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lundi 10 février 2014

Les nus de Dave St-Pierre chauffent le Théâtre de la Ville...


«La pornographie des âmes», «Un peu de tendresse bordel de merde !» et «Foudres». Le triptyque dédié au chorégraphe canadien, à l'affiche jusqu'au 15 février, fait un tabac.
L’ambiance est survoltée au Théâtre de la Ville. Pur produit du cash montréalais, le chorégraphe Dave St-Pierre et son bataillon de 29 danseurs à poils ont pris possession des lieux. Avec une évidente bonne volonté (ils performent dans les gradins, invitent les spectateurs à copuler sur scène...), ils ont transformé le saint des saints de la scène parisienne en un paysage foutraque où tout semble soudainement permis. Et quels que soient les moyens employés, reconnaissons que c'est déjà énorme.
La pornographie des âmes : perplexe poétique
Premier volet du triptyque chronologique consacré à Dave St-Pierre au Théâtre de la Ville, La pornographie des âmes a été créée en 2004. Elle avait révélé le chorégraphe en France, en 2007, lors des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. La distribution s'est étoffée, passant de 15 à 29 danseurs.
Le spectacle s'ouvre ainsi sur une course en accélération, lors de laquelle le groupe se défroque progressivement, dans un brassage de chairs finalement nues. Bien difficile d'ignorer la pertinence visuelle d'une telle proposition. Dave St-Pierre nous met tout de suite au parfum et on est prêts à le suivre, dans sa danse forcément physique, où la «facture» chorégraphique n’est pas le sujet premier. Et ce, même quand il nous passe de la pop mielleuse ou qu’il écule le cliché d'une femme amoureuse manipulée, parce qu’il en fait une danse risquée n’ignorant pas la culpabilité de la victime. Ou quand il nous présente un corps atteint «d'obésité morbide», qui occupe superbement la scène si l’on se débarrasse du poids de la représentation. Cette pièce est ainsi, d'une beauté cruelle.

Un peu de tendresse bordel de merde !
Ce spectacle, créé en 2006 et déjà présenté au Théâtre de la Ville en 2011, reste le plus connu du public français et (donc) le plus apprécié : il fait salle comble. Son succès se nourrit assurément de son incroyable introduction et d’un final tout simplement sublime, sur le tempo lent de Spiegel im Siegel d'Arvo Pärt, qu'on se gardera de décrire pour ne pas rompre les effets de surprise.
La pièce contient aussi l'un des tableaux masculins les plus physiques de Dave St-Pierre (l'un des danseurs, auquel on ne jettera pas la pierre, a dû jeter l’éponge lors de la première). Rien que pour cela, la pièce mérite sans hésitation d'être vue. Elle nous laisse néanmoins globalement incertain, empreinte d'un humour peut-être moins acide et finalement plus directif, sous le joug de la pourtant remarquable Enrica Boucher, en domina désillusionnée pestant contre «this bullshit tenderness». Cette «merde de tendresse».
Foudres : splendide dernière
Plus récente, Foudres date de 2012, où elle a été présentée à la Biennale de la Danse de Lyon. La pièce est sans conteste la plus actuelle et, peut-être même, la plus déjantée. Pas parce qu'on y voit des chattes et des queues, non : au bout de quelques minutes de Dave St-Pierre, qui excelle à relever le seuil de tolérance de son public, tout le monde est habitué. D'ailleurs, seul un couple d'un certain âge semble avoir quitté la salle lors de la représentation, en piaffant comme des ados sous les huées des acteurs.
Mais la première partie de la pièce étire surtout une chorégraphie torrentielle. Sur une bande son nourrie d'électro et de métal, cette dernière intègre jusqu'au breakdance et au lambazouk, entrepris sur une lignée de tables tranchant la scène à l'horizontale, dans un couloir de lumière limitant la perspective et créant une planéité nouvelle. Travaillée de manière très plastique, Foudres croque la déchéance d'un couple harcelé par une bande de cupidons incapables et psychopathes. Là encore, l'humour de Dave St-Pierre se fait tranchant, et c'est celui qu'on préfère.

Par Marine Relinger - 

MARIO BALOTELLI EN LARMES À CAUSE DE CHANTS RACISTES...


