lundi 26 janvier 2015

Alors, comme ça, vous êtes des Charlie ?



ps : on peut rajouter Phillipes Tesson  qui ne va pas tarder à etre viré aussi ...." si ce n'est déjà fait "  pour avoir dit que l'islam  est le cancer du monde ...ce qui est pourtant reel   !!!



 Message
 

Dommage, je n'en connais pas l'auteur, mais il pose des questions intéressantes, des questions , qu'après un week-end de non-stop, tous se posent,
des questions qui mettent à nu nos inquiétudes, des questions qui laissent un goût amer.

 Alors, comme ça, vous êtes des Charlie ?

 Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre
camp !

 Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le receuillement s'estompant, il est déjà temps avant qu'il ne soit
trop tard, de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu'il est chaud.

"Je suis Charlie" dites-vous d'une seule et même voix,

"Je suis Charlie" annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions.

"Je suis Charlie" scandent vos avatars et vos hashtags,sur les réseaux sociaux.

 Et vous avez bien raison.

Seulement :

 Vous êtes Charlie aujourd'hui, mais vous n'étiez pas Eric Zemmour hier, quand il s'est fait virer d'i Télé pour raisons politiques. Pire encore : vous
pétitionniez à tour de bras pour l'évincer du service public.

Vous êtes Charlie aujourd'hui, mais vous n'étiez pas Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de
haine : graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique,
lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’«ONPC».

 Vous êtes Charlie, mais vous n'étiez pas Clément Weill-Raynal mis à piefd de France 5 pur avoir révélé l'affaire du "mur des cons" dont il fut le plus
triste fusillé.

  Vous êtes Charlie, mais vous n'étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houelebecq, Renaud Camus ou Christine Tassin à leurs procès
respectifs pour avoir critiqué l'islam.

 Vous êtes Charlie, mais vous trouvez normal que le FN soit exclu de la manifestation hommage de ce dimanche à laquelle tous les partis sont conviés et
alors même que vous défendez l'union nationale, dont notre pays a, en effet, plus que jamais besoin.

 Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l'Histoire et de la
vérité.

 Vous êtes Charlie, mais vous n'êtes pas Richard Millet face à la meute d'Anne Ernaud et d'une centaine d'écrivains délateurs et complices, vous 'êtes pas
Alain Finkielkraut ou encore Ivan Rioufol, brillant d'intransigeance mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions  sur le plateau d' "On refait le monde" ce
jeudi 8 janvier.

 Vous êtes Charlie, mais vous n'êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes des dénonciateurs de tous ceux qu'on abat sur l'autel du
politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté, de votre liberté à vous et à vous seuls.

 Pourtant, la librté n'a qu'un seul visage. C'est la liberté pour les sains d'esprit, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les jaunes,
la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu'on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle d'un pays.

 Vous n'étiez  pas ces gens et aujourd'hui vous êtes Charlie ?

 Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange quand cela vous arrange.

 Vous n'êtes pas Charlie, vous êtes Charlot.

 Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au coeur jusqu'au bout, vous resterez.

 Ah, encore une chose, le summum de la connerie a été atteint par Jean-Michel Ribes qui s'est livré sur BFM TV à un amalgame entre les intégristes
musulmans et les intégristes catholiques qui, comme chacun le sait, trouvent dans l'Evangile la justification des actes terroristes qu'ils commettent chaque
jour.  C'est vrai que c'est courant de voir aux actualités des  catholiques intégristes, couper les têtes,  crucifier des hommes, violer des femmes, tuer des
enfants juifs, tirer au lance-roquette dans un journal...

 Les mots manquent pour dénoncer une telle débilité intellectuelle dans des propos...

 Allez, surtout ne donnons pas raison à Zemmour !

 Comme quoi la preuve est faite, à chaque drame, que les gens dits intelligents sont souvent plus cons que le commun des mortels.
Mais nous le savions déjà...

Les juifs doivent rester en France...


Nous sommes tous dans la même barque......


La marche républicaine du 11 janvier fut une vibrante occasion d’unité nationale, malgré les inévitables tentatives de récupération politique et autre maladresses. Chez moi, cette mobilisation a guéri une vieille blessure personnelle.
Lorsque Mohamed Merah assassina, en mars 2012, des militaires et des écoliers juifs, ainsi que leur professeur, j’habitais Tel Aviv. Je connaissais à la fois l’aumônier catholique des parachutistes de Montauban pris pour cible, le Père Christian Venard, et des franco-israéliens proches des victimes de Toulouse. La communauté française en Israël était submergée d’émotion et de douleur. Peu après le drame, un rassemblement spontané s’organisa à Tel Aviv. Je m’y rendis, mais l’esprit était à la résignation et à la tristesse. Quelques voix chantèrent La Marseillaise, peu nombreuses, étouffées dans le silence. On m’expliqua : « Tu sais, on ne se sent plus en sécurité, cela ne sert plus à rien d’être Français. Les juifs doivent partir, venir en Israël. »
Les juifs doivent partir. Ce cri du cœur me fut pénible. Il ne m’était pas nouveau. Quiconque a vécu en Israël et discuté avec des Français ayant fait leur  alyah (montée en hébreu), leur émigration, s’expose à des discussions qui tiennent en quelques mots : la France est livrée à l’islamisme, à la délinquance, à l’antisémitisme, il n’y a plus d’avenir pour les juifs. En 2014, environ 7 000 Français ont fait leur Alyah. Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, lui-même émigré de Moldavie, a osé se faire pressant, dimanche : « faites votre alyah, il n’y a aucune autre alternative ».
Sans ignorer que l’alyah peut être le fruit d’une décision mûrement réfléchie, notamment pour des motifs spirituels, elle ne saurait constituer la seule issue pour les Français juifs, face aux menaces qui pèsent sur eux. Tout comme des millions de Français se sont levés pour refuser la résignation, notre pays ne peut pas se résigner au sentiment d’abandon que vivent nos compatriotes juifs, et à la fatalité de leur départ.
La France abrite la troisième communauté juive mondiale, après les Etats-Unis et Israël. Elle est l’héritage vivant d’une longue et riche histoire. Elle est jalonnée de figures connues et moins connues, comme celle du Rabbi Salomon de Troyes, dit Rachi, exégète, poète et vigneron, ayant vécu en Champagne au XIe siècle, qui illumine un Moyen Âge dont on ne retient que les discriminations faites aux Juifs.
En août 1744, le roi Louis XV visite Metz, et tombe gravement malade. C’est une dysenterie, que les médecins de la Cour sont incapables de guérir. Les prières se multiplient dans le pays pour le souverain, tout particulier au sein de l’importante communauté juive de Metz. Celle-ci reçoit dans la prière que Louis XV vivra, et dépêche un de ses médecins, Isaïe Cervus Ullmann, qui sauve le roi.
En 1787, par l’Edit de tolérance, Louis XVI accorde l’état civil aux non-catholiques de France, protestants et Juifs. Il charge son ministre Malesherbes d’émanciper durablement ces derniers : « M. de Malesherbes, vous vous êtes déjà fait Protestant. Maintenant, je veux que vous vous fassiez Juif. Je vous demande de vous occuper d’eux. » La pleine égalité des droits aux juifs sera octroyée par la Révolution. En 1808, la communauté juive, organisée par Napoléon en consistoire, élabore une prière pour la République, toujours récitée le samedi matin et les jours de fête.
Le XIXe siècle est une période faste pour le judaïsme en France, à tel point que les juifs d’Allemagne forgent la célèbre formule : « Heureux comme Dieu en France ». En 1870, Gambetta accorde la citoyenneté aux juifs d’Algérie. Les victimes des pogroms en Europe orientale affluent à Paris.
Accusés d’incivisme avec l’affaire Dreyfus, les juifs de France font corps avec leur pays. Leur patriotisme pendant la Grande guerre parvient même à émouvoir Charles Maurras, pourfendeur de « l’anti-France juive et protestante ». Le chef de file de l’Action française est bouleversé par la lettre que lui adresse Pierre David, la veille de sa mort au champ d’honneur, en octobre 1915, où il lui explique son attachement à la France : « Une âpre joie se mêlera à mes dernières souffrances physiques et morales, en pensant que je les voue à la défense de la Patrie et à l’enrichissement du patrimoine moral de ma famille. »
Français depuis des siècles, les juifs ont prouvé qu’ils le sont également « par le sang versé », comme on le dit dans la Légion étrangère. Ils le sont enfin par communauté d’esprit. La France s’est forgée dans une culture judéo-chrétienne. C’est dans le Paris catholique que le peintre Marc Chagall a l’idée, pour dénoncer les persécutions nazies, de peindre en 1938 un Christ en croix revêtu du châle de prière juif, La Crucifixion blanche. C’est l’historien français Jules Isaac qui achève de convaincre le pape Jean XXIII de faire évoluer l’enseignement de l’Eglise catholique à l’égard du judaïsme.
Les juifs sont étroitement associés à la France. Ils en sont l’âme, la conscience. Le pays qui les a émancipés doit continuer à leur assurer un avenir. La France est un diamant aux mille facettes. Si les Juifs la quittent, elle perd une de ses facettes. Comme tant de pays européens, vidés de leurs foyers juifs par l’histoire, amputés d’une partie de leur culture et de leur identité.
Français « gentils » ou juifs, nous sommes dans la même barque. Ce pays est nôtre. « Moi, je n’ai pas d’Israël », déplore le personnage houllebecquien de Soumission. A l’heure où le multiculturalisme vole en éclats, la République serait bien inspirée de se rappeler des mots de Clermont-Tonnerre, en 1789 : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus ». Car ce sont mes compatriotes comme les autres.
*Photo : LICHTFELD EREZ/SIPA. 00692901_000053.

