mercredi 2 septembre 2015

Le Dalaï-Lama m'a dit : "retourne à ta Torah, c'est la source de tout"


Je suis né dans une famille non-religieuse. Pas seulement non pratiquante mais athée. On ne croyait en rien, on ne respectait même pas Yom Kippour, on n’a même pas fêté ma Bar-Mitsva.
Vers l’âge de 15-16 ans, j’ai commencé à me poser des questions, et à trainer avec tout un tas de gens louches. J’avais l’air patibulaire avec mon crâne rasé à droite et à gauche et ma crête au milieu. J’ai causé beaucoup de soucis et même de honte à mes parents en cela que je ne voulais pas servir dans l’armée. Or s’il y a bien une « religion » que mes parents respectaient, c’était celle de l’armée de défense de l’Etat d’Israël. Et moi je restais athée même concernant cette « religion ». Cela ne me disait tout simplement rien d’y aller.
Mes parents ont commencé à me faire un lavage de cerveau, mais en vain. J’ai beaucoup bourlingué en Erets et j’ai passé mon temps avec tout un tas de gens différents. Ça vaudrait en soi tout un bouquin. Je crois vraiment connaitre chaque route et chaque sentier du pays.
J’ai décidé de partir en Inde pour trouver une signification à la vie. Où ne suis-je pas allé ? J’ai erré dans tout un tas d’endroits, j’ai connu personnellement toutes les sectes possibles et imaginables. Les gens ne connaissent pas la force d'attraction de tous ces cultes, mais celui qui a été là-bas est payé pour le savoir.
La raison en est très simple : à l’époque permissive qui est la nôtre, un jeune non-religieux banal a expérimenté toutes les possibilités matérielles qu’offre le monde dès l’âge de 17-18 ans. Allez, disons qu’il lui en manque une ou deux, et ce sera fait vers 21 ans au maximum. Il sait qu’il n’y a plus rien qui l’attire, mais il ne sait pas pourquoi il vit.Beaucoup de garçons ont mis leur vie en danger, parce qu'ils n’avaient pas de but dans la vie. Ce n’est que là qu’ils ont compris que pour profiter de quelque chose, on doit en profiter de façon mesurée et limitée. En Israël, en raison du grand « bashing » contre les orthodoxes, beaucoup ne pensent même pas à rapprocher au judaïsme. Ils sont à la recherche d'autre chose et se retrouvent en Inde.
* * *
Il faut savoir qu’il y a un truc génial en Inde : les gens vivent avec un état d’esprit complètement différent. Ils ne courent pas, ne se soucient de rien, ont une réponse à toute question. Il y a là-bas des gens vraiment extraordinaires.
J’ai rencontré des moines qui exercent un exceptionnel contrôle sur leur vie, qui peuvent faire pénitence, ne pas manger, ou ne pas bouger une main pendant des années. J'ai même rencontré un moine qui pratiquait des exercices de respiration et qui a décidé que si un serpent pouvait contrôler son souffle et arrêter de respirer pendant une longue période, alors lui aussi pouvait le faire. J’ai aussi été très impressionné devant leur dévotion à leur cause. Je ne connaissais pas de telles choses. Je fais partie d'une génération gâtée, qui n’a jamais fait d’efforts pour rien. Je ne pouvais qu’admirer une telle détermination.
Mais finalement, je n’ai pas non plus succombé à leur croyance. « Quel est le but de tout cela ? Même s’il y a de quoi s’ébahir de voir un homme ne pas bouger son bras pendant des années ou suspendre sa respiration, quelle est la finalité de telles choses ? » me disais-je.
Autant j’étais émerveillé de leurs capacités spirituelles, autant je les méprisais de les gaspiller pour des choses aussi futiles.
J’ai roulé ma bosse encore et encore, jusqu’à arriver chez le Dalaï-Lama. Tibétain d’origine, il a réussi à fuir le Tibet envahi par les Chinois, lesquels ont tué des millions de Tibétains. Il vit désormais en Inde.
Le Dalaï-Lama est l’un des rares dirigeants de ce monde à ne pas vouloir entendre parler de violence, même dans un but de défense. De par sa croyance particulière, les Tibétains n’ont pas de pays et sont humiliés et déshonorés. Et malgré tout, tout le monde l’adore vraiment. Cet homme a également reçu le prix Nobel pour son attachement viscéral à la paix.
