mercredi 28 septembre 2016

La passage frontière Israélo-Egyptien de Taba a été rebaptisé passage Menahem Begin.....


Le passage frontalier de Taba, qui sépare Israël de l'Egypte, au sud-ouest de la station balnéaire de Eilat, dans le sud d'Israël, a été rebaptisé en l'honneur du défunt Premier ministre Menahem Begin mardi....Détails....

Ce changement intervient exactement 38 ans après que la Knesset ait adopté les accords de Camp David, l'épine dorsale du traité de paix historique de 1979 que Begin avait signé avec le Président égyptien Anouar el-Sadate.

La cérémonie s'est tenue en présence de sa fille, Hasias Begin-Milo, le ministre des Transports Yisrael Katz et le consul égyptien à Eilat Akram Hamdy.

Katz a déclaré pour l'occasion : " Menahem Begin est le choix le plus approprié parce qu'il représente les relations dynamiques entre les deux pays. 

Le traité de paix est resté intact malgré toutes les difficultés au fil des ans et il changé la situation stratégique d'Israël en mettant fin à son état de guerre avec la nation arabe la plus peuplé ".

Le consul Egyptien Akram Hamdy a fait écho à ses commentaires en disant : " Begin et Sadate ont signé le traité de paix car ils ont eu la clairvoyance et le courage nécessaires.
 
Il est très clair que les réalisations qui se sont concrétisées depuis sont un témoignage de la vision et de l'héritage de nos dirigeants et un témoignage de la paix qu'ils ont créé, ces réalisations servent de preuve pour les jeunes générations, cela leur montre qu'il est possible de faire la paix au Moyen-Orient".

Environ 1 million de personnes passent à travers ce passage chaque année, passage qui relie le Sinaï et Eilat.


Le passage du Terminal du côté israélien s'appelle maintenant le passage Menahem Begin...


Source Koide9enisrael


http://koide9enisrael.blogspot.fr/2016/09/la-passage-frontiere-israelo-egyptien.html?spref=fb

Déclaration de l’ambassadrice de France en Israël, Hélène Le Gal, à propos du décès de Shimon Peres...


« Comme des millions de Français, je pleure aujourd’hui avec Israël la disparition de Shimon Peres, ancien Président et Premier ministre de l’Etat d’Israël. J’ai d’abord une pensée pour ses proches en cette terrible épreuve. Israël perd un grand homme, un des derniers pères fondateurs de la nation, dont la vie s’est confondue avec l’histoire du pays qu’il n’a eu de cesse de servir.

La France perd celui qui fut l’un des plus fidèles amis de son peuple et de ses gouvernements successifs depuis la IVème République. Le départ de Shimon Peres est aussi celui d’un authentique homme de paix, qui ne se sera pas contenté d’un prix Nobel mais aura continué à agir jusqu’à la fin pour entretenir sans relâche la flamme parfois vacillante de l’espoir.

Puisse sa mémoire nous inspirer. »

Shimon Pères: l’enterrement de l’un des fondateurs d’Israel réunit les grands de ce monde....

Photo de l’ancien président Shimon Peres (a droite), qui a été sous-ministre de la Défense, avec le Premier ministre David Ben Gourion, de 1962. Shimon Peres a été hospitalisé au Centre médical Sheba, le mardi 13 Septembre, 2016, après avoir subi un accident vasculaire cérébral , et est décédé hier soir à l’âge de 93 ans, le 28 Septembre, 2016. Peres photo par GPO

L’enterrement de Shimon Peres aura lieu dans la journée et déjà l’autoroute principale du pays est bloquée pour plusieurs heures.
« Il y a peu de gens dans ce monde qui ont changé l’histoire et Shimon Peres était un tel homme» a déclaré Obama à propos de Pères. le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Secrétaire général Ban Ki-moon, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull, le président français François Hollande, le prince britannique Charles et son épouse Camilla, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Theresa May, le Président de la Roumanie Klaus Iohannis, le Président du Togo Faure Gnasingbh, le Président du Mexique Enrique Nieto, Bill Clinton, Joe Biden, John Kerry, le président allemand Joachim Gauck, ont déclaré faire partie des délégations qui atterriront pour venir se recueillir sur la tombe de Shimon Peres.
Obama a rappelé l’un de ses échanges avec Shimon Peres: «Je l’ai rencontré pour la première fois à Jérusalem quand j’étais sénateur, je lui ai demandé des conseils, il m’a dit que  l’avenir appartenait aux jeunes et qu’il fallait toujours regarder vers l’avenir. » puis a ajouté: « Shimon n’a jamais renoncé à son rêve de parvenir à la paix ».

