Il décida de se sauver, et pour cela il paya une très forte somme d’argent à des passeurs. Seulement cela était très dangereux car celui qui se faisait arrêté était directement envoyé en Sibérie pour 25 ans.
Toutefois, le besoin de fuir surpassait la peur.
Le jour J arriva, en l’occurrence le mercredi, le groupe se mit en route dès le coucher du soleil par les bois et les montagnes emplies de rochers, ou chaque bruit était inquiétant. Ils devaient être dans la totale obscurité et avancer en silence.
Ce Juif, sachant que c’était le 4 ème jour de ‘Hanoucca voulut allumer ses bougies. Mais, le passeur lui dit qu’il était impossible de le faire vu le danger qui les guettait. Ils continuèrent leur chemin et arrivèrent dans une petite maison abandonnée et y entrèrent.
Alors le Juif renouvela sa demande pensant que c’était une bonne occasion d’allumer la ‘Hanoucciah à présent qu’ils se trouvaient à l’intérieur.
Après maintes discussions, il alluma ses quatres bougies plus le shamash, et voilà que, quelques secondes plus tard, un soldat russe fit soudainement son entrée dans cette ruine, et leur demanda brutalement de mettre les mains en l’air.
Tout le monde prit peur et s’exécuta tout en reprochant au Juif qu’en raison de son entêtement ils allaient tous être arrêtés et même fusillées.
Mais voilà que, d’un seul coup, le soldat leur demanda de baisser les bras et leur offrit de la vodka pour se réchauffer. Puis il leur dit :
« J’ai été nommé garde, et cela fait plusieurs heures que je vous guette et vous suis avec l’intention de vous liquider. Mais, quand je me suis rapproché de cette ruine j’ai vu les bougies de ‘Hanoucca et j’ai compris que vous étiez juifs.
J’ai alors revu le film de ma jeunesse, où quand j’étais parti à l’armée, il y a de cela vingt ans, mon père allumait à côté de la fenêtre une ‘Hanoucciah en argent et chantait ensuite le Maoz Tsour avec joie ».
Puis il se mit à pleurer et à sangloter en se rappelant son père qui était un Tsadik et qui accomplissait cette Mitsva avec enthousiasme. Ensuite, il rajouta :
« Sortez et sauvez vous vite, je vais moi-même vous indiquer le chemin le plus sûr. Puisse Hachem me permettre de m’échapper avec vous ». Ils arrivèrent tous Baroukh Hachem à traverser la frontière accompagnés du soldat russe.
Ce dernier se rendit par la suite en Erets Israël. Arrivé au Kotel, il récita la bénédiction du Gomal avec des pleurs de joie et de remerciement à Hachem. (histoire relatée dans le livre de Rav Shimon Baroukh sur ‘Hanoucca)

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