vendredi 12 février 2016

Israël invente un bandage coagulant arrêtant les saignements en quelques minutes....


Quand il est mis au contact de liquides, "Woundclot" permet aux liquides de changer d’état pour devenir un gel
Une nouvelle innovation médicale israélienne a permis de produire un pansement "unique" qui peut arrêter une hémorragie sévère en quelques minutes, ce qui pourrait permettre de sauver rapidement des vies, selon l’agence de presse Reuters.
Le bandage "Woundclot", développé par Core Scientific Creations, possède une "structure moléculaire particulière", ce qui signifie qu'il peut absorber de grandes quantités de liquide sans pour autant se disloquer, selon son inventeur, le Dr Shani Eliyahu Gross, vice-président de Core Scientific Creations.
"Quand il est mis au contact de liquides, ce produit commence à absorber d'énormes quantités de sang, puis il change d’état pour devenir un gel", a déclaré le Dr Gross à Reuters. Selon le Dr. Gross, plus le pansement absorbe de sang, le plus vite il va commencer à coaguler.
L’efficacité du bandage, ainsi que le fait qu'il ne nécessite pas qu’une pression soit appliquée sur la plaie, signifie qu'elle peut avoir des implications importantes dans le domaine du combat, où les saignements incontrôlables sont la première cause de décès, selon Yuval Yaskil, le PDG de Core Scientific Creations.
Cette invention est particulièrement pertinente dans le cas de blessures à la tête et au cou, où l'application d’une pression ne permet pas pour autant de faire cesser l'hémorragie.
"Ces produits nous permettent de traiter des saignements très sévères, avec une formation minimum et en interférant au minimum avec les traitements médicaux réguliers ou les procédures qui sont utilisées aujourd'hui", a déclaré Yaskil.
Yuval Yaskil a ajouté que "notre produit est unique car il est le seul produit sur le marché dont les caractéristiques excluent l'application d’une compression lors d’une hémorragie sévère tout en étant en même temps bio-absorbable".
La police israélienne utilise déjà les bandages Woundclot de même qu’ils sont également vendus dans les hôpitaux pour un peu moins de 10 dollars par bandage.
L'invention de Core Scientific Creations est une des plus chères sur le marché pour de tels produits, mais Yaskil a fait valoir que des options moins chères ne sont pas rentables sur le long terme et que ce produit peut remplacer des procédures, qui elles coûtent des milliers de dollars.