L’attaquant milanais Mario Balotelli a fondu en larmes samedi lors de la rencontre contre Naples à cause chants racistes des supporteurs italiens. Ce n’est pas la première fois que les supporteurs s’attaquent aux joueurs Noirs à cause de la couleur de leur peau. Honteux, honteux, honteux !




Proposé par Kamel Redouane

Non à l’immigration : comment les Suisses osent refuser le modèle français ?


Nos amis Suisse n’ont pas compris que la chance, ça ne se présente qu’une fois.
Si la ministre française de la culture Aurélie Filippetti affirme que « l’immigration est une chance pour la France », c’est donc aussi une chance pour la Suisse :

Beaucoup de journalistes, en France et en Suisse, se demandent ce matin comment les Suisses ont pu se tirer une balle dans le pied et renoncer au modèle multiculturel français, illustré par ces photos : 
























Le parlement danois boycott Israël sans complexe....


Le parlement danois se rendra dans les territoires palestiniens. Quant à l’État d’Israël, il ne figure pas dans son programme. 

Le porte-parole du parlement danois, a finalement fait faux-bond à l’État d’Israël. Une décision qui a attisé les foudres du ministère des affaires étrangères.
Le président actuel du parlement, Mogens Lykketoft, a prévu de se rendre à Ramallah et à Gaza. Mais il n’ira pas à la rencontre des responsables israéliens. 
Pourtant, selon la chaîne israélienne channel 10, Lykketoft aurait exprimé le souhait de rencontrer son homologue Yuli Eldestein, porte-parole à la Knesset mais ce dernier indisponible à ces dates aurait proposé d’autres dates. Jérusalem n’a eu aucun retour de la part des danois. On a appris finalement que le législateur danois ne viendrait tout simplement pas en Terre Sainte.
Edelstein était sidéré, il a d’ailleurs confié à la chaîne channel 10: « Je ne comprend pas comment on peut se rendre à Gaza, qui je le rappelle, est sous le contrôle du Hamas, au regard des valeurs démocratiques du Danemark ». Il n’était pas le seul à être consterné par la nouvelle. Le Ministère des affaires étrangères est lui aussi resté sans voix.
Néanmoins, aucune rencontre avec le Premier Ministre ne figure dans le planning de Lykketoft. À la place, il  rencontrera des représentants d’organisations internationales qui opèrent dans la bande de Gaza.
Il y a une semaine à peine, la Banque danoise Danskebank annonçait la fin de sa coopération avec des entreprises israéliennes. Elle a dernièrement ajouté la banque Hapoalim à la liste de son boycott.

Les secrets des couples qui durent...




Réussir sa vie amoureuse, serait-ce une question de volonté ? Espace de liberté et de sécurité, le couple est l’objet de toutes nos attentes. Certains ingrédients des amours durables ont été mis en lumière par des chercheurs, même si être heureux à deux repose sur une alchimie propre à chacun.
Pour s’aimer au long cours, résister à l’usure du temps, pas de recette miracle. Mais il existe tout de même quelques règles : accepter son besoin de dépendance, savoir donner la priorité à la relation, dédramatiser les tracas du quotidien, faire des projets et garder le contact charnel.
Voici le programme du bonheur conjugal. À vous de décider s’il vous va.
Dossier coordonné par Isabelle Maury

Sommaire du dossier

La Russe Olga Graf fête sa victoire en se déshabillant.......


La patineuse Olga Graf a ouvert sa combinaison mais oublié qu'elle était nue en dessous.


Gagner la première médaille russe des JO deSotchi lui a visiblement donné chaud. La patineuse Olga Graf a remporté le bronze dimanche 9 février, dans l'épreuve du 3.000 mètres en patinage de vitesse sur la piste de l'Adler-Arena.
Prise d'euphorie, elle ouvre, toute sourire, la fermeture éclair de sa combinaison, alors qu'elle est encore sur la glace. 
Elle ne laisse que peu de temps aux spectateurs pour apprécier son initiative puisque très vite elle reprend ses esprits et se rend compte qu'elle ne porte rien en dessous.
La sportive se ravise aussitôt et referme tranquillement sa combinaison. Mais le détail n'aura pas échappé aux réseaux sociaux. 
Comme sur l'application vidéo Vine sur laquelle ces quelques secondes sont désormais immortalisées.

La désinformation persistante du CAPJPO-EUROPALESTINE.....