Demis Roussos, l'emblématique voix grecque, est décédé....


Le chanteur grec Demis Roussos est mort à l'âge de 68 ans dans un hôpital d'Athènes.

Il était l'un des grands noms de la chanson en Grèce. Le chanteur grec Demis Roussos est mort à l'âge de 69 ans, dans la nuit de samedi à dimanche a indiqué sa fille Emily au Figaro. Le journaliste Nikos Aliagas a également confirmé la nouvelle sur Twitter. Les raisons de son décès sont encore inconnues. 

Voix emblématique, il l'auteur de tubes phares des années 1970-1980 comme On écrit sur les murs,Le GrecAu Nom de l'AmitiéQuand je t'aimeGood By My LoveGood Bye, It's 5 O'Clock

La musique du chanteur est multiculturelle à l'image de sa vie. Né en Egypte, il fait ses débuts à la trompette dans les clubs d'Athènes et forme en 1963 son premier groupe, The Idols. L'artiste chante pour la première fois devant un public cette année-là qui est d'emblée conquis par son timbre si particulier et envoûtant. 

60 millions d'albums vendus

Il quitte ensuite la Grèce pour Londres en quête d'une carrière internationale. Déterminé, il prend la tête d'un autre groupe, Aphrodite's Child (1968). Le titre Rain and Tears devient un hit mais les membres ne sont plus la même longueur d'onde. Demis Roussos souhaite une carrière solo, tandis que Vangelis, l'autre pilier du groupe, devient un compositeur connu pour ses bandes originales à Hollywood. 
Trois ans plus tard, Demis Roussos lance sa carrière solo. Son son allie la musique traditionnelle grecque et pop. Le chanteur trouve tout particulièrement son public en France. Outre l'Hexagone, Demis Roussos a su toucher tous les peuples en chantant en anglais, espagnol, italien et grec. Il s’impose avec le titre We Shall Dance en 1971. La consécration arrive en 1973 avec l’albumForever and Ever

Demis Roussos était un nomade, toujours partie sur la route, en concerts. Il en assurait quelques 80 par an. Son nombre d'albums vendus - 60 millions - durant sa carrière est tout aussi impressionnant.
http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/le-chanteur-grec-demis-roussos-est-decede-a-l-age-de-68-ans-7776340059

Après les attentats, 80 fouilles dans des cellules d'islamistes radicaux.....


INFO RTL - De nombreuses fouilles ont été menées dans des cellules d'islamistes. Des téléphones portables, des cartes SIM et des clés USB ont été saisis, y compris sur Djamel Beghal, le mentor des frères Kouachi.

Des découvertes qui interrogent. Au lendemain des tueries de Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes, l'administration pénitentiaire a lancé une vague de près de 80 fouilles ciblant les cellules des islamistes les plus redoutés derrière les barreaux. Ces recherches, qui ciblaient parfois des détenus célèbres, à l'instar de Djamel Beghal, ont permis des saisies hallucinantes.

Téléphones, clés USB, cartes SIM

Dans la cellule du mentor des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly, un téléphone portable a ainsi été découvert. Même prise chez Mohamed Achamlane, le leader de Forsane Alizza, groupuscule dont plusieurs des membres ont été arrêtés dans un coup de filet national après l'affaire Merah. Dans la cellule ultra-sécurisée de Rachid Ramda, le cerveau des attentats de 1995 détenu à Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, les surveillants ont découvert une clé USB et une carte SIM.

À Liancourt, dans l'Oise, chez un des leaders de la cellule islamiste Cannes-Torcy, qui envisageait de frapper la France à l'automne 2012, ils ont mis la main sur une clé USB et un téléphone portable. L'ordinateur que l'administration pénitentiaire prête à Smaïn Ait Ali Belkacem, un des responsables des attentats de 1995, a lui aussi été saisi par précaution. Au printemps dernier, alors qu'il ne permet en principe aucune liaison avec l'extérieur, des photos jihadistes y avaient été découvertes.

Des enquêtes ouvertes

Des enquêtes internes ont été systématiquement ouvertes pour tenter de comprendre comment ces objets ont pu entrer en prison. Le matériel saisi est actuellement en cours d'analyse par les services de la police judiciaire.
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/apres-les-attentats-80-fouilles-dans-des-cellules-d-islamistes-radicaux-7776337248

Une photo du drapeau noir de l’Etat islamique prise devant l’Hyper Cacher de Vincennes.............


Des partisans de l’État islamique (EI) en ligne ont fait circuler une photo d’un smartphone portant le logo de l’EI en face de l’Hyper Cacher, le supermarché cacher situé Porte de Vincennes, pris pour cible dans l’attaque terroriste du 9 janvier 2015.
La photo, portant la légende « Les loups solitaires revisitent le commerce juif [Hyper Cacher] qui a été attaqué avec l’aide d’Allah par le martyr [Amedy] Coulibaly dans le centre de Paris », a été diffusée sur le forum djihadiste Shumoukh Al-Islam [1] et sur Twitter avec le hashtag « #Coulibaly dans notre cœur ». Elle pourrait provenir du combattant français de l’EI « Abu Salman Al-Faransi », qui l’a déjà publiée sur son compte Twitter le 23 janvier.
Abu Salman Al-Faransi figure dans une vidéo de recrutement de l’EI publiée le 19 novembre 2014, [2] dans laquelle il appelle les Européens soit à faire la hijra et à rejoindre l’EI, soit à mener des attaques en France.
Il dit : « Et si vous êtes sincères envers Allah dans votre culte et votre croyance, et êtes incapables de faire la hijra, alors opérez en France. Terrorisez-les et tenez-les en éveil par la peur et l’horreur. Les armes et les voitures sont à disposition, et les cibles prêtes à être frappées. Même le poison est disponible, alors empoisonnez l’eau et la nourriture d’au moins un des ennemis d’Allah. Tuez-les et crachez-leur au visage, et écrasez-les avec vos voitures. Faites ce que vous pouvez pour les humilier, car ils ne méritent que cela. »
Depuis la diffusion de la vidéo, les comptes Twitter d’Abu Salman ont été fermés à plusieurs reprises, pour réapparaître de nouveau. Sur son dernier compte (ShamyWaddah), il écrit : « C’est la septième fois que les infidèles ont fermé mon compte, mais, par la grâce d’Allah, nous sommes de retour pour faire la dawa [diffusion du message] et le qital [combat]. »
Selon les informations fournies par Abu Salman, il a rejoint le califat avec sa famille (probablement fin 2013 ou début 2014), et a depuis participé à plusieurs batailles, dont deux mois de combats décisifs pour Kobane. Il tweete en français et utilise son compte pour commenter les nouvelles, menacer les ennemis de l’EI et exhorter les musulmans à rejoindre l’EI ou à lancer des attaques en Occident.
En ouvrant son dernier compte, il a tweeté : « Je suis ici, de retour sur Twitter, Inch’Allah, de plus en plus violent. » Il a également tweeté une photo de soldats irakiens subissant des exécutions, avec la légende : « Par Allah, c’est la seule langue que vous comprenez, vous les croisés et les apostats. »

vendredi 23 janvier 2015

Antisémitisme : le discours de BHL à l'Assemblée générale de l'ONU...