J’étais fasciné par la personnalité du Dalaï-Lama. Je venais tous les jours écouter son sermon à quatre heures et demie du matin. C’est un homme intelligent et cultivé. Je ne lui voyais aucun défaut.
* * *
Dans le même temps, on s’inquiétait pour moi à la maison. Mon papa m’a écrit une lettre dans laquelle il me disait qu’il avait entendu que je devenais fou. Je lui ai répondu poliment que je me trouvais à un « carrefour » de ma vie. Quand j’ai envoyé ma lettre, j’ai compris subitement que rien que du fait de cette expression subtile, il comprendrait que son fils déraille un peu. Qu’est-ce qui m’a pris de répondre ainsi ?
Le soir même, j’ai parlé avec un proche du Dalaï Lama qui m’a promis de m’introduire auprès du Maître après son sermon.
Et j’ai pu effectivement lui être présenté. C’est un homme distingué, qui accueille chacun avec le sourire. Il m’a salué et m'a offert un siège. Je lui ai parlé rapidement. Je lui ai dit que j’avais décidé de rejoindre sa religion et lui demandais s’il était prêt à m’accepter.
En anglais, il m’a demandé d’où je venais.
Je lui ai répondu que je venais d’Israël.
Il m’a demandé si j’étais Juif.
Je lui ai répondu que oui.
Alors il a réagi d’une façon un peu bizarre. Son visage souriant est devenu songeur, voire même un peu menaçant. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas ma démarche, que je ne pouvais pas faire cela. Il m'a assuré que toutes les religions essaient d’imiter le judaïsme. Il m’a lancé qu’il était sûr que j’évoluais en Israël avec les yeux fermés. C’est l’expression qu’il a employée. Il m’a demandé de monter dans l’avion, de retourner en Erets et d’y ouvrir les yeux. Il a ajouté que personne ne peut préférer la copie à l'original.
Et il m’a renvoyé d’un revers de main.
* * *
Ce jour-là, je n’ai pas pu penser à quoi que ce soit d’autre. Je me disais : "Je suis un Israélien qui ne sait rien de sa propre religion. Il a fallu que je bourlingue autant pour m’entendre dire finalement par un dirigeant spirituel Goy que je suis aveugle, et que je suis allé jusqu’au bout du monde pour trouver ce que j’avais juste à portée de main ?"
Je suis retourné en Israël et je suis entré à la Yéchiva. J’ai constaté que le Dalaï-Lama avait raison. Le judaïsme est présent de façon intensive tout au long de la vie.Il a des règles, des limites et de nombreuses raisons de vivre. Au moins 613 : les 613 Mitsvot.
Environ deux ans après avoir fait Téchouva, on m'a proposé un Chiddoukh. Je l'ai accepté. J'ai alors rencontré une fille de mon âge, ayant elle aussi fait Téchouva, s'étant elle aussi "cherché" en Inde, à Goa, et je ne sais où encore. Nous nous sommes découverts les mêmes doutes, un même dépit de la vie, une même recherche de sens et un même retour aux sources. Après quelques rencontres, j'ai informé la Chadkhanit que je voulais "fermer" l'affaire, et je me suis effectivement fiancé.
Immédiatement après les fiançailles, je me suis tournée vers la Chadkhanit car je voulais lui régler ses honoraires. Or elle a refusé en me répondant : "Je ne le mérite pas".
"Comment ça ! lui ai-je répondu. Mais enfin, c'est bien la coutume juive de payer le marieur ! Et qui est le marieur ?"
"Je ne sais pas, a-t-elle répondu. Ta fiancée s'est adressée à moi avec ton nom sur un petit papier, et elle m'a demandé à t'être présentée. Elle ne savait cependant rien de toi, mais elle m'a dit que quelqu'un en qui elle avait confiance lui avait donné ton nom".
Une fois la fête des fiançailles terminée, j'ai raccompagné ma nouvelle fiancée et je lui ai demandé avec circonspection : "C'est quoi cette histoire de Chiddoukh ? Dis-moi qui est exactement le Chadkhan, afin que je puisse le régler".
Et elle de répondre : "Pour cela, il te faudra voyager jusqu'en Inde".