ISRAËL ET LE LANGAGE DE LA RECONQUÊTE -


Il semble que depuis un certain temps maintenant, Israël a presque disparu des manchettes des journaux. Il y a eu tant à faire au Moyen-Orient et dans le monde merveilleux de l'Islam. Entre les vicissitudes vertigineuses de l’Irak et de la Syrie, nous avons eu droit à des news sans arrêt des nombreuses et différentes guerres, impliquant les sunnites et les chiites, les partisans et les conspirateurs de régimes, diverses minorités menacées (non-musulmanes ou non-arabes) - chrétiens et alaouites, Kurdes et Yazidi - dans le mélange, et tout le monde, y compris les sunnites insuffisamment fanatiques, attaqués par L’ISIS.
Le califat de l’ISIS attire des centaines de milliers de volontaires étrangers. Il prend forme au nord-ouest de l’Irak et au sud-est de la Syrie. Le califat est toujours vivant et en place, en dépit des incessantes prévisions optimistes de sa disparition imminente de Washington.
En Égypte, Moubarak a été renversé et remplacé par Morsi de la Confrérie Musulmane, qu’Al-Sissi le séculaire, détrôna à son tour, et tout au long de ces hauts et ces bas, les Coptes d'Égypte subissaient certains degrés de tourment flottant avec le niveau de l'Islam dans le gouvernement.
En Libye, Kadhafi a été renversé avec l'aide de l'Occident. Mais au lieu de devenir un royaume de paix, le pays qui a souffert un régime de main de fer, a chuté ensuite dans le chaos de la guerre entre les différentes factions et milices. Certaines d’entre elles, résident dans leur ville d'origine (Misrata, Benghazi, Zintan). D'autres se distinguent selon les tribus ou une idéologie politico-religieuse. Et à ce tohu-va-vohu tripolitain, avec deux «gouvernements libyens » différents, siégeant maintenant à Tobrouk et Tripoli, s’ajoute l'État Islamique, qui vient lui aussi d’ouvrir une succursale à Syrte.
Le fait de gérer tant de news en première ne signifie forcément pas que la guerre contre Israël a disparu. Les lents djihadistes de l'Autorité Palestinienne (l’ancien OLP) continueront à être soutenus par l’ONU et par l’Union Européenne, tandis que les djihadistes plus rapides du Hamas, savent que l’État Islamique et l’Iran les attendent au tournant.
Les Juifs sont encore attaqués - plus de deux douzaines de civils juifs ont été poignardés à mort au cours des derniers mois - et l'autre jour, le Hamas promettait une nouvelle vague de bombes dans les bus d’Egged. Mais sans minimiser cette violence continue, la menace arabe à laquelle les israéliens se confrontent n’est tout simplement pas au même niveau que celle posée par les grandes masses des armées arabes.  Celles d'Égypte et de Syrie ont toujours été les plus importantes, et elles avaient déclenchés en 1973, 1967 et 1948 des guerres contre les Juifs d'Israël. 
Israël ne fait pas face en ce moment à ce genre de danger : L'armée syrienne, après quatre ans de guerre civile, s’est tout simplement liquéfiée, et l'armée égyptienne est beaucoup plus intéressée à détruire les tunnels du Hamas que d’aller en guerre contre Israël. Des hommes comme Al-Sissi ont peu d’appétit à sacrifier encore une fois leurs soldats, arsenal militaire et fonds pour une cause «arabe».
Alors qu'Israël jouit d’un moment de répit, il a besoin de travailler très dur pour améliorer son Hasbara - la diplomatie, les relations publiques, la propagande. Il doit être plus vigilant sur les termes employés tout au long du débat. La première phrase qui doit disparaitre de tous les lexiques et expressions est « le peuple palestinien ».  Avant la défaite arabe de la guerre des Six Jours, aucun leader arabe, diplomate, intellectuel, n’a employé l’expression « peuple palestinien ». Ils les ont toujours appelés des « réfugiés arabes ». 