Par Bernard-Henri Levy, publié dans la Règle du Jeu le 23 janvier 2015
À l'invitation du secrétaire général Ban Ki-moon, Bernard-Henri Lévy a prononcé l'allocution d'ouverture de la journée consacrée à la montée de l'antisémitisme.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs. Monsieur le Président et Monsieur le Secrétaire général. Mesdames et Messieurs les Ministres,
Ce n’est pas souvent qu’il revient à un philosophe de s’exprimer dans cette enceinte.
C’est l’une des premières fois (Elie Wiesel, Jiddu Krishnamuti il y a trente ans…) qu’il est demandé à un écrivain de se tenir ici, à cette tribune où ont retenti tant de grandes voix et où la cause de la paix et de la fraternité entre les hommes a connu quelques-unes de ses plus belles et nobles avancées.
Et c’est pour moi, croyez-le, une vive émotion et un honneur immense.
Si vous m’avez invité, ce matin, ce n’est pourtant pas pour chanter l’honneur et la grandeur de l’humanité – mais c’est pour pleurer, hélas, les progrès de cette inhumanité radicale, de cette bassesse, qui s’appelle l’antisémitisme.
Bruxelles où l’on s’en est pris, il y a quelques mois, à la mémoire juive et à ses gardiens.
Paris où l’on a réentendu l’infâme cri de « Mort aux Juifs » et où, il y a quelques jours, l’on a tué des dessinateurs parce qu’ils dessinaient, des policiers parce qu’ils faisaient la police et des Juifs parce qu’ils faisaient leurs courses et qu’ils étaient juste juifs.
D’autres capitales, beaucoup d’autres, en Europe et hors d’Europe, où la réprobation des Juifs est en train de redevenir le mot de passe d’une nouvelle secte d’assassins – à moins que ce ne soit la même, dans de nouveaux habits.
Votre Maison s’est édifiée contre cela.
Votre Assemblée avait la sainte tâche de conjurer le réveil de ces spectres.
Mais non, les spectres sont de retour – et c’est pour cela que nous sommes ici.
Sur ce fléau, sur ses causes et sur les moyens d’y résister, je veux d’abord, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, réfuter un certain nombre d’analyses courantes qui ne sont faites, j’en ai peur, que pour nous empêcher de regarder le mal en face.
Il n’est pas vrai, par exemple, que l’antisémitisme est une variété parmi d’autres du racisme. Les deux doivent être combattus, bien sûr, avec une détermination égale. Mais l’on ne combat bien que ce que l’on comprend. Et il faut comprendre que, si le raciste hait dans l’Autre son altérité visible, l’antisémite en a, lui, après son invisible différence – et, de cette prise de conscience, va dépendre la nature des stratégies que l’on pourra et devra mettre en œuvre.
Il n’est pas vrai non plus que l’antisémitisme d’aujourd’hui a, comme on l’entend partout, et en particulier aux Etats-Unis, ses sources principales dans le monde arabomusulman. Dans mon pays, par exemple, il a une double source et comme un double bind. D’un côté, c’est vrai, les enfants d’un Islamisme radical devenu l’opium le plus toxique des territoires perdus de la République. Mais, de l’autre, cette vieille bête française qui, depuis l’affaire Dreyfus et Vichy, n’a jamais dormi que d’un œil et qui fait finalement bon ménage avec la bête Islamofasciste.
Et il n’est pas exact enfin que la politique de tel ou tel Etat, je veux évidemment parler de l’Etat d’Israël, produise cet antisémitisme comme la nuée l’orage. J’ai connu des capitales, en Europe, où la destruction des Juifs a été quasi totale et où l’antisémitisme est pourtant maximal. J’en ai connu d’autres, plus lointaines, où il n’y a jamais eu de Juifs du tout et où le nom Juif est pourtant synonyme de celui du Diable. Et j’affirme ici qu’Israël serait-il exemplaire, serait-il la patrie d’un peuple d’anges, reconnaîtrait-il au peuple palestinien l’Etat auquel il a droit, que la plus ancienne des haines ne baisserait, malheureusement, pas d’un ton.
Pour comprendre comment fonctionne l’antisémitisme d’aujourd’hui, il faut, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, donner congé à ces clichés et entendre la façon dont il s’exprime et se justifie.
Car jamais, au fond, les hommes ne se sont contentés de dire : « voilà, c’est comme ça, nous sommes de méchants hommes et nous haïssons les pauvres Juifs ».
Non.
Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils ont, eux, tué le Christ » — et c’était l’antisémitisme Chrétien.
Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils l’ont, au contraire, en produisant le monothéisme, inventé » — et c’était l’antisémitisme de l’âge des Lumières qui voulait en finir avec toutes les religions.
Ils ont dit : « nous les haïssons parce qu’ils sont d’une autre espèce, reconnaissables à des traits de nature qui n’appartiennent qu’à eux et qui corrompent, polluent, les autres natures »— et c’était l’antisémitisme raciste, contemporain de la naissance des sciences modernes de la vie.
Ils ont encore dit : « nous n’avons rien contre les Juifs en soi ; non, non, vraiment rien ; et nous nous moquons d’ailleurs de savoir s’ils ont tué ou vu naître le Christ, s’ils forment ou non une race à part, etc. ; notre problème, notre seul problème, c’est qu’ils sont d’horribles ploutocrates, acharnés à dominer le monde et à opprimer les humbles et les petits » — et c’était, dans toute l’Europe, ce socialisme des imbéciles qui infecta le mouvement ouvrier au début du XXe siècle et au-delà.
Aujourd’hui, aucune de ces rhétoriques ne fonctionne plus.
Pour des raisons qui tiennent à l’histoire du dernier siècle, il n’y a plus que des minorités de femmes et d’hommes pour ne pas voir qu’elles ont toutes débouché sur des massacres abominables.
Et, pour que le vieux virus reparte à l’assaut des têtes, pour qu’il lui soit de nouveau possible d’enflammer de vastes foules, pour que des hommes et des femmes puissent, en grand nombre, et, qu’à Dieu ne plaise, recommencer de haïr en toute bonne conscience ou croire, si l’on préfère, qu’il existe de justes raisons de s’en prendre aux Juifs, il faut un argumentaire nouveau que l’Histoire universelle n’ait pas eu le temps de déconsidérer.
L’antisémitisme d’aujourd’hui dit, en réalité, trois choses.
Il ne peut opérer sur grande échelle que s’il parvient à proférer et articuler trois énoncés honteux, mais inédits, et que le XXe siècle n’a pas disqualifiés.
1. Les Juifs seraient haïssables parce qu’ils soutiendraient un mauvais Etat, illégitime et assassin — c’est le délire antisioniste des adversaires sans merci du rétablissement des Juifs dans leur foyer historique.
2. Les Juifs seraient d’autant plus haïssables qu’ils fonderaient leur Israël aimé sur une souffrance imaginaire ou, tout au moins, exagérée — c’est l’ignoble, l’atroce déni de la Shoah.
3. Ils commettraient enfin, ce faisant, un troisième et dernier crime qui les rendrait plus détestables encore et qui consisterait, en nous entretenant inlassablement de la mémoire de leurs morts, à étouffer les autres mémoires, à faire taire les autres morts, à éclipser les autres martyres qui endeuillent le monde d’aujourd’hui et dont le plus emblématique serait celui des Palestiniens — et l’on est, là, au plus près de cette imbécillité, de cette lèpre, qui s’appelle la compétition des victimes.
L’antisémitisme nouveau a besoin de ces trois énoncés.
C’est comme une bombe atomique morale qui aurait là ses trois composants.
Chacun, pris séparément, suffirait à discréditer un peuple redevenu objet d’opprobre ; mais qu’ils viennent à s’additionner, que les composants se composent, que les trois fils entrent en contact et parviennent à former un nœud ou une tresse — et l’on est à peu près sûr d’assister à une déflagration dont tous les Juifs, partout, seront les cibles désignées.
Car quel vilain peuple que celui dont on aurait insinué qu’il est capable de ces trois crimes !
Quel hideux portrait que celui d’une communauté de femmes et d’hommes accusés de trafiquer ce qu’ils ont de plus sacré, à savoir la mémoire de leurs morts, pour légitimer un Etat illégitime et intimer silence aux autres souffrants de la planète !
L’antisémitisme moderne c’est cela.
L’antisémitisme ne renaîtra sur grande échelle que s’il parvient à imposer ce tableau insensé et ignoble.
Il sera antisioniste, négationniste, carburant à l’imbécile compétition des douleurs – ou il ne sera pas : c’est d’une cohérence imparable ; c’est d’une détestable, méprisable, mais infaillible logique.
Reconnaître cela, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président, c’est commencer de voir, symétriquement, ce qu’il vous revient de faire pour lutter contre cette calamité… Lire l’intégralité.

Carnages djihadistes à Paris : ce n’est qu’un début....


