vendredi 6 décembre 2013

Nelson Mandela : un homme en blanc et en noir ...


Lui qui a lutté avec l’aide de nombreux Juifs contre l’Apartheid en Afrique du sud, a laissé par son incrédulité, son aveuglement et son soutien au terrorisme, se développer une machination abjecte qui consiste à accuser d’apartheid le seul pays démocratique du Proche-Orient. Voici une déclaration de Nelson Mandela qui par son ignorance des faits sur le terrain salit et déshonore la cause pour laquelle il a lutté toute sa vie. 
Tous exultent, la presse en particulier sur le charismatique grand homme. Mais Mandela avait aussi un coté sombre, celui ne ne pas distinguer la réalité de la propagande. Ses amitiés terroristes laisseront tout de même un goût amer. L’homme concernant Israël était atteint de cécité. Et a la fin de sa vie, il n’aura pas vraiment honorer les victimes de l’apartheid d’Afrique du sud – Un Hessel noir qui n’était pas l’ami d’Israël.
Les Juifs d’Afrique du Sud tout au long de sa lutte ont été des acteurs de première importance, et nous ne savons pas si c’est la naïveté qui l’a poussé a soutenir le terrorisme d’Arafat. Si il avait été ce grand homme que l’on décrit, il aurait été outré de la machination et de la propagande mensongère et antisémite qui s’est initié a Durban et qui honteusement a pris des proportions ridiculeusement démesurées.
La rédac IF
Mandela n’a jamais pris le contre pied de l’hystérie antisémite et antisioniste de l’ANC, de plus il a couvert et soutenu l’infamie de Durban.
je ne l’ai jamais entendu non plus s’élever contre l’activisme pro arabe de son ami Desmon Tutu… cela fait beaucoup pour un « grand homme »… Serge.S
Merci à Benjamin H, et Samuel G
Lettre de Nelson Mandela, ancien Président d’Afrique du Sud, à Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times. Traduite par Mireille Rumeau
Cher Thomas,
Je sais que vous et moi sommes impatients de voir la paix au Moyen Orient, mais avant que vous continuiez à parler des conditions nécessaires d’un point de vue israélien, vous devez savoir ce que j’en pense. Par où commencer ? Disons 1964.
Permettez-moi de citer mes propres paroles lors de mon procès. Elles sont aussi justes aujourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque : « J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre au sein de laquelle tous vivraient ensemble, en harmonie, et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère atteindre. Mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
Aujourd’hui, le monde, noir et blanc, reconnaît que l’Apartheid n’a pas d’avenir. En Afrique du Sud, il s’est terminé grâce à notre propre action de masse décisive, pour bâtir la paix et la sécurité. Cette campagne massive de défi et autres actions ne pouvait qu’aboutir à l’établissement de la Démocratie.
Il est peut-être étrange pour vous d’observer la situation en Palestine ou, plus spécifiquement, la structure des relations politiques et culturelles entre les Palestiniens et les Israéliens, comme un système d’Apartheid. Votre article récent « Bush’s First Memo », dans le New York Times du 27 mars 2001, le démontre.
Vous semblez surpris d’entendre qu’il y a toujours des problèmes de 1948 à résoudre, dont le plus important est le droit au retour des réfugiés palestiniens. Le conflit palestino-israélien n’est pas qu’un problème d’occupation militaire et Israël n’est pas un pays qui a été créé « normalement » et qui s’est mis à occuper un autre pays en 1967. Les Palestiniens ne luttent pas pour un « Etat » mais pour la liberté, la libération et l’égalité, exactement comme nous avons lutté pour la liberté en Afrique du Sud.
Au cours de ces dernières années, et en particulier lorsque le Parti Travailliste était au gouvernement, Israël a montré qu’il n’avait même pas l’intention de rendre ce qu’il avait occupé en 1967, que les colonies resteraient, que Jérusalem serait sous souveraineté exclusivement israélienne et que les Palestiniens n’auraient pas d’Etat indépendant mais qu’ils seraient placés sous domination économique israélienne, avec un contrôle israélien des frontières, de la terre, de l’air, de l’eau et de la mer.
Israël ne pensait pas à un « Etat » mais à une « séparation ». La valeur de la séparation se mesure en terme de la capacité d’Israël à garder juif l’Etat juif, et pas d’avoir une minorité palestinienne qui pourrait devenir une majorité, dans l’avenir. Si cela arrivait, cela forcerait Israël à devenir soit un Etat laïque ou bi-national, soit à devenir un Etat d’Apartheid, non seulement de fait, mais aussi de droit.
Thomas, si vous suivez les sondages israéliens au cours des 30-40 dernières années, vous verrez clairement un racisme grossier, avec un tiers de la population qui se déclare ouvertement raciste. Ce racisme est de la nature de « Je hais les Arabes », et « Je souhaite que les Arabes meurent ». Si vous suivez également le système judiciaire en Israël, vous verrez qu’il y a discrimination contre les Palestiniens, et si vous considérez plus particulièrement les territoires occupés en 1967, vous verrez qu’il y a déjà deux systèmes judiciaires à l’œuvre, qui représentent deux approches différentes de la vie humaine : une pour la vie palestinienne et l’autre pour la vie juive.
De plus, il y a deux approches différentes pour la propriété et pour la terre. La propriété palestinienne n’est pas reconnue comme propriété privée puisqu’elle peut être confisquée
