jeudi 22 février 2018

Le 7 Adar Hilloula de Moché Rabbénou - Merveilleux texte......


  •  Le 7 Adar Hilloula de Moché Rabbénou
    Tefila-7-Adar_Hiloula-Moche
    En ce 7 Adar 2488, il est rapporté dans la Guémara,que le 7 Adar est le jour de la disparition de Moché Rabbénou.
    Références Guémara Kiddouchinn page 38a
    Moché accomplit un grand nombre d’actes: Il écrivit la Torah toute entière…treize fois.
    Il remit un rouleau de la Torah à chacune des Tribus , et plaça un treizième dans le Aron en somme un original qui servirait de référence.
    Les gens d’un très haut niveau de piété (lorsqu’ils sont en bonne santé) ont l’usage de jeûner ce jour-là,
    Références Rabbi Yossef Karo z.t.l. dans le choulhan Aroukh siman180
    Certains ont l’usage d’organiser une étude le soir du 7 Adar, c’est d’ailleurs un bon usage.
    S’il y a dans la synagogue dix personnes qui jeûnent ce jour-là, malgré tout on ne sortira pas le Sefer Torah, car il ne s’agit pas d’un réel jeûne public.Cependant, l’officiant dira « Anénou », mais uniquement dans la Bérakha de Choméa’ Téfila
    Les Cohanim ne diront pas la Birkatt Cohanim à Minh’a ce jour-là.
    Il est une Ségoula connue, de réciter ce jour-même, de tout coeur, une certaine Téfila composée par Rabbi Nathan de bRéslev, avant de pouvoir demander à Hachem qu’il puisse accepter toutes nos demandes personnelles.
    Aphorisme du Talmud Sota 14a
    Pourquoi la tombe de Moise fut-elle cachée ?
    Parce que si le site en était connu, les juifs iraient y réciter leurs prières et seraient immédiatement sauvés de l’exil.
    La mort de Moché Rabbénou
    Après avoir conclu sa bénédiction, Moché dit au peuple :  » Je suis sur le point de mourir.
    Je vous ai tourmenté en vous corrigeant pour l’amour de la Torah et des mitsvot.
    Pardonnez-moi à présent !  »
    Tous répondirent :  » Notre Rav et notre maître, nous t’avons pardonné; mais pardonne-nous; souvent, nous t’avons irrité et causé des difficultés.  »
     » Je vous pardonne  » répondit Moché.
    Hachem dit à Moché :  » N’attends pas plus longtemps. Gravis le Mont Nevo !  »
    Moché se soumit immédiatement. Douze degrés menaient à la montagne, et Moché les gravit d’un seul bond, tant il était désireux d’accomplir la volonté d’Hachem.
    A cent-vingt ans, il était aussi fort que dans sa jeunesse.
    Alors qu’il se tenait en haut de la montagne, Erets Israël fut montrée à Moché. Hachem exauçait ainsi son désir de voir le Pays. De là, Moché lui accorderait sa bénédiction, rendant sa conquête plus facile aux Bné Israël. Le Tout-puissant permit à Moché de voir des endroits que son successeur, Yéhochoua, ne foulerait pas.
    En particulier, Hachem lui montra les lieux de dangers ou de malheurs futurs, afin qu’il puisse prier pour la sécurité et le bien de son peuple. Moché eut la vision de toute l’histoire des Bné Israël jusqu’au temps de Machia’h. A l’heure de sa mort, Moché vit également la réalisation du souhait qui lui avait toujours été refusé auparavant. Lorsque Moché avait demandé à Hachem :  » Je t’en prie, révèle-moi la façon dont Tu conduis les affaires du monde, le Tout-puissant lui avait répondu :  » Nul ne peut Me voir, et vivre !  » Mais avant sa mort, cette compréhension fut accordée à Moché. Il atteignit ainsi le cinquantième et dernier  »cercle de la sagesse ».
    A l’heure de la mort de Moché, Hachem voulut montrer sa grandeur aux hôtes célestes. Il appela donc l’ange Gabriel et lui dit :  » Va, et apporte-moi l’âme de Moché !  »
     » Maître de l’Univers, comment pourrais-je causer la mort d’un être humain qui est l’égal de 600 000 Juifs ?  »  » C’est donc toi qui iras  » dit Hachem à l’ange Mikhaël.  » Je ne puis supporter de le voir mourir  » répondit Mikhaël. C’est moi qui ai été son Rav !  » (Mikhaël est l’ange de la miséricorde, et il a enseigné à Moché comment défendre les Juifs)
    Le Tout-puissant se tourna alors vers Samaël qui est le Satan :  » Va et apporte-Moi l’âme de Moché.  » Samaël prit son épée et s’envola vers la terre, vers Moché. Il le trouva occupé à écrire le Nom de quatre lettres d’Hachem dans un Sefer Torah encore inachevé.
    Le visage de Moché rayonnait comme le soleil, et il ressemblait à l’un des anges. Samaël eut peur de Moché.  » Aucun ange ne peut prendre l’âme de Moché  » pensa-t-il. Il se mit à trembler et ne put pas même articuler la moindre parole. Moché, cependant, avait eu conscience de la présence de l’ange avant même que celui-ci ne l’eût révélée.
     » Que viens-tu faire ici ?  » Lui demanda-t-il solennellement. Samaël rassembla son courage et répondit :  » Je suis venu prendre ton âme !  »  » Qui t’a envoyé ?  » S’enquit Moché.  » Celui Qui a créé toute chose  » répondit Samaël. » Il ne veut certainement pas que tu prennes mon âme (mais plutôt que je te vainque)  » dit Moché.  » Je prends les âmes de tous les êtres humains  » insista Samaël. C’est là, la loi naturelle de  l’univers.  » Je ne suis pas soumis aux lois de la nature  » insista Moché. Je suis le fils d’Amram, saint de naissance.  » Samaël s’envola vers Hachem, reconnaissant sa défaite. Hachem lui insuffla alors une force plus grande, et l’envoya à nouveau vers Moché. Hachem voulait que Moché remportât une victoire encore plus grande sur le Satan. Samaël vola au-dessus de la tête de Moché et tira son glaive de son fourreau. Moché frappa Samaël de toutes ses forces à l’aide du bâton sur lequel était gravé le Nom Divin. Samaël s’enfuit. Moché le rattrapa et le rendit aveugle avec les Rayons de gloire qui émanaient de son visage.Une Voix Céleste proclama :  » Le moment de ta mort est venu !  »  » Je T’en prie, ne me livre pas à l’Ange de la Mort  » supplia Moché.  » Rappelle-toi comment je T’ai servi dans mes jeunes années, quand Tu T’es révélé à moi au Buisson Ardent, et quand je suis resté sur le Mont Sinaï pendant quarante jours et quarante nuits, œuvrant de tout mon être à apprendre la Torah !  »
     » Ne crains rien  » déclara une Voix Céleste.  » C’est Moi-même qui prendrais soin de toi.  » Moché se leva et se prépara à la mort, se sanctifiant comme l’un des anges. Hachem descendit, accompagné des anges Mikhaël, Gabriel et Zagzagaël. Mikhaël prépara la couche de Moché; Gabriel y étendit un tissu de lin pour sa tête, et Zagzagaël un autre pour ses pieds.
    Le Tout-puissant dit :  » Moché, ferme les yeux  ». Moché obtempéra.  » Place les mains sur ta poitrine  » ordonna le Tout-puissant. Moché obéit.  » Mets tes pieds l’un à côté de l’autre  » ordonna-t-Il. Moché le fit. Hachem appela l’âme de Moché.  » Ma fille  » lui dit-Il,  » J’ai prévu que tu demeures cent-vingt ans dans le corps de Moché. Tu dois le quitter à présent; ne tarde pas.  » L’âme répondit :  » Maître de l’Univers, existe-t-il un corps plus pur que celui de Moché ? C’est pourquoi je l’aime, et ne veux pas le quitter.  »  » Je te placerai sous Mon Trône Céleste, avec les anges  » promit Hachem.  » Mieux vaut pour moi rester dans le corps de Moché que de me trouver parmi les anges  » protesta l’âme.  » Il est aussi pur qu’un ange, bien qu’il vive sur terre. Tu as permis un jour à des anges, Ouza et Azaël, de venir se mêler aux hommes, et ils se sont corrompus. Moché n’a pas vécu avec sa femme depuis le jour où Tu lui as parlé au Buisson Ardent. Je T’en prie, laisse- moi dans le corps de Moché !  » Après avoir entendu l’âme attester la pureté du corps de Moché, Hachem embrassa (métaphoriquement) Moché. L’âme fit l’expérience de l’incommensurable jouissance de la Présence Divine (qui était plus grande encore que celle de rester dans le corps de Moché), et elle retourna vers Hachem qui ensevelit Lui-même Moché dans les plaines de Moav, non loin de Beth Péor. Moché mourut le 7 Adar, jour de sa naissance, à l’âge de 120 ans.
    Que le souvenir de notre maître soit une bénédiction pour tout le peuple d’Israel Amen !
    Références : Midrach Rabba