Les carnages à Charlie Hebdo, dans le magasin casher et à Montrouge ne sont qu’un début, un signe avant-coureur. En tout, 17 morts, dont 10 journalistes, 4 Juifs et 3 policiers et une trentaine de blessés. En ces journées, la guerre civile ethnique a commencé, menée en France sous la bannière de l’islam.
Plus rien ne pourra l’arrêter, sauf une victoire d’un côté ou de l’autre, car jamais une guerre ne cesse d’elle-même par armistice sans vaincus ni vainqueurs.  Temps de lecture : 20 minutes. 
Plus grave que le 11 septembre ?
Ces tueries suivent les attentats meurtriers commis par des ”loups solitaires”, au cri de « Allah Akbar ! » en lançant des voitures dans la foule ou en attaquant au couteau (à Joué-lès-Tours, Nantes, Dijon). Cet acte de guerre s’inscrit dans une offensive tous azimuts (pensée comme contre-offensive et vengeresse) de l’islam contre l’Occident et plus spécifiquement contre la France qu’il entend conquérir. Cette guerre, le terrorisme n’en est que la partie visible de l’iceberg ; la partie immergée, c’est l’islamisation, offensive grandissante sur tout le territoire, dont l’intimidation par le terrorisme n’est qu’un des aspects. Après les tueries de Merah et de Nemmouche, la saga sanguinaire continue.  Et les angéliques crient : ”il n’y a pas de guerre de civilisations ! ”. Remarquez, d’un certain point de vue, ils ont raison car, en fait, c’est la guerre de la civilisation contre la barbarie.
Paradoxe : par leur portée symbolique, ces attaques sont plus marquantes que celles du 11 septembre 2001 à New-York, pourtant autrement plus meurtrières (3.000 morts). À l’époque, on n’avait pas vu une pareille mobilisation, avec manifs géantes qui ont attiré 50 chefs d’État et de gouvernement. En effet, les attaques de Paris, venues de l’intérieur, ont  été une opération militaire de commandos qui a frappé les esprits. Ces raids, cesrezzous, peuvent se répéter à l’infini, alors que les attentats du 11 septembre, comme ceux de Madrid et de Londres, supposent une lourde logistique. C’est la logique de la guerrilla de terrain, autrement plus angoissante et imparable que celle du terrorisme classique.
Islam  et  barbarie
Partout la barbarie islamique prend de l’ampleur, Boko Haram au Nigéria, Syrie, Irak, Algérie, etc. avec son cortège de décapitations, de massacres de civils, de viols, d’esclavagisme, d’enfants tueurs enrôlés, de spoliations, de persécutions, de prises d’otages, de pillages, d’exécutions sommaires, etc.  Relisez l’histoire, rien de nouveau. Quand se décidera-t-on à ouvrir les yeux ? Ils ne se cachent même pas, à la différence des nazis et des communistes (Staline, Mao, Pol-Pot, etc.), ils ne maquillent même pas leurs crimes. Ils en sont fiers ; ils les étalent au nom d’Allah, ils les filment et les diffusent. Si l’on commettait de telles abominations au nom du christianisme, ne se poserait-on pas des questions sur la nature de ce dernier ? Pourquoi ne pas le faire quand il s’agit de l’islam, qui est devenu en France intouchable ? Intouchable (péché d’”islamophobie”), par peur, tout simplement.
Vous avez dit ”liberté d’expression” ?
On a manifesté au nom de la liberté de pensée et d’expression pour défendre Charlie Hebdo. C‘est assez hypocrite de la part d’un État et d’une idéologie dominante qui, par ailleurs, répriment la liberté d’expression quand elle provient de ceux qui ne participent pas de cette idéologie. J’ai été condamné à une très forte amende par la justice française en l’an 2000 pour mon livre La colonisation de l’Europe, discours vrai contre l’immigration et l’islam. (L’Aencre) qui pourtant ne comportait aucune caricature ni propos offensants mais une argumentation contre l’immigration et l’islamisation. Cause de la condamnation : islamophobie. Éric Zemmour, après d’autres ennuis judiciaires,  a été remercié de I-Télé pour son livre Le suicide français. Où est la ”liberté  d’expression” ? Deux poids, deux mesures.Charlie Hebdo, lui, étant gauchiste (et non pas du tout subversif) bénéficiait d’une sorte d’immunité judiciaire. En réalité, l’État français, gauche et droite confondues, a préparé la voie à l’intolérance islamique en criminalisant l’”islamophobie”. Pour ménager un électorat et acheter la paix civile. C’est raté.  Au nom de la tolérance, il est puni de critiquer l’islam intolérant ! Ce n’est pas la peine de se réclamer hypocritement de Voltaire ! On oublie que sa pièce (médiocre par ailleurs) Mahomet a été interdite de représentation à Genève il y a peu de temps
Stratégie d’intimidation
Les meurtres des journalistes de Charlie Hebdo, font partie d’une stratégie d’intimidation qui joue sur les peurs. Il s’agit de dissuader  toute critique de l’islam totalitaire. Cette dissuasion peut marcher. Par une sorte d’étrange concomitance, l’attentat contre Charlie Hebdo a eu lieu le jour même de la sortie du roman malheureusement prophétique de Houellebecq, Soumission, qui décrit en 2022 la prise de pouvoir de l’islam en France, du fait de la lâcheté et de la collaboration des élites, ce qui est bien vu. Mais, l’auteur  a décidé, suite aux récents événements, d’annuler la promotion de son roman, par une sorte d’autocensure. On comprend que Michel Houellebecq ait peur : en 2004, Theo Van Gogh, le cinéaste qui avait réalisé le filmSubmission, (exactement le même titre que son roman Soumission, traduction de ”islam”) avec la courageuse Somalienne Ayaan Hirsi Ali, sur l’oppression des femmes par l’islam et qui mettait en scène Allah, a été égorgé par un musulman marocain. Houellebecq n’ose pas monter au front  et s’exposer en faisant la promotion de son roman. C’est un des premiers exemples du processus d’intimidation.
L’immigration comme cause efficiente
Dans tout processus, fait ou événement, Aristote (dans La Métaphysique, Livre I) distinguait plusieurs causes très diverses qui l’avaient provoqué. La plus importante était la cause efficiente, le ”moteur” sans lequel rien n’aurait pu avoir lieu.
 Critiquant  l’”union nationale” à laquelle appelait François Hollande, Jean-Marie Le Pen a eu cette remarque très juste : « je n’ai pas envie de soutenir l’action gouvernementale impuissante et incohérente face à un problème [le terrorisme musulman] qui touche évidemment de très près à l’immigration massive subie par notre pays depuis quarante ans ». Car le cœur du problème est là : la France est le déversoir d’une immigration invasive de peuplement en très grande majorité musulmane et  à forte fécondité. Et l’on ne s’attaque pas à cette vraie cause, du fait de l’idéologie cosmopolite et antiraciste. Les gouvernants sont à la fois pour l’immigration incontrôlée des musulmans en Europe et contre les dangers du djihadisme. Ils s’imaginent que les masses musulmanes vont devenir par enchantement ” républicaines”, ”laïques”, ”démocrates”. Une telle incohérence  montre à quel point de sidération nos élites sont parvenues. Le déni de réalité (dans ce domaine comme en économie) et la stupidité ont atteint un paroxysme pathologique qui n’a été égalé dans l’histoire qu’au IVe siècle lorsque les élites romaines faisaient entrer dans la romanitas les Barbares pour les protéger des …invasions barbares. (Michel De Jaeghere,Les derniers jours, la fin de l’empire romain d’Occident, Les Belles Lettres). Ce qui nous arrive est la conséquence à la fois de l’idéologie assimilationniste (tout le monde pourra s’assimiler à la France républicaine) et de l’idéologie communautariste de Terra Nova qui inspire le PS (une France paisible, une ”nouvelle France” multiethnique serait possible, même avec l’islam) qui sont les deux faces de la même utopie  délirante qui débouche à chaque fois sur la guerre civile. Celle qui, précisément, commence.
C’est un peu tard qu’on s’aperçoit des effets de la tolérance et du laxisme envers l’islamisme, pur produit de l’idéologie immigrationniste  islamophile. Qui sème le vent récolte la tempête. On s’étonne en pleurnichant que trois terroristes aient pu commettre ces 17 morts alors que l’idéologie dominante a fermé les yeux sur l’islamisme, ou plutôt sur l’islamisation, sur l’immigration incontrôlée. Énumérons, la liste est longue : caves bourrées d’armes dans les banlieues, faillite du système éducatif, prisons sans discipline, police castrée, justice laxiste, frontières passoires, privilèges accordés partout à l’islam au mépris d’une laïcité affichée, etc.
FN, intégration, assimilation
