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mercredi 29 janvier 2014

Dieudonné : près de 650.000 euros en liquide découverts à son domicile.......


INFO RTL - Près de 650.000 euros et 15.000 dollars ont été découverts durant des perquisitions de la police au domicile de l'humoriste controversé.

En perquisitionnant mardi matin à la résidence du polémiste Dieudonné, les policiers ont fait une découverte de taille : les enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire ont en effet retrouvé près de 650.000 euros et environ 15.000 dollars, chaque fois en liquide. 
Ces perquisitions étaient effectuées dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "organisation frauduleuse d’insolvabilité".
Les propriétés de Dieudonné en Eure-et-Loir ainsi que le théâtre de la Main d'Or à Paris ont été perquisitionnés mardi 28 janvier. Des documents comptables et des disques durs ont été saisis par les enquêteurs de l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de la Direction centrale de la police judiciaire.

Dieudonné est visé par plusieurs enquêtes sur ses finances. Dans celle qui lui a valu les perquisitions, les enquêteurs veulent se pencher sur son patrimoine et des mouvements de fonds, notamment plus de 400.000 euros expédiés au Cameroun depuis 2009, alors que le polémiste n'avait acquitté le montant d'aucune de ses amendes (plus de 65.000 euros en tout) début janvier. 
Par Georges Brenier , La rédaction de RTL.fr

mercredi 22 janvier 2014

Dieudonné et sa compagne entendus par la gendarmerie pour avoir "molesté" un huissier....



Dieudonné M'bala M'bala et sa compagne Noémie Montagne ont été entendus mardi dans la nuit par les gendarmes d'Anet, en Eure-et-Loir, à la suite d'une plainte pour violence déposée par un huissier de justice. 

Dieudonné s'est présenté librement à la gendarmerie et a été entendu sous le régime de la garde à vue à la demande de son avocat, selon Me Sanjay Mirabeau. Ainsi selon Europe 1, ce dernier pouvait assister à l'audition. Dieudonné aurait par la suite dans la nuit, d'après la radio, déposé plainte à son tour pour "violation de domicile". La garde à vue a duré trois heures.  

Noémie Montagne, elle, "a quitté vers 21h30 la gendarmerie où elle s'était présentée librement", ont indiqué des sources proches du dossier. Selon celles-ci, des huissiers se sont présentés lundi soir à Saint-Lubin-de-la-Haye, où le polémiste et sa compagne vivent, pour leur "signifier un acte" dont la nature n'a pas été précisée.  

Un huissier aurait alors été "molesté", a expliqué une de ces sources. C'est dans le cadre de cet incident que Noémie Montagne, qui gère les affaires de Dieudonné, a été convoquée chez les gendarmes à Anet, où elle s'est présentée librement pour être entendue en qualité de témoin. Cette audition ne se déroulait pas sous le régime de la garde à vue, ont affirmé plusieurs sources à l'AFP. 


Des tirs de projectiles en caoutchouc?


L'huissier a porté plainte évoquant un tir, lors de son passage chez le couple, qui pourrait provenir d'un engin lanceur de projectiles en caoutchouc. Une perquisition a donc été menée mardi au domicile de Saint-Lubin, ont précisé deux sources. 

Dénonçant une "histoire artificielle", une des avocates de Mme Montagne, Isabelle Coutant-Peyre, a accusé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "de fabriquer des provocations dans le cadre de sa guerre personnelle contre Dieudonné". "Faire pression sur des femmes, ce n'est pas correct", a-t-elle dit à l'AFP. 

Noémie Montagne dirige les deux entreprises essentielles de la "galaxie Dieudo". Elle possède, à part égale avec la mère de Dieudonné, les Productions de la Plume, qui engrangent l'argent des spectacles: 1,8 million d'euros en 2012. Elle dirige également e-quenelle, société en charge du merchandising créée en janvier 2012. 


