Le Major Général Yaaqov Amdror, ex-conseiller de la Sécurité Nationale Israélienne « l’Iran a suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer rapidement 4 bombes nucléaires, les lignes rouges étaient franchies depuis un an déjà. Depuis un an déjà, l’Iran diffuse une plaquette détaillée de 17 pages « Au nom d’Allah, l’Iran doit attaquer Israël en 2014« , un véritable plan génocidaire précis d’élimination du peuple juif. Et le Guide Suprême Ali Khamenei confirme son projet dans chacune de ses allocutions.
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La puissance nucléaire iranienne est irréversible (Ahmadinejad) – février 2013
L’Iran est un pays qui dispose d’une puissance nucléaire et ceci est un fait incontestable et irréversible.
Et l’Occident n’a d’autre choix que de reconnaître cette réalité ». » Au sujet du nucléaire iranien, il n’y pas de trente-six solutions. Le président iranien a souligné : « Ils ont tenté d’empêcher l’Iran de devenir nucléaire, nous sommes devenus nucléaire, il n’y a plus de retour, il n’a pas de voie, coopérer au lieu d’interagir. »
Il n’y en a qu’une, c’est la coopération au lieu de la confrontation »
Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.W. Churchill – Après les accords de Munich en 1938
Après la Shoah, près de 60 millions de morts en Europe causés par cet aveuglement, 75 ans après, l’accord munichois de Genève est déshonorant et nous mène droit à l’explosion avec du nucléaire ce que ne détenait pas Hitler.
Attaquer Israël en 2014
Par Albert Soued, écrivain et journaliste pour nuitdorient
Cela fait plus de 20 ans que l’Iran progresse dans son projet de bombe nucléaire et d’hégémonie régionale. Un président américain démocrate faible, J Carter en 1979, avait permis l’arrivée des islamistes radicaux à Téhéran, au grand dam des « bazargis » (commerçants du bazar) qui avaient déclenché une révolte contre le shah.
Un président américain démocrate diabolique, B H Obama le 23 novembre 2013, a permis à l’Iran de réaliser secrètement ses projets. Cet homme n’avait pas levé le petit doigt pour aider la révolte « verte » du peuple iranien en août 2009, pour le libérer du régime théocratique et dictatorial des ayatollahs.
Le « consensus » provisoire obtenu entre les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité qui ont un droit de veto (+ l’Allemagne) avec l’Iran est une sinistre tragi-comédie.
Les dés étaient jetés depuis plusieurs mois. L’Iran était financièrement étranglé par les sanctions et l’Occident cherchait un peu d’oxygène dans la crise socio-économique qui se déroule depuis 5 ans déjà. La France notamment avait besoin des milliards $ que lui doit l’Iran pour la vente de Mirages et la construction d’une centrale nucléaire, d’où l’intermède inattendu de Mr Fabius qui cherchait à assurer leur récupération.
Les négociations de 2013 et les allées et retours de Mr Kerry n’ont pas réussi à obtenir d’autres concessions de l’Iran que de venir s’asseoir à table. Mais l’administration Obama voulait-elle vraiment des concessions de l’Iran. Je ne le crois pas.
Ces concessions auraient été obtenues par le renforcement des sanctions et le refus de négociations.
L’administration américaine cherche à se désengager du Moyen Orient, se préoccupant de plus en plus de la zone Pacifique. Mais B H Obama cherche, lui, à y installer un pouvoir islamiste, avant la fin de son mandat. Il s’est entouré de très nombreux conseillers proches des Frères Musulmans. Mais son projet de s’appuyer sur la puissante Confrérie et la Turquie, qui était sur le point d’aboutir en Tunisie, en Lybie, en Egypte et bientôt en Syrie et Jordanie, a échoué du fait de l’intervention du général Sissi en Egypte. Par son action populaire, cet homme a renversé le président Morsi, en juillet 2013, et le projet Obama avec lui.
Obama s’est retourné vers l’Iran et l’axe shiite, comme point d’appui islamiste au Moyen Orient. D’où l’accord de septembre sur les armes chimiques avec la Syrie et de novembre sur les armes nucléaires avec l’Iran.