Avant même que je n'ai le temps de répondre quoi que ce soit, elle a continué : "Je ne t'ai pas encore dit que vers la fin de mes "recherches" en Inde, je suis arrivée chez le Dalaï-Lama. Il m'a énormément impressionnée et je voulais suivre sa voie. Or quand il m'a rencontré, il m'a dit que dans la mesure où j'étais juive, je ne devais pas échanger de l'or contre de l'argent, et que je devais reprendre contact avec mes propres racines. Il s'est entretenu à voix basse avec l'un de ses secrétaires, lequel s'est absenté quelques minutes avant de réapparaitre porteur d'une petite carte de visite. Le Dalaï-Lama a recopié le nom d'une personne sur un morceau de papier et il m'a dit : "C'est ton âme sœur".
"Je suis revenue en Erets et je suis entrée dans un internat pour jeune filles en cours de Téchouva. Mon parcours a été facile et rapide. C'est comme si je découvrais la lumière, au départ sur les conseils du Dalaï-Lama qui me fascinait ; mais ensuite c'était une lumière beaucoup plus intense qui m'attirait.
C'est au bout d'un an que j'ai décidé de partir à ta recherche. Je me suis adressée à de nombreux Chadkhanim munie de ton nom, mais ils ne t'ont pas trouvé dans les Yéchivot pour Ba'alé Téchouva. Finalement c'est par une amie que j'ai retrouvé ta trace. Dès la première rencontre, j'ai compris que le Dalaï Lama était un "Chadkhan professionnel". Il a exactement compris ce que je recherchais et a inscrit ton nom sur ce papier.
* * *
Voilà, c'est notre histoire. Elle me parait très particulière. Nous sommes mariés depuis déjà 10 ans, et nous avons quatre enfants. Je m'investis dans l'étude de la Torah toute la journée et ma femme est une maîtresse de maison hors pair. Même mes parents, comme les siens, qui sont des personnes riches et cultivées, ne peuvent que s'émerveiller de notre façon de vivre et de la réussite de notre couple. Eux aussi connaissent l'histoire du Dalaï-Lama, et ont même raconté avec fierté à leurs amis que le Dalaï-Lama en personne avait été le marieur de leur fils...
A dire vrai, malgré la distance qui nous sépare désormais de l'extrême Orient, nous avons tous les deux une affection particulière pour le Dalaï-Lama. Nous avons entendu beaucoup d'autres histoires dans lesquelles il a renvoyé les gens en Israël et les a rapprochés de leur foi. Vraiment, c'est un homme exceptionnel.
* * *
Il y a quelques années, il est venu en Israël. Nous voulions vraiment le rencontrer, pour lui témoigner notre reconnaissance, mais ma femme m'a dit : "Je crois qu'il préfèrerait que nous ne fassions pas ça." Je l'ai regardée et je savais qu'elle avait raison. C'était peut-être un conseil soufflé par lemauvais penchant, comme pour nous faire mélanger le sacré et le profane.
Après que le Dalaï-Lama soit reparti, je suis allé voir mon rabbin et lui ai demandé ce qu'il était permis ou interdit à ce sujet. Il m'a dit qu'en tant qu'homme, je dois ressentir de la gratitude envers lui, et le considérer comme Justes parmi les nations, mais pas plus que cela. D'ailleurs, lui-même n'avait pas voulu plus, sinon il aurait laissé ma femme et moi-même l'élire comme notre guide spirituel ; or il nous a renvoyés au cœur de nos racines.
"Souviens t'en en tant qu'homme, m'a dit mon Rav, mais oublie-le comme le Dalaï-Lama. Cela n'est pas bon pour toi."
Je suis revenu chez moi plongé dans mes pensées. "Mon Rav a raison, pensais-je. Ce n'est pas seulement au titre de ma reconnaissance que je voulais le voir. C'est lui que je voulais approcher à nouveau, et peut-être même ce qu'il représente au fond de mon cœur".
Le Yetser Hara’ a ses propres voies. Il est plus fort que la volonté du Dalaï-Lama, qui nous a éloignés de lui. Mais moi je suis plus fort que ma propre volonté. L'idolâtrie n'est pas quelque chose qui disparait si rapidement du cœur.
* * *
Je suis arrivé à la maison, j'ai ouvert mon album de photos devant ma femme, j'ai pris les photos du Dalaï-Lama et je les ai déchirées, sereinement, sans haine et même avec respect. Qui mieux que lui sait qu'il n'y a là aucun manque de reconnaissance, mais bien plutôt la plus grande preuve de ma reconnaissance envers lui. C'est même en cela que j'ai suivi ses recommandations de la façon la plus complète possible.

