samedi 24 mars 2012

Le Rabbi de Loubavitch: Larmes.......Hachem effacera les larmes de tout visage »........


Hachem effacera les larmes de tout visage »


{Prophète Isaï}


A la mémoire de mon oncle Shimon Yhya Ben Sarah Malka z’’l


Bien souvent, les moments de joies laissent place à des sentiments de bonheur que l’on aimerait plus longuement savourer, avec dans le meilleur des cas un élan évident de reconnaissance envers Dieu pour tous ces bienfaits… Tandis que les moments difficiles sont vécus comme des chutes douloureuses où le temps semble s’être arrêté pendant un instant, avec ces terribles premiers sentiments d’incompréhension et d’injustice, où presque tout devient insignifiant à nos yeux, des yeux desquelles jaillissent à ce moment là, de « chaudes larmes »... Et pourquoi ??


J’ai tenu à réaliser cet article pour vous faire découvrir cette incroyable leçon de Vie, que le Rabbi de LOUBAVITCH dévoila le 20 Av 5742 - 9 aout 1982, lors de l’anniversaire du décès de son père, en se basant sur une interprétation de la prophétie d’Isaï : « La mort sera engloutie pour toujours, et Dieu effacera les larmes de tout visages » {Isai - 25 : 8}


Souvenons nous que le Rabbi ne fut pas étranger au drame personnel. Il perdit son père chez les communistes, son frère cadet chez les nazis, et son plus jeune frère encore peu âgé, à cause d’une crise cardiaque… Et pourtant le Rabbi continua d’apporter réconfort et joie à toute notre génération.


Dans la conclusion du Traité Moed Katan {Talmud de Jérusalem}, il est dit que la dernière Michna termine par le verset suivant d’Isaï : « Dieu effacera les larmes de tout visages », car la Michna souhaitait finir sur une note positive.


De même, le Talmud conclura à son tour sur une note positive en nous enseignant qu’ : « On amène des flûtes à la maison du banquet, et de la joie ». Même pendant ’Hol Hamoèd quand les activités profanes habituelles sont limitées, il est permis d’amener des flûtes à une occasion joyeuse et d’en jouer - bien que pendant les 3 fêtes, ce soit interdit - Car c’est ainsi que l’on manifestera la joie d’une Mitsva.


A propos de la promesse que « Dieu effacera les larmes de tout visages », le Talmud stipule que dans les lois de l’acquisition : « un changement réversible n’est pas considéré comme un changement », car on ne peut pas établir la propriété d’un objet en y faisant un changement si ce changement peut être inversé.


De même, bien qu’il y’ait des larmes dans le monde, celles-ci seront au final totalement effacées par Dieu, et elles constituent ainsi un changement qui sera réversible. En effet, au début de la création, la mort n’était pas un état naturel de l’existence, et ce, jusqu’à ce que l’Homme faute. Et après la faute, la Vie ne fut plus éternelle, et à sa conclusion (jusqu‘à 120 ans), temporairement il y’a, Dieu préserve, des larmes… Et la Michna vient nous enseigner que le monde reviendra un jour à son état naturel de vie éternelle, à un état de joie et de lumière car « Dieu effacera les larmes de tout visages ».


D’ailleurs, il y’a une allusion profonde à cela dans les enseignements du ARIZAL, qui dit que la valeur numérique du mot DIM’A (LARME) est égale à 120, et fait référence dans la Torah à une vie entière de 120 ans. Mais en calculant bien, nous remarquons que les lettres additionnées ne font que 119, et qu’apparemment il faut également compter le mot DIM’A (LARME) en entier, pour 1 de plus, pour faire au total 120.


Et si nous voulons savoir ce que l’on gagne en comptant ainsi le mot en tant qu’ensemble, qui comte pour 1 ? Le Comer EMOUNIM nous explique que dans certains concepts, le Tout est plus grand que la somme de ses parties, car se concentrer sur tous les détails ne permettrait pas de le saisir. Et dans un tel cas, le calcul réclame qu’on compte également le mot comme un Tout, pour montrer qu’il y’a un but plus large qui donne du sens à tous les détails.


Ici aussi, lorsque le ARIZAL nous dit que le mot DIM’A (LARME) est d’une valeur numérique 120, c’est pour nous expliquer le fait que les larmes sont vraiment temporaires et qu’elle n’ont pas de vrai but par elles-mêmes, car « Dieu effacera les larmes de tout visages ». Ainsi, la valeur numérique de DIM’A (LARME) associé à son but plus large fait 120, fait directement allusion aux 120 ans d’une vie entière.


Donc quand on essaie de comprendre le sens des larmes, on doit regarder le but auquel elles servent. A ce propos, nous savons que c’est uniquement la faute qui amena la mort et les larmes dans le monde, et le vrai but de ces larmes est de rectifier et de nettoyer la faute, jusqu’à amener l’homme au repentir complet.