Déjà visé par une enquête préliminaire


Dieudonné a été au centre d'une vive polémique ces dernières semaines en raison de son spectacle Le Mur, dont Manuel Valls a réussi à obtenir l'interdiction dans plusieurs villes pour antisémitisme. Depuis, le comédien a adapté son one-man-show en l'expurgeant de ses attaques les plus frontales contre les juifs. 

La justice, qui a condamné à plusieurs reprises Dieudonné pour antisémitisme, a de son côté ouvert plusieurs enquêtes au sujet de ses finances. Une enquête préliminaire a ainsi été ouverte à Paris sur les appels aux dons lancés sur internet par le polémiste pour payer ses amendes, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Il était déjà visé par une enquête préliminaire, également conduite par le parquet de Paris, pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité", "blanchiment" et "abus de biens sociaux". 

Avec  AFP

jeudi 16 janvier 2014

Dieudonné dans les clous.


Autant l’avouer, je me suis plutôt amusée. J’espère que ce n’est pas trop grave. De toute façon, impossible de le cacher. 
Dans le public entassé au théâtre de la Main d’or pour la première représentation post-interdiction du nouveau spectacle de Dieudonné, beaucoup guettaient attentivement mes réactions – sans agressivité d’ailleurs. 
Comme si un éclat de rire de ma modeste personne valait brevet de cacherout idéologique. Je crains qu’ils surestiment l’étendue de mon magistère, mais pour une fois qu’on m’interroge comme si j’étais une autorité morale, je ne vais pas me défiler. Puisqu’on insiste, je veux bien donner mon avis. 
Qui est aussi celui de Paulina Dalmayer et de Guillaume Erner, mes complices pour cette soirée, je ne dis pas ça pour les mouiller bien sûr, mais par souci d’exactitude. Et puis six oreilles valent mieux qu’une, enfin deux.
Je ferais bien durer le suspense en narrant par le menu le sketch où deux mariés pour tous se voient proposer toutes sortes d’enfants (tous âges et tous usages) par un maquignon africain qui conclut en leur disant : « Ici, on n’est pas homophobes, non pas du tout, on est homovores ! » 
C’est trash et réjouissant, sans fiel ni ressentiment. Je sais, ce n’est pas ça qui vous intéresse. Sur ce spectacle, tout le monde a une seule question en tête. Vous et moi. Les spectateurs. Les flics qui ont sans doute assisté à la représentation (ou alors, la République est mal tenue). 
Les amis à qui j’ai parlé plus tard. Sans oublier les confrères qui avaient fait le pied de grue dans l’impasse. Alors, antisémite ou pas ? Oui, non, modérément, peut-être ? Eh bien, ça a l’air facile comme ça, de savoir si un type est antisémite ou dit des trucs antisémites, mais on n’a pas d’instrument de mesure. Et quand il faut répondre en trois secondes, ça intimide. 
« Alors, il l’est ou pas ?», interroge une consœur. « Euh…plutôt non… », hasarde l’un de nous. « Plutôt non ? Et vous le croyez ? » Comme quoi le journalisme, ça peut être amusant. Celle-là, c’était une blague juive.