Les gigantesques manifestations du dimanche 11 janvier, (record historique d’affluence atteint à Paris et dans plusieurs métropoles), ont permis à Hollande de se présenter en rassembleur et en général en chef. Pain bénit pour lui.  Sarkozy s’est rallié mais sur les photos, il n’a pas l’ai gai, il est éclipsé. Cette unité de façade est fissurée par l’exclusion du FN (25% de l’électorat). Marine Le Pen, déclarée indésirable dans le défilé parisien est allée à Beaucaire où ses partisans ont crié « On est chez nous ! » Cette union nationale, romantisme d’un jour, est un château de sable. Le FN va apparaître comme la force de résistance. À condition qu’il ne sombre pas, par électoralisme, dans le discours angélique de l’intégration et de l’assimilation, qui tente Marine  Le Pen, auquel le peuple avec bon sens ne croit plus parce qu’il est tout simplement trop tard. Et parce qu’une très grosse proportion des intéressés, comme de l’immense majorité des arrivants – clandestins ou non – ne souhaite nullement s’intégrer ou s’assimiler. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, comme dit le proverbe.
Les Juifs en ligne de mire
La communauté juive était déjà traumatisée après les crimes de Mohammed Merah à Toulouse, ”martyr ”, révéré, il faut le savoir, comme un saint et un modèle dans les banlieues et dans le reste du monde musulman. L’angoisse est montée d’un cran après le massacre du musée juif de Bruxelles par Mehdi Nemmouche. Avec les quatre morts et les blessés de l’attaque du magasin cascher par Coulibaly, le seuil de résilience est dépassé. Il est à prévoir que l’émigration juive –10.000 personnes en 2013 dont 7.000 en Israël (aliyah)–  va encore augmenter. Expulser les Juifs de France est d’ailleurs un des objectifs des djihadistes, applaudis par une partie de leurs coreligionnaires. Désormais, la police et l’armée protègent toutes les synagogues et toutes les écoles juives ! Qui l’eût cru il y a seulement dix ans ? Dans les pays musulmans, sauf exceptions rarissimes, plus aucun Juif ne peut résider, comme bientôt plus aucun chrétien au Moyen-Orient ; on ne réagit pas, on ne se pose pas de questions, alors que la communauté musulmane de France enfle tous les jours ?
 L’attaque de Coulibaly contre le magasin cascher est beaucoup plus grave et signifiante que celle des frères Kouachi contre les journalistes de la rédaction de Charlie Hebdo. En effet, ces derniers ont payé pour ce qu’ils avaient fait(”blasphème” contre Mahomet) alors que les Juifs ont été massacrés pour ce qu’ils étaient, c’est-à-dire des Juifs. Cet acte, directement relié à l’enseignement du Coran autant et sinon plus qu’au conflit israélo-palestinien, a été minimisé (passé au second plan) dans l’énorme mobilisation contre les tueries des djihadistes. Tuer des journalistes blasphémateurs ou des policiers français dont un musulman ”traitre” (”colla-beur”) a semblé plus important pour les médias que tuer des Juifs anonymes. L’antisémitisme fondamental et agressif des immigrés musulmans est passé sous silence par le pouvoir. Les chaînes de TV ont mis en exergue (comme s’ils étaient fréquents) les cas rarissimes de cohabitation harmonieuse entre les musulmans et les Juifs dans les banlieues où ces derniers, barricadés, résident encore. On préfère de grandes déclarations creuses contre l’antisémitisme, sans en nommer les nouvelles causes. D’ailleurs, le tueur djihadiste Coulibaly projetait – pour dépasser son coreligionnaire Merah dans l’horreur – d’aller mitrailler les enfants d’une école juive.  Quant à Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui considère toujours le FN (et l’”extrême droite”) comme le danger principal pour la communauté juive, sur quelle planète vit-il ?
On a proposé des funérailles nationales au Père Lachaise aux victimes de Coulibaly. Le Premier ministre israélien Netanyahou (présent aux manifestations du 11 janvier) a répliqué : Israël est « leur véritable foyer ». Très symbolique : c’est un rejet de la France devenue terre dangereuse pour les Juifs du fait de l’islamisation. Ancien ministre israélien, Yair Lapid, chef du centre-droit, a interpellé en ces termes les dirigeants européens ; « chacun comprend désormais que la terreur doit être combattue  non pas par plus de tolérance ou de multiculturalisme, mais par la force et les armes ».C’est assez lucide.
 Les lourdes ambigüités de Charlie Hebdo
Charlie Hebdo paye plusieurs années de caricatures de Mahomet. L’hebdomadaire était depuis longtemps sous le coup d’une fatwa. Déjà, ses locaux avaient été incendiés et ses journalistes placés sous protection. La première publication, à la suite d’un journal danois, avait provoqué des émeutes dans les pays musulmans. Commandité par ”Al-Qaida dans la péninsule arabique”, organisation basée au Yemen, l’assassinat de la rédaction du journal est un signal menaçant envoyé à tous les Occidentaux : interdiction de blasphémer le prophète. Et demain, de critiquer l’islam ? Il est à craindre que cette  intimidation ne porte ses fruits (voir plus haut), d’autant que l’État français, complètement inconséquent, poursuit l’”islamophobie” !  La peur va-t-elle progresser chez ceux qui s’en prennent à l’islam ou, contraire, leur détermination va-t-elle croître ? L’avenir proche nous le dira.
Charlie Hebdo, avec son idéologie athée, s’en prenait d’ailleurs au christianisme avec des insultes bien plus intenses que les caricatures de Mahomet. Le Christ a été plusieurs fois pris à partie de manière scatologique ou sexuelle. La contradiction de Charlie Hebdo, c’est qu’il s’amusait à brocarder Mahomet  mais que, animé par la vieille idéologie soixante-huitarde anarcho-gauchiste, jamais il n’a intelligemment critiqué l’islam, jamais il ne s’est élevé contre l’islamisation et l’immigration massive extra-européenne. Il défendait le credo de la bien-pensance anti-raciste. Son anti-islamisme était bidon. D’ailleurs, si un journal dit d’ ”extrême-droite”  avait publié ces caricatures, gageons qu’il aurait été poursuivi en justice. La rédaction de Charlie Hebdo était protégée par son statut de gauchiste bobo, socialo-libertaire, au cœur de l’idéologie dominante. Libération, qui héberge Charlie Hebdo ne cesse à longueur de colonnes de s’en prendre à l’”islamophobie”, notamment aux manifestants du mouvement Pediga en Allemagne.
 Le slogan « je suis Charlie », qui a fait le tour du monde, en marque de solidarité avec la rédaction du magazine satirique massacrée, n’a pas fait l’unanimité. Pour fissurer cette belle communion des manifs géantes mises en scène par le pouvoir, deux dessinateurs de Charlie Hebdo, absents le jour du carnage, ont fait  des déclarations éclairantes. Willem : «  nous vomissons sur ceux qui, subitement, disent être nos amis. […] Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le Pape, la reine Élisabeth ou Poutine, ça me fait bien rire. […] Charlie Hebdo est un journal subversif  qui ne doit pas être récupéré par nos adversaires politiques. Sarkozy qui pleure sur notre sort… des larmes de crocodile »Luz : « Des gens ont chanté La Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d’attitude »Charlie Hebdo était aussi anti-français et anti identitaire européen que ceux qui ont massacré sa rédaction.
 Charlie Hebdo était pseudo-subversif mais réellement sectaire, tout comme ses agresseurs. Quand je travaillais (sous pseudo, évidemment) à L’Écho des Savanes, j’avais fait un reportage sur le Front National, disons ”objectif”, en donnant la parole à ses cadres. Je m’étais fait incendier par Charlie Hebdo,  qui m’accusait de collaborer avec le Diable en pratiquant une naïveté objective, une neutralité journalistique, et suggérant que la rédaction de mon journal se prive de mes services.
 Le nouveau numéro de Charlie Hebdo dont les ”survivants” sont hébergés dans les locaux de leurs amis deLibération(comme lors de la première attaque incendiaire) est tiré à des millions d’exemplaires ( !) et diffusé partout dans le monde. Le fanzine sera aussi subventionné par l’État. Une bouffée d’oxygène pour ce titre vieillissant qui était au bord du dépôt de bilan. Mais sa Une est très ambigüe : sur un fond vert (couleur de l’islam) et sous le titre « tout est pardonné » Mahomet, en pleurant, brandit une pancarte « Je suis Charlie ». Est-ce de lasoumission (nous pardonnons les attentats et nous faisons la paix avec Mahomet) ou de l’angélisme (les vrais fidèles de Mahomet pardonnent les caricatures et désapprouvent les tueurs) ? En tout cas, cette Une a été prise, au premier degré, pour une provocation de plus par les autorités musulmanes de France et par celles des pays musulmans où des manifestations de protestation ont été organisées. L’engrenage de la vengeance est enclenché.