Donc quand la Michna conclut par « Dieu effacera les larmes de tout visages », il s’agit d’une conclusion positive qui nous montre le but des larmes dans ce monde.


A première vu, les larmes ne constituent pas une Mitsva par elles mêmes. Et Maïmonide enseigne que le but du deuil et des larmes est simplement la Mitsva du « repentir », afin que l’homme vivant dans ce monde retourne à Dieu, comme il est dit « le vivant le prendra à cœur ».


De même, lorsque le remord pour des fautes passées pousse au repentir complet dans ce monde, alors ses fautes passées sont pardonnées, Et plus encore, elles deviennent considérées « comme des mérites ». L’Admour Hazakene disait à ce propos elles se transforment en « vrais mérites », et c’est cette transformation qui élève le « Baal Techouva » au dessus du « Tsadik ».


C’est donc là le thème commun de la Michna et du Talmud, et la Michna conclut que les larmes sont en fait une Mitsva mais sous la forme d’un « service incomplet », car un « service complet » est celui qui ne réclame aucune actions en plus.


De la même façon, les DIM’A (LARME) sans le repentir sont un « service incomplet », et ne valent numériquement que 119. Mais quand on ajoute le but des larmes, « le repentir », cela devient un « service complet » qui vaut 120 comme une vie entière de 120 années.


Ici, l’objectif du Talmud étant de prendre chaque mot de la Michna, et de reveler toute sa largeur, sa profondeur, et son ampleur cachée, le Talmud a voulu à son tour conclure d’une manière positive en nous enseignant l’idée d’apporter des flûtes… pour se rejouir dans la Mitsva, en sous entendant que la conclusion positive de la Michna souhaitait nous révéler que la vraie Mitsva est le résultat des larmes, c’est-à-dire, le vrai repentir.


Et alors : « Dieu effacera les larmes de tout visages ». Et plus encore, lorsque Maimonide conclut dans ses Lois des jeûnes, que « ces jours de deuil seront transformés en jour de joie, en jour de Moèd (fête) », nous remarquerons que la valeur numérique exacte de « Moèd » (fête) vaut également 120, car après tout, une fois que toutes les larmes seront effacées, viendra la joie absolue pour laisser place à la fête.


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Pour conclure, j’aimerai vous raconter une histoire vraie qui aidera certains à retrouver des forces dans les moments les plus difficiles de la vie.


Du temps où Rabbi Rachach vivait au Yémen dans un quartier juif, un père de famille vint chez lui pour lui faire part de ses dures « Nissionot » épreuves de la vie, et essayer de comprendre pourquoi cela lui arrivait ?...


Le Rav l’invita à prendre place sur son propre fauteuil, et le bonhomme commença à raconter en larmes les terribles malheurs qui touchaient ses proches, et de récits en récits il en vint à s’endormir…


Soudain il vit son âme atteindre les mondes supérieurs ; une sorte de désert immense avec un seul chemin qui mène au Tribunal Céleste où on l’attendait pour faire le bilan de sa vie face à une grande Balance.


Les anges ‘accusateurs’ commencent à ramener d’un coté de la balance l’ensemble des « Averot » (fautes) qu’avait commis le bonhomme durant sa vie…


Les anges ‘défenseurs’ commencent à ramener de l’autre coté de la balance l’ensemble des « Mitsvot » (Bonnes actions) qu’avait effectué le bonhomme durant sa vie.


Etant loin de rééquilibrer la balance, car les mauvaises actions étaient largement plus nombreuses, l’âme de l’homme se mis à trembler de peur face aux condamnations des anges accusateurs. Quand soudain, un ange défenseur prit la parole : Mais avons-nous comptabiliser les « Nissionotes » (les épreuves difficiles de la vie, souffrances…) ? Car les « Nissionote » subis sur terre sont un moyen d’élévation rapide de l’âme de l’homme.


C’est alors que des centaines et des centaines de « Nissionote » sont jointes du côté des mérites, mais n’arrivent pas pour autant à rééquilibrer le tout car les mauvaises actions font au bout du compte une toute petite différence, mais vraiment minime !


Et c’est face à cette terrible situation que le bonhomme remarque qu’il ne fallait après tout qu’une petite Mitsva de plus, ou du moins encore de toutes petites souffrance « Nissionote » pour gagner enfin le paradis… C’est alors que de toute sa volonté elle demande à retourner sur terre en s’écriant « juste le temps d’une Mitsva, ou du moins encore juste une souffrance une souffrance, une seulllllllle c’est tout ! » Soudain il se réveille sur le fauteuil du Rav et obtient par lui même la réponse qu’il venait chercher.


Que Dieu face que nous n’ayons pas besoin d’épreuves difficiles dans notre vie pour élever notre âme et que l’on face notre « Tikoun » (réparation et élévation de l’âme) de par notre propre volonté, dans le droit chemin de la Torah et des Mitsvot.


Amen !


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