mercredi 17 septembre 2014

D’abord, ils prendront Damas, pas Jérusalem...


Les rebelles syriens n’ont nullement essayé d’attaquer Israël, pourtant une action transfrontalière est possible, explique un responsable du commandement Nord...


Les différents groupes rebelles dans le plateau du Golan, qui contrôlent 90 % du côté syrien de la zone frontalière, n’ont pas une seule fois, en plus de trois ans de guerre, tiré un coup de feu ou procédé à d’autres actions militaires contre Israël, a déclaré lundi un haut responsable du commandement Nord de Tsahal.

L’officier, parlant sous couvert d’anonymat, n’a pas exclu la possibilité d’une action israélienne à l’est de la frontière, aux mains des rebelles en Syrie...

Il a toutefois souligné que pour l’instant, malgré la présence d’éléments d’Al-Qaïda le long de la frontière « tous les vecteurs [sont orientés] vers
Damas ».
Il décrit un processus progressif de destruction, qui permet aux forces rebelles de s’étendre. Une fois le combat terminé dans les villages au sud et à l’est de Qouneitra, à al-Madère et Ahmadiyeh, et dans le dernier régime « poche » sur les flancs du mont Hermon, dans le village druze de Khader, les rebelles utiliseront l’autoroute reliant la ville à la frontière de Qouneitra à Damas, à seulement 40 kilomètres de long de la route, pour étendre la lutte vers la capitale – rapidement, prédit-il – et ne marcheront pas sur Jérusalem, comme certains l’ont suggéré.
« J’en suis convaincu », dit-il.
En pratique, dit-il, l’armée israélienne n’a pas enregistré une seule action d’Al-Qaïda contre Israël.
« Ces quatre dernières années, nous n’avons pas vu un seul rebelle de ce groupe prendre des initiatives hostiles en ce sens. »
Au contraire, pendant les violences à la frontière visant Israël, de décembre 2013 à mars 2014, les attaques le long de la clôture ont toutes été effectuées à l’intérieur des enclaves contrôlées par le régime, et que lorsque des mines ont été utilisées, elles portaient toutes la marque de « la maison de production Hezbollah-Iran ».
La guerre en Syrie, qui a commencé en mars 2011, avec des troubles dans la ville méridionale de Deraa, a fait plus de 150 000 morts et forcé cinq millions de personnes – environ un quart de la population – à fuir.Elle est devenue l’œil du cyclone dans la bataille entre sunnites et chiites islamiques. Elle est menée, côté sunnite, par des forces de plus en plus radicales.
En juin, le Brigadier Général Itai Brun, le commandant de la division de recherche de la Direction du renseignement militaire, avait déclaré que 80 % des 120 000 hommes qui combattent le régime sont les rebelles islamistes, qui vont brusquement changer le visage de la Syrie pour les années à venir.
Brig. Gen. Itay Brun, head of the IDF Military Intelligence research section, at a Foreign Affairs and Defense committee hearing at the Knesset on Tuesday (photo credit: Noam Moskowitz/Flash90)
Brig. Gen. Itai Brun (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
Un ancien conseiller de sécurité nationale, le major-général (à la retraite) Uzi Dayan, a déclaré dans un entretien téléphonique que cette réalité – et la façon dont elle a pris forme le long de la frontière nord d’Israël – pourrait bien nécessiter une future action militaire israélienne du côté syrien du Golan.
« Je n’exclus pas la possibilité qu’Israël, dans un mouvement coordonné, agisse pour restaurer l’armée syrienne à la frontière », a-t-il dit. « Sinon, ce qui s’est passé à Gaza qui peut arriver dans le Golan. »
Pour le moment, les forces rebelles visibles du Poste 106 poursuivent leurs opérations de combat sans relâche. Notre officier observe un village syrien à proximité, où la mosquée a été carbonisée et l’école terrassée.
Il parle du Front al-Nosra et de la manière dont ils sont devenus la force dominante le long de la frontière, rachetant la loyauté des villageois avec des écoles religieuses pour les enfants et de la nourriture pour la population. Leur loyauté, dit-il, « n’a rien à voir avec l’idéologie ».
La ville, à toutes fins utiles, a été transformée en une base militairerebelle, dit-il. « Un membre d’Al-Qaïda qui vit en paix avec Israël, cela n’existe pas ».
Mais pour l’instant « il veut changer la réalité, de là jusqu’en Irak ». L’étape suivante, concède-t-il, peut être la Jordanie, la Turquie ou Israël.
« Nous développons des capacités, pas pour le jour où ils prendront Damas, mais pour le lendemain. Nous préparons la zone au cas où ils pointeraient vers nous ce qu’ils ont utilisé contre l’armée syrienne. C’est ce qui nous intéresse. C’est ce à quoi nous nous préparons. »