Duplicité des autorités musulmanes
 Amar Lasfar, président de l’UOIF, qui avait porté plainte (débouté) contre les caricatures  de Mahomet, a déclaré :,«  Il ne faut pas tomber dans le panneau de ces tueurs. Ces terroristes veulent creuser un fossé entre les musulmans et le reste de la société. Mais le rempart entre eux et la société, ce sont les cinq à six millions de musulmans français ! Ils sont les meilleurs alliés de la France dans cette guerre contre le terrorisme. Ces attentats sont une guerre déclarée aussi aux 6 millions de musulmans de France et aux 2.500 mosquées ». Sophisme. Une partie importante de ces ”musulmans français”, surtout dans les jeunes générations, approuvent le djihad.
Preuve incroyable de l’aveuglement et de l’inconséquence de l’État français : une délégation qatarienne  à été reçue à l’Élysée par François Hollande, avant la ”marche républicaine” du 11 janvier. Le Qatar finance partout l’islamisme et les moquées radicales en Europe. Il est le pilier du wahhabisme et du salafisme, pratiquant, comme les régimes turcs, saoudiens, pakistanais le double discours et le double jeu, selon cette ruse hypocrite consubstantielle à l’islam. Au Pakistan, comme dans la majorité des pays musulmans, le blasphème (comme l’apostasie) est puni de la peine capitale. Une jeune chrétienne – en plus sous une fausse accusation – y moisit dans le couloir de la mort. L’assassinat de Charlie Hebdo s’inscrit exactement dans la même logique islamique.
Les chaines de TV invitent des intellectuels musulmans ”modérés”, pour rassurer le brave peuple par leurs déclarations lénifiantes. À la suite des carnages des trois djihadistes, de multiples paroles apaisantes des autorités musulmanes de France rabâchent l’antienne  de la tolérance et de la bonté intrinsèques de l’islam, Mahomet étant au fond un nouveau Jésus porteur de paix et de compassion. Par exemple, cette profession lyrique de Dalil Boubakeur, le recteur bonhomme de la mosquée de Paris : « ces actes abominables n’ont rien à voir avec l’islam, ils sont contraires aux valeurs de la religion musulmane […] La Grande Mosquée de Paris prêche inlassablement la paix, la fraternité et le respect de la vie humaine et de la loi commune ». Très bien. L’imam Mohamed Aiouaz, théologien de ladite mosquée, ajoute : « le message de l’islam est dans son essence un message de paix, de fraternité et de respect ». Donc, les vénérables autorités de la Grande Mosquée de Paris vont devoir soit censurer, soit interpréter dans un sens (contresens ?) pacifique les sourates du Coran ?  Par exemple : «  Tuez-les partout où vous les trouvez et chassez-les d’où ils vont ont chassés […] N’hésitez pas à les tuer. Ce sera la juste récompense des infidèles ». (2. 191) Il y en des dizaines d’autres du même acabit, dont beaucoup antijuives, que les adeptes apprennent et récitent par cœur.  Paroles de paix ?
Dounia Bouzar, a déclaré, très émue,  à la suite du carnage de Charlie Hebdo : «  nous sommes en guerre pour garantir la liberté ». Fort bien. Elle est la sympathique présidente du ”Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam”. C’est un oxymore. Alors que l’islam, dans son essence coranique et théologico-politique est l’exemple même du sectarisme, de l’intolérance et du totalitarisme depuis le VIIe siècle, comme l’avait parfaitement vu Voltaire. Un islam tolérant et pacifique est aussi absurde qu’un nazisme antiraciste ou qu’un communisme libéral ou qu’un catholicisme athée. Les condamnations solennelles des autorités musulmanes sont entachées, au mieux d’utopie, au pire, d’hypocrisie.
Complicité de la base musulmane
En dépit des efforts des médias pour souligner en gras la solidarité des musulmans de France dans l’épreuve, il était facile de remarquer leur sous représentation dans les manifestations géantes du 11 janvier. Curieux : à Lyon, agglomération de 1 million d’habitants, on a dénombré 300.000 manifestants. À Marseille, 60.000, et à Lille-Roubaix-Tourcoing 40.000 ; ces deux agglomérations sont de taille comparable à Lyon. Oui mais…une proportion massive de leur population est musulmane issue de l’immigration. Cherchez l’erreur. On a noté, partout en France un nombre de manifestants inversement proportionnel à la taille de leur communauté musulmane. Donc l’idée d’une ”solidarité massive” des musulmans, ”intégrés à la République”, contre le djihad de leurs coreligionnaires vole en éclat.
 Un nombre de plus en plus important de jeunes musulmans en Europe sont prêts, motivés pour porter la guerre. Ils sont autour de vous, vous ne devinez pas cette menace intérieure. Bien sûr la majorité des 6 millions de musulmans vivant en France (comment a-t-on pu en arriver là quand on y réfléchit ?) condamnerait unanimement ce terrorisme. Est-ce bien sûr ? Est-ce vrai dans les jeunes générations ? Et parmi ceux qui le condamnent au fond d’eux-mêmes, combien oseront s’opposer de front au djihadisme ? Le plus inquiétant, c’est l’état d’esprit et les attitudes des ”jeunes” issus de l’immigration musulmane, dont une bonne partie ne se solidarise pas avec les victimes des attentats.
Les proclamations pacifiques et de bonnes intentions des autorités musulmanes (CFCM, UOIF, recteurs et imams ”modérés”), souvent hypocrites d’ailleurs,  sont méprisées par beaucoup de jeunes musulmans. Ils estiment que leurs autorités tutélaires sont des traîtres, « vendus à l’Occident et à la France ». Ils revendiquent une vision guerrière, violente, intolérante, vengeresse et conquérante de l’islam, dans le but de nous détruire. De leur point de vue, ils ont raison : ils illustrent le véritable islam millénaire, celui du Coran et des hadiths, dans la lignée du comportement historique de Mahomet et de ses successeurs.
Dans les banlieues, on se réjouit souvent de la tuerie de Charlie Hebdo et du magasin cascher contre les blasphémateurs et les Juifs, ennemis héréditaires. Les vengeurs ont aussi tiré sur des policiers, symboles de cette France jalousée et détestée.  Dans les écoles, les jeunes musulmans ont tendance à se radicaliser et à s’islamiser depuis une dizaine d’années, selon de multiples rapports alarmants dont personne n’a tenu compte, de crainte d’”islamophobie” ou de ”stigmatiser l’islam”.  Selon le sociologue Philippe Tournier, secrétaire général du Syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale « force est de constater qu’une partie de la jeunesse fait sécession ». Euphémisme pour dire qu’une large partie des jeunes issus de l’immigration approuve un islam de combat et assume une position insurrectionnelle.
Dans les prisons : ”Allah Akbar ! ” a répondu à la minute de silence décrétée jeudi 8 janvier. Dans les écoles de banlieue, on a noté une contestation générale de cette minute de silence. Les profs (de gauche), effondrés, avaient l’ordre de ne pas ébruiter ce fait gênant. N’écornons pas le dogme de l’ ”intégration”… De multiples incidents violents se sont produits pendant les jours qui ont suivi les deux carnages. Sur les réseaux sociaux, on a noté l’explosion des propos haineux anti-français et anti-juifs, mais aussi djihadistes, relayés par des milliers d’anonymes. Par exemple, sur Facebook : « respect à Saïd, Cherif et Coulibaly d’avoir défendu l’islam, c’est pas des terroristes. » Pour eux, ce sont des partisans, des guerriers parfaitement légitimes.
 Les ”marches républicaines” massives du 11 janvier, qui sont une réaction d’émotion et non de détermination, ont été brocardées  sur tous les réseaux sociaux.  Le slogan « Je suis Kouachi » était le troisième plus discuté sur le réseaugiciel  Facebook . Il faut savoir qu’une des stars de cette population est le rappeur Booba , qui psalmodie « j’me lave le pénis dans l’eau bénite ».  On s’en prépare de belles avec ces nouvelles générations immigrées de plus en plus radicalisées.
L’odeur de la guerre civile
Selon le directeur des renseignements intérieurs britanniques (MI5), Andrew Parker : « nous savons qu’un groupe de terroristes d’al-Qaida en Syrie projette des attentats de grande ampleur contre l’Occident ».
