirer la nationalité française»
    «Selon nos services de renseignements, assure Alain Marsaud, député et ancien juge antiterroriste, il apparaît qu'il est impossible de mettre en œuvre quelque mesure coercitive que ce soit ou procédure pénale à l'encontre des djihadistes de nationalité française s'étant rendus en Syrie pour mener des actions violentes. 
    En effet, lorsque ces djihadistes reviennent en France, ils ne peuvent être interpellés, mis en garde à vue, ni éventuellement mis en examen, car il est considéré qu'ils agissent dans le cadre d'une action, certes violente, mais dans la droite ligne de la diplomatie française. Ils sont en quelque sorte des “collaborateurs occasionnels du service public”. 
    Malgré ma demande, la ministre de la Justice refuse de modifier la législation. Le gouvernement britannique vient d'annoncer qu'il retirerait la nationalité britannique à ces djihadistes qui possèdent la double nationalité. Le ministre de l'Intérieur pourrait démontrer sa réelle détermination en prenant une mesure identique.»

    PSG : 250 millions pour Messi ?


    L’Equipe annonce ce samedi que le Paris SG s’est positionné pour recruter Lionel Messi l’été prochain.
    Alors qu’il négocie actuellement en pour faire venir Yohan Cabaye et Miralem Pjanic dès cet hiver, le Paris SG prépare aussi activement la saison prochaine. SelonL’Equipe, les dirigeants parisiens avec Nasser Al-Khelaifi en première ligne, auraient entamé des démarches pour tenter de faire venir Lionel Messi. 
    Déjà évoqué par Le Parisien il y a quelques semaines, le transfert de l’Argentin ressemble toutefois à un chemin semé d’embûches.
    Un rêve qui coûte entre 250 et 400 M€

    Compliqué, mais pas impossibles pour les propriétaires qatariens qui ne considèrent pas comme un obstacle insurmontable le montant de la clause libératoire du joueur fixé à 250 M€ par le Barça (une récente étude avance une valeur marchande de 400 M€). Le salaire non plus puisque Lionel Messi touche actuellement 16 millions d’euros net par saison. 
    A titre de comparaison, Zlatan Ibrahimovic reçoit un chèque annuel de 15 millions. Selon le quotidien, Nasser Al-Khelaifi s’est même récemment déplacé en personne afin de rencontrer le père du quadruple ballon d’or, conseiller du joueur. Le dirigeant aurait aussi consulté Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva, piliers du vestiaire parisien.
    Il est sous contrat. Après, dans le football, vous savez bien qu’on ne sait jamais ce qu’il peut arriver....
    Le pouvoir de l’argent a toutefois ses limites et les obstacles seront nombreux à passer. Il faudra en premier lieu convaincre Messi de s’expatrier en France alors que le joueur a encore répété récemment vouloir terminer sa carrière à Barcelone. «Tant que les gens m’aimeront et le voudront, ce sera le cas aussi pour moi», a martelé en début d’année l’attaquant qui souhaite obtenir un nouveau contrat, au moins aussi rémunérateur que le rival Cristiano Ronaldo à Madrid (17 M€ par saison). 
    Interrogé par L’Equipe sur l’éventualité d’un transfert à Paris, le père de Messi tient pour le moment un discours ferme : «Ma réflexion, c’est que le Barça est sous contrat avec Barcelone et ce pour plusieurs saisons. Je ne sais pas de quoi on parle quand on évoque son transfert ici où là. On ne veut penser à rien, ni à Paris ni à une autre équipe», confie-t-il avant de lâcher LA phrase culte de tout bon agent qui se respecte : «Il est sous contrat. Après, dans le football, vous savez bien qu’on ne sait jamais ce qu’il peut arriver.» Paris peut donc rêver.
    L'épineux problème du fair-play financier 

    Les dirigeants parisiens devront aussi jouer très fin sur deux autres tableaux. Le premier concerne le fair-play financier. Quel montage prépare donc Paris pour faire avaler la pilule à l’UEFA qui va justement envoyer une délégation au siège du club la semaine prochaine ? L’instance européenne souhaite vérifier certaines informations financières autour du contrat pharaonique signé avec l’office du tourisme qatarien qui assurerait la moitié des revenus parisiens. 
    Le deuxième dossier épineux touche aux relations entre les deux clubs. Nasser Al-Khelaifi était proche de Sandro Rosell mais ce dernier a été contraint de démissionner cette semaine après la plainte d’un socio visant les conditions opaque du transfert de Neymar. Josep Maria Bartomeu l’a remplacé. Pas sûr que ce dernier apprécie ces rumeurs de transfert à un moment où son club traverse une grosse zone de turbulences.  