« Israël a l’opportunité de gagner le cœur de tous les Syriens »


Pour un commandant de l’ASL, Tsahal devrait établir une zone d’exclusion aérienne anti-Assad ; l’Occident ne fournit pas assez d’armes aux modérés....


Israël risque de perdre le soutien populaire qu’il a gagné au sein de la population syrienne des hauteurs du Golan, lorsqu’il permet aux avions du régime de Bashar el-Assad de bombarder les villages contrôlés par les forces de l’opposition près de la frontière, a déclaré mardi au Times of Israel un commandant de l’Armée syrienne libre (ASL), exprimant également sa consternation devant la réticence de l’Occident à fournir à l’opposition modérée des moyens d’autodéfense de base;

Ces derniers jours, l’armée syrienne du président Bashar al-Assad a intensifié ses frappes aériennes contre des villages le long de la frontière israélienne, capturés par l’opposition ces dernières semaines.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), basé à Londres, les avions du régime ont bombardé mardi des villages syriens dans le nord et le centre du Golan, dont Ovania, Jubata al-Khachab, Turnejeh, Bir Ajam, Masharah et Al-Breiqa.
Certains de ces villages sont situés dans la zone-tampon le long de la frontière avec Israël, où aucune présence militaire syrienne n’est autorisée, en vertu de l’Accord de retrait de main 1974, signé après laguerre de Kippour entre Israël et la Syrie.
Selon les opposants syriens, la réticence d’Israël à appliquer la convention à l’encontre de l’armée du régime équivaut à collaborer avec Assad contre l’opposition.
« L’armée d’Assad est presque déchue [dans la région] et nous effectuons de très beaux progrès. La seule chose qui entrave notre avancée sont les frappes aériennes » a déclaré le commandant sur le terrain, qui a refusé de révéler son identité, au Times of Israel.
Selon lui, les villageois syriens qui s’étaient réfugiés dans des camps à l’intérieur de la zone-tampon ont été visés par des avions de combatMiG du régime et des hélicoptères larguant des bombes.
Israël répond systématiquement à tout feu à ses frontières, et attaque des cibles du régime d’Assad, mais s’abstient d’agir lorsque des obus ou des missiles atterrissent à l’intérieur du territoire syrien.
Selon le commandant, Israël devrait imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la zone-tampon et permettre aux combattants de l’opposition modérée de progresser vers l’est, en direction de Damas.
« Israël pourrait abattre tout avion au-dessus de cette zone, et personne ne le blâmerait », poursuit-il. « S’abstenir de le faire revient à collaborer avec le gang d’Assad qui nous tue. »
« Nous sommes à un carrefour historique. Israël a l’opportunité degagner les cœurs de tous les Syriens, que le monde entier a abandonnés », poursuit-il. « Si vous vous débarrassez de ce gang, votre frontière sera protégée. Personne ne pense même à vous attaquer. Ici, les gens sont las des guerres. »
Un porte-parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel que les combats en Syrie sont « une affaire syrienne interne » et n’a souhaité apporter aucune explication à l’absence de réaction israélienne devant les infractions dans la zone-tampon.
Depuis la capture du commandant de l’ASL, Sharif as-Safouri, par Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda, en juillet, Israël a réduit le nombre de combattants de l’opposition syrienne aptes à recevoir un traitement médical. Safouri, commandant de la brigade Al-Haramein, était le coordinateur principal du traitement médical avec les autorités israéliennes.
Trois combattants de l’ASL blessés attendent d’être traités en Israël depuis deux mois, sans réponse israélienne. Les civils syriens blessés quotidiennement ont également un accès limité en Israël, a-t-il ajouté.
Le commandant aimerait qu’un mécanisme permanent soit mis en place, permettant aux combattants rebelles blessés à entrer en Israël pour être traités sans délai.
« Je voudrais arriver à la frontière et que mes hommes blessés soient immédiatement traités en Israël. Cela changerait l’opinion publique envers Israël », dit-il.
Quelque 150 combattants d’Al-Nosra se trouvent le long de la frontière syrienne avec Israël, a affirmé le commandant, précisant que davantage d’islamistes sont basés plus à l’est, dans la province de Deraa. La zone frontalière, dont le passage de Qouneitra, est contrôlée par des groupes d’opposition modérée, affirme-t-il.