Cela a débuté après leur défaite militaire de Juin 1967, quand il devint clair que les Arabes, avant de tenter un nouvel assaut militaire, devraient amadouer Israël, l'isoler diplomatiquement, et faire oublier au monde que les Arabes ont initié cette guerre et celle de 1948, bien avant que le «peuple palestinien» n’ait vu le jour.
À partir de 1967, les propagandistes arabes ont été impliqués dans le projet de l’«édification de l’identité palestinienne », et la création d'un «peuple» basé sur l’expression géographique « arabo-palestinien» qui devint brusquement «palestinien». Ce tour de passe-passe a contribué puissamment à l'invention de la définition « peuple palestinien ». Un « peuple qui lutte pour ses droit légitimes » et le fait en Palestine, où il a vécu depuis des temps immémoriaux». Dans sa contre-campagne, Israël devrait faire usage à chaque occasion de l’aveu de Zuhair Mohsain diffusé par le journal néerlandais « Trouw » en 1974 où il révélait la valeur propagandiste fictive du « peuple palestinien » :
« Le « peuple palestinien » n'existe pas. La création d'un état palestinien est seulement un moyen pour poursuivre notre lutte contre l'état d'Israël et pour notre unité arabe. En réalité, aujourd'hui, il n'y a aucune différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais. Seulement pour des raisons politiques et tactiques nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien, car les intérêts nationaux arabes exigent que nous avancions l'existence d'un « peuple palestinien » distinct à opposer au sionisme. »
Et Netanyahu, qui est sensible à la langue, devrait faire connaître qu'à partir de maintenant, le gouvernement israélien ne se référera pas au «peuple palestinien» (comme il l'a si inconsidérément fait dans le passé), mais seulement aux «Arabes palestiniens ». Expression qui rappellera au monde que les «Palestiniens» ne sont pas une entité mais une partie du peuple arabe - Peuple généreusement plus nanti que tout autre, possédant 22 états et 14 millions de miles carrés de territoire. 
Israël n’obtiendra ce résultat souhaitable que si ses propres dirigeants, ses diplomates et ses journalistes ne se liguent pour mettre fin à l’usage erroné de l'expression «peuple palestinien». Il faut préciser que cette phrase n’est nullement neutre, au contraire elle très tendancieuse.
En second lieu, pour le contrôle, Israël doit supprimer le terme «occupé» - tel qu'il est employé dans la phrase « Cisjordanie occupée » ou « territoires occupés » ou pire encore, « terres arabes occupées ». Le terme «occupé» est employé afin d’insinuer qu'Israël n'a aucun droit à la «Cisjordanie» ou à Gaza, hormis celui du statut temporaire d’être l’occupant militaire. On pense à cet égard à « Berlin occupé », « Vienne occupée », « Paris occupée », « Japon occupé » - sous cette désignation, le territoire en question est présumé être sous le contrôle d'un pouvoir ou des pouvoirs externes – le contrôle concédé à ce pouvoir/s fait suite à une conquête militaire. La revendication de ce territoire est interceptée temporaire, sur l’unique base de l'occupation militaire. Mais la revendication d'Israël de Gaza et la «Cisjordanie» ne repose pas sur le fait d’une occupation militaire. 
Ces territoires sont correctement considérés comme des zones non affectées du mandat sur la Palestine, et les dispositions de cette Ligue du mandat des Nations sont toujours viables. Le mandat pour la Palestine a été créé par la Société des Nations dans le but unique et express de constituer les conditions pour la mise en place du Foyer National Juif ; le territoire attribué à ce mandat comprend Gaza et ce qui sera appelé plus tard la «Cisjordanie».
Le fait que les Juifs n’aient pas finalement pris possession de Gaza et de la «Cisjordanie» à la fin de la guerre de 1948-49 ne modifie pas le statut juridique de ces territoires. La revendication d'Israël repose sur le mandat lui-même. (Il ne faut pas oublier qu'il y avait d'autres mandats menant à la création des États arabes, un mandat britannique en Irak, un mandat français en Syrie et au Liban). 