    Stanley Kubrick raconté par James B. Harris......


    Producteur de Stanley Kubrick et réalisateur méconnu, James B. Harris est célébré par la Cinémathèque et à travers la ressortie de son deuxième film, "Some Call It Loving". Il revient pour nous sur ses 60 ans d’expérience.

    Singulier personnage que James B. Harris, farouche indépendant que son parcours en dents de scie a empêché de se faire véritablement un nom. C’est pourtant lui qui a lancé Stanley Kubrick - dont il fut le producteur, l’associé, l’ami - avant de se consacrer à sa propre carrière de réalisateur riche de seulement cinq titres (en 48 ans !).
     La Cinémathèque lui dédie une rétrospective du 20 au 30 janvier tandis que ressort son deuxième film, "Some Call It Loving", variation érotico-onirique autour du mythe de la Belle au bois dormant. Ou l’histoire d’un musicien de jazz à la sexualité dissolue qui, d’un baiser, réveille la beauté endormie d’une attraction de foire et la ramène dans sa demeure où évoluent d’ex-conquêtes. Petit homme au physique sec et sportif, on ne sait trop où Harris cache ses 85 ans si ce n’est derrière une affabilité à toute épreuve et une soif de tourner inaltérable (car peu assouvie).
    "Some Call It Loving" est adapté d’une nouvelle de John Collier.

    James B. Harris. Dans la nouvelle de Collier, la beauté endormie se révèle être quelqu’un d’horrible, à l’opposé de ce à quoi le type s’attendait. Elle lui cause tant de souffrances et d’embarras qu’il la renvoie dans son sommeil. Alors que dans mon film, l’homme pense qu’en la réveillant, il pourra repartir de zéro, vivre une relation normale, dans une idée très romantique de l’amour. Sauf qu’il fait l’erreur de l’héberger là où il s’adonnait à ses jeux sexuels et elle croit que c’est ce qu’il cherche. Il la contamine, il l’empoisonne. Je voulais traiter de la difficulté à maintenir une relation de couple. "Some Call It Loving" n’a rien d’autobiographique mais il m’a été inspiré par les liaisons que j’ai eues. En les analysant, je m’étais dit que quelque chose en moi vouait chacune de mes histoires à l’échec.
    C’est un conte de fées baroque mais réaliste.

    Quand vous partez d’un postulat aussi fantaisiste, il faut vous coltiner toute l’imagerie qui va avec. Et si vous voulez que les personnages aient l’air authentique, vous ne pouvez pas les filmer enjean et tee-shirts dans un appartement new-yorkais. Il faut styliser. J’ai dû trouver des lieux hors norme pour qu’on ne sache pas où on est. On a tourné en Californie ; on peut penser que c’est la Côte d’Azur.
    Le roman de Kawabata, "les Belles endormies", a dû vous influencer.
    Jamais entendu parler ! Je n’ai pas réfléchi en termes de références. Je voulais montrer que c’est toujours l’homme qui est responsable de l’échec du couple. Même si les femmes sont folles, imprévisibles, névrosées, jamais heureuses, toujours déçues car elles pensent, dès leur enfance, qu’un prince charmant va venir les chercher sur leur cheval blanc.
    J’ai l’impression d’entendre le discours que tient James Woods à sa fille au début de votre film "Cop".
    C’est vrai ! Je crois dur comme fer à ce qu’il dit. J’ai rencontré tant de femmes malheureuses ou détruites parce qu’elles attendaient trop de la vie. Les choses ne sont pas aussi idylliques que ce qu’on leur promet. C’est ce qu’essaye d’expliquer le personnage de flic qu’incarne Jimmy Woods à sa petite fille. Et sa femme le lui reproche.
    Comment "Some Call It Loving" a-t-il été accueilli à sa sortie ?
    Très bien par la critique française mais très mal aux Etats-Unis. Le Daily News a écrit que c’était le film d’un gros macho. Je pense que les Américains n’étaient pas prêts à voir ça. J’espère le ressortir aussi aux Etats-Unis. Moi-même, je l’assume plus volontiers aujourd’hui. C’est si éloigné du cinéma grand public, j’avais l’impression de devoir m’en excuser. Les gens qui aiment "Some Call It Loving" en ont souvent une vision très différente, et c’est tant mieux. J’ai appris ça de Kubrick : ne jamais dire aux gens de quoi parle votre film.
    Kubrick l’aimait-il ?