Tribune de Maitre Pascal Markowicz, avocat à la cour

Le 5 février 2014, la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt prononçant la nullité des poursuites intentées contre quatre personnes qui avaient participé à des actions de boycott de produits israéliens dans des grandes surfaces de la banlieue parisienne.

Ces personnes avaient été relaxées par le Tribunal correctionnel de Bobigny en première instance.

Immédiatement, le CAPJPO-EUROPALESTINE tente de faire croire, à travers un communiqué, que le boycott est légal et ne constitue pas une discrimination.


Il s’agit d’un mensonge qui ne peut tromper les internautes puisque la Cour de Cassation, notamment dans son arrêt du 22 mai 2012, a jugé définitivement que le boycott des produits israéliens est illégal. 

Cette position est également celle de la Cour d’appel de Colmar, de la Cour d’appel de Bordeaux, de la Cour d’appel de Limoges, pour ne parler que des juridictions les plus significatives.


Deuxième mensonge : selon cette association, la Chambre de Commerce France-Israël dont je suis l’avocat « serait retoquée » dans ce genre de procès.

Encore une fois, la vérité est plus que déformée puisqu’à l’exception des procès de Paris et de Bobigny, la Chambre de Commerce France-Israël a toujours été déclarée recevable en cette matière, y compris en première instance à Perpignan et à Mulhouse alors que ces deux juridictions avaient relaxé les prévenus.

Mais si la Cour d‘appel de Paris vient de confirmer l’irrecevabilité à agir de la Chambre de Commerce France-Israël qui avait été jugée en première instance par le Tribunal correctionnel de Bobigny, c’est uniquement en application du récent arrêt de la Cour de cassation du 19 novembre 2013, qui est revenu sur sa jurisprudence antérieure et a déclaré la Chambre de Commerce France-Israël désormais irrecevable à agir lorsque les procès en matière de boycott des produits israéliens sont fondés sur l’article 24 al. 8 de la loi sur la presse (l’appel au boycott).

Concernant les procès qui appliquent la loi sur le boycott économique lui-même (articles 225-1 et 225-2 du Code pénal), à l’instar du futur procès en appel du jugement d’Alençon qui aura lieu devant la Cour d’appel de Caen (sept prévenus ayant appelé au boycott et participé à une action de boycott dans un supermarché avaient été condamnés dont un Maire adjoint et une conseillère municipale), la Chambre de Commerce France-Israël reste, bien entendu, pleinement recevable et entendra faire vigoureusement valoir ses droits et les relations économiques franco-israéliennes.

Troisième mensonge, le but réel de la campagne BDS révélé par les confidences du Dr Haidar Eid, Professeur agrégé en littérature anglaise à l’université Al-Aqsa de Gaza, lors de son interview publiée le 4 décembre 2013 sur le site pro-palestinien International Solidarity Movement.

Comme Omar Barghouti ou Michel Warshawski, il milite pour la création d’un seul État, palestinien bien sûr. Et l’État d’Israël ? Serait-il « rayé de la carte » comme le souhaitait le Président iranien Ahmadinejad ?

Voici quelques morceaux choisis, mais je vous invite à lire toute l’interview

Question : « ce droit au retour central (des Palestiniens) peut-il se réaliser s’il y a un État juif quelque part en Palestine historique ? »

Réponse : « Non c’est impossible… ».

« La solution de deux États est une solution raciste qui appelle à un État juif pur et à un État palestinien pur…La lutte palestinienne n’est pas une lutte d’indépendance, c’est une lutte de libération…La solution de deux États est un dogme raciste qui ne peut pas garantir tous les droits exigés par l’appel BDS de 2005, autour duquel nous avons un consensus palestinien…La solution d’un État est la seule qui permette d’obtenir les droits palestiniens revendiqués par le mouvement BDS ».

Question : « Dans un entretien en 2009, le dirigeant BDS Omar Barghouti a dit, « Je suis complètement contre le bi-nationalisme… Êtes-vous d’accord ? »

Réponse : « Oui je suis entièrement d’accord. Un État bi-national, par définition, est un État composé de deux nations. Ces deux nations ont droit à la terre d’un point de vue historique. Mais les juifs ne constituent pas une nation. Les juifs israéliens constituent une communauté coloniale de peuplement, comme les blancs d’Afrique du Sud ou les Français d’Algérie… »

Ainsi la face cachée de l’iceberg est, une fois encore, dévoilée et ceux qui soutiennent activement ou passivement la campagne BDS ne peuvent désormais l’ignorer.