Par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël, Amen

  •  Hiloulot 7 Adar Aleph
    ��Moché Rabbenou z.t.l, né en 2368 (1392 AÈC) et son Yohrtzeit en 2488 (1272 AÈC).
    ��Rabbi Alter Ye’hezkel Eliyahou Horowitch z.t.l, né en 1884, décédé en 1943. Le dernier Admor de Dzhikov.
    ��Rabbi Avraham Tzvi Patznovski z.t.l de Piotrokov, décédé en 1819.
    ��Rabbi Chalom Abou’hatsera z.t.l
    ��Rabbi Chalom Chimoni z.t.l, décédé en 1867. Il a été un Rav dans la ville de G’vatcha. Auteur du livre « Ganzi Chalom ».
    ��Rabbi Israël Yitshak HaLevy Reizman z.t.l, décédé en 1969. Il était  un membre de Badatz.
    ��Rabbi Menachem Mendel Landau z.t.l de Zabeirtze, décédé en 1935.
    ��Rabbi Nissim Ben Ezra Eini z.t.l, décédé en 1900. Un des grands kabbalistes de Bagdad.
    ��Rabbi Chlomo Ephraïm de Lunshitz z.t.l, né en 1550, décédé en 1619, auteur de Kli Yakar et aussi des sélections spéciales à la mémoire des Juifs de Prague qui ont souffert horriblement pendant les pogroms de 1611.
    ��Rabbi Tzvi Kinstlicher z.t.l, décédé en 1965, auteur de Chéélot Outchouvot Be’er Tzvi.
    ��Rabbi Yehi HaCohen z.t.l, né en 1787, décédé en 1867. Un des érudits du Yémen. Il était versé en Torah et kabbale et fut un possek. Il était le Roch Yéchiva de la beth knesset « Beth Alexander ». En plus, il ouvrit une yéchiva de kabbale, dont il était expert. Il priait selon les kavanoth (intentions) du Ar »i. De 1837 jusqu’à son décès il était un juge dans le Beth Din.
    ��Rabbi Yitshak Eizik Taub de Kalev, né en 1744, décédé en 1821. Fondateur de la lignée du ‘Hassidisme de Kalev en Hongrie.
    *Allumez une bougie et par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël Amen

Refoua Chelema et Réusite

  • Toutes les Halakhot sont dédiées à la protection et à la Réfoua Chéléma de tout le peuple d’Israël Amen et en particulier
    • mon épouse Sarah bat Fortuné,
    • Rabbi Haïm Chalom ben Bedra Chlita,
    • Haim Eliézer Ben Tilah
    • Anael bat Chlomo
    • Eli Eliyahou Ben Victorine
    • Noam Yéhouda ben Yéhoudit
    Amen

Léilouy Nichmat

  • De tous les défunts du âm Israël et en particulier
    • Sarah Bat Rosa z.t.l.
    • Georges Yitshak Ben Hénéna ouben Chlomo z.t.l.
    • Gérard Guerchon Ben Yitshak
    • Fortuné Bat Camille Camouna
    • Rabbi Yossef Haïm Sitruk Chlita ben Emma, z.t.l.
    • Léon Yéhouda ben Rahel véElichä z.t.l
    • Lidia Soufir z.l.
    • Ephraim ben yehouda et Alice
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mercredi 21 février 2018

Les Turcs sont musulmans, ils ont donc tous les droits d’attaquer les Kurdes aux gaz toxiques....