    J’imagine que non. Je lui ai envoyé une copie une fois le film terminé, et il ne m’en a jamais parlé. Il a fini par en réaliser un assez similaire : "Eyes Wide Shut". Kubrick avait le plus grand acteur du monde, et tout le temps et l’argent qu’il désirait. Moi, j’avais 400 000 $ et personne de connu. Mais, au fond, les deux sont très proches. Je ne suis pas très fan d’ "Eyes Wide Shut". C’est un film très perturbant pour moi. Parce que Stanley et moi avions eu de nombreuses discussions autour des questions que pose le film. Notamment autour du plaisir masochiste qu’ont les hommes à imaginer leur épouse avec d’autres femmes. Quand Nicole Kidman raconte son fantasme avec le marin et son envie d’abandonner sa famille pour lui, c’est un point de départ fabuleux. Mais qu’est-ce que ça provoque chez Tom Cruise : un banal désir de revanche !
    Parlons de vos débuts avec Kubrick.
    J’ai servi deux ans dans l’armée où j’étais caméraman avec l’un de ses amis, Alex Singer. Les week-ends, nous profitions du matériel pour tourner des courts-métrages ; c’est là qu’Alex m’a présenté Stanley. Il venait de tourner "Fear & Desire" ; pour nous, c’était une célébrité. Quelques temps plus tard, je croise Stanley par hasard dans la rue et il m’invite à une projection de son nouveau film, "le Baiser du tueur". 
    Je me dis : "Avec de bons sujets et des stars sous la main, ce type ferait des merveilles". A l’époque, je distribuais des films pour la télévision et Stanley cherchait à ce que "Fear & Desire" passe à la télé. Sauf que le distributeur du film venait de mourir et qu’un litige autour des droits a tout bloqué. Je lui ai alors fait part de mon désir de quitter la distribution et lui ai proposé de devenir son producteur. On s’est serré la main, on a monté notre société Harris/Kubrick Pictures Corporation et on est devenus les meilleurs amis du monde. Nous étions tous deux New-Yorkais, du même âge - Stanley avait 8 jours de plus que moi - mais venions de milieux très différents.
    C’est-à-dire ?

    Mon père était courtier en assurances. Il a gagné beaucoup d’argent quand il s’est mis à investir dans la distribution de films. C’est en travaillant pour lui que j’ai appris le métier. Bref… La nuit après avoir signé avec Stanley, je me rends dans la librairie Scribner’s sur la 5ème Avenue et je tombe sur le roman "Clean Break" de Lionel White à propos d’un hold-up pendant une course de chevaux. Je le fais lire à Kubrick - il avait tellement envie de tourner que je lui aurais ramené l’annuaire, il aurait été partant -, j’achète les droits d’adaptation du livre pour 10 000 $. Et Stanley, qui appréciait ses romans et son sens du dialogue, a l’idée d’embaucher Jim Thompson pour écrire le script.
    Thompson a accepté facilement ?

    Oui. Thompson était un type adorable mais un vrai alcoolique qui avait toujours besoin d’argent. Il lui arrivait d’appeler Stanley en pleine nuit, ivre mort, pour quémander. C’était très triste. Par la suite, on envoie le scénario à une vingtaine d’acteurs : Sterling Hayden, Steve Cochran, Richard Conte… L’agent de Sterling Hayden nous rappelle pour nous dire : "On aime le script mais qui est ce Stanley Kubrick ? Vous voulez parler de Stanley Kramer ?" Stanley m’avait fait promettre que je ne l’abandonnerais pas si de grands acteurs voulaient faire le film avec quelqu’un d’autre parce qu’ils n’avaient jamais entendu parler de lui. Ce qui était une évidence pour moi. On court chez United Artists tout fiers de leur dire que Sterling Hayden fait le film ; ils sont très déçus. 
    "On a des westerns avec lui qui rapportent des clopinettes. Prenez plutôt une star. Victor Mature sera disponible dans un an et demi". On n’allait pas attendre un an et demi pour Victor Mature ! Ils finissent par nous donner 200 000 $. Or on budgète le film à 330 000 $. Le studio me le déconseille mais je joue ma chemise : j’ai 80 000 $ d’économies, je vais voir mon père pour lui en emprunter 50 000 et, hop, direction la Californie pour tourner. Sur le tournage, Kubrick m’impressionne. Il sait exactement ce qu’il fait. Et il boucle le film en 24 jours ! Son directeur de la photo Lucien Ballard, est un vieux routard, très chic. Il prend très mal que ce jeune punk mal attifé lui dise quoi faire. C’est en voyant travailler Stanley que naît en moi l’envie de réaliser à mon tour.
    Vous avez récupéré votre mise ?