La véritable concession de l’Iran aurait été de renoncer définitivement au nucléaire militaire. Pour le nucléaire pacifique, l’Iran n’a ni besoin d’enrichir l’uranium ni de plutonium. Ainsi l’entente de 6 mois n’est qu’une duperie qui donne du temps et de l’espace à l’Iran pour terminer tranquillement et secrètement son projet d’hégémonie régionale.
Tout le monde a recensé les failles laissées par les Occidentaux face à leur partenaire iranien.
- On ne parle pas de la centrale nucléaire de Parchin
- On ne parle pas des facilités nucléaires secrètes, notamment celles dénoncées par l’opposition iranienne
- On ne parle pas de la possibilité de « bombes sales », obtenues par l’addition d’uranium enrichi ou de plutonium à des bombes ordinaires
- On autorise l’Iran à enrichir de l’uranium à 5%, ce qui est contraire au Traité de non prolifération nucléaire, signé par l’Iran
- On n’interdit pas à l’Iran d’installer de nouvelles centrifugeuses et d’augmenter son stock d’uranium enrichi à 5%
A tout moment, au bout des 6 mois de halte, en 2014, l’Iran pourra obtenir dans un délai très court, quelques semaines, assez de matière fissile pour monter plus de 5 bombes nucléaires.
Depuis un an déjà, l’Iran diffuse une plaquette détaillée de 17 pages « Au nom d’Allah, l’Iran doit attaquer Israël en 2014« , un véritable plan génocidaire précis d’élimination du peuple juif. Et le Guide Suprême Ali Khamenei confirme son projet dans chacune de ses allocutions.
Ali Khamenei est un shiite et la shiah préconise la « purification » du monde avant de le reconstruire sur les bases de l’Islam. Par sa culture et son univers d’adolescent, Obama est imprégné des mêmes idées apocalyptiques (1)
Mais si Israël est attaqué, c’est la fin de l’Occident (2).
Note
(1) Celles du philosophe Shaoul Alinski entre autres.
(2) Avigdor Lieberman, ministre des Affaires Etrangères d’Israël: « Le sourire des Iraniens en dit long sur la débâcle de l’Occident… »
A Genève, l’Iran obtient la légitimité de poursuivre son projet atomique
A Genève, l’Iran a été officieusement reconnue « puissance nucléaire ». Avec des sourires, des accolades hypocrites, face aux projecteurs, les grandes puissances ont remis à l’Iran les insignes de membre du club atomique. La victoire des ayatollahs est une injustice flagrante ! L’obscurantisme, la politique belliqueuse et haineuse font désormais partie de la diplomatie occidentale, celle de la politique de l’autruche. On accepte sans rougir la politique d’un Etat voyou et on offre à ce pays, membre des Nations unies, la capacité de détruire un autre Etat de l’Organisation, et la légitimité de mettre en péril la paix dans le monde.
L’accord signé à Genève est mauvais car, dès le départ, les Occidentaux ont dévoilé leur jeu, leur carte maîtresse. Quand on négocie avec un adversaire malin et rusé, on ne déclare jamais à l’avance que le but est de lever les sanctions et d’arriver à un accord, coûte que coûte. Jamais on ne le fait, dans aucune négociation diplomatique ; c’est une règle d’or. Une seule consolation est le fait que la détermination israélienne ait permis d’éviter à la dernière minute un accord plus dangereux encore.
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte de l’ONU, et en raison du fait que l’Iran ait continué à ne pas se conformer aux exigences de l’AIEA (l’Agence internationale de l’énergie atomique), le Conseil de sécurité a imposé quatre séries de sanctions. Elles ont été efficaces à ce jour et ont mis l’Iran en quarantaine. Son économie et notamment sa production de pétrole furent largement paralysées. A Genève, les Occidentaux ont accepté de lever de nombreuses sanctions sans que pour autant l’Iran renonce définitivement à son projet nucléaire. L’uranium sera toujours enrichi, les sites atomiques fonctionneront toujours, et les milliers de centrifugeuses ne seront pas démantelées. Rappelons que dans l’accord signé avec la Syrie, tout l’arsenal chimique va être détruit !