Les Turcs qui prétendent n’avoir « jamais utilisé » d’armes chimiques contre les Kurdes en Syrie sont pris en flagrant délit de mensonges.

Les photos des victimes syriennes et les résultats  des analyses des laboratoires confirment que les forces turcs ont utilisés le chlore comme « gaz de combat » contre Afrin.
En effet, selon des médias américains, une dizaine de civils, au nord de la Syrie, auraient été touchés par une attaque aux gaz toxiques, ce samedi 17 février 2018.
Rapidement, l’ambassade de Turquie en Russie a catégoriquement démenti l’utilisation d’armes chimiques par son armée en Syrie. Dans un communiqué paru ce dimanche, 18 février 2018, l’ambassade turque affirme que « les rapports concernant une attaque chimique à Afrin sont infondés ».
Les diplomates turcs dénoncent des allégations « mensongères » et un effort de « propagande » visant à ternir l’offensive militaire que mène depuis le 20 janvier la Turquie contre les Unités de protection du peuple (YPG) dans la région d’Afrin.
Des dizaines de kurdes ont été atteints d’asphyxie après avoir inhalé le gaz toxique chloré selon des sources locales.Plusieurs victimes ont été transférées vers l’hôpital d’Afrin et elles ont été admises avec des symptômes comme des problèmes respiratoires, une toux et un sentiment de brûlure partout dans le corps.
Selon les médecins à Afrin, une dizaines de personnes dont des six enfants avaient les « pupilles dilatées » et « des difficultés respiratoires » suite à une attaque avec des substances toxiques présumée de la Turquie.
Le directeur de l’hôpital a affirmé que ces symptômes proviennent d’une attaque chimique, et que l’équipe médicale de l’hôpital essayait d’identifier le type de gaz. Selon lui, l’inhalation de ce gaz toxique a augmenté le rythme cardiaque, provoqué des vomissements et des toux.
Les victimes, actuellement soignées, présentent des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques comprenant des agents neurotoxiques. En explosant, ces dernières se seraient disséminées dans l’atmosphère.

Dans la foulée, des journalistes kurdes avaient posté des photos qui représentent, selon eux, des personnes touchées par une attaque chimique de l’armée turque. Des personnalités Kurdes en Europe ont appelé la communauté internationale à ouvrir une enquête et à traduire devant la justice les responsables turcs ayant fait usage de ce type d’arme à l’encontre des populations kurdes sans défense.
Ce lundi 19 févier, le Conseil démocratique syrien (CDS), qui réuni des opposants kurdes et arabes, a dénoncé  dans un communiqué « le massacre chimique perpétré contre Afrin par l’armée d’Erdogan.»
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Alors que l’armée turque a donné l’assaut aux faubourgs de la ville de Afrin et que le nombre de Kurdes morts dépasse les 200, les habitants kurdes de l’est de cette ville voient de nouvelles sortes de bombes tomber sur leurs quartiers. Une fumée blanche dense, source d’asphyxie. L’utilisation d’une telle arme dans des lieux habités est interdite.
Plusieurs blessés kurdes informent que les obus tirés par les forces turcs d’occupation à l’est Afrin émanaient des gaz et de la fumée blanche. C’est la première fois que ces obus ont été utilisés depuis le début de l’agression, le 20 janvier dernier. Selon des témoins, les forces turcs d’occupation ont tiré plusieurs obus sur les maisons civiles, à l’est de la ville. Une fumée dense, avec une très forte odeur, cachait la vue. L’hystérie touchait tout le monde. Au moins une dizaine de maisons ont été incendiées durant l’attaque chimique de ce samedi 17 février.

Il devenait de plus en plus difficile pour la Turquie de nier avoir eu recours à d’armes chimiques et des produits incendiaires contre les Kurdes syriens. On peut voir ces images d’enfants dont l’aspect ne trompe pas. Si ce gaz était délibérément tiré sur la population civile, les responsables turcs finiraient devant le tribunal de la Haye. Les produits chimiques sont une arme de terreur. Le gaz tiré brûle au contact de la peau. Selon les médecins syriens, pour les enfants qui ont des brûlures dans le corps, il n’est pas rare qu’elles atteignent l’os.
En fait, les forces turcs d’occupation utilisent cette arme contre les civils, hommes comme femmes, grands comme petits dans les quartiers résidentiels à Afrin. Elles le font pour casser la volonté et mettre à genoux le peuple kurde qui se bat sans avions, sans artillerie et sans chars.
Alors que les médias saoudiens ont dénoncé cette attaque perpétrée par le régime islamiste d’Ankara contre des innocents, les médias proches de la mouvance des Frères musulmans, comme Al-Jazerra au Qatar, continuent de défendre le dirigeant islamo-fasciste Recep Tayyip Erdoğan et justifient moralement et politiquement cette guerre, prétendue « d’auto-défense ».
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Les  musulmans n’osent pas « lever la voix » contre ce sultan très populaire dans la rue arabe. Leurs voisins kurdes sont attaqués avec des armes interdites dans un silence presque unanime. Depuis 31 jours les kurdes d’Afrin subissent un déluge de fer et de feu, où mêmes les infrastructures civiles – écoles, hôpitaux, magasins, marchés, parcs publics, centrales électriques, pompes à eau, entrepôts de nourriture, champs agricoles, etc – ne sont guère épargnées. Ce peuple, le peuple kurde, est aujourd’hui à genoux, terrorisé jour et nuit, épuisé et vidé de son sang.
Le monde ne doit pas considérer ce crime épouvantable comme un événement exceptionnel. C’est un autre maillon de la mentalité colonialiste turque qui voit toujours les Kurdes comme une menace existentielle, ils sont donc déshumanisés et considérés en permanence comme  des gens inférieurs.
Ce crime organisé, méticuleusement préparé par Erdoğan, le monde arabo-musulman y assiste sans état d’âme. Pourtant l’inhumaine souffrance n’a pas de nationalité, de frontière, de culture ou de religion  et elle est universelle, comme la honte qui nous envahit à voir ces photos.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

Le Kaddish et le Notre Père....PAR ABBÉ ALAIN ARBEZ !