Cette revendication juridique n'est pas périmée, mais demeure viable, et la conquête militaire d'Israël de ces territoires durant la guerre des Six Jours n'a pas créée une nouvelle demande, mais a permis à Israël d’en prendre possession par la force des armes, pour finalement exercer le droit prioritaire de ces territoires sur la base du mandat. Et quand Israël a volontairement renoncé, pour des raisons d’intérêt, à sa prétention sur Gaza, cela n’a causé aucune conséquence sur la revendication continuelle d’Israël de la Cisjordanie.
Au lieu de se soumettre à l’usage du mot «occupé», le gouvernement israélien devrait faire beaucoup de tapage chaque fois que ce terme est employé par d'autres, dont les dirigeants étrangers, les diplomates, le personnel de l’ONU, les speakers de la BBC et les chroniqueurs du New York Times.  Il faut préparer un récit bien détaillé, faire un remue-ménage qui rappellerait les dispositions du Mandat concernant la Palestine, afin de consolider la revendication israélienne de ces territoires qu'il a conquis en 1967. 
Finalement, à force de leur en remplir les oreilles, certains vont commencer à saisir le point, et d'autres, qui peuvent encore refuser d'accepter ce fait, seront au moins contraints de discuter la question sur la signification du terme «occupé» et pourquoi Israël a un point concernant son application, que nul ne peut aisément repousser. Il faut forcer les autres à regarder, étudier et discuter, les termes du Mandat pour la Palestine. Et cette discussion constituera au moins pour Israël, une victoire partielle.
En troisième lieu, l'israélien devrait faire en sorte de toujours employer le terme «djihad» pour décrire la guerre qui leur a été infligée, avant même que l'état juif ne soit déclaré en 1948. Dans le passé, cela avait peut-être un sens quelconque d’éviter l’emploie de ce terme. Deux grandes puissances musulmanes – la Turquie et l'Iran-Turquie kémaliste et l'Iran du Shah séculaire - étaient des alliés non déclarés d'Israël. Il y avait une sorte d’entente bénéfique chez les Turcs et les Perses sur le sentiment anti-arabe. 
Pour éviter de contrarier inutilement ces régimes, et entraîner des difficultés à maintenir leurs alliances secrètes avec Israël, en rappelant le devoir du « Djihad » chez leurs sujets musulmans, le jeune état juif, opta pour le silence. Mais la situation est maintenant différente. Les turcs musulmans kémalistes n’existent plus sous Erdogan, et l’ancien régime laïc iranien est parti avec le Shah, remplacé par les épigones de Khomeiny, tous chiites fanatiques. Il n'y a rien à gagner en ne présentant pas nettement la guerre contre Israël, comme étant en vérité, un «Jihad ».
Certains Européens (pas tous, pas même la plupart, mais certains) suffisamment inquiets de leur propre situation, qui est la menace interne provenant de la population musulmane en plein essor vivant en leur sein, ont entrepris individuellement l'étude de l'Islam. Leurs gouvernements n’étant d'aucune aide dans cette affaire. Ils doivent reconnaître qu'un «Jihad» est mené contre eux aussi. Tout ce qui peut être fait pour faire progresser la compréhension d'intérêts communs et de partage de menaces, entre l'Europe et Israël, ou entre l'Europe, Israël, et le reste du monde infidèle, puisqu’ils sont tous engagés dans la même lutte d’auto-défense contre le même ennemi, devrait être entrepris pour les mêmes raisons et ne peut être que salutaire.
Cette reconquête du champ de bataille lexicale sera longue et ardue. Mais pour Israël, et pour les infidèles partout dans le monde, il n'y a pas d'autre choix. Et j’espère avoir maintenant situé correctement par où il faut commencer.