Il qualifie la collaboration entre ses forces et les djihadistes d’Al-Nosra de tactique, « une coordination seulement dans l’activité militaire », non stratégique.
« Quand un combat commence, ils prennent une cible et nous prenons les autres », dit-il.
Mais tandis que les combattants syriens modérés dans le Golan sontprêts à coopérer avec Al-Nosra dans la lutte, ils craignent que l’idéologie extrémiste influence la population, notamment la jeune génération.
« Le Front Al-Nosra bénéficie de beaucoup de soutien. La plupart de nos enfants l’ont rejoint. Mais si l’aide [matérielle] augmentait, nous pourrions attirer nos enfants dans nos propres unités et les protéger de l’idéologie extrémiste. »
Même sans un tel soutien, l’Armée syrienne libre interdit à ses combattants d’assister à des sermons et des cours de religiondispensés par des membres d’Al-Nosra. Un sermon du vendredi, prononcé le mois dernier dans une mosquée de la ville d’Al-Breiqa, a été suivi par un certain nombre de combattants de l’ASL, qui ont refusé de venir la semaine suivante lorsqu’ils ont appris que le prédicateur était un cheikh d’Al-Nosra.
L’ASL a même établi son propre tribunal de la charia pour juger des combattants « qui ont péché », pour rivaliser avec les tribunaux religieux similaires créés par Al-Nosra.
La plupart des commandants d’Al-Nosra sont des étrangers, dit-il. « Une fois que nous en aurons fini avec le régime alaouite [de Bachar al-Assad], nous ne laisserons pas [les combattants étrangers] rester en Syrie. »
Malgré la promesse du président américain Barack Obama de renforcer le soutien américain à l’opposition syrienne modérée, le commandant affirme que l’aide militaire – obtenue par le centre de commandement des opérations militaires à Amman, Jordanie – reste limitée.
Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis – qui dirigent le centre de commandement – refusent catégoriquement de fournir des armes antiaériennes à l’armée syrienne libre. Le centre fournit des munitions, un soutien financier et une formation aux armes légères aux rebelles. Les combattants ont également reçu des missiles anti-tanks Konkurs et TOW, mais au compte-gouttes, selon l’officier de l’ASL.
« Nous n’avons reçu qu’un lanceur et 10 missiles par unité de 50 hommes » se plaint-il.

Présidentielle de 2017 : les Français préfèrent DSK à Hollande....


Près d’un français sur trois préférerait une candidature de l’ancien directeur du Fond monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Khan, à l’élection présidentielle de 2017, à celle de François Hollande, selon un sondage fop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mercredi.
À gauche, DSK serait devancé seulement de trois points par le Premier ministre Manuel Valls. L’hypothèse d’une nouvelle candidature de François Hollande à la présidentielle de 2017 est massivement rejetée par les Français, avec seulement 13% d’opinions favorables.
Autre enseignement, 55% des sondés pensent enfin que François Hollande ne sera pas candidat en 2017.
Selon des révélations de France Inter, le Maître du Kremlin, Vladimir Poutine, aurait trouvé en DSK, son atout pour réformer l’économie russe et faire face aux sanctions européennes.
Dominique Strauss-Kahn a intégré en juillet 2013 le conseil de surveillance de la société d’Etat pétrolière Rosneft, une banque russe figurant sur la liste des entreprises touchées par les nouvelles sanctions européennes.
De l’avis d’experts, un tel poste a forcément nécessité l’aval de Poutine. « On ne peut pas avoir un siège dans un conseil d’administration d’une grande entreprise russesans l’aval du Kremlin », a ainsi estimé Christopher Dembik, analyste financier chez Saxo Banque.
Chris Weafer, analyste financier britannique travaillant à Moscou, est allé encore plus loin : « Je pense que la nomination de DSK est directement liée aux efforts du gouvernement russe pour trouver une parade aux sanctions », a-t-il affirmé.
Vendredi, les nouvelles sanctions européennes contre la Russie pour son implication dans la crise en Ukraine sont entrées en vigueur. Première conséquence majeure, le rouble, la monnaie russe, est tombée à un nouveau record de faiblesse face au dollar.