Le kaddish, prière juive traditionnelle dans la spiritualité et la liturgie du peuple d’Israel, évoque avant tout la sanctification du Nom divin. (kaddish,comme kadosh, saint) mais aussi la contribution personnelle à l’advenue du Règne des cieux sur la terre.

Composée en hébreu à l’époque où la Judée se trouve sous domination romaine, cette belle prière de louange est un véritable concentré de bible : elle est constituée de versets tirés des Psaumes, de Job, de Daniel, et particulièrement d’Ezekiel, qui dans sa vision annonce que la splendeur de D.ieu sera reconnue à la fin des temps par les nations.
Le kaddish est récité en communauté liturgique après la lecture de la Bible et le commentaire qui suit. On peut imaginer l’instant où Jésus l’a exprimé avec son groupe de disciples à la synagogue de Nazareth après avoir expliqué le fameux passage d’Isaïe (lu en hébreu, langue liturgique) qui inaugure son engagement.

La prière du Notre Père « Avinou shebashamayim » apprise ensuite par Jésus à ses disciples également en hébreu n’est qu’une variante à peine plus développée du kaddish.
S’il ne mentionne pas la mort, le kaddish est cependant une prière dite avec ferveur lors d’un deuil. La tradition juive considère que ceux qui récitent le kaddish avelim (kaddish des endeuillés) en répondant amen de toutes leurs forces, verront leurs fautes effacées, car c’est la royauté de D.ieu qui est ainsi proclamée (melekh haolam).
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On y ajoute parfois une oraison affirmant la foi en la résurrection finale des morts et on espère ainsi alléger l’étape de purification que connaîtra le défunt pour s’approcher de la lumière de D.ieu.

Traduction du Kaddish :
Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom dans le monde qu’Il a créé selon Sa volonté,
et puisse-t-Il établir Son règne, faire fleurir Son salut, et hâter le temps du messie,
de votre vivant et de vos jours et des jours de toute la maison d’Israël,
dès que possible et dites : amen !
Puisse son Grand Nom être béni à jamais et dans tous les temps des mondes,
béni et loué et glorifié et exalté,
et élevé et vénéré et élevé et loué soit le Nom du Saint, béni soit-Il,
au-dessus de toutes les bénédictions et cantiques et louanges
proclamés dans le monde, et dites : amen !
Qu’une paix parfaite et une vie heureuse nous soient accordées à nous et à tout Israël,
que Celui qui fait régner l’harmonie dans les sphères célestes l’étende parmi nous et dans tout Israël, et dites : amen !

Comme le kaddish, le Notre Père est une prière confiante adressée cette fois directement à Dieu (sous le mode du tutoiement) pour louer sa sainteté et demander la venue de son règne dans toutes les vies humaines. La sanctification du Nom et l’attente du Règne sont au centre de la piété juive.
On peut considérer que Jésus, en apprenant le Notre Père hébraïque à ses disciples, a voulu partager cette adhésion au Dieu à la fois créateur et sauveur qu’il voulait honorer en donnant librement sa vie sur la croix du Golgotha.
Le reflet du visage de tendresse du Père ainsi exprimé dans les mots de Jésus peut nous réconforter dans les moments d’épreuve comme dans les moments de joie, et nous encourager à donner à notre monde un visage humain.
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Voici une traduction (style restitué Tresmontant), proche du texte original en hébreu lui-même proche du kaddish :
Mt 6.9-13 :
Notre Père qui es dans les cieux,
Qu’il soit reconnu saint et consacré, ton Nom !
Qu’il vienne, ton Règne !
Qu’elle soit réalisée, ta volonté, comme dans les cieux et de même sur la terre !
Notre pain du jour qui vient, donne-le nous aujourd’hui !
Et remets-nous nos dettes comme nous aussi les avons remises à ceux qui nous doivent.
Ne nous laisse pas faiblir dans l’épreuve du choix,
mais délivre-nous du pouvoir du mal…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, pour Dreuz.info.

Les anti-israéliens de l’UJFP vont devoir rembourser les subventions indûment touchées...