Cet accord est mauvais et fait froid dans le dos car il omet l’essentiel : le démantèlement des sites pour la fabrication du plutonium et les missiles balistiques à ogives nucléaires et chimiques. Rien en outre n’a été exigé de l’Iran pour mettre un terme aux discours belliqueux et à l’incitation à la haine contre l’Etat juif ! Le dernier discours du chef spirituel Khamenei devant ses milices « enragées » par la « haine du juif sioniste » n’a pas été non plus condamné rigoureusement ni non plus ses violations des droits de l’Homme, ses projets et ses actes terroristes perpétrés par le biais du Hezbollah.
Cet accord « historique » a écarté temporairement l’option militaire et va peut-être retarder de quelques mois la fabrication d’une bombe atomique iranienne mais il ne règlera pas le contentieux existentiel avec Téhéran. En réalité, la signature à Genève change complètement la donne géopolitique. Elle a scellé l’hégémonie iranienne dans la région au détriment des pays arabes, malgré les craintes de l’Arabie Saoudite et des émirats du Golfe. Cet accord encourage la prolifération, les extrémistes et les Etats voyous de la planète, et prépare le terrain à une nouvelle confrontation meurtrière au Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’Etat juif ne peut être associé à la supercherie et doit rejeter cet accord malgré les promesses et les garanties américaines.
Freddy Eytan - jcpa-lecape
Bonjour Munich 2013, bonjour la guerre
L’accord de « première étape » entre les cinq titulaires d’un droit de veto au Conseil de Sécurité plus l’Allemagne d’un coté, l’Iran de l’autre, a été signé à Genève dans la nuit du 23 novembre. Ce texte ouvre à l’Iran de la révolution khomeyniste, celui de Ali Khamenei, des Gardiens de la Révolution, et des Bassiji, le statut d’État du seuil, c’est à dire celui d’un pays capable d’obtenir une arme nucléaire en quelques semaines s’il en prend la décision politique.
Cet accord survient à la suite de négociations secrètes entre les États-Unis et les équipes de Hassan Rouhani, ratifiées par les cinq autres puissances pour des motifs variés. Il reconnait à l’Iran le droit de conserver l’intégralité de son gigantesque appareil industriel de production de la bombe et de ses vecteurs, et celui de poursuivre les activités d’enrichissement.
L’accord avait été présenté par la Maison Blanche comme une première étape mineure, ouvrant la voie à une négociation complète et définitive de six mois.
Or cette étape « mineure » introduit un fait juridique majeur. La renonciation à la disposition centrale de toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le nucléaire iranien, qu’elles relèvent du chapitre 6 ou du chapitre 7 de la Charte, interdisant justement à ce pays toute forme d’enrichissement de l’uranium.
De plus, dans la logique de l’accord, le consentement donné à l’Iran de conserver intacte sa filière nucléaire (y compris le remplacement des centrifugeuses hors d’usage) devient un droit acté, que les autorités de l’Iran considèreront comme le point de départ des prochaines négociations.
On mesure l’empressement américain à imposer cet accord en observant que dans la précédente mouture, on avait purement et simplement « oublié » un éléphant au milieu du salon, la filière plutonium reposant sur le réacteur d’Arak . D’ailleurs ce réacteur à eau lourde ne sera pas démantelé, il sera gelé.
Pourquoi Barack Obama s’est-il engouffré avec une telle fébrilité dans la voie redoutable qui ouvre à brève échéance la perspective d’un régime khomeyniste doté de la pire des armes de destruction massive ? La réponse est claire: il veut éviter à tout prix d’avoir à se mesurer effectivement aux ambitions des radicaux iraniens au pouvoir, c’est-à-dire d’être effectivement confronté à l’option militaire. Il veut éviter un troisième engagement avec une entité musulmane après les déconvenues de l’Irak et d’Afghanistan.
