vendredi 1 août 2014

Nous soldats de Tsahal avons besoin de vous....




Non, Amsterdam n’a pas de prostituées halal. L’Egypte, le Liban et l’Iran en revanche…


Une rumeur a été lancée sur l’ouverture d’un bordel au nom évocateur de « croissant chaud » à Amsterdam, qui proposerait des « prostituées halal » à sa clientèle musulmane.

Des prostituées halal ?
Les jeunes femmes du Croissant chaud ne boivent pas d’alcool, ne se droguent pas, et elles prient cinq fois par jour.
Mais ce n’est pas tout…
Le concept de prostituées halal se trouve dans le Nikah al-Mut’ah, le « mariage de plaisir ».
Le client signe un contrat de mariage temporaire avec la prostituée, lequel peut durer de quelques heures à quelques jours. A l’expiration du contrat, le couple n’est plus marié, et le « mari » doit payer une « dot » à sa « femme ».
En réalité, on ne trouve pas trace de ce « croissant chaud » à Amsterdam. Il semble que l’origine du hoax soit un site internet belge.
Mais ce qui n’est pas vrai pour Amsterdam l’est pour El-Hawamdia, un village d’Egypte situé à 20 km au sud du Caire.
Chaque été, selon l’agence de presse IPS, de riches touristes des Etats du Golfe envahissent l’Egypte pour fuir la chaleur oppressante de la péninsule arabique et s’installent dans des hôtels luxueux et des appartements du Caire.
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De là, les riches touristes saoudiens se rendent dans leurs luxueux 4X4 dans le village voisin d’El Hawamdia, un village pauvre situé à 20 km au sud du Caire. Des intermédiaires les attendent le long des routes, et leurs proposent des locations très courtes durées, et surtout, fournies de ce qui fait la spécialité de la ville : des plaisir sexuels avec des mineures – dans le strict respect de la sharia.
Selon IPS, ce sont des milliers de fillettes de 11 à 18 ans qui sont vendues chaque année par leurs familles à ces vieux riches sous le couvert d’un Nikah al-Mut’ah, un « mariage de plaisir » halal qui durera de quelques heures à quelques semaines, selon les arrangements.
Les « intermédiaires » offrent également la livraison des fillettes dans les hôtels du Caire ou séjournent les saoudiens, rapporte IPS.
Combien ?
Une jeune prostituée pour une journée de « mariage » est facturée 800 livres égyptiennes, environ 80 euros. L’argent est partagé entre l’intermédiaire et les parents de la fille. Pour l’été complet, le prix va de 20 000 livres (2 000 euros) à 70 000 livres (7 100 euros), selon l’âge, les plus jeunes étant les plus prisées.
La prostitution halal a été interdite par une loi égyptienne en 2008. Mais la loi n’est pas appliquée. Le pays est au bord de la faillite, et il a un besoin vital de ces très riches touristes.
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Selon Azza el-Ashmawy, directeur du Centre contre le traffic d’enfants du Conseil national de l’enfance et de la famille egytpien, certaines fillettes ont été mariées 60 fois avant d’arriver à l’âge de 18 ans.
Et tout ceci est parfaitement légal : aucun musulman ne conteste le fait religieux qu’un homme peut se marier avec une fillette pré-pubère. A la fois le coran et les hadith l’autorisent, et Mohammed lui-même s’est marié et a eu un rapport sexuel avec Aisha quand elle n’avait que 9 ans.

Au Liban, le Hezbollah propose même des prostituées halal pour assurer son recrutement :

Israël/Gaza - Le journal de guerre de Danièle Kriegel (12) : Espoirs déçus...


Le cessez-le-feu de trois jours n'aura finalement duré dans les faits que trois heures. En attendant, mieux vaut ne pas être un pacifiste en Israël.