L’organisation d’extrême gauche avait touché au moins 18.000 euros d’un organisme gouvernemental pour réaliser un livre et des clips « antiracistes ». Il s’agissait en réalité de propagande anti-israélienne.
L’affaire – révélée en décembre par le centre NGO Monitor de Jérusalem et objet d’une enquête détaillée du journaliste Luc Rosenzweig dans Causeur – autour des pratiques de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ne restera pas sans conséquences.
L’organisation d’extrême gauche prétendument pacifiste va devoir rembourser les très importantes subventions – au moins 18.000 euros pour la seule année 2016 – qu’elle était parvenue à toucher du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), un organisme directement rattaché à Matignon.
Cette affaire n’est pas anecdotique. Elle apporte un éclairage sur la manière dont s’élaborent en France les messages de désinformation, concernant en particulier Israël. Elle témoigne des méthodes de certaines officines qui savent parfaitement utiliser tous les rouages administratifs permettant d’obtenir des subventions publiques avec lesquelles elles financeront leurs activités de propagande.
Ce scandale des « clips vidéo de l’UJFP » illustre aussi l’aveuglement des pouvoirs publics prêts à distribuer l’argent des contribuables, sans trop y regarder, pour peu que les quémandeurs se présentent la sébile dans une main et le drapeau de « l’antiracisme » dans l’autre.
Au fait, c’est quoi l’UJFP ?
Fondée dans les années 90, l’UJFP se présente comme une organisation juive, laïque, progressiste et pour la paix au Proche-Orient.
Un rapide examen de ses statuts et de son site permet de rectifier quelque peu cette appréciation angélique. Proche du Parti Communiste (elle a régulièrement son stand à la Fête de l’Huma), l’UJFP est en réalité une organisation violemment anti-israélienne.
Elle ne regroupe que quelques dizaines de militants que l’on retrouve inlassablement derrières les banderoles de l’UJFP dans les manifestations pro-palestiniennes.
Slogans simplistes et langue de bois stalinienne. On notera au passage que l’UJFP soutient le terrorisme palestinien qu’elle qualifie de « résistance » et qu’elle prône le boycott illégal d’Israël, autant de mots d’ordres très étrangers à une campagne en faveur de la « paix ».
Le projet « Une parole juive contre le racisme »
C’est donc en 2015 que l’UJFP a présenté au CGET un projet intitulé « Une parole juive contre le racisme », visant à éditer une brochure pédagogique à destination des lycéens et des enseignants.
Dans le même cadre, l’UJFP a manifesté son intention de réaliser également des clips vidéo destinés à lutter « contre le racisme ».
Des clips qui assimilent le sionisme au nazisme
Mais à l’arrivée, le résultat ne correspond guère à ce qui avait été annoncé aux pouvoirs publics.
Pour s’en convaincre, il suffit de s’infliger le visionnage fastidieux des 10 clips vidéo qui figurent sur le site de l’UJFP.
InfoEquitable en a sélectionné quelques extraits. Ils sont édifiants !
Cette « parole juive contre le racisme », distillée par une poignée de militants anonymes, n’est en fait qu’un salmigondis de propos haineux, anti-israéliens, qui se résument à une équation aussi perverse qu’absurde : Ce sont les sionistes qui sont responsables de la montée de l’antisémitisme en France.
« Quand j’entends le gouvernement israélien parler au nom des Juifs, la première chose que ça me fait : ça me révulse. C’est une forme d’antisémitisme, c’est une forme d’assignation à résidence. »
« L’Europe avait été vidée d’une partie de ses Juifs par les nazis. Aujourd’hui c’est le sionisme qui aboutit finalement au même effet. C’est insupportable. »
« J’accuse M. Netanyahu d’être un producteur d’antisémitisme. »
« Le sionisme pour moi c’est la question de la séparation du monde en races. Mon judaïsme dit qu’au contraire le juif c’est le juif errant. »
« Le sionisme politique n’a rien à voir avec le judaïsme, c’est du racisme.
L’antisionisme est antiraciste. Le sionisme est raciste. »
Le reste est à l’avenant. On aurait pu imaginer d’autres propos pour éduquer les lycéens au « vivre ensemble » et favoriser la paix dans les cités.
En visionnant ces clips, on en vient même à se demander si ce n’est pas le résultat inverse qui est recherché…
Pour la petite histoire, cette campagne de clips de l’UJFP est aujourd’hui relayée sur le site des Indigènes de la République, une organisation des plus modérées, comme chacun sait.
Ces clips vidéo ne se déchaînent d’ailleurs pas que contre Israël. La République française en prend aussi pour son grade. Toute une série est consacrée à la dénonciation du « racisme d’Etat ».
Quelques extraits :
« Le racisme d’Etat, c’est les réfugiés, les sans-papiers, les contrôles au faciès, les crimes policiers… »
« Le racisme tel qu’il se développe contre les Roms, contre les Arabes, contre les musulmans… est à l’évidence un racisme politique. Il y a des gens comme Manuel Valls qui ont fait de la laïcité un instrument d’exclusion des musulmans. »
« Quand j’entends ces discours qui discriminent, qui attisent la haine contre certains aujourd’hui… ça vient de l’Etat. Ça me rappelle les pogroms. »
« L’antiracisme politique c’est la lutte contre le racisme d’Etat, c’est-à-dire un racisme structurel organisé par l’Etat, et qui a fait mieux que le régime de Pétain… »
On voudrait chauffer les banlieues qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
A Matignon, on s’est étranglé quand Causeur et le journaliste Luc Rosenzweig ont porté la supercherie à la connaissance du grand public.
« Et c’est nous qui avons financé ça ! », s’est lamenté un haut fonctionnaire.
Aujourd’hui, le CGET demande le remboursement des subventions
A la suite de la publication de l’enquête de Causeur (réalisée en collaboration NGO Monitor), le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a réagi.
Dans un courrier officiel, la directrice de la communication du CGET, Corinne Gonthier, annonce le lancement d’une procédure pour récupérer les subventions indument perçues par les propagandistes de l’UJFP.
A ce propos, la responsable du CGET écrit : Le projet « consistait notamment à réaliser des clips vidéos portant sur la lutte contre le racisme et la déconstruction des discours antisémites de Dieudonné et d’Alain Soral en direction des enseignants, des étudiants des écoles supérieures du professorat et de l’éducation et des agents des centres sociaux. » « Ces clips vidéo ont été mis en ligne fin 2017 (…) mais sans avoir recueilli de validation du CGET. Alerté en décembre dernier sur la teneur de ces clips, le CGET a constaté qu’ils ne correspondent pas du tout au cahier des charges conventionné et ne sont pas admissibles car ils mettent en cause un prétendu « racisme d’Etat ». (…) Le CGET a engagé une procédure de recouvrement de la subvention pour non-respect du cahier des charges ».
On frémit à l’idée que si la manipulation de l’UJFP n’avait pas été déjouée, ces clips auraient effectivement servi à la formation des enseignants.
Aujourd’hui démasquée, l’UJFP va devoir rembourser l’argent qu’elle avait capté pour monter ses campagnes haineuses de propagande.