Voilà ce que souhaitent les promoteurs de la campagne BDS: rayer Israël de la carte.

La désinformation est une activité courante du CAPJPO-EUROPALESTINE.

Concerts en Israël : Patricia Kaas en avril 2014, et Justin Timberlake en Mai......



Les producteurs de spectacles, en Israël, annoncent l’arrivée de Patricia Kaas qui se produira à Haïfa (le 6 avril 2014) et à Tel-Aviv (le 7 avril).  Les places sont en ventes à partir de 179 shekels à Haïfa et 250 shekels à Tel-Aviv.
Autre bonne nouvelle pour ceux qui aiment assister à des concerts exceptionnels en Israël: Justin Timberlake se produire au Parc Hayarkon à Tel-Aviv pour son premier concert dans l’État Juif, en mai 2014. Les billets seront en vente à partir du 22 janvier 2014.
L’artiste française Patricia Kaas, dont le dernier album de reprises de chansons d’Edith Piaf a fait un carton en Europe, en Chine et en Russie. Selon la société Hashigaon Hatsarfati, « c’est la deuxième fois que Patricia Kaas vient en Israël. Son premier concert avait été un succès total et nous nous attendons à ce que la salle soit pleine à craquer cette fois encore. »
Son charisme et sa voix unique séduisent tous ceux qui l’écoutent. Les francophones d’Israël adorent assister aux spectacles des artistes français qui se donnent la peine de faire le voyage. Patricia Kaas est une super-star en Russie (un million de russes vivent en Israël) et, ”last but not least”, elle vient pour reprendre les titres d’Edith Piaf, une chanteuse dont tous les israéliens raffolent.

Justin Timberlake est un compositeur américain, connu pour ses chansons « Cry Me a River », « Rock Your Body », « Sexy Back », « My Love », et « What Goes Around … Comes Around », vainqueur de six Grammy Awards et de quatre Emmy Awards, 


"Les fondamentalistes ont imposé le voile dans les pays musulmans......


Pour maintenir la suprématie masculine, les fondamentalistes ont réussi à remettre le voile au cœur des sociétés musulmanes, explique le chercheur Mansoor Moaddel, qui a interrogé des habitants de sept pays musulmans pour savoir quelle tenue doivent porter les femmes. Cette enquête a suscité la polémique outre-Atlantique. 
Burqa ou niqab ? Cheveux au vent ou hidjab ? Quelle tenue est la plus appropriée pour les femmes musulmanes ? Des chercheurs de l’université du Michigan ont voulu connaître l’avis des musulmans. Une étude a été conduite auprès de 20 000 personnes, dans sept pays à majorité musulmane (Tunisie, Iraq, Liban, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie) et, partout, une majorité estime le hidjab nécessaire. 
Publiée en décembre dernier par le Pew Research Center, cette large enquête a suscité de nombreuses controverses aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient. Pour mettre fin à cette polémique, le centre de recherches apublié une interview de Mansoor Moaddel, directeur de l'enquête, pour clarifier les raisons d'un tel sondage.

« L'étude vise à expliquer les variations du fondamentalisme religieux dans les pays concernés, et déterminer l’étendue de la pénétration des valeurs occidentales », précise-t-il. 
« Dans les années 1920, l'avènement d'un État laïque moderne en Egypte, en Iran et en Turquie a créé un contexte qui a permis aux femmes de s'engager dans des mouvements pour leurs droits. Mais pour maintenir la suprématie masculine, les fondamentalistes musulmans ont attaqué le mouvement des femmes sur la question qu'ils pensaient la plus fragile – la liberté de s'habiller comme elles l'entendent », détaille le chercheur. Et depuis, la question de l'apparence et du voile est redevenue centrale.
Le hidjab largement plébiscité
Pour construire cette enquête, chaque volontaire s’est vu confier six cartes, pour six manières de porter le voile : hidjab, burqa, niqab, tchador, cheveux légèrement couverts et tête dénudée. Les résultats sont intéressants car ils sont révélateurs d’une différence de perception et de tradition entre divers pays, qui ont pourtant en commun une même religion.