7 conseils pour Roch Hachana.......


Un chiffre qui glisse, une nouvelle année qui commence. Et si on en profitait pour tourner une nouvelle page ?


Cliquez sur le tableau pour l'agrandir :


Vivre et mourir à Marseille?


Bienvenue dans la nouvelle France ?


Poncif : les Marseillais ont avec leur ville une relation passionnelle. Amour et haine. Ils se savent différents. Issus — et ce n’est pas une formule — de la « diversité » : Provençaux, Catalans (un quartier porte leur nom), Corses (près de 130 000), Italiens divers et d’été, Arméniens réfugiés ici dans les années 1920, Pieds-Noirs de toutes origines, en particulier des Juifs séfarades, Arabes de tout le Maghreb, et depuis quelques années Comoriens (plus de 100 000) et Asiatiques — les Chinois occupent lentement le quartier de Belsunce comme ils ont, à Paris, occupé Belleville, au détriment des Maghrébins qui y prospéraient.

Bien. Vision idyllique d’une ville-mosaïque, où tous communient — si je puis dire — dans l’amour du foot et du soleil…

Mais ça, dit José d’Arrigo dans son dernier livre, ça, c’était avant.
Dans Faut-il quitter Marseille ? (L’Artilleur, 2015), l’ex-journaliste de l’ex-Méridional, où il s’occupait des faits divers en général et du banditisme en particulier, est volontiers alarmiste. Marseille n’est plus ce qu’elle fut : les quartiers nord (qui ont débordé depuis lulure sur le centre — « en ville », comme on dit ici) regardent les quartiers sud en chiens de faïence. 
Et les quartiers sud (où se sont installés les Maghrébins qui ont réussi, comme la sénatrice Samia Ghali) se débarrasseraient volontiers des quartiers nord, et du centre, et de la porte d’Aix, et des 300 000 clandestins qui s’ajoutent aux 350 000 musulmans officiels de la ville. 
Comme dit D’Arrigo, le grand remplacement, ici, c’est de l’histoire ancienne. Marseille est devenu le laboratoire de ce qui risque de se passer dans bon nombre de villes. Rappelez-vous Boumédiène, suggère D’Arrigo :
 « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. » « Les fanatiques, dit D’Arrigo, ont gagné la guerre des landaus ». 
Le fait est que partout, on rencontre des femmes voilées propulsant fièrement leurs poussettes avec leurs ventres à nouveau ronds. Si ce n’est pas une stratégie, ça y ressemble diablement. D’autant que c’est surtout l’Islam salafiste qui sévit ici. 
Et à l’expansion du fondamentalisme, observable à vue d’œil dans les gandouras, les barbes, les boucheries hallal, le « sabir arabo-français aux intonations éruptives issues du rap », les voiles, les burqas qui quadrillent la ville, répond un raidissement de la population autochtone — y compris des autochtones musulmans, ces Maghrébins de première ou seconde génération, qui, voyant la dérive des jeunes qui les rackettent et les menacent, en arrivent très consciemment à inscrire leurs enfants dans les écoles catholiques et à voter FN : 
« Ce sont les Arabes qui ont porté le FN au pouvoir dans les quartiers nord, pas les Européens ».
Marseille est effectivement devenue terre d’Islam, Alger évoque sans rire la « wilaya de Marsylia », et, dit l’auteur en plaisantant (mais le rire est quelque peu crispé), ce sera bientôt « Notre-Dame-d’Allah-Garde » qui dominera la ville. Je l’ai raconté moi-même ici-même à maintes reprises. La burqa, ici, c’est tous les jours, partout. 
Au nez et à la barbe de policiers impuissants : il y a si peu d’agents de la force publique que c’en devient une plaisanterie.