Une iranienne allemande et pro palestinienne qui se convertit au judaïsme...


Aujourd’hui, une jeune femme iranienne vivant en Allemagne est tombée amoureuse du judaïsme et d’ Israël. Son vrai nom ne peut être révélé pour des raisons évidentes de sécurité. Voilà l’interview qu’elle donne à Israel Today

Israël Today: Vous êtes néé musulmane et chiite, comment est-ce que vous êtes tombée amoureuse du judaïsme et d’Israël?
Elle: » Je suis née à Téhéran dans les années 1980 de parents musulmans, mais ils ne se sont jamais reconnus ainsi. Avec l’éclatement de la révolution islamique en 1979, la vie est devenue très difficile pour eux. Mon père, qui est un intellectuel, a particulièrement ressenti le danger compte tenu du fait que le nouveau régime des ayatollahs ne tolère pas les gens comme lui. Il peut témoigner des punitions publiques, des tortures, du sang et des exécutions! Mes parents ne voulaient pas que leurs enfants grandissent dans un Etat islamique où irradiait la peur. 
C’est pourquoi, ils ont décidé de fuir vers l’Allemagne, en espérant qu’un jour – lorsque les clercs islamiques seraient renversés – ils pourraient revenir en Iran. Ceci n’est pas arrivé. Même si je suis totalement intégrée dans la société allemande et que je m’identifie comme allemande, je ne me suis jamais vraiment sentie connectée à cette nouvelle patrie, même si je suis très reconnaissante à ce pays pour moi et ma famille car elle leur a donné un abri. J’ai commencé à partir à la recherche de mon identité réelle.
Israel Today: Et vous l’avez trouvée dans le judaïsme, même si c’est si impopulaire d’être juif aujourd’hui?
Elle: « Je n’ai jamais appris à haïr les Juifs ou Israël, au contraire. Mon père m’a toujours raconté des histoires au sujet de ses amis juifs qu’il avait laissés en Iran.
Israel Today: Mais au point de réellement devenir Juif?
Elle: Ce n’est que le début du processus. Mon amour pour Israël s’est intensifié au fur et à mesure que j’en apprenais plus sur ce pays. Il y a six ans, quand j’étais encore à l’Université, une de mes amis qui avait fait des études en Israël m’a invité à visiter le pays et je ne pouvais pas résister à cette tentation. Je n »étais qu’au début de mes surprises parce qu’au moment où j’ ai atterri à l’aéroport Ben Gourion, j’ai été emmenée pour un interrogatoire qui a duré huit heures! L’officier, qui a vérifié mon passeport allemand, a remarqué que j’étais née à Téhéran et il était convaincu que je travaillais pour le service de renseignements iraniens.
Israel Today: Comment avez-vous vécu cette humiliation?
Elle: C était une expérience très traumatisante et à un moment, j’ai appelé l’ambassade d’Allemagne à Tel Aviv et je les ai prié de me faire sortir de ce pays horrible. Mais ce cauchemar m’a laissé curieuse et j’ai pris ma décision de revenir et de redécouvrir Israël. Cette fois-ci, j’ai postulé pour divers programmes de stages, en espérant qu’ils allaient me donner un aperçu du pays. Ironie du sort, le seul programme de stage où j’ai été acceptée était dans une ONG palestinienne.
Israel Today: Donc, au lieu d’explorer Israël, vous avez fini par explorer la Cisjordanie?
Elle: Exact. Je suis restée avec une famille palestinienne de Jérusalem et j’ai été très influencée par leur machine de propagande puissante. Je dois admettre que, pendant deux ans, j’étais de leur côté. Mais c’était aussi parce que je n’ai pas eu la chance d’appréhender la société israélienne et d’interagir avec les Israéliens.
Israel Today: Comment as tu  fait ce changement?
Elle: J’ai toujours été une personne très intellectuelle. Je n’ai jamais avalé tout cru ce que les médias ou les gens autour de moi ont essayé de me faire croire. J’étais extrêmement irritée par le fait que chaque fois que les Palestiniens parlaient des Israéliens, ils n’utilisaient que le mot «Juifs». 
Cela m’a fait mal d’entendre cela, simplement parce que j’ai grandi en Allemagne où les gens m’ont appris à me souvenir de la Shoah. À un certain moment, j’ai réalisé que j’étais fatiguée de la position palestinienne: la plainte constante et  le blâme sur tout le monde sauf eux-mêmes. J’étais fatiguée de leur approche négative. Dans le même temps, j’avais peur de parler aux Israéliens, en pensant qu’ils allaient me repousser à cause de mon origine. 
J’ai surmonté cet obstacle en 2012, quand un groupe de militants de la paix a lancé la fameuse campagne Israël Loves Iran. Peu de temps après, les Israéliens ont commencé à m’ajouter comme amie sur Facebook et plusieurs d’entre eux m’ont même invité à les rencontrer.
Israel Today: Quelle a été la révélation la plus frappante pour vous quand vous avez appris à connaître les Israéliens?
Elle: C’est qu’ils ressemblent tellement aux Perses: Ils ont le flair du Moyen-Orient, mais ils sont aussi modernes et ouverts d’esprit. J’ai réalisé qu’Israël était l’endroit où je voulais être.
Israel Today: Était-ce à ce moment que vous avez décidé de vous convertir?
Elle : Je ne peux pas mettre le doigt sur ce qui s’est passé exactement, mais c’était certainement au moment où quelqu’un m’a dit que le processus de conversion serait pour moi un réel cauchemar [rire]. J’ai pris la décision dans mon esprit de me convertir alors que j’étais en voyage en Allemagne, mais au moment où je suis revenue en Israël, j’étais paralysée par la peur.
Israel Today: Quelle genre de pensées parcouraient votre esprit?
Elle: J’ avais peur de passer par le processus de conversion et également par l’étape d’immigration et je n’arrivais pas à avoir pas un travail décent en Israël. J’aurais donc besoin de retourner en Allemagne et y vivre comme une femme juive, ce qui signifie que j’aurais à cacher ma véritable identité. Mais je ne voulais pas vivre dans un mensonge.
Israel Today: Est-il si effrayant d’être juif en Allemagne?
Elle: L’antisémitisme est nettement en hausse en Europe. Il a particulièrement été féroce cet été dernier lors de l’opération militaire à Gaza. Mais en dehors de cela, beaucoup d’Européens estiment qu’ils perdent leur identité et que leurs pays ne leur appartient plus. Ainsi récemment des milliers d’alllemands sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère contre les immigrés musulmans, qui – comme ils le voient – ne s’intègrent pas dans leur société, mais la vérité est que le peuple juif est également dans leur liste, une cible. Ils utilisent leur position anti-islamique comme une couverture, dans le but de gagner plus de partisans, mais leur idéologie essentielle va à l’encontre de tout non-allemand, donc des Juifs aussi.
source : coolamnews.com