mardi 20 février 2018

Le nouveau «corps de missiles» de Tsahal ©


Après un long débat et des objections exprimées de la part de hauts gradés de l’Etat-Major, le ministre de la Défense Lieberman a décidé – en plein accord avec le chef d’état-major Eisenkot – de construire un arsenal de missiles sol-sol à la disposition des forces terrestres ; dans les deux ans à venir, Les Industries Militaires d’Israël (IMI) fourniront un premier stock de missiles d’une portée de 150 kilomètres ayant la capacité de détruire n’importe quelle cible dans les cinq minutes, qui seront plus tard complétés par des missiles couvrant toute la surface du Liban et pénétrant très profondément à l’intérieur du territoire de la  Syrie.
Les dés ont été jetés, le 4 janvier 2018, dans le bureau du ministre de la Défense au QG de la Kirya à Tel-Aviv. Lors d’une discussion qui n’a guère duré plus d’une heure, le ministre Avigdor Lieberman a décidé de construire un arsenal de missiles au sein des forces terrestres. Un “corps d’artilleurs de missiles”, si vous préférez.
Cette décision stratégique, que nous révélons pour la première fois au public, contient les germes de la prochaine révolution, en matière de doctrine de combat pour Tsahal. Le plan consiste à construire un arsenal efficace de missiles sol-sol de moyenne portée, pouvant suppléer l’armée de l’air, faisant partie intégrante du plan de travail en cours dans Tsahal et qui sera achevé en 2020. Et avant même que quelqu’un puisse changer d’avis, le ministre de la Défense s’est précipité pour allouer 500 millions de shekels (environ 145 millions de dollars, soit 116 millions 800.000 €) à ce projet – à titre de premier abondement – issu du budget global de la défense.
Pendant des décennies, les responsables de l’appareil de la défense se sont querellés au sujet de la nécessité d’une branche militaire dédiée à l’activation des missiles sol-sol de moyenne-portée, soit à une distance de 150 à 300 kilomètres. Le débat a été très animé, en particulier, parce qu’il mettait en lumière la «menace» que cela représentait pour le monopole de l’armée de l’air israélienne, alors considérée comme l’unique organisme stratégique devant avoir le bras long et frapper loin.
Le missile Predator Hawk. Une portée de 300 kilomètres et plus (Photo: Israel Military Industries)
Le missile Predator Hawk (Faucon Prédateur, missile balistique tactique). Une portée de 300 kilomètres et plus (Photo: Industries Militaires Israéliennes)

Au cours de la discussion, dans le bureau du ministre de la Défense, au début du mois de janvier, il y avait autour de la table des officiers supérieurs de Tsahal qui n’adhéraient pas à cette idée. Lieberman, en plein accord avec le chef d’état-major Gadi Eisenkot, a décidé de mettre fin à ce débat de longue haleine et d’adopter un plan préparé par la Direction de la planification, au cours de ces six derniers mois.
Suivant ce plan, la première étape consisterait à créer un arsenal de missiles sol-sol d’une portée de 150 kilomètres, qui serait exploité par les forces terrestres. L’armée utiliserait un produit déjà existant : des missiles du modèle EXTRA, fabriqués par l’entreprise des Industries Militaires d’Israël (IMI) pour des armées étrangères.
Dans le même temps, les navires de guerre de la Marine – la corvette de classe Sa’ar 5 et la corvette de classe Sa’ar 6 – seraient armés de ces mêmes missiles et ils fusionneraient au sein de la même branche stratégique de l’armée israélienne. Selon ce plan de travail, les missiles seraient également adaptés par l’IMI aux besoins des Forces aériennes. À des étapes plus avancées du plan, des missiles d’une portée de 300 kilomètres et plus seraient également introduits et mis en service dans cet arsenal.
Le coût total final reste imprécis. Il pourrait atteindre environ 7 milliards de shekels sur une décennie – en fonction du nombre de missiles dont Tsahal va s’armer. C’est aussi le point faible du plan : s’il n’y a pas assez de missiles pour mener une longue guerre, ce ne sera pas vraiment une révolution.

Bientôt 1 000 missiles guidés de précision au Liban

Lieberman avait déjà eu l’idée d’établir une branche stratégique au sein des forces terrestres avant d’entrer au ministère de la Défense. En 2004, en tant que simple membre ordinaire de la Knesset, il avait écrit un livre intitulé «Ma Vérité», dans lequel il expliquait les nécessités auxquelles répondrait une telle branche de la défense. Au fil des années, il a répété et affiné cette idée en tant que membre politique du cabinet de sécurité et en tant que président de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset. Maintenant, il a la capacité de la mettre en oeuvre.
Mais en 2004, lorsque Lieberman a écrit son livre, il n’y avait de besoin opérationnel d’un tel arsenal de missiles au sein des forces terrestres. De plus, la technologie – qui est en mesure de transformer les fusées bon marché, dotées d’une capacité aléatoire de destruction, en missiles précis – n’avait pas encore atteint sa maturité. L’ennemi était différent et l’armée de l’air pouvait fournir une réponse complète aux cibles éloignées.
Le changement spectaculaire, dans la perception au sein de l’armée israélienne, a eu lieu il y a environ cinq ans, à la suite des développements technologiques mondiaux, lorsque les pays occidentaux ont perdu leur monopole sur les armes à guidage de précision.
Il y a cinq ans, l’Iran a réussi à développer un kit de navigation et un correcteur de trajectoire en vol, qui ont été adaptés à des roquettes «sans guidage» de fabrication iranienne et les a transformées en missiles guidés de précision. Cela a soulevé des inquiétudes dans l’appareil de la défense israélienne, puisque l’Iran allait transformer les roquettes imprécises du Liban en missiles guidés de précision. Et bien sûr, au lieu de devoir transporter des missiles à travers la Syrie vers le Liban, l’Iran se prépare à assembler des kits de navigation sur les roquettes qui sont déjà fabriquées au Liban. Cela ne nécessite pas d’énormes usines.
Le ministre de la Défense Lieberman (R) et le chef des FDI Eisenkot (Photo: Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Lieberman (D) et le chef d’état-major de Tsahal, Eisenkot (Photo: Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)

