Si il est vrai qu’une paix se négocie avec son pas ses alliés mais avec ses ennemis, les arabes eux ne veulent pas entendre parler de paix, ils l’ont maintes fois prouvé, ils clament haut et fort qu’ils souhaitent la disparition d’Israël. Pourquoi dés lors perdre du temps avec des génocidaires ?
Par Shraga Blum
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié la semaine dernière une partie des protocoles des interrogatoires des terroristes palestiniens responsables du tristement célèbre “lynchage de Ramallah”.
Petit rappel des faits, les attentats étant si nombreux: le 12 octobre 2000, deux réservistes israéliens, Yossef Avrahami et Vadin Norzhich entrent par erreur à Ramallah, ville sous contrôle de l’Autorité Palestinienne de Yasser Arafat. Ils sont repérés et arrêtés par la police palestinienne qui les emmène au commissariat. Mais au lieu de les remettre à Israël, comme le stipulent les Accords d’Oslo, les policiers se ruent sur eux, les battent et les poignardent à mort avant de mutiler leurs corps et de les défenestrer.
La foule ivre de sang qui s’est rassemblée dès la nouvelle répandue continue à profaner les cadavres sous les cris de joie et d’«Allah ou-Akhbar» avant de les traîner par terre jusqu’à la place Al-Manara au centre de la ville. L’image de l’un des assassins apparaissant à la fenêtre du commissariat en arborant fièrement ses paumes rouges de sang restera gravée dans la mémoire des Israéliens.
Lors de leur interrogatoire, les assassins ont raconté en détail la manière insupportable avec laquelle ils ont battu à mort les deux malheureux réservistes. Un seul constat s’impose : c’est une longue entreprise de déshumanisation des Juifs israéliens par l’éducation et la propagande au sein de la sphère palestinienne, rajoutée à l’image du Juif dhimmisé dans la sphère arabo-musulmane qui a pu produire une haine et une sauvagerie de cette ampleur.
Si l’on analyse la stratégie adoptée envers Israël par le mouvement national palestinien depuis ses origines – pas très anciennes au demeurant – elle se résume aux éléments suivants : propagande utilisant les thèmes de l’antisémitisme classique, embrigadement de la jeunesse, incitation à la violence, déshumanisation, assassinats de Juifs, campagne de boycott économique, mise au ban judiciaire et délégitimation. Cela ne rappelle-t-il pas étrangement une époque que l’on croyait révolue?
La réponse est venue très récemment de la bouche même de l’une des figures historiques de l’OLP, Farouk Kadoumi, co-fondateur du Fatah et ancien chef du département politique de l’OLP. Lors d’une interview accordée à la chaîne Russia Today, Kadoumi a confirmé avec une sincérité déconcertante que «les Arabes palestiniens avaient soutenu avec enthousiasme Hitler et le régime nazi».
Ceci n’est d’ailleurs pas une découverte pour quiconque prend la peine de se pencher sur l’histoire du nationalisme arabe depuis la Première Guerre mondiale ou pour qui observe les médias, les prêches religieux ainsi que l’éducation dispensée dans la sphère palestinienne. Mais comme le dit l’adage « il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ».
Voici ce qu’écrivait dans ses mémoires le Mufti de Jérusalem Hadj Amin Al-Husseini, dont certaines rumeurs prétendent qu’il serait l’oncle de Yasser Arafat, après son entrevue avec Hitler du 28 novembre 1941 : « La condition précise de notre collaboration avec l’Allemagne était l’entière liberté pour éliminer les Juifs, jusqu’au dernier, de la Palestine et du monde arabe. J’ai demandé à Hitler son accord explicite pour nous autoriser à résoudre le problème juif d’une façon bénéfique à nos aspirations raciales et nationales et conforme aux méthodes scientifiques (sic) que l’Allemagne a inventées pour s’occuper de ses Juifs. La réponse que j’ai reçue fut : Les Juifs sont à vous ». A noter que le Mufti parle clairement des « Juifs » et non des « Sionistes »…
Après la guerre, de nombreux leaders nationalistes arabes furent formés à l’école de propagande soviétique et il n’est donc pas exagéré de dire que le mouvement national palestinien s’est nourri à la fois aux mamelles du nazisme et du communisme, ce qui explique parfaitement l’attitude des dirigeants palestiniens jusqu’à ce jour, toutes tendances confondues. Par ailleurs, de nombreux dignitaires nazis trouvèrent refuge dans des pays arabes et poursuivirent leur travail idéologique auprès des populations et des élites locales.
La question qui se pose alors pour les Israéliens mais aussi pour tous ceux qui les poussent à négocier avec l’Autorité Palestinienne est la suivante : à quoi sert-il de se lamenter sur la recrudescence de l’antisémitisme, de verser une larme le Jour de Yom Hashoah, de venir se recueillir à Yad Vashem ou de s’inquiéter de la mode de la « quenelle » si par ailleurs l’on considère comme « partenaire pour la paix » une organisation appelée « Autorité Palestinienne », dont le chef est de surcroît l’auteur d’une thèse négationniste, et dont toute la construction idéologique est inspirée par les thèses nazies ?
En d’autres termes, pourquoi tant insister sur le devoir de mémoire envers le cancer nazi qui a sévi il y à 80 ans et être en même temps si aveugle et tolérant envers ses métastases qui sont à notre porte aujourd’hui ? Paradoxalement, ce sont les milieux de gauche, qui ont toujours été à l’avant-garde dans le combat contre l’extrême droite et hydre nazie qui sont aujourd’hui les plus fervents soutiens à la cause palestinienne et contribuent à isoler et délégitimer le « Juif-Etat » tout comme les nazis l’ont fait avec le « Juif-Peuple ».
Il est du devoir des responsables israéliens, de quelque bord qu’ils soient, de démasquer l’immense supercherie arabe palestinienne, et de cesser cette immoralité qui consiste à négocier avec les disciples de ceux qui ont tenté de nous faire disparaître de la surface de la terre.
Shraga Blum est un journaliste indépendant. Il écrit pour la revue hebdomadaire «P’tit Hebdo» et pour des sites de franco-israéliens dont Israël-flash

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