Le plaidoyer pro-israélien d’un journaliste palestinien......


Khaled Abou Toameh, journaliste arabe israélien et palestinien, était de passage à Paris. Il porte un regard sceptique sur les chances des négociations de paix et la capacité de Mahmoud Abbas de les conduire.
C’est peut-être parce que les négociations entre Israéliens et Palestiniens semblent sans issue que Khaled Abou Toameh a pris l’habitude de détendre ses auditoires avec quelques blagues, une façon de démontrer par l’absurde quels sont les obstacles au processus de paix.
« Je suis un journaliste arabe israélien, ou un journaliste israélien arabe ou un Arabe israélien journaliste, vous pouvez intervertir les adjectifs comme il vous plait. Tout me va ». Le quinquagénaire, invité par le sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo, jeudi dernier, au Palais du Luxembourg, ne laisse aucune ambiguïté sur son attachement à l’État hébreu.
« C’est parce que je vis en Israël avec les juifs que j’ai le droit de m’exprimer librement. À Ramallah, je ne l’aurais pas fait. Si je parlais de négociations de paix à Ramallah, j’aurais de la chance de ne recevoir qu’une balle dans la jambe. »
Khaled Abou Toameh est né d’un père arabe israélien et d’une mère originaire de Cisjordanie. Depuis plus d’une douzaine d’années, il publie analyses et reportages dans le Jerusalem Post, journal placé plutôt à droite. Il produit également des reportages télé pour la chaîne américaine NBC News et, en parallèle, accompagne des journalistes à travers la bande de Gaza et la Cisjordanie, organisant des rencontres avec, notamment, des leaders du Hamas. Pourtant il y a trente ans c’est au journal de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qu’il a commencé sa carrière.
« Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai décidé de quitter la « Pravda » locale pour écrire dans la presse libre, » poursuit le journaliste, diplômé de l’université hébraïque de Jérusalem. Après un virage à 180 degrés, il est aujourd’hui un contributeur incontournable du « Think Tank » américain Gatestone Institute, réputé de droite et plutôt pro-israélien. Il parcourt le monde, défendant des thèses qui ne déplaisent pas aux juifs d’Israël et de la diaspora (NDLR: il s’agit juste de la vérité). C’est ainsi qu’il a donné une conférence au Sénat français, avant de repartir en Israël et reprendre ses critiques à l’encontre du leadership palestinien, qu’il juge impuissant et corrompu.
« Les dirigeants palestiniens ne veulent rien céder »
Sur les négociations de paix en cours, il n’a aucune illusion. « Mahmoud Abbas est-il légitime pour négocier un accord de paix ? Il a entamé la dixième année de son mandat de quatre ans », raille-t-il, provoquant les rires de son auditoire. « D’ailleurs, même si Abbas signe un accord, où va-t-il le faire appliquer ? Dans son quartier de Ramallah ? Il ne contrôle rien. Il ne peut même pas accéder à sa propre maison à Gaza [territoire contrôlé depuis 2007 par ses rivaux du Hamas, NDLR]. »
Non, les négociations n’ont aucune chance d’aboutir, ni avec Mahmoud Abbas, ni avec le reste du leadership palestinien, selon le reporter, qui soutient qu’aucun leader arabe ne se sent autorisé à céder quoi que ce soit aux Israéliens. Et de citer en exemple l’ancien « Raïs » Yasser Arafat, qui avait rejeté en 2000 le marché roposé par le Premier ministre israélien de l’époque, Ehoud Barak, à Camp David, aux États Unis. « Je suis allé avec d’autres journalistes arabes demander à Yasser Arafat pourquoi il n’avait pas accepté l’offre, poursuit-il. Il nous a répondu : ‘ils ne m’ont pas donné 100% de ce que je demandais.’ Lorsqu’on lui a demandé combien de pourcentages Barak avait offert, il a répondu ‘95%’ »
Selon le journaliste, Arafat aurait ajouté : « Je n’ai aucune intention de prendre le thé avec Anouar el-Sadate dans l’au-delà » [le défunt président égyptien avait été assassiné trois ans après la signature, en 1978, d’un accord de paix avec Israël, NDLR]. Conclusion de Khaled Abou Toameh : pour conclure un accord, il faudrait que les Israéliens acceptent « 100% des exigences de l’Autorité palestinienne », notamment un retrait complet des territoires conquis en 1967. Une idée qui ne semble pas séduire l’auditoire, majoritairement proche d’Israël.
« L’Europe doit poser des conditions à ses subventions »
Pour le journaliste, la situation s’est dégradée depuis les accords d’Oslo de 1993 : la presse des Territoires est encore muselée et les Palestiniens sont abreuvés de propagande anti-israélienne, « largement subventionnée par l’Union européenne. ».
Khaled Abou Toameh conseille ainsi à son public de faire pression sur l’UE pour qu’elle change d’attitude vis-à-vis de l’Autorité palestinienne. « L’Europe paie les salaires de 160 000 Palestiniens. Je ne dis pas qu’il faut qu’elle arrête, mais elle peut au moins poser certaines conditions à ces subventions ».
Le reporter juge toutefois la paix possible, à condition « qu’Israéliens et Palestiniens restent séparés ». Sollicité par FRANCE 24 sur la question du droit de retour des réfugiés palestiniens, il répond qu’ »il ne faut pas oublier les réfugiés juifs qui ont dû quitter des pays arabes. Il faut en tenir compte dans les négociations ». Surtout, Khaled Abou Toameh, qui jure n’être « ni pro-palestinien, ni pro-israélien », insiste sur ce qu’il ne faut pas faire : un nouveau retrait unilatéral d’Israël.
Selon lui, les retraits du Sud-Liban, de la bande de Gaza, et de quatre implantations de Cisjordanie, ont été interprétés comme une défaite d’Israël, et ont encouragé le Hamas à poursuivre sa lutte.
À qui accuse Israël de pratiquer une politique d’apartheid, le journaliste répond : « La situation n’est évidemment pas parfaite, mais nous avons des droits que les Palestiniens n’ont pas dans les pays arabes de la région. J’habite dans un quartier juif à Jérusalem, mes filles peuvent aller à l’école juive, par contre au Koweït, mes amis palestiniens n’ont pas le droit d’acheter une maison ». Et d’ajouter: « Si vous trouvez un Arabe israélien qui veut partir vivre dans un État palestinien, amenez-le moi. »