Les responsables israéliens estiment qu’au cours de la décennie, il y aura plus de 1 000 missiles guidés de précision au Liban. Chacun d’eux, s’il est lancé, atteindra précisément sa cible ou ne la manquera que de quelques mètres. Cela pourrait causer d’énormes dégâts dans les systèmes de renseignement et de contrôle de Tsahal, ainsi qu’aux bases de l’armée, et, en fait, à tous les systèmes participant aux capacités de réaction rapide de l’armée, sans parler des dommages causés aux infrastructures nationales : électricité, eau, symboles gouvernementaux comme la Knesset, le gouvernement, le Quartier-Général de la Kirya, etc. Même si nous supposons que le système Dôme de Fer est capable d’intercepter 90% de ces missiles, il restera environ 100 missiles de précision qui pourraient atteindre des cibles vitales et infliger, en même temps que la destruction matérielle, d’énormes dégâts au moral de la population.
Nous entrons dans une nouvelle ère où le Hezbollah possède des roquettes guidées de précision couvrant la majeure partie du territoire israélien, ce qui a poussé le Premier ministre, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le porte-parole des Tsahal à menacer le Liban, ces derniers jours.
Jusqu’à ces dernières années, nous pouvions dire : L’armée de l’air achète des avions tels quels ; chacun d’eux peut transporter 24 bombes guidées avec une ogive beaucoup plus lourde que les ogives des missiles de surface relativement coûteux ; les bases aériennes existent ; les équipes existent ; l’Armée de l’Air israélienne est capable de détruire des milliers de cibles en une journée et possède des capacités de recueil de renseignements pour chacune de ces cibles. Alors, qui peut bien avoir besoin d’une branche spécialisée de missiles dans les forces terrestres et pour quoi faire ? Ce serait la plus mauvaise chose à faire, également, sur le plan financier.
Mais tout ça a complètement changé. L’énorme amélioration des armes anti-aériennes, dont certaines sont déjà en Syrie, ainsi que la grande quantité de missiles guidés que l’ennemi possède, obligent l’armée à répartir les outils à sa disposition entre l’armée de l’air, les forces terrestres et la marine.
Alors qu’une salve de missiles continue et précise sur des bases aériennes israéliennes ne paralysera pas l’armée de l’air, dans son ensemble, qui est prête à faire face à un tel scénario, l’efficacité des forces aériennes se mesure également à leur capacité à réaliser des sorties en série. Avec ces armes précises, il est très probable que la continuité et la fréquence des fonctions liées au décollage des avions des forces aériennes subiront certains reports. Dans un tel cas, la bombe avec ou sans guidage de précision, adaptée à l’aile de l’avion, devient tout à fait inutilisable.
À l’ère des roquettes à guidage de précision, Israël doit avoir la capacité d’attaquer dès le tout premier instant, au lieu d’attendre que les forces de réserve soient mobilisées, puis qu’elles se préparent à une éventuelle invasion terrestre, et que l’armée de l’air monte en puissance par la rotation des frappes. Les responsables militaires admettent, à présent, que l’action de développement dirigée par le ministre de la Défense et le chef de cabinet aurait dû être mis en musique depuis quelques années déjà.
image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/IMI_Israel_PREDATOR-HAWK_long-range_tactical_missile_MSPO_2015_defense_exhibition_Kielce_Poland_640_001.jpg

Trois types de missiles AccuLAR 122, Extra et Predator Hawk, pour des portées diversifiées, mais avec une précision identique à moins de 10 m de leur cible. 
Il y a aussi un volet diplomatique, qui s’attache à la présence, à proximité, d’armées étrangères, par exemple. Quand Israël envoie des avions en représailles à une activité hostile, il risque, à présent, de se heurter au système de défense anti-aérienne russe ou aux pilotes russes. La possibilité d’utiliser un missile à guidage de précision, depuis le sol, ne poussera pas Israël à s’embourber dans une telle situation potentiellement conflictuelle. Il ira frapper la cible et la détruire sans demander son reste à une tour de contrôle étrangère.
L’arsenal de missiles à courte portée pourrait être crucial, dans les premières heures de combat. Voici un scénario possible : Deux soldats de Tsahal sont kidnappés au Liban. Moins d’une minute après en avoir reçu l’ordre, avant même qu’une force terrestre ne traverse la frontière à la poursuite des ravisseurs, tous les ponts des rivières Litani, Hasbani et Zahrani – dont les coordonnées ont déjà été introduites dans les systèmes GPS des bombes – sont détruits pour les empêcher de fuir vers le nord.
Lorsque les soldats de réserve Ehud Goldwasser et Eldad Regev ont été kidnappés en juillet 2006, les forces lancées à la poursuite des kidnappeurs n’ont disposé d’aucune couverture aérienne précise et les hélicoptères d’attaque sont arrivés après que les ravisseurs ne se soient déjà éclipsés.
Lorsque le système de missiles AccuLAR-122 d’une portée de 40 kilomètres – que le Corps d’artillerie a reçu l’année dernière – atteindra sa pleine puissance, il pourra lancer environ 300 missiles toutes les 10 minutes sur toute cible au sud de la rivière Zahrani. En d’autres termes, 300 cibles seront touchées par un tir précis durant chaque tranche de 10 minutes.
Il y a 237 villages au sud du Liban avec des milliers de cibles possibles. Le premier tir de barrage détruira les roquettes et les lance-missiles sur des sites connus des services secrets israéliens, ainsi que sur les postes de commandement et de contrôle du Hezbollah. Avant même que les Forces aériennes n’atteignent leur masse critique d’équipages aériens parés à l’action, Israël disposera d’une réplique efficace, face aux tirs de barrages de missiles lancés depuis le sud du Liban. Le Hezbollah est déjà capable de tirer plus de 1 200 missiles, dont certains sont précis, dans le premier tir de barrage. La réplique doit donc être immédiate, brutale et encore plus précise.
Une fois que Tsahal aura des missiles d’une portée de 150 kilomètres, il pourra lancer, depuis un point situé au nord du pays, loin de la frontière, des centaines de missiles couvrant des cibles au nord de Beyrouth ou de Damas. Dans l’éventualité d’une attaque de missiles contre Israël, qui prendrait la Kirya et la Knesset pour cibles, un premier missile atteindra une cible définie dans la capitale libanaise, dans les moins de cinq minutes suivant la réception de l’ordre de tirer.
Un seul système lance-missiles peut effectuer cinq tirs de barrages en une heure, dotés de huit missiles par barrage – en d’autres termes, 40 missiles à l’heure. Multipliez cela par 10 lance-missiles, et vous aurez plus de 400 missiles tirés sur Beyrouth (ou Damas) toutes les heures. Le niveau de précision de ces missiles n’est que de quelques mètres (environ 10 m) . Un missile EXTRA tiré d’un lance-missiles manœuvré par des Golani, à l’avant-garde, par exemple, pourrait détruire un certain étage dans un bâtiment de Beyrouth, avant même que les avions ne décollent. Ce type de mesure punitive pourrait grandement renforcer la dissuasion.
L’étape suivante de la construction de l’arsenal est constituée par les missiles sol-sol d’une portée de 300 kilomètres et plus. Un tel missile, appelé Predator Hawk (Faucon Prédateur), est déjà à un stade avancé de développement et d’essai chez l’IMI.