Et l’image que j’évoquais plus haut d’une ville cosmopolite est désormais clairement un mythe : Marseille est une ville où les diverses « communautés » s’ignorent (version rose) ou se haïssent — version réaliste. Marseille, ville pauvre où 50% des habitants sont en dessous du seuil d’imposition (contre 13% à Lyon, si l’on veut comparer), « n’en peut plus de ces arrivées incessantes de gens venus d’ailleurs, et venant ici rajouter de la misère à la misère ». 
Ici on ne se mélange plus. On s’observe, et parfois on tire. « Marseille est devenue une redoutable machine à désintégrer après avoir été durant un siècle une ville d’immigration et d’assimilation à nulle autre pareille. »

Qu’il n’y ait pas de malentendu sur le propos de l’auteur. Il n’est pas dans la nostalgie d’une Canebière provençale et d’un Quai de Rive-Neuve où César et Escartefigue jouaient à la pétanque (un mythe, ça aussi). Il regrette la ville de son enfance (et de la mienne), où tous les gosses allaient en classe et à la cantine sans se soucier du hallal ou du casher, et draguaient les cagoles de toutes origines sans penser qu’elles étaient « impures ».

Responsabilité écrasante des politiques, qui durant trois décennies ont systématiquement favorisé ceux qu’ils considéraient comme les plus faibles. Marseille a été le laboratoire de la discrimination positive, et aujourd’hui encore, les réflexes des politiciens qui financent des associations siphonneuses de subventions sont les mêmes. « On a substitué à la laïcité et à l’assimilation volontaire, qui naguère faisait autorité, le communautarisme et le droit à la différence ». 
« Cacophonie identitaire » et « défrancisation », « désassimilation ».
Comment en est-on arrivé là ? L’auteur dénonce avec force la substitution, à des savoirs patiemment instillés, du « péril de cette époque insignifiante gavée de distractions massives : le vide, le vertige du vide ». Je faisais il y a peu la même analyse, à partir du livre de Lipovetsky.

D’où la fuite de tous ceux qui, « dès qu’ils ont quatre sous, désertent la ville et s’installent à la campagne ». Vers Saint-Maximin, Cassis, ou autour d’Aix — ou plus loin : des milliers de Juifs par exemple ont fait leur Alya et sont partis en Israël, et les Corses se réinstallent dans les villages de leurs parents. Mais « dans ces conditions, des quartiers entiers de Marseille risquent de se ghettoïser. » Ma foi, c’est déjà fait.

Et si la ville n’a pas explosé, c’est qu’il y règne un « ordre narcotique » auquel veillent les trafiquants, peu soucieux de voir s’instaurer un désordre peu propice au petit commerce du shit — une activité parallèle qui génère chaque année des dizaines de millions d’euros. 
L’Etat en tout cas n’existe plus déjà dans 7 arrondissements sur 16, où les gangs, narco-trafiquants infiltrés de djihadistes potentiels, font régner l’ordre — c’est-à-dire le désordre des institutions. Quant à l’école, « elle a sombré ». Effectivement, les truands ne voient pas d’un bon œil que certains leur échappent en tentant de s’instruire. D’ailleurs, ceux qui y parviennent sont les premiers à « quitter Marseille ».

Les solutions existent — à commencer par un coup de balai sur cette classe politique phocéenne corrompue jusqu’aux os, qui entretient un système mafieux en attendant qu’il explose. La candidature d’Arnaud Montebourg en Mr Propre, évoquée par D’Arrigo, me paraît improbable : il n’y a ici que des coups à prendre. 
L’arrivée aux commandes de Musulmans modérés est plus probable : le Soumission de Houellebecq commencera ici.

Et pour que les bonnes âmes qui croient que ce blog est islamophobe cessent de douter, je recopie, pour finir, une anecdote significative — mais le livre en est bourré, et Marseille en fournit tous les jours.
« À la Castellane, la cité de Zinedine Zidane, les policiers sont appelés de nuit par une mère affolée. Sa fillette de 10 ans est tombée par mégarde du deuxième étage et elle a les deux jambes brisées. Il faut la soigner de toute urgence et la conduire à l’hôpital. 
L’ambulance des marins-pompiers et la voiture de police qui l’escorte sont arrêtées par le chouf [le guetteur, pour les caves qui ne connaissent pas l’argot des cités] douanier à l’entrée de la cité. Lui, il s’en moque que la gamine meure ou pas. Il va parlementer une demi-heure avec les policiers et les pompiers et les obliger à abandonner leurs véhicules pour se rendre à pied au chevet de la blessée. 
« Je rongeais mon frein, raconte un jeune flic qui participait au sauvetage, je me disais dans mon for intérieur, ce n’est pas possible, ces salauds, il faut les mater une fois pour toutes, j’enrageais de voir un petit caïd de banlieue jouir avec arrogance de son pouvoir en nous maintenant à la porte. Ce qu’il voulait signifier, ce petit con, c’était très clair : les patrons, ici, c’est nous. Et vous, les keufs, vous n’avez rien à faire ici… » »
À bon entendeur…

Les agriculteurs s'apprêtent à déferler sur la région parisienne......