Un ancien marin israélien veut noyer les trafics dans un océan de données......


Ami Daniel se montre discret sur sa clientèle qui comprend des souscripteurs privés, mais aussi plus d’une dizaine d’organismes gouvernementaux....


Sur son écran d’ordinateur, Ami Daniel pointe un navire qu’il a suivi en Méditerranée et qui selon lui aurait dû être arraisonné et fouillé.

Après avoir croisé au large de Tobrouk, jeté l’ancre pendant quatre jours à plus d’un mille sans jamais accoster, le bateau a mis le cap à l’ouest sur Misrata, également en Libye, où il n’a jamais fait escale. Puis il a rallié la Grèce pour, de nouveau, mouiller quatre jours au large...

Transportait-il des passagers, de la drogue, des armes ? Ami Daniel l’ignore. Mais la cargaison a probablement été déchargée sur les côtes européennes, selon lui.
Alors que l’immigration clandestine alarme la communauté internationale, cet ancien de la marine israélienne affirme que Windward, son entreprise basée à Tel Aviv, a conçu un système croisant une masse de données disponibles sur le trafic maritime à travers le monde entier permettant de repérer les agissements suspects en mer.
La marine italienne a bien intercepté un cargo transportant 20 tonnes de cannabis en octobre. Mais les autorités européennes sont incapables de surveiller 65 000 kilomètres de côtes, « la porte de derrière » du continent selon les mots d’Ami Daniel.
« Le problème majeur que nous essayons de résoudre, c’est de créer de la visibilité sur les océans. Il y a une faille énorme dans notre appréhension du monde », explique-t-il.
A raison de 90 % du commerce mondial transitant par les océans et les ports, les autorités ne peuvent faire autrement que se concentrer sur des listes de bateaux ciblés, selon lui.
Surveillance permanente
Ami Daniel prône « la surveillance de tous les bateaux tout le temps ».
Avec les turbulences en cours en Libye et l’insécurité en Afrique du nord, les trafics en tout genre ont fleuri et sont devenus de plus en plus sophistiqués, décrypte Silvia Ciotti, qui dirige le centre de recherche EuroCrime.
Les trafiquants, peu regardants, envoient les migrants en Europe au péril de leur vie aussi bien qu’ils acheminent les marchandises. « Un jour, c’est de la drogue, un autre des armes. Ça leur est égal », souligne Mme Ciotti.
Pour tenter d’endiguer la vague, les Européens s’efforcent d’améliorer leur coordination grâce à une politique commune et au partage d’informations. Mais la plupart de ces données, comme la localisation des bateaux fournie par les équipages eux-mêmes, peuvent être manipulées ou erronées.
Plus de la moitié des bateaux entrant en Europe battent des pavillons dits de complaisance — ceux de pays comme le Panama qui n’imposent quasiment aucun contrôle pour attribuer leur pavillon –- et 1 % environ ont une identité totalement fausse, selon Ami Daniel.
Les autorités doivent souvent s’en remettre à des dénonciations, dit Mme Ciotti. L’Europe « a plein de données, mais très peu d’informations » sont traitées, tranche-t-elle.
Plus périlleux en mer
Windward prétend pallier de telles carences en fournissant à la minute une information approfondie sur les navires, leur activité, leur propriétaire ou leur histoire.
Si un bâtiment éteint son radar ou entre dans un port considéré à risques, il éveillera immédiatement l’attention. Windward emploie aussi sa technologie pour suivre les cargaisons de pétrole iranien, après l’assouplissement des sanctions contre la République islamique.
Ami Daniel se montre discret sur sa clientèle qui comprend des souscripteurs privés, mais aussi plus d’une dizaine d’organismes gouvernementaux, en Europe, en Afrique, en Asie ou au Proche-Orient.
Même avec de multiples informations, arrêter les trafiquants reste une entreprise compliquée, notamment parce que la loi varie d’un pays à l’autre, note Michael Newton, co-éditeur de « Prosecuting Maritime Piracy ».
Dans un récent rapport, l’ONU soulignait que les opérations en mer sont les plus périlleuses à mener et que souvent, les autorités préfèrent intervenir une fois le bateau entré dans un port.
« Mais, quand elles sont réussies, les interceptions en mer permettent souvent de saisir des quantités de drogue bien plus importantes que sur terre ou dans les airs ».