Cette orientation a tous les attributs de la rationalité. Qu’y a-t-il de pire que la guerre, qu’y a-t-il de pire qu’un conflit de civilisation avec la fraction la plus entreprenante et conquérante de l’immense monde musulman? C’est ce genre d’évidence rationnelle qui animait Neville Chamberlain, mais pas Édouard Daladier, de retour de Munich en septembre 1938. C’est la jubilation de Chamberlain qui habite surement aujourd’hui Obama. Ils auront gagné du temps l’un et l’autre, mais la réalité de la conquête et de la barbarie viendront en leur temps en boomerang, avec une violence démultipliée, et nul ne sait quelle frontière elles franchiront.
Il faut souligner cependant qu’au-delà de la personnalité controversée d’Obama, les vues dont il est porteur sont partagées par de vastes secteurs des élites américaines. Georges W. Bush avait laissé diffuser en 2007 un lamentable rapport de « synthèse » de l’ensemble des services américains de renseignement (NIE) prétendant que l’Iran avait abandonné tout programme nucléaire militaire depuis 2003. A l’époque l’option militaire était beaucoup plus accessible à moindre coût. En Irak, sa gestion désastreuse de la phase postérieure à la victoire sur Saddam Hussein avait largement contribué à précipiter l’Amérique dans le doute qui la ronge encore aujourd’hui. L’élection et la réélection de Barack Obama à la présidence du pays en sont la plus regrettable expression.
En tout état de cause, la manœuvre absolument géniale de l’establishment khomeyniste, mettant sur le devant de la scène Rouhani, l’un des plus radicaux des siens, grimé en modéré bonhomme, a parfaitement brouillé la nature intime du nouveau régime « partenaire » que les Américain proposent aujourd’hui au monde.
La barbarie de ce régime au plan intérieur est attestée par l’effondrement sans précédent de la fécondité, l’omniprésence de la drogue, les pendaisons d’homosexuels et l’utilisation des formes les plus archaïques de répression du peuple quand il ose s’exprimer.
Au-delà de ses frontières, l’Iran est aujourd’hui le mentor du Hezbollah au Liban, il est impliquée dans la boucherie de Syrie, il tente de déstabiliser la péninsule arabique en soutenant les groupes chiites en Arabie saoudite et dans les Émirats, il vise à étrangler les sunnites en Irak. Il est présent aussi, directement ou indirectement, dans de nombreux pays d’Afrique, mais aussi en Amérique latine où il a de puissants points d’appui comme au Venezuela ou dans les zones investies par le Hezbollah. Il n’y a pas d’exemple où la présence de l’Iran ou de ses créatures n’est pas associée à des guerres ou à d’autres formes de conflit.
C’est ce régime-là et non une Perse mythique qui vient de recevoir son visa d’entrée dans le club des puissance nucléaires. Aujourd’hui, son négociateur Mohammed Javad Zarif a tout à fait raison de dire que l’accord contient une « référence claire selon laquelle l’enrichissement va continuer », que le « droit à la technologie nucléaire est un droit inaliénable » et que »le combat que nous avons mené depuis plusieurs années avait pour but que la communauté internationale [le] reconnaisse ».
Don’t acte, le régime khomeyniste a gagné, la guerre a gagné.
Jean-Pierre Bensimon - fim13
Après Genève, les véritables ambitions de l’Iran
Par Michael Segall
L’Occident doit veiller à ce que dans six mois, d’ici la fin de l’accord intérimaire qui vient d’être signé à Genève, l’Iran n’aura pas la capacité de se doter de la bombe nucléaire. Et si jamais l’Occident montrait quelque hésitation, c’est aux pays soumis à la menace iranienne de l’aiguillonner dans cette direction.
Depuis que le président iranien Hassan Rohani est arrivé au pouvoir, les efforts pour résoudre la question nucléaire iranienne ont redoublé, jusqu’à culminer le 24 novembre 2013 avec l’annonce d’un accord intérimaire entre Téhéran et le groupe « P 5 +1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, plus l’Allemagne). Il semble que la communauté internationale, et en particulier les Etats-Unis, cherche à mettre les négociations nucléaires avec l’Iran sur une voie qui finira par adoucir les relations tendues qui ont prévalu entre eux depuis la Révolution islamique.