Les autorités islamiques de l’EI (Daech) et bien d’autres dans le monde ainsi que de multiples sites musulmans ont salué les tueurs comme des « héros de l’islam ». Ils vont faire des émules, dans une sorte de compétition morbide, pour savoir qui tuera le plus de ”mécréants”. Un certain nombre de déclassés, nourris de ressentiment, de complexe d’infériorité sublimé en complexe de supériorité, n’hésiteront pas à ”mourir en martyr”, comme les frères Kouachi ou Coulibaly espérant une notoriété posthume et, par superstition, obtenir le ” paradis d’Allah”. Les trois tueurs de janvier 2015  ont voulu dépasser dans l’exploit et dans l’horreur Mohamed Merah à Toulouse et Mehdi Nemmouche à Bruxelles. Cette émulation morbide risque de jouer à plein. Ce genre d’actes peut se multiplier. Ils sont considérés comme des héros et  martyrs dans une partie de la communauté musulmane française (y compris par le pitre Dieudonné) mais aussi dans le monde entier, comme en témoignent les réseaux sociaux et échanges sur Internet, ce que nient nos autorités, dans le déni de réalité. 20.000 messages faisant l’apologie des attentats sur Internet ont été recensés.
 Les réseaux dormants ont beaucoup d’argent, qui provient à la fois de la criminalité et de financements islamistes étrangers. Les frères Kouachi ont été formés et financés par leurs commanditaires revendiqués, Aqpa (Al-Qaida dans la péninsule arabique). Le mélange entre voyoucratie et radicalisation islamique est intime dans toutes les banlieues. Les stocks d’armes de guerre et d’explosifs se multiplient. Seule une infime minorité est saisie. Ajoutons à cela la présence sur les fronts de Syrie et d’Irak d’environ 2.000 fanatiques venus de France et dont beaucoup reviendront porter la guerre ici. En face, l’État français manque de moyens, d’hommes et de volonté politique. Et les viriles déclarations des derniers jours peuvent retomber comme un soufflet.
L’ennemi bénéficie d’une base de recrutement de plus en plus étendue et fanatisée. Aguerrie aussi. Une armée de l’ombre est en constitution, sur le territoire national, avec ses combattants directs et ses soutiens passifs ou actifs, recrutée parmi l’énorme vivier des 6 millions de musulmans présents en France. Beaucoup sont prêts à agir, à la moindre étincelle. L’extension du domaine de la guerre civile, de la basse vers la moyenne puis vers la haute intensité est une menace sérieuse. On peut imaginer un mélange d’émeutes violentes généralisées, d’attentats et de harcèlements meurtriers. D‘autant que ces centaines de zones de non-droit, abandonnées par l’État et incontrôlées peuvent servir de sanctuaires d’action et de repli sur tout le territoire, véritablement mité.
Le vivier des moudjahidine
 Les incitations à passer au djihad violent sont permanentes et innombrables. Daech y exhorte tous les jours, comme les réseaux sociaux et les sites. De plus, pour ces milliers de paumés, de déclassés, de frustrés, qui veulent mourir en martyr, il est très facile de commettre des carnages.  Nul n’a besoin d’une longue formation militaire pour bricoler une bombe, tirer au fusil d’assaut (on s’en procure partout dans les filières des banlieues) ou lancer une voiture volée dans la foule ou poignarder au hasard. Nous risquons d’assister à la multiplication de ce genre d’actes, y compris des attentats à la voiture piégée.
Les services de police remarquent depuis quelques années l’incroyable inflation de cellules pré-terroristes islamiques dont beaucoup d’attentats ont été prévenus à temps. Mais les services sont en train d’être débordés. Plus on démantèle de groupes criminels, plus il en surgit de nouveaux. La pieuvre dont les têtes repoussent. L’équation suivante est implacable : augmentation du nombre de jeunes musulmans du fait de l’immigration incontrôlée et massive et de la fécondité démographique + radicalisation de l’islam partout dans le monde + multiplication des vecteurs de recrutement  et de propagande y compris dans les mosquées et les prisons totalement incontrôlées par l’État + déclassement socio-économique des intéressés par refus et incapacité = explosion et guerre civile ethno-religieuse.
Les prisons, qui vivent sous un régime d’un incroyable laxisme, sont le lieu de la radicalisation, avec ce binôme insécable : criminalité de droit commun/ djihad. Sur les 68.000 détenus, il y a plus de 50% de musulmans, radicalisés par des imams prosélytes autoproclamés qui peuvent être par ailleurs des caïds. L’administration pénitentiaire est débordée et, après les lois Taubira, la justice est désarmée. Les services de police et de renseignement aussi d’ailleurs qui n’ont pas pu prévenir les derniers attentats alors que leurs auteurs étaient partout fichés. Un des anciens mentors des frères Kouachi. Farid Benyettou. est en stage d’infirmier à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Ancien émir de la filiale djihadiste des Buttes Chaumont, condamné en 2008 à 6 ans de prison ferme (c’est déjà peu) pour ”association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ”, il a été libéré à mi-peine en 2011. Comment voulez-vous lutter contre le terrorisme dans ces conditions ? Aux Etats-Unis, un tel individu aurait été condamné au pénitencier à vie.
Le racisme qui avance masqué
Soulignons aussi la dimension fortement raciste anti-Français et anti-Blancs ainsi qu’antisémite des attentats et des réactions de tous ceux qui les ont approuvés, attestée par la sociologie de terrain,  ce qui indique que les signes avant-coureurs d’affrontements ethniques sont bien présents. Des reportages ont montré que, dans les banlieues, les refus de s’associer aux manifestations du 11 janvier étaient motivés par le fait qu’il s’agissait de rassemblements de ”bourgeois blancs”, Français de souche. Intéressant… S’y ajoute évidemment l’idée djihadiste en pleine ébullition : musulmans vs. mécréants. Juste après les tueries des frères Kouachi et de Coulibaly, la Toile a vu exploser spontanément, sans mot d’ordre ni organisation, les messages de sympathie. Pour une fois, la justice a réagi  en prononçant une dizaine de condamnations à des peines de prison ferme contre des internautes repérés mais aussi contre des ”jeunes ” qui faisaient des provocations (racistes anti-Français et antisémites) dans les lieux publics, sous le chef d’”apologie du terrorisme”. Gageons que ces peines ne seront pas appliquées ! Quant au pathétique Dieudonné, islamiste et antisémite, star de nombreux ”jeunes” d’origine immigrée, il est sous le coup de poursuites pour le même motif après avoir écrit sur Facebook, en référence à son ”frère”, le tueur du magasin casher : « sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly » Pauvre type… On peut se demander d’ailleurs si traîner Dieudonné – bête noire de Valls– devant les tribunaux est très intelligent… Ça lui fait une énorme publicité et lui fournit des arguments. La meilleure des censures est le boycott, le silence et le mépris.
Ces meurtres, commis par trois tueurs issus du Maghreb et du Mali, vont inévitablement augmenter, dans la population française de souche, de manière instinctive, une aversion non seulement envers l’islam mais envers les personnes d’origine afro-arabe.  En dépit du discours officiel des grands médias qui est contredit par un Internet (pour l’instant) démocratique. Le caractère raciste des agressions (au delà et en plus de l’antisémitisme) a été confirmé par le fait  que Coulibaly a, avant de tuer des Juifs dans le magasin cascher, tiré sur un jogger, aujourd’hui hospitalisé,  un Français de souche, et abattu gratuitement une policière dans le dos.
Avec 6 millions de musulmans en France, de plus en plus nombreux, dont une large partie hostile et désireuse (comme les collaborateurs au pouvoir) d’éradiquer notre identité, nous sommes en face d’une bombe à retardement. Une minorité, toujours en croissance, se radicalise. La politique de Gribouille des autorités non seulement n’a rien fait contre l’immigration musulmane de masse, source première du problème, ni contre l’islamisation galopante, mais au nom de la lutte contre l’”islamophobie” et le ”racisme”, l’a favorisée, a favorisé l’envahisseur. Se contenter, ici où là, avec de faibles moyens de déjouer quelques attentats, revient à placer des pansements sur des plaies purulentes qui se multiplient. Alors qu’il faudrait résoudre le problème en amont.
Et dire que c’est au nom de l’”antiracisme” que nous laissons faire ce racisme massif qui nous vise…Ce concept est à sens unique.
Considérations militaires inquiétantes
La force militaire du djihad mondial, subrepticement aidé par L’Arabie et le Qatar, nos ”amis”, et toléré par la Turquie néo-islamique tant que ça ne gêne pas les satrapes au pouvoir, est très conséquente. Patrick Cockburn, journaliste britannique à The Independent dans son enquête  Le retour des djihadistes . Aux racines de l’État islamique  (Équateurs, Documents) estime à 100.000 le nombre de combattants aguerris sur tous les fronts, Syrie, Irak, Mali, etc. Il suffirait qu’une poignée de ces partisans revienne en Europe pour la mettre à feu et à sang. Il explique : «  Il n’y a pas besoin d’une grande expérience du combat militaire ou d’un entrainement particulièrement poussé pour tuer dix journalistes et deux policiers à l’arme automatique ». Les frères Kouachi avaient été hâtivement formés comme des centaines d’autres fanatisés qui vont revenir. Ils vont trouver en Europe des aides, des appuis, des bases, des partisans, des armes, des intellectuels et journalistes ”modérateurs” et compréhensifs (car terrorisés, syndrome de Stockholm).