Syrie: des rebelles ont pris les armes de l'ONU..


Des membres groupe extrémiste al-Nosra occupent désormais toute la partie syrienne du plateau du Golan....

Des rebelles syriens du groupe extrémiste al-Nosra se sont emparés d'armes, d'uniformes et de véhicules appartenant à des Casques bleus de la Force de l'ONU sur le Golan (Fnuod) et occupent désormais toute la partie syrienne du plateau, selon l'ambassadeur syrien aux Nations unies Bachar Jaafari.
L'ONU avait annoncé lundi que des centaines de ses Casques bleus avaient évacué la partie syrienne du Golan pour gagner la partie israélienne, de l'autre côté de la zone de séparation délimitée en 1974 et que la Fnuod est chargée de surveiller. La Fnuod était menacée par l'avancée de "groupes armés" syriens, avait expliqué l'ONU.
Selon M. Jaafari, les combattants du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, "ont réussi à occuper l'ensemble de la partie syrienne" du Golan, en chassant les soldats de la Fnuod. Ils utilisent désormais les armes et les positions de la Force de l'ONU "pour tirer sur l'armée syrienne et sur les civils dans les villages", a déclaré l'ambassadeur à la presse.
Le Conseil de sécurité doit examiner mercredi la situation sur le Golan, où 45 soldats fidjiens avaient été détenus pendant deux semaines par le Front al-Nosra. La Fnuod (Force de l'ONU chargée de surveiller le désengagement entre Israël et la Syrie sur le Golan) compte 1.223 hommes issus de six pays (Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas et Népal). Son mandat vient d'être renouvelé pour six mois, jusqu'au 31 décembre 2014.
Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie et occupe depuis 1967 environ 1.200 kilomètres carrés du plateau du Golan qu'il a annexés, même si cette décision n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle syrien. La Fnuod est censée contrôler une zone tampon courant sur environ 70 kilomètres entre le mont Hermon et le Liban au Nord et la rivière Yarmouk et la Jordanie au Sud.
(avec AFP)

La Terreur islamique avance à grands pas et l’Occident marche à reculons.....