    Oui, en revendant mes droits sur le film à United Artists. Je n’ai rien gagné mais notre carrière était lancée. Après "l’Ultime Razzia", tout Hollywood veut tourner avec nous. Kubrick et moi sommes tous les deux mariés et malheureux dans notre couple. Nous ne cessons de réfléchir à la manière de nous y prendre pour quitter nos femmes et partir nous installer en Californie. On veut faire un film anti-guerre mais on ne trouve rien à adapter. 
    Quand Kubrick se rappelle avoir lu à 14 ans un livre intitulé "les Sentiers de la gloire". Je le lis : remarquable, très dur, violent, sans happy-end. J’achète les droits pour 10 000 $. J’essaierai de payer le même prix pour les droits de "Lolita", en vain – ils me couteront 150 000 $ ! Kirk Douglas est notre premier choix pour "les Sentiers de la gloire". Il veut le faire mais il n’est pas disponible immédiatement car il doit jouer sur scène à New York. On cherche d’autres acteurs, personne ne veut du rôle. Et quelques mois plus tard, Douglas nous rappelle pour savoir si on est toujours partants. Il nous arrivera la même chose avec James Mason sur "Lolita".
    Kubrick et vous avez développé plusieurs projets qui n’ont jamais vu le jour ou ont finalement été réalisé par d’autres. Il y a eu l’adaptation de "Brûlant secret" de Stefan Zweig…

    Quand, après "l’Ultime Razzia", Dore Schary, un des patrons de la MGM, nous a demandé ce qu’on aimerait tourner, on a répondu en chœur : "les Sentiers de la gloire". "Non !, nous dit Schary. Je viens de produire "la Charge victorieuse" (de John Huston, ndlr) et cela a été un désastre financier. On ne veut plus de films anti-guerre. Allez voir au sous-sol les romans dont on a les droits ». C’est là que Stanley, grand admirateur de Stefan Zweig, découvre que la MGM possède les droits de "Brûlant secret". On travaille sur le scénario avec Calder Willingham. 
    Et, parallèlement à ça, Jim Thompson bûche sur celui des "Sentiers de la gloire". Mais Dore Schary se fait virer de la MGM et nous avec : quand le studio a appris qu’on développait un autre script en parallèle, il nous a accusés d’avoir violé notre contrat d’exclusivité. Il y a deux écrivains dont Stanley parlait tout le temps : Stefan Zweig et Arthur Schnitzler. Il a fini par adapter Schnitzler ("Eyes Wide Shut", ndlr) mais pas Zweig.
    Que s’est-il passé avec Brando sur "la Vengeance aux deux visages" ?

    Brando voulait faire des films avec nous. On lui propose des projets qu’il n’aime pas, il nous propose des projets que nous n’aimons pas… C’est là qu’il nous dit : "J’ai un engagement dont je n’arrive pas à me dépêtrer pour un western avec la Paramount. Faisons-le ensemble " On veut absolument tourner avec Brando mais Stanley trouve le scénario nul. Il dit à Brando qu’il faut tout réécrire de zéro, on appelle Calder Willingham à la rescousse. Mais Brando devient impossible. Et Stanley finit par lui demander de le virer afin d’être payé pour son travail. Au fond, je pense que Brando voulait réaliser le film lui-même et s’appuyer sur Stanley pour tout le côté technique. Parallèlement à tout ça, je dégote le roman de Nabokov, "Lolita". 
    Déjà une histoire de fantasmes et de relations homme-femme.