La majorité des interrogés souhaite que les femmes se couvrent la tête, mais pas nécessairement le visage. Le hijab est souvent considèré comme le vêtement le plus approprié.  Il a été le plus cité en Tunisie (57% des votants), en Egypte (52%) , en Turquie (46%) et en Iraq (44 %). À l’inverse, le Pakistan se montre plus radical. 
La majorité (32%) préfère que les femmes portent le niqab, tandis qu’ils sont 31% à voter pour le tchador, et 24% pour le hijab. L’Arabie Saoudite opte également en grande partie pour le niqab, mais le royaume wahhabite est celui qui a le plus plebiscité la burqa (11%). 
« Les réponses des Saoudiens sont intéressantes, car d'un côté, ils sont nombreux à dire que les femmes doivent choisir leurs tenues, de l'autre ils sont plus conservateurs en termes de vêtement », souligne Mansoor Moaddel. 

Les femmes sans voile au Liban

Dans plusieurs pays, toutefois, il est communément accepté pour une femme d’avoir la tête découverte. AuLiban surtout. Le pays du Cèdre est le seul des sept où le pourcentage, hommes et femmes confondus, des antivoiles est majoritaire. Un constat logique dans un pays multi-religieux où les chrétiens représentent plus de 30 % de la population. 
En Turquie, si le hidjab arrive encore largement en tête des sondés, ils sont près de 32 % à apprécier les cheveux découverts. Enfin, la Tunisie est le troisième pays à voter en majorité contre le voile, tandis que dans le reste des pays, le pourcentage ne dépasse jamais les 5 %. Une tendance qui reflète la volonté d’un pays qui aspire à l’égalité entre hommes et femmes. 
Si globalement, les musulmans font preuve de conservatisme dans le domaine vestimentaire, beaucoup ont tenu à faire savoir que seules les femmes doivent avoir le choix de s’habiller. C’est notamment le cas en Tunisie où ils sont 56 % à le réclamer, en Turquie (52 %) et au Liban (49 %), pays relativement libéraux. Plus étonnant pourtant, en Arabie Saoudite où le code est le plus restrictif, ce chiffre atteint les 47 %. Bien loin devant l’Égypte (14 %), le plus mauvais élève de la classe.
Petit Lexique

Hidjab : Porté en majorité par les musulmanes, le hidjab recouvre uniquement la tête, laissant le visage apparent. Il ne couvre pas le corps.
Niqab : Le niqab est une voile couvrant le visage à l’exception des yeux. Il est principalement porté au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.
Tchador : Le tchador est un vêtement traditionnellement porté en Iran et dans quelques pays d’Asie centrale. Le visage n’est pas couvert, mais la pièce de tissu couvre tout le corps. 
Burqa : Voile intégral porté en Afghanistan, il couvre le corps ainsi que le visage. 

POURQUOI LES FRANÇAISES SONT SI MINCES ?


Les Anglo-Saxonnes fantasment sur le corps «naturellement» élancé de nos compatriotes. Dans la réalité et dans les chiffres, tout laisse à penser que le rapport au poids n'est pas aussi léger qu'il n'y paraît. Décryptage


Vous avez la ligne, vous ne devez pas manger beaucoup, c'est bien." C'est la sentence qui a achevé le premier rendez-vous d'Eléonore Klar avec son contrôleur fiscal. « Cette phrase, je ne l'aurais même pas relevée en temps normal, reconnaît la grande brune filiforme de 34 ans à la tête de son propre magazine. 
Je suis habituée à ce que la conversation tourne autour de mon poids, mais oui, c'était déplacé. » Parler de son corps quand on est une femme en France, c'est une coutume nationale.
Depuis des années, les Anglo-Saxonnes s'enivrent de clichés sur le style de vie de la Française, galvanisées par le rayonnement de la mode hexagonale et nourries à grand renfort de « How to... », ces livres de survie pour Américaines perdues.
Mireille Guiliano, ex-porte-parole de Veuve Clicquot, mariée à un Américain, en a fait son gagne-pain. Son best-seller, « Ces Françaises qui ne grossissent pas... mais comment font-elles ? » (1) a été traduit dans 37 pays et s'est écoulé à plus de 3 millions d'exemplaires. 
Se nourrissant de baguette, de camembert, de cigarettes et de vin rouge, la Française y arriverait « sans rien faire ».