Michel Garroté, réd. chef — On peut résumer en trois points les dernières nouvelles concernant la Terreur islamique et sa progression.Primo, le régime islamique turc — toujours en négociation pour entrer dans l’Union européenne — est prêt à accueillir les dirigeants des Frères musulmans égyptiens, devenus indésirables au Qatar. L’annonce a été faite par le président intégriste turc Recep Tayyip Erdogan.
Un responsable des Frères musulmans a déclaré que le Qatar a demandé à sept dirigeants de la confrérie intégriste de quitter son territoire, en raison des pressions exercées par ses voisins. Le Qatar et la Turquie ont été les seuls pays musulmans à soutenir les ultra-fanatiques Frères musulmans après leur renversement par l’armée égyptienne en juillet 2013. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont en revanche appuyé l’initiative de l’armée égyptienne et fourni des milliards de dollars d’aide au nouveau pouvoir mis en place par les militaires au Caire.
Secundo, la visite, de Le Drian, ministre français de la Défense, aux Émirats Arabes Unis, puis en Egypte, n’est pas seulement consacrée au problème de l’État islamique sur l’espace syro-irakien. Le ministre français de la Défense est également très préoccupé par le problème de la Libye. On insiste dans son entourage sur la nécessité de bloquer le développement du sanctuaire djihadiste au sud de la Libye. Du Waziristan, dans l’ouest du Pakistan au golfe de Guinée, les djihadistes forment une série de taches sur la carte.
Ils échangent et se parlent. Des spécialistes en explosifs naviguent d’une zone à l’autre. La Libye, qui a sombré dans l’anarchie, est utilisée par les djihadistes comme base arrière, pour se consolider après les opérations au Niger, au Mali et en Algérie. Détail amusant, l’analyse faite par l’entourage du ministre français de la Défense en septembre 2014, correspond, point par point, au scénario que nous avions envisagé sur dreuz.info dès 2009.
Tertio, dans une analyse sur FigaroVox, de Jean-Charles Brisard, consultant international en matière de terrorisme, déclare : L’intervention (française) en Libye a contribué à l’avènement de groupes djihadistes et terroristes sur le sol libyen, et elle a, dans une large mesure, renforcé matériellement les djihadistes présents au Sahel, notamment au sein d’AQMI.
Ce qui se joue aujourd’hui en Irak et en Syrie a déjà des conséquences en Europe et ailleurs dans le monde, notamment parce que ce conflit a généré un afflux sans précédent de djihadistes provenant de nos pays. La France, avec près de 1’000 djihadistes depuis 2012, constitue aujourd’hui le premier contingent de djihadistes occidentaux opérant en Syrie et en Irak. Or, on sait de l’expérience des djihads passés, qu’une partie de ces combattants tenteront de se livrer à leur retour à des actes terroristes.
L’Etat islamique est aujourd’hui engagé dans un djihad régional qui peut demain se transformer en menace globale en raison de l’implication de ces djihadistes étrangers, qui, ultra-radicalisés et formés au maniement des armes et des explosifs, pourront agir soit de manière autonome soit sous la direction du groupe. Des attentats ont d’ores et déjà été commis ou déjoués en relation avec les filières djihadistes syriennes, précise Jean-Charles Brisard.
Détail amusant, l’analyse faite par Brisard en septembre 2014, correspond, point par point, au scénario que nous avions envisagé sur dreuz.info dès 2011. Et si l’on regarde de très près, les mesures occidentales concrètes, prises face à l’Etat islamique, force est de constater que la Terreur islamique avance à grands pas et que l’Occident marche à reculons.

L’Etat islamique annonce qu’il va assassiner le pape..


Le pape Francois est en danger de mort, il est menacé par les musulmans de l’Etat islamique, a indiqué le Vatican avant sa première visite dans un pays à majorité musulmane cette semaine.
Alors que le souverain pontife s’apprête à se rendre ce dimanche en Albanie, l’ambassadeur d’Irak auprès du Vatican a prévenu que des menaces concrètes contre la vie du pape existent et qu’elles sont crédibles.
L’ambassadeur a ajouté que la vie du pape serait également menacée lorsqu’il se rendra en Turquie en novembre prochain.
Depuis quelques semaines, les jihadistes ont indiqué qu’ils allaient étendre le Caliphat sur Rome et planter le drapeau noir de la terreur sur la basilique St. Pierre.
L’ambassadeur abeeb Al-Sadr a ajouté que les menaces de mort contre le pape se font de plus en plus pressantes depuis qu’il s’est exprimé en faveur d’une intervention occidentale pour arrêter l’avancée de l’état islamique en Irak et en Syrie. dvance of Isil in Syria and Iraq.
« Ce que l’état islamique a déclaré est clair: ils veulent tuer le pape. Les menaces sont crédibles, précisait l’ambassadeur au quotidien ‘La Nazione’, hier mardi.
« Je pense qu’ils vont tenter de le tuer lors d’un de ses déplacements à l’étranger, ou même peut être à Rome. Certains membres de l’Ei ne sont pas arabes mais canadiens, américains, français, anglais, mais aussi italiens, convertis à l’islam. L’Ei peut enrôler un ou plusieurs d’entre eux pour commettre des attentats terroristes en Europe. »