C’est un peu comme si les Américains avaient attendu le départ d’Ahmadinejad pour rouvrir le dossier nucléaire. Il faut dire qu’il était trop embarrassant pour l’Administration américaine de conclure un accord avec Ahmadinejad, qui ne cachait pas le visage brutal du régime islamique et ne feignait pas de suivre les règles diplomatiques. Le président Rohani au contraire, avec son réseau diplomatique, l’offensive de charme orchestrée par son ministre des Affaires étrangères et ses réseaux secrets (le sultanat d’Oman, le secrétaire d’Etat adjoint William Burns, l’Asia Society), a rendu le processus de négociations plus simple et plus lisse aux yeux des Etats-Unis.
L’accord intérimaire laisse l’Iran avec des capacités suffisantes pour produire du nucléaire militaire – à la fois en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium, grâce aux centrifugeuses IR-M2, et par la voie du plutonium – si bien qu’il peut décider à tout moment de sortir des négociations, de violer les accords, voire même de continuer à développer clandestinement la bombe.
De fait, l’Occident devrait maintenir les sanctions effectives. L’Iran a déjà montré, dans les premières étapes des négociations, qu’il cherchait à transférer les sanctions du cadre du groupe « P 5 +1 » vers le Conseil de sécurité de l’ONU, essentiellement pour les faire annuler. L’Occident doit aussi conserver la menace militaire comme une option crédible, ce qui a déjà fait ses preuves dans le passé, y compris quand Rohani était à la tête de la délégation iranienne chargée des négociations nucléaires en 2003.
L’Occident doit aussi tirer les leçons de sa propre attitude et des accords qu’il a conclus avec Téhéran il y a dix ans. Aujourd’hui, l’Iran dispose de tous les composants pour fabriquer une bombe. Lors d’une réunion avec les étudiants, le 3 novembre 2013, le guide suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré : « La situation actuelle en Iran est différente de celle [en 2003] où il a accepté de suspendre l’enrichissement d’uranium. A l’époque, nous avions commencé à mettre en route une ou deux centrifugeuses ; aujourd’hui des milliers sont en activité. »
L’Ayatollah Khamenei affirme que l’Occident utilise la question nucléaire uniquement comme un prétexte pour nuire à l’Iran et l’affaiblir comme il l’a toujours fait depuis le début de la Révolution. Khamenei souligne aussi la baisse de la puissance américaine et de son influence, y compris vis-à-vis de ses alliés, ainsi que les problèmes économiques qui l’affligent ; le tout contrastant avec la récente montée en puissance de l’Iran. Même s’il ne s’oppose pas aux négociations, Khamenei met en garde ses concitoyens. « Je ne suis pas optimiste, je ne pense pas que les discussions donneront le résultat escompté par le peuple iranien », a-t-il encore déclaré le 3 novembre dernier, avant de conclure : « Ne vous fiez pas à l’ennemi qui vous sourit. »
Par ses déclarations, Khamenei laisse à penser que Téhéran n’a pas vraiment besoin des négociations. Les Iraniens n’entrent pas dans les négociations nucléaires par faiblesse mais, au contraire, dans une position de force, et plutôt que d’avoir quelque chose à perdre dans les pourparlers, ils auraient tout à y gagner, comme ils ont déjà pu le constater avec la signature de l’accord intérimaire à Genève le 23 novembre. Les considérations qui ont poussé l’Iran à venir à la table de négociations sont à la fois la baisse régionale et internationale de l’influence américaine, et ses propres possibilités d’expansion dans le futur.
En réalité, l’Iran se prépare à deux scénarios principaux. Le premier a trait aux négociations en cours, pour lesquelles Téhéran est préparé à faire quelques concessions, sans pour autant dévier de la voie qu’il s’est fixée d’accéder à la bombe atomique par des moyens clandestins, ce qui lui permettra en outre de voir supprimer certaines sanctions qui pesaient sur lui et de laisser s’éroder en général le régime des sanctions.
Dans le second scénario, l’Iran reste ferme sur sa position face aux sanctions, renforce son statut régional et progresse vers la bombe tout en prenant un risque (qu’il évalue comme peu important) d’une attaque militaire contre ses installations nucléaires. En tout cas, le Guide suprême a préparé l’opinion publique iranienne à cette possibilité.
Michael Segall jcpa-lecape
Séléction rédaction Israël-flash

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