L'exception française

Le comble du chic. Après l'exception culturelle, l'exception de la balance. « A l'étranger, je passe ma vie à entretenir le mythe, s'amuse Eléonore, quand une Américaine me demande comment je fais pour rester aussi fine en mangeant autant de pain et de fromage je raconte que l'apéro fait office de repas, qu'on marche beaucoup.
 Autant de stéréotypes qu'elles aiment entendre et auxquels j'adore donner vie. »
Le sociologue Thibaut de Saint Pol (2) concentre ses travaux sur les enjeux sociaux liés à l'apparence et à la corpulence : « L'étude que j'ai réalisée au niveau européen démontre que les Françaises sont parmi les plus fines. »
 Avec un IMC moyen (Indice de Masse corporelle) de 23,2 laFrançaise est, avec l'Italienne, en dessous de la moyenne européenne (24,2), loin devant les Britanniques (26,2) ou les Suédoises (24,3). « Pourtant, ce sont elles qui sont les plus insatisfaites », souligne le chercheur.
Au-delà du mythe, donc, la Française est svelte, mais elle ne le vit pas si bien : six sur dix déclarent vouloir maigrir. « C'est compliqué, avoue Eléonore, tu dois à la fois être mince et bonne vivante. Si tu fais des régimes trop poussés, t'es ennuyeuse ou superficielle. Il faut manger comme tout le monde, mais sans prendre un gramme. »
La richesse de la culture gastronomique, le fait que les repas soient pris à table et à heures fixes ou la conscience de la malbouffe jouent un rôle central, mais n'expliquent pas les complexes qui tournent à l'obsession. 
« Je me pèse tous les jours, chaque fois que je fais un excès, je culpabilise. Je ne connais aucune fille autour de moi qui ait un rapport sain à la nourriture», lâche Eléonore.

La minceur, premier critère de beauté

 « La femme française associe directement la beauté à la minceur, explique Thibaut de Saint Pol. C'est lié à beaucoup de causes, culturelles, psychologiques mais aussi à l'éducation. 
Les parents responsabilisent les enfants dans leur rapport au corps et s'ils échouent, ils sont culpabilisés. » Eléonore confirme : «Chez moi, il n'y avait pas de biscuits ou de boissons sucrées. Quand je voulais me resservir à table, on me parlait de la mère d'une copine à moi, obèse. 
C'était pas pour me rendre plus jolie, mais pour que je sois bien dans ma peau et acceptée socialement. »
La culture du désir et du plaisir initiée par Mai-68 a fini par muter : de la libération des corps, on serait passé à leur contrôle. «Cette génération qui n'était pas complexée a créé une génération qui l'est devenue, en lui parlant sans cesse de son physique », observe la jeune femme à propos de ses parents baby-boomers.
Dans un pays où la mode fait partie du patrimoine au même titre que la cuisine, c'est non sans coïncidence, après 1968, que la silhouette ultraslim s'est massivement imposée.
 « La minceur dans la mode est apparue une première fois dans les années 1930. Mais c'est nettement plus net à partir des années 1960, analyse Olivier Saillard, directeur du Musée Galliera. 
C'était l'époque des baby-boomers et de l'apologie du corps jeune (détrônant celui de la femme et de la mère) qui a vite été standardisé par le prêt-à-porter .»
Résultat : une société fascinée par l'apparence de la jeunesse. « Dans un certain nombre de pays, la pression sur le physique change avec la maternité, pas en France, développe le sociologue. Ce self control accompagne les femmes tout au long de leur vie. Et cela se reflète dans le milieu du travail. 
Il y a un lien statistique négatif entre IMC, salaire et promotion professionnelle : la minceur, pour les femmes, c'est un diplôme supplémentaire. » En France, être mince, c'est rester jeune, c'est réussir. De quoi filer quelques complexes. 
« Je sais que c'est malsain, conclut Eléonore, mais j'ai tendance à me dire que si on est toutes complètement névrosées, au moins on n'est pas grosses. Ça prouve qu'on ne se laisse pas aller. » 

La grandeur de Binyamin Netanyahou....

Binyamin Netanyahou était en visite aux Etats-Unis pour la conférence annuelle de l’AIPAC. Cette visite devait être triomphale. Elle a ...