Bien sûr, Dieudonné joue avec la limite en tournant autour du sujet dont il ne parlera plus sur le mode du gamin qui tourne autour du pot de confiture. Il en remet une petite louche sur Patrick Cohen, « neurologue l’après-midi » – il avait parlé de son cerveau malade. 
Il frôle la limite quand il campe le patron de la Licra, Alain Jakubowicz, exhortant les spectateurs à quitter le théâtre et rappelant au comique qu’il est sous « étroite surveillance ». Moi aussi je me paierais volontiers la tête d’un adversaire qui se féliciterait de me placer sous étroite surveillance. Même s’il était goy. Ce serait une victoire paradoxale de l’antisémitisme qu’on n’ait plus le droit de se moquer de juifs. 
On a eu raison de rappeler à Dieudonné et à ses fans qu’il y a une limite, il ne faudrait pas qu’on en profite pour la déplacer en interdisant tout propos susceptible de choquer.
Le couplet sur les sociologues et les journalistes étudiant le dieudonniste et concluant qu’il est fou et même nazi est assez réjouissant. Mais j’ai eu beau tendre l’oreille, humer l’ambiance, traquer le double-sens, je n’ai pas senti de haine derrière les rires, plutôt le besoin de se laver de l’infâmant soupçon. 
Quand il dit « je ne suis pas antisémite », le comique abandonne le ton farce. Tous les spectateurs qui sont venus nous voir voulaient vraiment nous convaincre qu’ils ne le sont pas. Ce qu’ils aiment, c’est la provocation, la transgression maximale. Le mec qui ne cède pas. 
« Dieudonné, c’est le Django de Tarantino, le nègre qui se bat, l’insoumis », confie Chloé, vendeuse, la jolie trentaine, inconditionnelle depuis l’époque Semoun. 
Certes, nous n’avons pas sondé les reins et les cœurs, ni scanné les cerveaux. Nous n’avons pas réalisé une étude statistique. Mais, pour ceux avec qui nous avons parlé, s’ils sont antisémites, ils sont très forts car on n’a vraiment pas l’impression que c’est leur came. « On n’est pas antisémites, soupire Dieudonné sur la scène. On n’a pas le temps ». Ça tombe bien parce nous, on n’a pas le temps de compter les antisémites.

Pour discutable qu’elle soit sur le principe, la sanction a peut-être fait l’effet d’une douche froide – ça dégrise. Tant mieux parce que depuis dix ans, entre les blagues pourries sur les chambres à gaz, les génuflexions devant Ahmadinejad et l’obsession du pouvoir sioniste, on avait de sérieux doutes, pour être aimable, sur leur champion – et du coup, un peu sur eux aussi. Ils ne sont pas antisémites, disent-ils. 
Fort bien mais, antisémites ou pas, qu’ils me permettent de leur dire qu’ils pensent souvent des conneries et croient souvent des âneries.
Que leur connaissance de l’histoire et de la politique moyen-orientale est pour le moins sommaire. Que les caricatures du Prophète et les horreurs sur la Shoah ce n’est pas pareil. 
Que leur ritournelle obsessionnelle du « deux poids-deux mesures » ne tient pas la route devant les faits. S’ils peuvent entendre ça et quelques autres choses encore, ça veut dire qu’on peut s’engueuler, ça veut dire qu’on vit dans le même monde. Et je n’ai pas perdu ma soirée.
*Photo : Michel Euler/AP/SIPA. AP21506354_000007.

mercredi 15 janvier 2014

Pour en finir (provisoirement?) avec l’affaire Dieudonné...Par Bernard-Henri Lévy !


Encore Dieudonné ? Hélas, oui. Car trop de sottises ont été dites, et trop de contre-vérités, pour que l’on ne tente pas, au terme (provisoire) de la séquence, de mettre les choses au clair.

1. L’homme que le Conseil d’Etat a interdit n’était pas un humoriste mais, il faut le rappeler sans se lasser, un idéologue dont le credo, répété à longueur de spectacle, est que les juifs sont les maîtres du monde ; qu’ils règnent sans partage sur le « système » médiatique et politique ; et que le devoir des ennemis dudit système est de mettre leur « quenelle » (sic) dans le « fond du fion du sionisme ».

2. Ce n’était pas, comme on l’a entendu en boucle sur les chaînes d’information, un provocateur dont les excès, même quand on les réprouve, relèvent du sacro-saint principe de la liberté d’expression : c’était un délinquant dont les appels au meurtre contre tel journaliste transformé en gibier de chambre à gaz ou les appels à la libération de Fofana, le chef du gang des Barbares, emprisonné pour avoir torturé, puis tué, le jeune Ilan Halimi, relevaient depuis longtemps, trop longtemps, des tribunaux.