Les agriculteurs ont promis de bloquer Paris. La préfecture de police de Paris invite les Franciliens à utiliser les transports en commun.


La préfecture de police de Paris invite les Franciliens à utiliser les transports en commun jeudi pour se rendre dans la capitale qui risque d'être bloquée par la manifestation des agriculteurs avec « plus de 1 000 tracteurs ». 

Les agriculteurs ont prévu une démonstration de force et promettent de bloquer Paris avec « plus de 1 000 tracteurs » pour exprimer leur désespoir face à l'effondrement des cours et demander des réformes de fond.
Dès 6 heures, les différents cortèges vont converger vers la porte de Vincennes, dans l'Est parisien, par les autoroutes A1, A4, A6, A10 et A13. Ils devraient réemprunter les mêmes itinéraires en fin de manifestation à partir de 17 heures. 
La préfecture de police invite donc dans un communiqué « les automobilistes à différer leurs déplacements, à privilégier les transports en commun et à éviter dans la mesure du possible d'emprunter leur véhicule afin de se rendre sur la capitale ».
Dans le cas contraire, il est fortement recommandé d'éviter le périphérique, notamment dans ses portions sud et est entre la porte Maillot et la porte des Lilas. 
La circulation sur les autoroutes menant à la capitale sera fortement ralentie en matinée (dès 6 heures) et jusqu'en début d'après-midi, puis en milieu et en fin d'après-midi vers la province. 
Dans l'Est parisien, un large secteur entre la place de la Nation, la porte de Bagnolet et la porte de Bercy sera très difficilement praticable en véhicule pendant une grande partie de la journée.

JO 2024 : Paris cherche 2024 donateurs privilégiés.....


INFO RTL - Paris mise sur un financement participatif pour soutenir sa candidature aux Jeux Olympiques d'été 2024.

Paris 2024 cherche financiers. L'idée est de séduire 2024 donateurs qui verseront chacun 2024 euros chaque année pendant trois ans, soit un total de plus de 12 millions. 

Le Comité olympique étant une association d'utilité publique, ces sommes seront déductibles comme n'importe quel don, selon les règles fiscales en vigueur. Ces généreux sympathisants auront un statut privilégié : leurs noms seront même publiés dans le quotidien L'Équipe.

Si vous n'avez pas les moyens mais que vous entendez bien soutenir Paris 2024, il sera aussi possible dans les prochaines heures de verser 20,24 euros, cette fois non déductibles, mais votre identité figurera sur le site de la candidature en tant que soutien. 

D'autres volets du financement participatif vont ensuite se mettre en place, sous forme de SMS ou d'enchères sur internet pour gagner le maillot de Tony Parker ou le kimono de Teddy Riner. La France rêve des Jeux, c'est d'ailleurs le slogan de cette opération.

Paris sale : dans l'enfer des Champs-Élysées....



VIDÉO. L'avenue des Champs-Élysées, la plus belle avenue du monde. Ah oui, vraiment ? La belle promenade mériterait pourtant un nouveau souffle...



Affiches en anglais, en brésilien ou en chinois, bureaux de change à tous les coins de rue, kiosques à journaux où l'on vend essentiellement des tongs tricolores... Les Champs-Élysées aiment les touristes et le font savoir. La célèbre avenue est devenue un centre commercial à ciel ouvert où l'on vient consommer pour le meilleur, et pour le pire. Sauf que les touristes aussi sont déçus. Sur TripAdvisor, les internautes n'hésitent pas à publier des appréciations acides. 
Ainsi, Jérôme critique les « va-et-vient, les hordes de touristes qui calment leurs gosses, déballent leur shopping, etc. ». Un autre s'étrangle : « Pour deux bières, trois cafés latte, deux petites bouteilles d'eau : 57 euros. » Pour une qualité rarement au rendez-vous. Mais tout cela s'explique. L'étude annuelle du cabinet Cushman & Wakefield place l'avenue des Champs-Élysées au troisième rang des lieux les plus chers au monde : 13 000 euros du mètre carré.