Jérusalem, vendredi matin, 25e jour de la guerre
La nouvelle est tombée dans la nuit. C'est donc en se réveillant que les Israéliens l'ont apprise vendredi matin : les deux parties sont tombées d'accord pour un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures, et ce à partir de 8 heures vendredi. 
Tiendra, tiendra pas ? Ils ne sont pas nombreux ceux qui y croient et le disent. L'incrédulité comme façon de ne pas tenter le diable ? Ou plutôt peur que tout s'effondre rapidement ? En une semaine, on a vu tellement de trêves qui n'en étaient pas...
Est-ce déjà l'effet des premières senteurs d'une paix qui s'approche ? À la télévision et à la radio, personnalités politiques et culturelles connues pour leur combat en faveur de la création d'un État palestinien au côté d'Israël font leur réapparition. Zehava Galon, la présidente de Meretz, le parti à la gauche des travaillistes. 
Un dramaturge connu, Yeoshua Sobol. À ses côtés, un musicien metteur en scène de spectacles pour enfants. Au-delà de l'espoir ténu que fait naître l'annonce du cessez-le-feu, tous trois sont d'accord pour définir la tâche la plus urgente de l'après-guerre : que la société israélienne réapprenne le pluralisme. "Ce qui s'est passé, disent-ils, pendant ces quatre semaines de guerre, est inouï. 
Des créateurs et artistes de premier plan contraints de se promener désormais avec des gardes du corps après des menaces de mort. Tout simplement parce qu'ils avaient dans telle interview évoqué aussi la situation à Gaza ou qu'ils étaient connus pour leur engagement envers la paix."
Ils pourraient aussi raconter ce qui s'est passé il y a trois jours. 200 personnes se sont réunies devant les locaux de la deuxième chaîne de la télévision israélienne. Elles scandaient : "Traitre !" ; "Dehors !" L'objet de ce courroux ? Un commentateur politique du nom d'Amnon Abramovitch, qui est aussi un héros de la guerre d'octobre 1973. 
Au troisième jour du conflit, sur le canal de Suez, il a été gravement brûlé. En dépit de ses blessures, il a continué de se battre aux commandes de son char. Ce qui lui a valu une citation du chef d'état-major pour son courage. Transporté à l'hôpital, il subira pas moins de 60 opérations. 
Encore aujourd'hui, il porte sur le visage les cicatrices qui témoignent de la gravité de ses blessures. Dans la manifestation contre lui, on a même entendu : "Dommage que tu ne sois pas mort à Kippour." Que lui reprochaient-ils ? Rien de particulier sinon son impartialité et le fait qu'il est partisan de négociations avec le président palestinien, Mahmoud Abbas. Ce qui l'amène à critiquer régulièrement la politique gouvernementale. 

"Une minorité de parias" qui souhaite la paix

Encore jeudi, une chanteuse réputée a annulé le concert qu'elle devait donner le soir même à Haïfa, le grand port du nord du pays. Elle était la cible de menaces de mort sur les réseaux sociaux. Et cette liste est loin d'être exhaustive. Dans le quotidien indépendant Haaretz, vendredi matin, un éditorialiste évoque ce père, durant l'enterrement de son fils, mort à Gaza lors d'un accrochage avec le Hamas. 
D'une voix brisée, il lance un appel pour une solution pacifique et espère l'arrêt des morts et des souffrances, en Israël et dans la bande de Gaza. "Des gens comme le père de Guilad et sa mère, tous deux de Meretz, écrit l'éditorialiste, sont aujourd'hui, chez nous, une minorité dénoncée, ostracisée. Une minorité de parias."
9 h 45 heure française. Je reçois un message sur mon portable : les échanges de tirs ont repris à Gaza. Ils ont lieu à Rafah et à Khan Younès. Les Palestiniens annoncent quatre morts. Plus tôt, un obus de mortier tiré de Gaza a explosé en territoire israélien. Et maintenant, à Keren Shalom, un kibboutz où se trouve également un point de passage vers Gaza, les sirènes retentissent. Israël accuse le Hamas d'avoir enfreint la trêve. Il y a fort à parier qu'ensuite l'organisation islamiste rejettera sur Israël la responsabilité de l'effondrement de cet énième cessez-le-feu. Il a tenu à peine trois heures. 
Robert Serry, le médiateur de l'ONU, parviendra-t-il à ramener le calme ?

Un geste vers la coexistence en Egypte : L’iftar dans une synagogue du Caire, avec des représentants des minorités égyptiennes.....