3. Prétendre, comme on l’a également fait en ânonnant le nom de Voltaire, que cette condamnation crée un précédent menaçant, à terme, tous les humoristes est une insulte à Voltaire (qui en a vu d’autres et s’en remettra), mais aussi aux humoristes, dont je m’étonne qu’ils ne se soient pas insurgés contre cet amalgame honteux (car enfin quel rapport entre les développements laborieux d’un crétin expliquant qu’il ne sait pas qui, des nazis ou des juifs, « a commencé » et les sketchs des héritiers de Coluche et de Desproges ? qui peut croire qu’il se trouvera un juge pour, un jour, dans notre pays, arguer de l’arrêt antinazi d’aujourd’hui pour interdire un spectacle où l’on guignolisera les politiques, les journalistes, les puissants ?)

4. Voltaire, justement… Ou ce blabla de Café du commerce sur la-justice-anglo-saxonne-qui-elle-au-moins-laisse-tout-dire-et-sacralise-la-libre-parole… Il faudrait qu’ils se décident, ces bavards, à lire l’auteur des « Lettres anglaises », qui n’a jamais écrit la fameuse phrase apocryphe sur les idées qu’il ne « partage pas » mais qu’il « se battra jusqu’à la mort » pour qu’on puisse les exprimer. Et il faudrait qu’ils essaient, une fois, juste une fois, d’exercer ailleurs et, par exemple, aux Etats-Unis leur fameux droit de tout dire, c’est-à-dire, pour être clair, et parce que c’est toujours, à la fin des fins, à cela qu’on en revient, d’insulter les juifs, les Noirs ou les pédés : sans doute ne trouveront-ils pas, face à eux, un Valls et un Conseil d’Etat ; mais bonjour les bataillons d’avocats, défenseurs du politiquement correct, qui les censureront, eux aussi, « a priori » et leur feront, non moins qu’en France, rentrer dans la gorge leurs saloperies !

5. L’idée encore, ressassée, elle aussi, jusqu’à la nausée, qu’on aurait donné trop d’importance à cet homme et qu’on en aurait fait, en le ciblant, un martyr et une vedette : elle fait l’impasse, cette idée, sur le fait que nous vivons à l’heure d’Internet et que chacun de ces sketchs qu’il aurait fallu prendre le temps d’examiner, de peser en silence, de juger au fond et sans se presser, était vu, en attendant, par des centaines de milliers de gens dans l’esprit desquels il opérait déjà de terribles ravages ; et elle oublie surtout les milliers et les milliers de « fans » qui n’ont pas attendu Valls, et le juste scandale qu’il a provoqué, pour, à Nantes, Tours, Orléans et, de fait, dans toute la France, acheter à prix fort des tickets leur permettant de se goinfrer d’insanités sur les juifs, les gays ou les « guenons ».

6. Et puis un dernier mot qui ne surprendra pas les lecteurs de ce bloc-notes. L’antisémitisme a une histoire. Il a pris, au cours des âges, des formes différentes mais correspondant, chaque fois, à ce que l’esprit du temps pouvait ou voulait entendre. Et je crois que, pour des raisons dans le détail desquelles il est impossible d’entrer ici, le seul antisémitisme susceptible de « marcher » aujourd’hui, le seul capable d’abuser et de mobiliser, comme il le fit à d’autres époques, un grand nombre de femmes et d’hommes, est celui qui saurait nouer le triple fil de l’antisionisme (les juifs soutiens d’un « Israël assassin »), du négationnisme (un peuple sans scrupules capable, pour arriver à ses fins, d’inventer ou d’instrumentaliser le martyre des siens) et de la concurrence des victimes (la mémoire de la shoah fonctionnant comme un écran cachant les autres massacres de la planète).
Eh bien, Dieudonné était en train d’opérer la jonction de ces trois fils. Il était, avec son complice Alain Soral, comme un artificier bricolant son engin incendiaire et son imminente mise à feu. Et, pour cette raison aussi, parce qu’il était au bord de synthétiser ces trois thèmes qui, chacun séparément, sont déjà explosifs mais qui, tous ensemble, lorsqu’ils se touchent et se composent, précipitent l’antisémitisme nouveau, il était urgent de l’arrêter.
La vigilance est toujours de mise, naturellement. Le combat doit se poursuivre dans les sites de partage qui hébergent les vidéos de cette fachosphère. Mais que le ministre de l’Intérieur, le chef du principal parti d’opposition, des maires de grandes villes comme Alain Juppé, Christian Estrosi ou d’autres se soient exprimés d’une même voix et aient eu le même réflexe républicain est une bonne nouvelle qui signifie qu’on a bien fait de frapper fort.