Piétonnisation au minimum une fois par mois

Défilé du 14 Juillet, Tour de France, illuminations du marché de Noël et baraques à frites envahissent les jardins au nord de la place de la Concorde. Avec la propreté en première victime. La Mairie de Paris estime que la propreté et la sécurité sont « des problématiques qui portent beaucoup sur le ressenti », et affirme que « les Champs sont une attraction touristique incontournable, mais [que] les Parisiens peuvent préférer une vie de quartier ». 
Pour autant, il y a « un véritable effort sur la programmation des événements ».
Le comité Champs-Élysées, l'association qui regroupe les marques et enseignes de l'avenue, fait également des efforts pour faire revenir les Parisiens. Il compte rassembler les acteurs concernés pour réfléchir à la renaissance des Champs-Élysées à l'horizon 2025. « Il y a un Champs-Élysées bashing qui s'est installé et qui nous paraît disproportionné », explique Jean-Noël Reinhardt, président du comité. 
« On a perdu des spectateurs de cinéma en nombre, les restaurants partent, car ils ne peuvent pas payer les loyers [...], et on ne s'y repose pas, à cause de l'affluence. » Le comité ne veut pas s'appuyer uniquement sur l'histoire, et son président cite Londres, qui veut investir dans la culture pour se renouveler. « 
Nos bâtiments haussmanniens, le Louvre..., tout ça ne suffit plus, il faut renforcer l'offre culturelle sur l'avenue [...] tout en assumant son côté populaire. » Dans les cartons : une piétonnisation au minimum une fois par mois, du Wifi partout, et deux priorités : recréer du lien avec les rues adjacentes et redessiner les jardins de Le Nôtre, aujourd'hui délaissés. Au travail !

Quand le ministère de la Justice emploie 40 000 personnes au noir......


Selon un rapport, le coût pour les finances publiques en cas de poursuites judiciaires collectives serait "de l'ordre d'un demi-milliard d'euros".


Le ministère de la Justice est durement épinglé par un rapport d'inspection interministérielle pour l'emploi de 40 000 personnes non déclarées, une situation en cours de régularisation, assure mardi la chancellerie. 

Le rapport des inspections générales des finances, des services judiciaires et des affaires sociales, cité par plusieurs médias et dont l'AFP a obtenu une copie, évalue à près de 50 000 le nombre de ces "collaborateurs occasionnels du service public" employés par différents ministères, dont "40 500 pour le seul ministère de la Justice".
Ces employés - interprètes, experts, médiateurs... -, qui sont souvent amenés à intervenir quotidiennement, sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l'heure : 
"Le ministère de la Justice n'applique aucun assujettissement aux cotisations sociales et assimile les indemnités de ses collaborateurs à des prestations sans pour autant mettre en place les conditions de leur assujettissement à la TVA", selon le rapport, rendu à l'été 2014 et révélé par Le Canard enchaîné à paraître mercredi.
Le document, qui souligne que cette pratique est très ancienne, estime qu'en cas de poursuites judiciaires collectives le coût pour les finances publiques serait "de l'ordre d'un demi-milliard d'euros".

Un coût élevé pour l'État

Plusieurs plaintes individuelles ont déjà été déposées, notamment par des traducteurs-interprètes : "Ce sont des personnes qui travaillent exclusivement sur réquisition des autorités de police ou judiciaires. C'est 100 % de leur activité professionnelle", affirme leur avocat, Me David Dokhan, au micro de la radio France Inter, précisant que ses clients n'avaient "pas de bulletin de salaire" et "aucune protection sociale".
"La ministre (Christiane Taubira) a la volonté d'agir et de s'emparer du sujet", a assuré à l'AFP le porte-parole adjoint du ministère, précisant qu'"un plan d'action a été décidé", avec notamment le recrutement rapide de 45 interprètes. "Un décret est prévu pour début 2016 pour clarifier leur statut (celui de tous les collaborateurs occasionnels)" et "il y aura un versement progressif des cotisations sociales", a-t-il expliqué.
Cette régularisation aura un coût élevé pour l'État, mais aussi pour ces collaborateurs, dont les salaires étaient majorés d'environ 30 % en l'absence de tout prélèvement, relève le rapport, qui note un risque de "tarissement du recrutement de certaines personnes intervenant ponctuellement".