La police d’assurance AccuLAR-122

Tsahal était conscient de ces scénarios et capacités, mais personne n’était pressé. En 2012, le Conseil de sécurité nationale a ordonné à la Direction de la planification de préparer un plan pour la création d’un corps de lancement de roquettes et de missiles, à la lumière des évaluations selon lesquelles l’ennemi avait obtenu des armes à guidage de précision. La Direction de la planification a préparé le plan en faisant preuve d’un manque manifeste d’intérêt.
Les années 2012 et 2013 ont été particulièrement difficiles en termes de lisibilité budgétaire. Il y a eu des débats âpres sur l’attribution de 2 à 3 milliards de shekels pour la création d’unités et l’achat de matériel et de missiles. Personne ne savait d’où l’argent pourrait bien provenir.

Néanmoins, l’état-major était préoccupé par la menace que le Hezbollah ne dispose de missiles de précision, au moins pour que l’artillerie puisse faire face à ce problème éventuel, et il a recherché à disposer de missiles de 20 à 40 kilomètres, ce qui assurerait la protection des combattants sur le terrain, au niveau de chaque division. Dans le Corps d’Artillerie de l’époque, il existait un système de missiles guidés de précision d’une portée de 30 kilomètres, qui avait été acheté en 2005 et qu’on appelait «roquettes à correction de trajectoire» : la fusée américaine MLRS qui existait déjà au sein de Tsahal et qui a été rendu plus précise par l’IMI, grâce aux systèmes radar Elisra. Le premier test opérationnel de ce système date de la seconde guerre du Liban, lorsque 140 de ces roquettes ont été tirées, principalement contre des concentrations de troupes du Hezbollah.
Dans le même temps, l’IMI a présenté LORA («Long Range Artillery», artillerie de Longue Portée), un missile sol-Sol d’une portée de plus de 300 kilomètres, d’une précision maximale et doté de la capacité des pénétrer les fortifications. En ce qui concerne la réception de cette information par l’armée de l’air, ce missile a été perçu comme une véritable profanation d’un domaine sacré.
En 2013, à la lumière des renseignements alarmants en provenance du Liban, l’armée a acheté à l’IMI, le système de missile AccuLAR-122, une roquette à guidage de précision d’une portée de 40 kilomètres. Le corps d’artillerie a achevé la création de la première unité opérationnelle, cette année-là. Lors d’un test opérationnel du système AccuLar-122, trois missiles ont été tirés sur trois cibles différentes à des dizaines de kilomètres d’écart, en 12 secondes. Les trois cibles ont été détruites.
Néanmoins, l’acquisition d’AccuLar-122, ainsi que l’achat de roquettes à correction de trajectoire, étaient considérés comme un supplément de puissance de feu et de précision apporté à l’artillerie, plutôt que comme partie intégrante de la constitution d’une branche stratégique dotée de missiles sol-sol, qui fonctionnerait parallèlement à l’armée de l’air et servirait éventuellement de «police d’assurance» au cas où les séquences d’activités aériennes seraient interrompues, voire mises en incapacité, même momentanée. Le nombre de roquettes qui ont été achetées correspondait également à l’idée d’une simple puissance de feu plus précise.
Contrairement au système Dôme de Fer, qui a nécessité un processus de développement long et coûteux, les missiles EXTRA sont disponibles dans le catalogue de l’IMI et ont été fabriqués et vendus, depuis 2010. Un nombre considérable d’armées dans le monde ont des régiments entiers disposant de missiles produits par la compagnie israélienne, qui sont fournis assemblés – associés à un véhicule de commandement, un RPV (Remotely Piloted Vehicule ou Véhicule piloté à distance- drone) de collecte de renseignements, des systèmes de commandement et de contrôle, un système de localisation, des véhicules de transport et, bien sûr, les missiles eux-mêmes. Ces missiles guidés par GPS, qui ont des capacités uniques de correction de trajectoire en vol mises au point par l’IMI, sont livrés dans un emballage standard, de sorte que le «lanceur», baptisé «broyeur», peut contenir à la fois des missiles à courte portée et à longue portée. Changer l’emballage (le système de lancement) ne met guère plus de 10 minutes.
En décembre 2013, le gouvernement a décidé qu’IMI Systems serait le fabricant exclusif de roquettes à guidage de précision en Israël, de sorte que l’armée n’aurait pas à choisir entre les fabricants. Mais quand il a s’agi de l’achat de missiles au-delà d’une portée de 40 kilomètres, il fallait quelqu’un de l’extérieur qui pouvait apparemment rompre avec la mentalité de l’armée. Moshe Arens, en tant que ministre civil de la Défense, a poussé à la création du quartier général des forces terrestres, qui s’est finalement transformé en quartier général de l’Officier Commandant Général (GOC) de l’armée ; Amir Peretz, en tant que ministre civil de la Défense, s’est prononcé en faveur de l’adoption du système Dôme de Fer, et Lieberman pousse maintenant à la mise en place d’un arsenal sol-sol.
Suivant la demande du quartier général de l’OCG (GOC) de l’armée, l’arsenal de missiles d’une portée de 150 kilomètres – et à l’avenir, quand il sera acheté, d’une portée de 300 kilomètres – sera en possession d’unités spéciales de soutien, destinées au combat en territoire ennemi. Le corps d’artillerie veut aussi disposer de ces missiles. Aucune décision n’a encore été prise.
Il est clair, cependant, que ces missiles ne seront activés que sur ordre de l’état-major général. L’arsenal du Corps d’artillerie vise à faciliter les manœuvres des divisions d’infanterie. Agir avec perspicacité à des portées de plus de 40 kilomètres requièrent des renseignements et des prises de décisions différentes, au niveau de l’état-major général et de l’échelon politique, ayant une vision globale des évolutions sur le terrain.
En même temps, la crainte s’insinue, au sein des forces de l’armée de terre, que, quand le jour sera venu de payer pour le développement de cet arsenal de missiles, il n’y ait alors plus personne pour sortir le chéquier. Et la révolution souhaitée se transformera en un épisode tombé en désuétude. Après tout, nous avons déjà des lance-missiles sol-sol américains, qui ont fini par rouiller dans les entrepôts.
Alex Fishman |
http://www.jforum.fr/presentation-du-nouveau-corps-de-missiles-de-tsahal.html

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