lundi 6 janvier 2014

Ayrault et Valls ont "finalisé la circulaire" sur les spectacles de Dieudonné"


"Les maires et les préfets pourront ainsi prendre les décisions nécessaires avant la tournée de Dieudonné", indique Matignon. Le spectacle de jeudi, à Nantes, devrait être interdit.


Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls ont "finalisé la circulaire sur les spectacles de Dieudonné", a indiqué Matignon lundi 6 janvier, à l'issue d'une rencontre matinale entre le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur.
La circulaire sera adressée aux préfets dans les prochains jours. "Celle-ci permettra de prendre des dispositions pour empêcher la banalisation des propos antisémites", ajoute Matignon, sans préciser le contenu de cette circulaire. "Les maires et les préfets pourront ainsi prendre les décisions nécessaires avant la tournée de Dieudonné", explique l'entourage de Jean-Marc Ayrault.

"Les préfets doivent avoir la marge de manœuvre nécessaire"

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, avait déjà laissé entendre lundi que le spectacle de Dieudonné programmé jeudi à Nantes pourrait être interdit.
"La règle est bien simple : autant il est impossible au niveau national d'interdire une série de spectacles, autant au niveau local les préfets doivent avoir la marge de manœuvre nécessaire pour juger si ce spectacle porte atteinte à l'ordre public ou pas", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur I;TELE.


Un spectacle de l'humoriste controversé Dieudonné est programmé jeudi à Nantes où la famille Klarsfeld, au nom des Fils et filles des déportés juifs de France, a appelé à manifester mercredi.

La Licra et SOS Racisme s'attaquent aux "quenelles"

La Licra a annoncé dimanche au soir qu'elle va porter plainte à Bordeaux pour des "quenelles" réalisées ces derniers mois devant la synagogue de Bordeaux et dont elle a eu récemment connaissance.
La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a indiqué qu'elle allait déposer plainte contre X lundi auprès du Procureur de la République pour injure à caractère raciste, visant les auteurs de ces quenelles, dont des photographies ont circulé sur les réseaux sociaux. La Licra dit avoir trouvé trace d'une demi-douzaine de photos.
La Licra, par cette plainte, explique dans un communiqué se joindre à une plainte déjà déposée cette semaine par l'Association Cultuelle Israélite de la Gironde et confirmée dimanche soir par le président du Consistoire de Gironde, Erick Aouizerate.

"L'impunité c'est fini"

Les "quenelles" visées, a expliqué Clothilde Chapuis, présidente de la Licra-Bordeaux, ont été réalisées entre début 2013 et il y a quelques semaines, soit avant que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, ait annoncé, fin décembre, qu'il étudait la possibilité de faire interdire les spectacles de Dieudonné en raison, selon lui, du caractère d'incitation à la haine raciale de certains de ses sketches.
La quenelle "n'est plus depuis longtemps un geste 'anti-système' comme le prétendent ses défenseurs, mais un geste antisémite", a déclaré Clothilde Chapuis. "Il y a eu une forme d'impunité, mais l'impunité c'est fini", a-t-elle ajouté, soulignant le caractère "dissuasif" de ces procédures pour d'éventuels provocateurs tentés par des "quenelles" en défiance à l'intervention récente de Manuel Valls.
Elle a enfin souligné l'aspect "pédagogique" de la plainte, à destination "de jeunes qui ne prendraient pas conscience de la gravité du geste. C'est antisémite, c'est illégal et c'est grave".