Que du Bonheur aux Émirats arabes unis......


Les Émirats arabes unis viennent de nommer un ministre du Bonheur, un ministre de la Tolérance et un troisième de la Jeunesse.

Je suis le 118e pays en termes de liberté de la presse, selon Reporters sans frontières. Je pratique – rarement, je le précise – la peine de mort pour les apostats, les adultérins et les homosexuels (entre autres). Je traite fort mal mes travailleurs immigrés. Mon Code pénal autorise les hommes à « discipliner leurs femmes et leurs enfants, y compris en usant de violences physiques ». Qui suis-je ?
Les Émirats arabes unis, qui viennent de nommer un ministre du Bonheur, un ministre de la Tolérance et un troisième de la Jeunesse. Trois jeunes et jolies femmes dont la tâche, dans ce pays montré du doigt par Human Rights Watch, en raison des discriminations dont elles font l’objet, risque de s’avérer immense… Ah, ces régimes qui ont érigé le Bonheur (avec un grand B, s’il vous plaît), affaire toute personnelle et fort aléatoire, en affaire d’État, ils ne vous rappellent rien ? Passons…
« Le paramètre de la réussite du gouvernement est d’introduire des changements réels qui participent au bonheur de l’homme », explique à ce propos le Premier ministre des Émirats arabes unis, qui est également le souverain de Dubaï.
Tout est dans la présence ou l’absence de la majuscule à « homme », en fait. S’agirait-il de renoncer à la polygamie, d’accorder aux femmes le droit de demander le divorce sans qu’elles doivent justifier de « circonstances exceptionnelles » ? De supprimer l’article 53 du Code pénal émirati qui stipule l’obéissance de la femme à son mari ?
« Le bonheur n’est pas seulement un vœu pieux dans notre pays. Il y aura des plans, des projets, des programmes, des indicateurs […], poursuit Cheikh Mojhammed ben Rached al Maktoum. Chouette… Mais lesquels, par exemple ? Le bonheur concernera-t-il tous les résidents, sachant que dans les Émirats 88,5 % des habitants sont des travailleurs étrangers, selon Human Rights Watch, en 2011 ? Le bonheur, un programme d’une telle ampleur que, tout juste promue, la ravissante Ouhoud al-Roumi n’a pu dégager dans son agenda la moindre minute pour accorder elle-même l’interview.
Le ministère d’État de la Tolérance pourrait-il avoir trait au désir des femmes d’ôter leur foulard ? De ne plus porter de burqas ou de vêtements sombres ? C’est qu’il y fait bigrement chaud et sec, aux Émirats arabes unis, en été. La tolérance visera-t-elle la liberté de création d’entreprise pour la gent féminine ? Croulant, elle aussi, d’ores et déjà sous le poids de sa charge, Lubna Al Qasimi n’a pu répondre à aucune question.
Quant au ministère de la Jeunesse, il sera dirigé par la très jeune Chemma al-Mazraoui, 22 ans, fraîchement diplômée sans que l’on sache en quoi, toute de burqa vêtue. Aucun risque, a priori, de lancer des débats sur la dépénalisation du cannabis, des campagnes sur la théorie du genre ou encore de promotion de l’avortement… Quels projets envisage-t-elle pour les jeunes de son pays ? Elle y réfléchit, raison pour laquelle elle ne s’est pas exprimée sur le sujet…
Au Bonheur, à la Tolérance et à la Jeunesse, trois abonnées absentes ; ça commence bien…
L’ambition des Émirats arabes unis ? « Figurer parmi les meilleurs dans l’Indice de développement humain et d’être la plus heureuse de toutes les nations ». Ridicule, pour un pays appliquant la charia ? Pas plus que l’Arabie saoudite siégeant au Conseil des droits de l’homme !