Pour l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, il y a un facteur supplémentaire à prendre en compte. Les soi-disant « Zones autonomes palestiniennes » sont des Bantoustans. Ce sont des entités restreintes au sein de la structure de pouvoir du système israélien d’Apartheid.
L’Etat palestinien ne peut pas être un sous-produit de l’Etat juif, juste pour garder la pureté juive d’Israël. La discrimination raciale d’Israël est la vie quotidienne de la plupart des Palestiniens. Parce qu’Israël est un Etat juif, les Juifs israéliens ont des droits particuliers dont les non Juifs ne bénéficient pas. Les Arabes palestiniens n’ont aucune place dans un Etat « juif ».
L’Apartheid est un crime contre l’humanité. Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de leur propriété. Il perpétue un système de discrimination raciale et d’inégalité. Il a systématiquement incarcéré et torturé des milliers de Palestiniens, en violation du droit international. Il a déclenché une guerre contre une population civile et en particulier contre des enfants.
Les réponses de l’Afrique du Sud en matière de violation des droits humains provenant des politiques de déportation et des politiques d’apartheid ont mis en lumière ce que la société israélienne doit nécessairement accomplir avant que l’on puisse parler d’une paix juste et durable au Moyen Orient et de la fin de la politique d’apartheid.
Thomas, je n’abandonne pas la diplomatie du Moyen Orient, mais je ne serai pas complaisant avec vous comme le sont vos supporters. Si vous voulez la paix et la démocratie, je vous soutiendrai. Si vous voulez formaliser l’apartheid, nous ne vous soutiendrons pas. Si vous voulez soutenir la discrimination raciale et le nettoyage ethnique, nous nous opposerons à vous. Quand vous aurez pris votre décision, passez moi un coup de fil.
Nelson Mandela, 28 mars 2001
Mandela à Gaza : “Si la seule solution est la violence, alors nous utiliserons la violence”
Par Samuel Guedj
Alors que l’Afrique du Sud et le monde se préparent à la mort de l’ex-président de la République d’Afrique du Sud et héros de la lutte contre l’Apartheid, M. Nelson Mandela, la presse internationale semble atteinte d’une symptomatique cécité médiatique.
Durant des décennies, le mouvement de libération nationale de Mandela, l’ANC, fut classifié en tant qu’organisation terroriste.
Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis considéraient en effet l’ANC comme une organisation communiste terroriste souhaitant briser le régime pro-occidental de l’Afrique du Sud. Depuis la législation introduite dans les années 80, sous Ronald Reagan, les membres de l’ANC pouvaient se rendre au siège des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste des Etats-Unis.
L’ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994 et l’abolition de l’Apartheid, n’a été retiré de la liste des organisations terroristes que seulement à partir de 2008.
Pour Nelson Mandela, le terrorisme et la violence, ont toujours été une “carte politique” pour les peuples luttant pour leur auto-détermination.
L’ANC et Nelson Mandela n’ont jamais condamné, a priori, la lutte armée dans le cadre des combats d’émancipation nationale. Justifiant ce point de vue, Mandela a ainsi écrit dans son autobiographie, Un long chemin vers la liberté, ce qui suit : “C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense”.
Soutien notoire et indéfectible de la cause palestinienne, Nelson Mandela, lors de son voyage à Gaza en octobre 1999, a justifié ce recours à la violence, des déclarations passées sous silence par la presse occidentale et peu connues aujourd’hui encore.
Le 20 octobre 1999, devant le Conseil Législatif Palestinien (Parlement) à Gaza, Nelson Mandela, selon la dépêche de l’Associated Press publiée à l’époque, tout en affirmant “sa sympathie pour le point de vue israélien”, invoque à plusieurs reprises la similitude entre la lutte des Palestiniens et des Non-blancs en Afrique du Sud et se souvient de cette époque où l’ANC et l’OLP d’Arafat étaient considérés comme des parias par la communauté internationale, période durant laquelle des liens solides ont été forgés entre Palestiniens et Sud-Africains.
Devant le même Conseil Législatif Palestinien, il reprend alors ce dernier point : “Je leur ai dit qu’il ne sert à rien qu’Israël parle de paix tant qu’ils continueront à contrôler les territoires arabes qu’ils ont conquis durant la guerre de 1967″. Et de poursuivre en développant sa vision stratégique, expliquant notamment que la voie négociée et la paix doivent être la priorité, et qu’elles sont toujours préférables au conflit. Mais, ajoute-t-il alors, “il faut choisir la paix plutôt que la confrontation, sauf dans les cas où nous ne pouvons rien obtenir, ou nous ne pouvons pas continuer, ou nous ne pouvons pas aller de l’avant. Si la seule solution est la violence, alors nous utiliserons la violence“.
Mandela peut et doit être critiqué, que l’on parle de ses choix politiques, économiques ou sociaux ou de son soutien à la cause palestinienne, mais il faut tout de même reconnaître que Mandela a toujours été, sur cette question du conflit israélo-palestinien, beaucoup plus en retrait que l’archevêque Desmond Tutu, qui depuis de longues années soutient avec rage la campagne internationale de boycott de l’État d’Israël, qu’il qualifie, à l’instar d’autres dirigeants sud-africains, d’État d’apartheid. Tel n’a jamais été le cas de Mandela, contrairement à ce qu’on peut lire ou entendre à ce sujet par la propagande pro-palestinienne.


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