Souvent effectuées devant des lieux symboliques juifs

Par ailleurs, l'association SOS Racisme, par son avocat, Me Patrick Klugman, a également indiqué ce dimanche qu'elle poursuivra désormais les "quenelles", quand elles seront effectuées dans des lieux où elles "ne laissent pas de doute" sur leur caractère antisémite.
"A partir de maintenant, nous poursuivrons la diffusion des images de 'quenelle' et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l'injure à l'encontre de la communauté juive", a expliqué Me Patrick Klugman.
"On ne peut pas faire une 'quenelle' devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément", a-t-il ajouté, à propos de ce geste, difficile à poursuivre devant les tribunaux pour certains.
Largement diffusée sur internet et défendue par les supporteurs du polémiste comme un bras d'honneur anti-système, la "quenelle" est aussi interprétée comme un geste antisémite, en forme de salut nazi inversé, d'autant que certains l'effectuent devant des lieux symboliques pour la communauté juive.
Lundi dernier, à Toulouse, le Parquet a indiqué avoir ordonné mi-décembre une enquête après la diffusion sur internet de la photo d'un individu faisant une "quenelle" devant l'école juive où Mohamed Merah avait assassiné un enseignant et trois enfants juifs en mars 2012. Le Parquet avait été alerté par la plainte d'une responsable de l'école Ohr Torah.
(Avec agences)

mardi 31 décembre 2013

VIDEO. Manuel Valls estime que Dieudonné est un «petit entrepreneur de la haine»


POLITIQUE - Le ministre de l'Intérieur a également averti ses partisans qu'ils soutenaient un «raciste et un antisémite» possédé par «la haine du Juif»

Manuel Valls a de nouveau dénoncé ce mardi les propos de Dieudonné, qu'il a qualifié de «petit entrepreneur de la haine», et averti ses partisans qu'ils soutenaient un «raciste et un antisémite» possédé par «la haine du Juif».


Pour le ministre de l'Intérieur, «les mots qui sont utilisés (par Dieudonné) sont des mots de haine», et «face à ces mots de haine, il fallait réagir», justifiant sa volonté d'interdire les spectacles de l'humoriste controversé.
«Condamné par la loi»
«Je sais faire la différence entre les génies de l'humour», a déclaré le ministre sur RTL, citant Pierre Desproges, et «les petits entrepreneurs de la haine».
«Il s'agit de haine, d'antisémitisme, d'apologie de la Shoah», a-t-il décrit à propos de Dieudonné. «L'obsession de ce personnage, c'est la haine du Juif».
«Face à cela, il faut qu'il y ait une prise de conscience de ceux qui assistent à ses spectacles», a averti le ministre, ainsi que de ceux qui font le geste de la «quenelle», popularisé par Dieudonné, un «geste de haine», «geste antisémite», «geste nazi inversé».
Evaluation des risques de trouble à l’ordre public
Les soutiens de Dieudonné «doivent savoir qu'ils apportent leur soutien à un raciste et un antisémite qui a été condamné par la loi».
Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour «incitation à la haine raciale» après les déclarations de Dieudonné visant un journaliste de France Inter lors d'un spectacle à Paris. «Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage», lançait-il notamment, déclenchant des rires chez ses fans.
Vendredi, le ministre de l'Intérieur a annoncé étudier «toutes les voies juridiques» pour interdire ces spectacles. Il doit envoyer prochainement une circulaire aux préfets pour leur demander d'évaluer localement les risques de trouble à l'ordre public et les possibilités d'interdire les représentations. 

La grandeur de Binyamin Netanyahou....

Binyamin Netanyahou était en visite aux Etats-Unis pour la conférence annuelle de l’AIPAC. Cette visite devait être triomphale. Elle a ...