    C’est mon truc… On s’apprête à lancer l’écriture de "Lolita" quand le téléphone sonne : c’est Kirk Douglas. "On en est au troisième jour du tournage de "Spartacus", je ne suis pas content du travail d’Anthony Mann. Stanley veut-il bien le remplacer ?". On venait de perdre neuf mois avec Brando. Mais, pour Stanley, c’est l’opportunité de diriger Charles Laughton, Peter Ustinov, Laurence Olivier… Une chance pour sa carrière, et pour la mienne au passage. Je ne suis pas impliqué dans le film mais je négocie le contrat pour Stanley avec Bryna, la société de Kirk, en demandant 100 000 $ qui me servent à payer Nabokov pour écrire le scénario de "Lolita". "Les Sentiers de la gloire" étaient le film de Stanley. "Spartacus", en revanche, est celui de Kirk. Après cette expérience, Stanley n’a plus jamais voulu réaliser le film d’un autre.
    Pourquoi avoir mis fin à votre collaboration avec Kubrick ?

    Je voulais réaliser. Après "Lolita", on prépare "Red Alert" qui s’est ensuite intitulé "Age of Doom" et "Age of Fear". A l’époque, cela doit être un thriller sur le problème nucléaire. Je mets en place le financement du film avec Seven Arts, qui a produit "Lolita", puis je pars, la conscience tranquille, avec la bénédiction de Stanley. Des semaines plus tard, Stanley m’appelle : "Tu connais Terry Southern (auteur et scénariste phare de la contre-culture des sixties, ndlr). Un type très amusant. Nous avons discuté de "Age of Fear" et il pense que le film serait mieux sous la forme d’une comédie".
     Je lui dis qu’il ne peut pas faire ça, que je n’ai pas signé avec Seven Arts pour une comédie. Et je raccroche en me disant que je n’aurais jamais dû le laisser, qu’il va foutre en l’air sa carrière. Le film est devenu "Dr. Folamour" et, aujourd’hui encore, c’est mon préféré de Stanley.
    Votre premier film, "The Bedford Incident" ("Aux postes de combat"), que vous avez réalisé un an après "Dr. Folamour", traite du même sujet.
    Mais sur un ton sérieux. J’avais déniché ce livre (de Mark Rascovich, ndlr) sur un destroyer américain équipé de têtes nucléaires et commandé par un capitaine va-t-en-guerre - interprété, dans mon film, par Richard Widmark. Celui-ci intercepte un sous-marin soviétique espion, fait tout pour l’arrêter avant qu’il ne rejoigne les eaux internationales. A la fin, tout le monde explose. Universal voulait que je tourne une autre fin où le navire américain s’en sortirait. Or tout le propos était là, dans le fait qu’il n’y a aucun gagnant dans une guerre nucléaire. C’est la théorie de la DMA (destruction mutuelle assurée) sur laquelle repose l’équilibre de la terreur.
    Etes-vous resté en contact avec Kubrick après votre séparation ?
    Bien sûr. Mais la géographie était contre nous. Il vivait près de Londres, moi en Californie. 
    On se parlait au téléphone, il m’envoyait des souvenirs qu’il retrouvait… Sa mort a été si soudaine. Il n’aurait pas dû mourir à 70 ans, c’est trop jeune. Le père de Stanley était médecin, et Stanley avait horreur d’aller chez le médecin. Il était hypocondriaque mais, par crainte, ne se faisait jamais ausculter. Or il est important de faire un check-up tous les ans à partir d’un certain âge. Moi, je prends une aspirine pour enfants chaque matin, ça fluidifie le sang… Stanley savait que j’avais du mal à faire financer mes films. Il me disait tout le temps : "Tu devrais faire des films sur les relations humaines, ça intéresse tout le monde".
    Il aurait pu vous produire.
    Peut-être, je n’y ai jamais pensé. Il avait une telle influence auprès de la Warner Bros. Mais je pense qu’il était trop accaparé par ses projets personnels. Et puis j’ai toujours eu un problème d’image. Les gens me voient comme un dilettante. Je suis aussi musicien de jazz et, à certaines périodes, je ne faisais que jouer de la batterie dans les clubs et les hôtels. Cela ne voulait pas dire que je n’écrivais pas de scénarios en parallèle. Comme je viens d’une famille riche, on a souvent cru que le cinéma n’était qu’un hobby pour moi. Faux. Je lis beaucoup, toujours en quête d’histoires à filmer.
    Vous n’avez tourné que cinq films en 48 ans !