Il a également déclaré: « Shimon était l’essence même du courage d’Israël, l’optimisme qu’il gardait au cœur malgré le décès de sa défunte épouse Sonia. ».
Obama a conclu : «Une des lumières de ce monde s’en est allé, mais l’espoir continue de brûler à jamais Shimon Peres était le soldat d’Israël, pour le peuple juif, pour la justice, pour la paix, merci Shimon. ».
L’ancien président George Bush a envoyé ce message: « Barbara mon épouse et moi-même se joignons à la mémoire d’un homme qui a servi la liberté d’Israël et la paix.  Shimon Peres a relevé de nombreux défis, son humanité a inspiré le monde et a ouvert le chemin de la paix « .
Coté palestinien, l‘Autorité Palestinienne n’a pas souhaité se prononcer quand au Hamas, ils se sont réjouis de « la mort d’un assassin sioniste ».
Shimon Peres a permis en 1957 de garantir à Israel en collaboration avec la France, la maîtrise de la technologie nucléaire à des fins militaires. En 1994 il reçoit le prix nobel de la Paix aux cotés de Yasser Arafat.

10 vins israéliens pour bien accueillir la Nouvelle Année....


La Nouvelle Année est le temps de l’introspection et des bonnes décisions. Elle constitue une parfaite opportunité pour sortir de ses habitudes, de sa routine et essayer de nouvelles choses. Si vous ne souhaitez pas plonger directement dans des changements drastiques, commencez par des petits pas. Quand vous choisissez vos vins pour Rosh Hashana, osez être braves et essayer une nouvelle marque ou un nouveau cru. Voici quelques vins pour lancer le nouveau “vous”.

Yarden Blanc de Blancs 2008 – Un vin pétillant peu commun, fabriqué selon la méthode traditionnelle champenoise, est une des meilleures manières d’entrer dans l’esprit festif. Avec une touche crémeuse harmonieuse, ce vin complexe est frais, élégant et facile à boire. Parfait servi seul comme apéritif, ce vin s’accorde à merveille avec du saumon fumé, une sélection de poisson tempura ou un soufflé au fromage délicat.
Galil Alon – Un vin rouge nuancé avec des arômes de prune sucrée, de réglisse et une pointe épicée de poivre, clous de girofle et épices douces. Buvez-le ce Rosh Hashana pour bien commencer l’année. Ce vin s’accorde de manière optimale avec un plat riche tel qu’une épaule braisée ou des côtes d’agneau épicées.
Mount Hermon Red – Un vin rouge unique qui offre de complexes notes de fruits rouges et de mûre ainsi que des touches d’épices aromatiques. Doté d’un corps moyen et d’arômes plaisants, c’est un vin qui plaira à tous vos convives. Mount Hermon Red s’accorde parfaitement avec la cuisine italienne : aubergines, lasagnes, ou encore avec un plateau de fromages.
Gamla Cabernet Sauvignon – Un vin très populaire et apprécié. C’est un cépage qui donne cette impression de grande fraîcheur en finale, parfois un peu mentholée, mais qui souvent évoque les fruits rouges. Le millésime 2012 de Gamla Cabernet Sauvignon a un corps harmonieux et exhale des arômes de cerise mure et de prune avec des touches de cacao, de chêne et d’herbes fraiches. Gamla Cabernet Sauvignon s’adapte bien à la grande gastronomie française, notamment aux plats de viande rouge.
Yarden Muscat – Un vin blanc doux mais élégant, délicieusement léger et parfait pour une dégustation pour une année douce. Assez doux pour être le dessert lui-même, il s’accorde parfaitement avec tous vos desserts, qu’il s’agisse d’une corbeille de fruits, de biscuits maison, de pâtisserie plus élaborée ou de chocolat.
Recanati Shiraz Galil Elyon 2015 – Ce Shiraz d’une belle couleur violet foncé offre de profonds et puissants arômes de violette, lavande et poivre noir, accompagnés d’arômes de chêne. Faites des folies pour ces fêtes et servez ce vin avec une viande riche châteaubriand.
Recanati Carignan Wild Reserve 2014 – Un vin magnifiquement festif contenant des arômes uniques et des touches de prune noire, de baies et de noix de pécan. Son goût prononcé se prête parfaitement à une dégustation lors d’un succulent repas de fête, avec des entrecôtes par exemple.
Gvaot Masada 2013 – Masada est une puissante alliance de cépages rouges avec un très bon potentiel de vieillissement. Même avec ses riches arômes, Masada est harmonieux, élégant et facile à boire. Il s’allie excellemment bien avec des plats de viande complexes comme un bœuf Wellington, des tournedos de bœuf ou des selles d’agneau rôties.
Château Haut Peyraguey Sauternes – Le Sauternes est un vin français blanc distingué réalisant un équilibre entre douceur et un zeste d’acidité. Ce vin délicieux et léger présente des arômes d’abricot, de miel et de pêche avec une note de noix. Le Sauternes est l’accord classique du foie gras mais il peut s’accorder avec bien d’autres mets.
Midbar Southern White 2014 – Une alliance de cépages blancs de Chardonnay, Viognier, Chenin Blanc et Gewurztraminer, ce vin sec a des arômes d’abricot, citron, pomme et poire ainsi que des soupçons de citron vert. De corps moyen à corsé, ce vin s’accorde de manière optimale avec du poisson grillé ou des légumes rôtis au four.
Quel que soit le cru du vin que vous préférez, le moment est venu d’essayer de nouveaux arômes. Avec une variété toujours croissante de vins cachers de qualité supérieure disponibles, faites-vous plaisir et accueillez la Nouvelle Année avec un vin que vous aimerez.
Par Raizel Druxman