Le plus préoccupant, c’est ce sondage de 2014 de l’institut britannique ICM Research, soigneusement censuré par nombre de médias politiquement corrects qui veulent cacher la réalité pour ne pas ”stigmatiser l’islam” : 16% des ”Français” ont une opinion favorable de l’État islamique (le Califat massacreur, Daech) dont 27% chez les 18-24 ans ! Signification : une proportion très importante des jeunes issus de l’immigration musulmane sont radicalisés, approuvent le djihad violent et terroriste et une guerre de conquête en France même. Inutile de dire que des bataillons de terroristes en puissance, et de soutiens, sont déjà en place et que les frères Kouachi, et Amedy Coulibaly, les moudjahidine des attaques des 7 et 8 janvier, feront des émules. Réalité qui contredit de manière cinglante le baratin sur la prétendue réprobation des massacres par l’ ”immense majorité” des jeunes musulmans présents en France.
10.500 militaires sont donc mobilisés, pour ”sécuriser le territoire” et dont une certaine proportion n’est pas fiable, pour la plupart non aguerris. Les promesses faites au dernier moment de cesser de baisser le budget militaire en disent long sur l’inconséquence des dirigeants, qui ne prévoient rien mais réagissent à court terme en fonction des événements. Malgré le gros travail fait au Mali contre le djihadisme par l’armée française, qui a neutralisé plus de 1.000 partisans, rien n’est fait sur le ”front intérieur”, le plus important. Aller combattre le djihad en Afrique et au Moyen-Orient et ne rien faire ici mais au contraire laisser déverser une immigration musulmane hors-contrôle est une stratégie aveugle et suicidaire. Les opérations extérieures contre les djihadistes (peu efficaces à terme) ont pour effet de surexciter ceux qui veulent, en réplique, attaquer par une guerre de partisans et de terroristes le territoire national. Sans parler des catastrophiques interventions occidentales contre les dictatures d’Irak, de Syrie, de Libye qui ont déroulé le tapis rouge à la marée djihadiste et à l’immigration illégale. La politique étrangère comme la politique intérieure de l’Occident est d’une effrayante stupidité : l’inverse même de ce qu’il faudrait faire. On les bombarde là-bas, sans effets, et on les laisse entrer ici. La Russie de Poutine fait exactement l’inverse.
La réaction anti-islamique est-elle sérieuse ?
En réaction aux attentats, des attaques contre les mosquées (de très basse intensité et limitées à des graffitis débiles) ont augmenté. Pain bénit pour les autorités musulmanes qui exagèrent la portée de ces actes, et qui prétendent qu’il y a une multiplication des agressions islamophobes, ce qui est se moquer du monde quand on dénombre la gravité et l’inflation des actes antisémites commis par qui l’on sait.
 Lundi 12 au soir à Dresde, Pediga, mouvement contre l’”islamisation de l’Occident”, a réuni 25.000 personnes – un record – en hommage aux victimes « en France et au Nigéria ». Car en même temps que les attentats en France, Boko Aram, la milice djihadiste nigériane a commis plusieurs massacres de grande ampleur. Mais, en riposte, 100.000 contre-manifestants ont défilé ”contre l’intolérance” et ”contre l’islamophobie”. Donc, objectivement, pour la continuation de l’islamisation de l’Europe, non ? Et Angela Merkel, qui ne fait rien contre l’islamisation de l’Allemagne et l’immigration de masse, les a approuvés ! C’est ainsi qu’on va se défendre ?  57% des Allemands estiment que l’islam est une menace pour leur pays. Finalement, cette proportion est assez faible.
Le Premier ministre, exalté : « Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical ». M. Valls à l’ ‘Assemblée, mardi 13, a osé prononcer ce que seul le FN s’était permis de dire, semblant sortir du déni de réalité. Ovation debout. Marseillaise chantée pour la première fois par toute l’Assemblée depuis le 11 novembre 1918. Le grand jeu de l’”Union sacrée”. Paroles, paroles…Hollande va remonter dans les sondages et Valls aussi.  Mais le fond du problème demeure, lui, intact.  C’est le problème de la France : on prononce de grands discours (les ”langages” concoctés par les experts en ”com”) avec l’emphase des orateurs, mais on ne fait rien. Parles, paroles…Seuls comptent les actes.
 Georges Bensoussan, en 2002, dans Les territoires perdus de la République avait alerté, avec une lucidité prémonitoire, sur la montée dans les banlieues du triple syndrome : antisémitisme, sexisme, francophobie. De ce racisme et de ce machisme permanents et soigneusement passés sous silence, souffrent ceux, élèves ou adultes, qui sont devenus minoritaires chez eux et qui sont souvent harcelés. Alain Finkielkraut note : « je pense à cette habitante de La Courneuve interrogée pour Le Monde au lendemain des émeutes de 2005 qui dit en avoir assez ” de ne parler à personne, de croiser des femmes voilées qui ne la regardent pas, d’entendre le Coran à fond les cassettes, d’être regardée d’un drôle d’air si elle fume pendant le Ramadan…C’est difficile de devenir une minorité chez soi, vous savez”. » Il ajoute : « La France est beaucoup plus haïe en France même qu’elle n’est haineuse ». (Philosophie, février 2015). La cause est l’islam. Qui le dit clairement ? Même les féministes, terrorisées, n’osent pas s’en prendre à l’islam. Avec une méprisable lâcheté, les femen essaient d’humilier une Église catholique qui n’ose pas se défendre.
La désignation de l’ennemi, problème central
Pour résumer, à la suite de ces attentats, on a assisté à des manifestations équivoques, superficielles. La véritable cause du problème n’est jamais évoquée clairement : c’est l’affrontement millénaire contre l’islam. Avec l’impossibilité  pour des élites collaborationnistes et craintives, aveuglées par leur idéologie, de désigner la vérité de l’affrontement et la nature de l’agresseur. En réalité, nous vivons les épisodes d’une guerre mondiale qui a commencé…au VIIe siècle et qui, sous diverses formes, n’a jamais cessé depuis.  Comme une toile de fond, un bruit de fond devant lesquels tous les autres conflits ont éclaté comme des orages passagers. La particularité gravissime de notre époque, c’est que cet antagonisme millénaire se produit dans le cadre d’une immigration invasive. Du jamais encore vu dans l’Histoire.
Pour corroborer ce caractère de guerre mondiale de ce que nous vivons, observons les manifestations de rue qui se sont produites d’Algérie en Indonésie ”contre Charlie” et ses blasphémateurs ; non pas contre les tueurs, évidemment, implicitement approuvés. Se battre pour la ”démocratie”, la ”république”, la ”laïcité”, la ”liberté” , c’est très gentil ; mais ce sont des concepts abstraits et insuffisants. La guerre qui reprend (et non pas qui commence) concerne notre être même de Français et d’Européens.
Pour l’historien américain Ramsay Mac Mullen, les Romains de la décadence  des IVe et Ve siècle, qui ne purent préserver la ”romanitas” face au ”barbaricum”, étaient minés de l’intérieur parce qu’ils défendaient un mode de vieéconomique et non plus une appartenance et une identité. C’est ce qui nous arrive face à l’immigration, notamment musulmane. (Le déclin de Rome et la corruption du pouvoir, Les Belles Lettres, 1991 trad.)
Relisons maintenant Julien Freund, élève de Carl Schmitt : « même si vous ne voulez pas d’ennemi, c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il vous choisit vraiment comme ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles prestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous que vous soyez l‘ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera de cultiver votre jardin. » (in La notion de politique). Ce qui signifie que même si vous signifiez que vous êtes l’ami de l’islam, cette décision  ne vous appartient pas s’il en a décidé autrement.
L’histoire est ouverte et son essence polémique en empêche la fin– dont rêvent toutes les idéologies totalitaires. Toute victoire est provisoire et toute défaite aussi, quel que soit le camp. Espérons que ce mois de janvier 2015 soit le signal du réveil du peuple et du début de la reconquista.