L’ambassadeur, qui est en poste au Vatican depuis quatre ans, a ajouté : « ces criminels ne se contentent pas de proférer des menaces [remarquez qu'il ne dit pas qu'ils n'ont rien à voir avec l'islam] ils les mettent à exécution. En Irak ils ont déjà détruit certains des lieux saints chiites les plus sacrés. »
Le Vatican a minimisé l’avertissement, précisant qu’il n’a reçu aucune information plausible de menace contre le pape et il ne changera pas son emploi du temps ni sa visite en Albanie.
Pendant son séjour à Tirana, la capitale albanaise dimanche prochain, le pape va célébrer la messe sur la place principale de la ville avant Den faire le tour dans sa voiture papale, ouverte.
Le pape Francois ne veut « aucun obstacle » entre lui et les gens qu’il va rencontrer.
Bien que des terroristes sont déjà revenus en Albanie après avoir combattu en Syrie, aucune mesure de sécurité supplémentaire ne sera prise, à déclaré un porte parole du Vatican.

Sur Israël, Valls dit des choses que Sarkozy n’a jamais osé dire......


Entretien avec Gilles-William Goldnadel....


Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Il préside les associations Avocats sans frontières et France-Israël. Dernier ouvrage publié : Le vieil homme m’indigne ! (Jean-Claude Gawsewitch, 2012).
Propos recueillis par Daoud Boughezala.
Causeur : Jusqu’au sommet de l’État, nos politiques déplorent l’importation du conflit israélo-palestinien en France. Mais, après tout, de même qu’une majorité de juifs français semble soutenir Israël, est-il anormal que les immigrés arabo-musulmans se sentent solidaires des Palestiniens de Gaza ?
Gilles-William Goldnadel : Non, ça ne me paraît pas inouï. En tant que défenseur de l’identité, je ne dénie à personne le droit d’avoir sa part de tribalité sur le conflit israélo-palestinien. Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on fait parler le cocktail Molotov et qu’on glisse du conflit israélo-arabe à l’antisémitisme pur et simple. De manière un peu controuvée, François Hollande a d’ailleurs parlé d’« importation du conflit » après les violences. Or, celles-ci émanaient essentiellement du camp arabo-islamique.
Beaucoup de jeunes manifestantes de Barbès et de République arboraient des keffiehs palestiniens plutôt qu’un voile. Les islamistes n’ont apparemment pas la mainmise sur ce mouvement.
Dans ce bouillon de culture, ou plutôt d’inculture, on voit de tout : des voyous, des barbus islamistes, des femmes voilées, des Beurs acculturés ainsi que des « Français de souche » biberonnés à un antiracisme sélectif. Au milieu de ce magma en fusion, émerge une sorte d’islamo-gauchisme : l’antisionisme radical d’une part non négligeable de la communauté musulmane se fait cornaquer par les gauchistes qui tiennent le pavé à Paris. 
En réalité, les gauchistes sont désormais les idiots utiles des islamistes. Comme lors du procès Garaudy, lorsque je croisais le fer avec Vergès, se constitue une alliance rouge-vert-brun où l’extrême droite la plus obsessionnellement antisémite se joint à la gauche extrême. Il peut sembler paradoxal que les plus nationalistes donnent la main aux internationalistes, mais l’antisémitisme réconcilie tous ces gens.
On croirait entendre Manuel Valls !
Ces derniers mois, Valls aura dit des choses que Sarkozy n’a jamais osé dire. Il a osé critiquer les Verts qui se sont rendus dans des manifestations pavoisées des drapeaux d’organisations terroristes comme le Hamas, le Hezbollah ou même le califat islamique, et où certains criaient « Mort aux juifs ! ». 
Reste à la gauche modérée à en tirer enfin les conséquences en renonçant à faire alliance avec ces gens-là, sauf à trahir les rares principes qui lui restent, d’autant plus qu’elle continue à vouloir faire la leçon à la droite pour son alliance imaginaire avec une Marine Le Pen autrement plus calme sur la question que l’extrême gauche.
Si, à la gauche de la gauche, l’antisionisme est un dogme indiscuté, tous les anti-Israéliens virulents ne basculent pas dans l’antisémitisme. À trop traquer le paravent antisioniste du nouvel antisémitisme, ne diabolisez-vous pas toute critique d’Israël ?
On peut évidemment être anti-israélien sans être antisémite.