Qui fut le premier milliardaire en dollars ?


Il y a 100 ans et pour la première fois, un homme accumulait une fortune dépassant le milliard de dollars. Selon "Forbes", ils sont aujourd'hui 1 810 à travers le monde.


Il y a peu, Amancio Ortega, le fondateur de Zara, détrônait Bill Gates et devenait l'homme le plus riche de la planète, avec 80 milliards de dollars en poche. Un siècle plus tôt, le 29 septembre 1916, le quotidien américain The New York Timesannonçait l'avènement du premier milliardaire de l'histoire en dollars...

John Davison Rockefeller (père)

On aurait pu croire au magnat des chemins de fer américains Cornelius Vanderbilt, au fondateur du constructeur automobile Henry Ford ou encore au tycoon de l'acier Andrew Carnegie. Mais c'est bien John D. Rockefeller qui aurait franchi ce seuil en premier. Lui qui a construit le trust peut-être le plus influent de l'histoire en allant jusqu'à posséder 90 % des exploitations pétrolières du pays sous le nom de la célèbre Standard Oil Company.
Comme ses autres congénères précédemment citées, John D. Rockefeller est l'une des incarnations de l'American Dream. D'origine anglaise et allemande, fils d'un père marchand de « médicaments miracles », il étudie la comptabilité et ne cache pas ses ambitions : amasser 100 000 dollars et vivre jusqu'à 100 ans. Il atteindra un seul de ses objectifs. Diplômé à 16 ans, en 1855, il fait ses armes à la maison de commerce en gros de céréales et de charbon de Cleveland. À 18 ans, il est déjà comptable en chef.

Le premier industriel de l'or noir

Rockefeller va ensuite profiter de la ruée vers l'or noir pour construire son empire. Les premières extractions de pétrole par forage datées sont attribuées au « colonel Drake » en 1959, qui, avec l'aide d'un puisatier, crée le premier système de derrick. Mais celui-ci oublie de breveter son invention... et il s'ensuit le développement anarchique de l'exploitation pétrolière aux États-Unis. D'abord sceptique, le jeune ambitieux décide finalement en 1862 d'investir dans le pétrole avec deux camarades. Après avoir racheté la part des deux autres en 1867, il crée trois ans plus tard la Standard Oil Company.
Sa stratégie est simple : racheter petit à petit tous les puits de l'Ohio, puis jouer sur les bas coûts de production, s'arranger sur le prix des transports pour affaiblir ses concurrents et les forcer à vendre un à un. Pour devenir l'empereur incontesté de l'or noir, il investit dans l'acheminement et la commercialisation du pétrole, ce qui lui permet de contrôler toute la chaîne, de l'extraction à la vente. Il prend sa retraite en 1896, laissant son empire aux manettes de son fils, John D. Rockefeller junior. En 1900, sa société détient un quasi-monopole sur le pétrole américain.