Le 9 juillet 2014, un événement peu commun a eu lieu à la synagogue Shaar Shamayim du Caire : des représentants des minorités ethniques et religieuses égyptiennes ont participé à l’iftar, le repas du soir qui rompt le jeûne du Ramadan. Des bahaïs, des chrétiens, des juifs, des Amazighs (Berbères), Nubiens et autres ont participé au premier iftar jamais organisé là-bas, sous haute surveillance.
Etait aussi présent le religieux d’Al-Azhar Muhammad Abdallah Nasser, connu comme « le prédicateur de la place Tahrir », également coordinateur du Mouvement des Hommes d’Al-Azhar pour un État civil. [1]
Cette cérémonie sera la première d’une série de rencontres annuelles organisées chaque année par une minorité différente.
Un représentant amazigh : Cette cérémonie symbolise un changement dans la société égyptienne
La cérémonie a été tenue par l’Alliance égyptienne des minorités, une organisation fondée en 2012, après l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans (FM). L’organisation est née pour protester contre la constitution ratifiée sous le régime des Frères qui, selon l’un de ses fondateurs, Mina Thabet, ne représentait pas tous les Égyptiens. [2] Thabet a ajouté que lorsque la Constitution égyptienne de 2014 a été rédigée, un document de 30 articles relatifs aux droits et libertés des Egyptiens a été soumis au comité de rédaction. Sur les trente, cinq ont été approuvés par le comité. 
Dans le même temps, l’article de la nouvelle Constitution portant sur la foi religieuse, qui protège la liberté de religion, mais conditionne la pratique des rituels, demeure débattu. [3]
Un rapport détaillé du quotidien saoudien basé à Londres Al-Sharq Al-Awsat consacré à l’iftar à la synagogue était favorable au régime égyptien, notant que tous les participants ont « exprimé leur affinité avec leur [identité] égyptienne », et qu’ils étaient heureux « d’exprimer leur culture unique pour la première fois en 60 ans, grâce à la nouvelle constitution ratifiée par les Egyptiens, début 2014 ». [4]
(Source : egyptianstreets.com, 10 juillet 2014)
Selon Amani El-Washahi, conseillère des affaires amazighes en Egypte auprès du président de l’Organisation amazigh mondiale, l’iftar témoigne de changements en Egypte : « Si nous avions émis cette idée il y a quatre ans, elle aurait été rejetée. » Faisant l’éloge de la tolérance des minorités en Egypte aujourd’hui, elle a dit : « L’Egypte englobe des minorités différentes du point de vue culturel, religieux et ethnique, et le but de cette réunion était de promouvoir des valeurs de coexistence pacifique, de tolérance et d’acceptation de l’autre. » [5]
Magda Haroun, dirigeante de la communauté juive d’Egypte (Source : Al-Sharq Al-Awsat, Londres, 11 juillet 2014)
La minorité juive est la plus petite d’Egypte
Dans une interview parue dans Al-Sharq Al-Awsat, Al-Washahi déclare que le premier iftar devait avoir lieu à la synagogue du Caire car, de toutes les minorités d’Egypte, la minorité juive est la plus petite : « Nous avons décidé de commencer avec la minorité juive, parce que c’est la plus petite minorité d’Egypte ; ils ne sont pas plus de 19 [juifs]… et leur nombre va diminuant. Le plus jeune juif à plus de 60 ans, ce qui signifie que, dans une décennie ou deux, il n’y aura plus de juifs en Egypte. Nous allons bientôt nous séparer de l’une des plus anciennes minorités du pays. »
Dans les médias égyptiens, quelques réserves sur l’iftar en raison du conflit Israël-Hamas à Gaza
Au regard des combats entre Israël et le Hamas déclenchés la veille, certains journalistes égyptiens ont protesté contre l’initiative. La dirigeante de la communauté juive égyptienne Magda Haroun a précisé à Al-Sharq Al-Awsatt que l’iftar était sans rapport avec les événements de Gaza, et avait été prévu longtemps à l’avance. Et d’ajouter qu’il avait pour objectif de « montrer au monde que nous sommes les fils d’une seule patrie, et que le débat communautaire ou religieux n’a aucun lien avec quoi que ce soit d’autre. C’est la première fois qu’une telle rencontre a lieu dans une synagogue juive. »
Haroun a également déploré que certains des représentants des minorités invités aient émis des réserves sur la tenue de la cérémonie à la synagogue, refusant d’y participer. Mettant l’accent sur son identité égyptienne, elle a avancé : « Je le regrette, parce que la synagogue n’est pas une colonie, mais fait partie de la rue Adly, une partie de l’Egypte qui existe depuis plus de cent ans, et ceux qui l’ont construite étaient des Egyptiens… »
« Je n’ai pas du tout l’impression de faire partie d’une minorité. Je suis à la maison ; je suis en Egypte. Cette réunion n’entend pas attirer l’attention sur les minorités pour autre chose que la rencontre [qu'elle représente], afin que les gens fassent connaissance et se respectent mutuellement. Parce que la diversité reflète la richesse linguistique, culturelle, artistique et autre du patrimoine égyptien. » [6]
Notes :
[1] En 2013, le Mouvement des Hommes d’Al-Azhar pour un Etat civil a été créé à Al-Azhar par cheikh Muhammad Abdallah Nasser. Le mouvement, qui ne représente pas officiellement Al-Azhar, prenait position contre les Frères musulmans.
[2] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), le 11 juillet 2014.
[3] La nouvelle constitution garantit la pleine liberté de religion, à l’instar de la version de 1923. L’individu peut choisir sa religion, même non monothéiste, ou choisir de n’appartenir à aucune religion. La liberté de culte, pourtant, est limitée aux religions monothéistes. Voir enquête et analyse de MEMRI n° 1049, Egypt’s Draft Constitution 2014: Focus On De-Islamization, Expansion Of Military Power, le 10 janvier 2014.
[4] La nouvelle Constitution, ratifiée par référendum en janvier 2014, reconnaît la pleine égalité des droits entre les citoyens, indépendamment de la religion et du genre, et souligne que l’appartenance au pays est fondée sur la citoyenneté. Elle garantit le droit des non-musulmans à être jugés sur des questions selon la loi de leur religion, et leur assure la liberté de conscience. Pourtant, comme mentionné dans la note précédente, la liberté de culte est limitée aux religions monothéistes. Voir MEMRI enquête et analyse n° 1049, Egypt’s Draft Constitution 2014: Focus On De-Islamization, Expansion Of Military Power, le 10 janvier 2014.
[5] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), le 11 juillet 2014.
[6] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), le 11 juillet 2014.