    Je n’ai cessé de développer des projets. C’est peut-être stupide de ma part mais je ne me suis lié à aucun studio et n’ai jamais accepté de commandes. On me payait pour écrire des scénarios mais, souvent, au moment de faire le film, plus personne n’en voulait. C’était soit trop ésotérique, soit pas assez commercial. Après "Aux postes de combat", j’ai mis du temps avant de tomber sur "Some Call It Loving". Je savais qu’aucune major n’en voudrait. Je suis donc allé voir des associés de mon père pour le financer.
    Vous auriez eu besoin d’un producteur à vos côtés.
    J’ai toujours couru après les investisseurs privés. Parce qu’eux se fichent du final-cut. En revanche, difficile de réunir des fortunes de cette manière. On ne vous donne pas d’argent si aucune star n’est associée au projet, aucune star ne vous dit oui s’il n’y a pas d’argent… C’est sans fin. Et au final, vous ne tournez pas. J’en ai écrit des scénarios qui n’ont pas vu le jour.
    Aujourd’hui, vous avez encore des projets ?
    Plein. Et ça se présente plutôt bien pour "Sonnyboy", un film assez drôle sur des vieux mafieux qui sont envoyés à Puerto Rico pour étendre leurs affaires et sur un jeunot qui tente de s’extraire du milieu. (Avant, il tournera finalement à Paris, "Alex", l'adaptation du livre de Pierre Lemaitre NDLR)
    Hormis Kubrick, vous avez produit un film de Don Siegel, "Un espion de trop", en 1977.
    C’est la MGM qui me l’a proposé. Je me fichais du scénario ; j’avais juste envie de bosser avec Siegel. J’appréciais ses films, notamment "l’Inspecteur Harry".
    Vous aimez beaucoup les films de flics réacs ?
    (rire) C’est vrai !
    Vous semblez entretenir un rapport très fort à la série noire : vous avez fait travailler Jim Thompson, vous avez été le premier à adapter James Ellroy ("Cop", en 1988, tiré de "Lune sanglante"…
    Après "Cop", je suis devenu très ami avec Ellroy. Il venait d’écrire "le Dahlia noir", il cherchait à s’acheter une voiture. Je lui demande de combien il a besoin, il me dit : "25 000 $". Et je lui achète les droits d’adaptation du "Dahlia" pour 25 000 $. J’écris le scénario, je signe un contrat avec une société de production allemande. Au même moment, j’obtiens le feu vert d’Universal pour réaliser "l’Extrême Limite". Je repousse donc la production du "Dahlia noir" et tourne "l’Extrême Limite" qui est une expérience très douloureuse. "Passager 57" venait de cartonner et le studio voulait réitérer le coup en faisant de mon film le nouveau blockbuster d’action avec Wesley Snipes. 
    Ce n’était pas du tout ce que j’avais en tête ! Quand la boîte allemande m’apprend qu’elle s’est associée à Universal pour faire du "le Dahlia noir" une production plus prestigieuse, je leur dis : "Oubliez- moi ! Créditez moi comme producteur exécutif, payez-moi pour mon scénario et bonne chance pour la suite".
    Que pensez-vous du film qu’en a tiré De Palma ?
    Je l’ai vu avec Ellroy à l’avant-première. Lors de la fête, on a dit à tout le monde que le film était formidable. En vérité, aucun de nous deux n’a aimé. Pour moi, tout était dans l’obsession du flic pour le dahlia. J’aime les films qui tournent autour de l’obsession.
    Ellroy est un républicain très conservateur. Et vous ?
    Un libéral.
    Alors que "Cop" est politiquement très ambigu.
    Il me fallait être honnête vis-à-vis du personnage. Il pense que la fin justifie les moyens. Les flics agissent souvent ainsi. James Woods, lui-même, est un conservateur pur et dur. C’est un de mes plus proches amis mais on ne parle jamais politique. Il est favorable au port d’armes, je suis contre. J’aime beaucoup Obama. Vu le contexte, il fait du bon boulot. Il lui est très difficile d’agir parce qu’il a la Chambre des Représentants contre lui. Le peuple américain a voté deux fois pour Obama mais les Républicains n’ont qu’une idée en tête : se débarrasser d’Obama. Ils tiennent plus à leur parti et à leur idéologie qu’à la démocratie. Et ce seraient eux les patriotes !?
    Repères
    1928. naissance à New York
    1956. "l’Ultime Razzia" de Stanley Kubrick (producteur)
    1957. "les Sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick (producteur)
    1962. "Lolita" de Stanley Kubrick (producteur)
    1982. "Fast-walking"
    1988. "Cop"
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