Les Golani, au coeur de la bataille de Gaza..


Les bérets marron de l'unité d'élite de Tsahal sont en première ligne. Récit.

Depuis quelques jours, Jonathan a les yeux rouges. 

Ce n'est pas la fatigue, mais du chagrin. 

Membre de la compagnie de support stationnée à la frontière de Gaza depuis le début du conflit, il a appris la terrible nouvelle bien avant tout le monde et téléphoné à sa mère, qui raconte : "Je ne l'avais jamais vu dans cet état. Il pleurait. Il criait. 

Il disait que c'étaient ses frères.

 Je n'arrivais pas à le calmer." Ses "frères", c'étaient le conducteur du véhicule blindé de transport de troupes M113, touché de plein fouet par un lance-roquettes anti-char dans la bataille de Shadjaiah........

Les soutiens à Israël manifestent dans le calme à Paris...


Des milliers de manifestants se sont réunis jeudi soir devant l'ambassade d'Israël à Paris, rue de Matignon. Dans une ambiance bon enfant.
Démonstration réussie pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et les soutiens d'Israël, qui appelaient à un rassemblement devant l'ambassade de l'Etat hébreu, ce jeudi soir: ils sont quelques milliers, tassés entre les deux doubles-réseaux de sécurité dressés rue de Matignon par quelque 400 CRS; et puis tout se déroule dans le calme, sans les débordements que pouvaient laisser craindre les annonces de dissolution possible de la LDJ qui avaient filtré plus tôt dans la journée. 

Il y a bien quelques groupes de jeunes gens déterminés et l'oeil noir derrière leurs lunettes de soleil, mais le gros des manifestants est composé de quadras bien mis et souriants, de quelques religieux et, surtout, de personnes âgées, comme surprises d'être là - et si nombreuses - au milieu des centaines de drapeaux israéliens et français mêlés. Le service d'ordre est impressionnant, qui fouille les sacs et scrute les visages. 


Est-ce pour cela que les slogans sont cadrés et ne visent qu'une seule cible, le Hamas, "terroriste" et "assassin"? Aucune allusion à la position française ou aux manifestants pro-palestiniens. "Israël vivra, Israël vaincra, légitime défense", remporte le plus franc succès. "Halte à la désinformation" et "Les médias impartiaux", pourtant scandés plusieurs fois par la sono, sont à peine repris, malgré la présence d'une poignée d'excités qui insultent un caméraman stoïque. 
Dans la foule, quelques panneaux de soutien à Benyamin Netanyahu ou à Tsahal - et ses "frappes chirurgicales" comme plaide une dame auprès d'une amie - côtoient les banderolles des "Arméniens avec Israël" et d'une association d'anciens déportés. 


Une Marseillaise éclate, spontanément, reprise en coeur et terminée sous les applaudissements. 

D'autres suivront. "C'est pour les deux peuples que je suis là, explique un septuagénaire, les Israéliens et les Palestiniens, parce qu'on ne fera pas la paix avec le Hamas. Et pour la France". Un autre est moins consensuel: "Nous, on manifeste parce qu'on est Français et juif. Eux manifestent parce qu'ils sont musulmans, anti-Français et antisémites." "Moi, ce que je voudrais entendre, c'est 'France, réveille-toi'", conclut un dernier. 

Dans le soleil couchant, un jeune homme filme la manifestation, qu'il transmet par Skype à un interlocuteur en Israël. C'est la première manifestation de soutien à l'offensive israélienne depuis le début des frappes, il y a un a peu moins d'un mois, et il tient, comme les autres manifestants, à lui faire savoir que la France n'est pas tout entière derrière la cause palestinienne. 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/les-soutiens-a-israel-manifestent-dans-le-calme-a-paris

Gaza : cessez-le-feu entre le Hamas et Israël......


Cette trêve débutée vendredi à 7 heures doit durer 72 heures. Le texte dit que les "forces sur le terrain resteront en place", ce qui implique que l'armée israélienne ne se retirera pas.

Pour la première fois depuis le début du conflit à Gaza, Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont accepté un cessez-le-feu de trois jours à partir du vendredi 1er août au matin, après 24 jours d'une guerre dévastatrice et meurtrière dans l'enclave palestinienne. Cependant, huit Palestiniens ont été tués par des tirs d'artillerie israéliens près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, peu après l'entrée en vigueur de la trêve, selon une source médicale palestinienne.
• 72 heures de trêve. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, ont annoncé jeudi la conclusion d'une trêve humanitaire de 72 heures entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. Cette trêve, acceptée par toutes les parties, qui a débuté vendredi à 8 heures (7 heures à Paris). Le texte dit que les "forces sur le terrain resteront en place" pendant le cessez-le-feu, ce qui implique que l'armée israélienne ne se retirera pas. 
• 14 Palestiniens et 5 soldats israéliens tués pendant la nuit. Peu avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, l'armée israélienne a annoncé la mort de 5 soldats, tués jeudi soir par des tirs d'obus palestiniens du côté israélien de la frontalière. Pendant la nuit, notamment dans le secteur de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, 14 Palestiniens ont été tués, selon les secours. Le pilonnage de l'armée israélienne s'est intensifié également dans le nord de l'enclave, dans le secteur de Jabaliya. Les tirs de roquettes se sont eux ralentis dans la nuit, sept projectiles ayant été tirés depuis Gaza sur les localités israéliennes frontalières, selon l'armée.
• Discussions au Caire pour "un cessez-le-feu durable". Des délégations palestinienne et israélienne sont attendues vendredi matin au Caire (Egypte) pour des pourparlers associant le gouvernement égyptien et destinés à rechercher "un cessez-le-feu durable", selon le communiqué conjoint de l'ONU et de Washington. Les discussions du Caire doivent permettre aux belligérants d'aborder tous les litiges. Outre l'arrêt des frappes israéliennes, le Hamas exige un retrait des troupes israéliennes, ainsi qu'une levée du blocus qui étouffe l'enclave palestinienne depuis 2006.