Un « philanthrope » mal aimé

Comme les autres magnats de cette époque, il s'est lui aussi construit une image de philanthrope. Il fait notamment construire l'université de Chicago, qu'il dote d'une réserve de 80 millions de dollars (ce qui équivaudrait à 2 milliards d'euros actuellement), et crée de nombreuses fondations. Le nom de Rockefeller est également associé aux œuvres architecturales à Manhattan, symbole de la Gotham new-yorkaise. Cependant, son âpreté dans les affaires laisse une image déplorable de sa personne. Pollution des sols, sabotages, trusts : il devient « l'homme le plus détesté des États-Unis ».
En 1911, sa société est dissoute par une loi antitrust. Elle est redivisée en de nombreuses filiales gardant le nom de « Standard Oil », d'autres changent comme Esso (pour SO de Standard Oil), BP, ExxonMobil... Sa société reste dans l'imaginaire collectif le symbole de cet impérialisme entrepreneurial, caricaturé jusque dans Tintin et l'Oreille cassée pour l'influence de sa compagnie sur les guerres du Chaco entre Bolivie et Paraguay en 1932.
Le titre de « premier milliardaire américain » fait cependant débat, et le débat reste ouvert chez certains historiens qui attribuent cette place à Henry Ford. Son milliard de 1916 correspondrait à 30 milliards de dollars en tenant compte de l'inflation. À sa mort, à l'âge de 97 ans, ses actifs égalaient 1,5 % du PIB américain, ce qui équivaudrait à 340 milliards de dollars aujourd'hui. Ce qui est indéniable, c'est qu'il fut l'un des personnages les puissants économiquement à travers l'histoire.

Le géant Sud-Coréen Samsung a ouvert un centre d'investissement dédié à l'innovation en Israël.....


Le géant de la technologie sud-coréenne Samsung a innauguré dimanche un nouveau centre d'investissement dédié à l'innovation et aux startups dans le complexe Sarona de Tel Aviv. Ce centre est le plus récent créé par la branche Samsung NEXT dans le cadre de son programme "Innovation Center Global Samsung", qui investit et achète des startups dans le monde entier...Détails...

Le centre a pour objectif d'aider les startups à différents stades de leur développement en favorisant de nouvelles idées et en apportant des investissements dans les entreprises au tout début de leur création.

La société dispose de deux centres similaires, un à San Fransisco et l'autre à New York. 
Celui de Sarona est donc le troisième centre situà à l'extérieur de la Corée du Sud.

Samsung a déclaré qu'il envisage d'investir jusqu'à 1 million de dollars par entreprise sélectionnée pour participer au programme.
Eyal Miller, qui dirigera l'entreprise, a déclaré: "La décision d'ouvrir un centre  israélien a été prise grâce au solide écosystème local et au capital humain qui existe dans ce pays car ils sont à l'échelle mondiale. 

Les entrepreneurs israéliens ont une grande expérience dans la programmation et dans l'innovation technologique, ils ont surtout une grande expertise dans les domaines qui présentent un intérêt particulier pour nous ".

Nos modèles d'affaires sont uniques parce qu'ils sont innovants et avant-gardiste.

Ils favorisent la collaboration entre les entrepreneurs de talent pour créer de nouveaux marchés et permettre une grande liberté pour les entrepreneurs d'une industrie de coopérer avec d'autres industries, même si elles se trouvent être les rivaux de Samsung. 

La branche israélienne a été lancée pour investir dans l'intelligence artificielle, les cyber-technologies, les applications de réalité virtuelle, l'Internet des objets, les applications, le traitement du langage naturel, le cloud et les technologies de Big-Data.

Samsung NEXT soutiendra les entreprises israéliennes en leur apportant des investissements financiers, des collaborateurs et des conseils.

Nous allons également permettre aux entrepreneurs d'utiliser Samsung et ses ressources ".


Source Koide9enisrael

Shimon PERES : l'artisan de l'amitié franco-israélienne....


Pour des raisons que seuls les Israéliens pourraient expliquer, Shimon Peres a toujours été le mal aimé de la nation alors qu’il bénéficiait d’une aura exceptionnelle à l’étranger. Pourtant il a été, aux côtés de Ben Gourion, à l’origine de la création de l’armée israélienne au lendemain de l’indépendance en tant que vice-ministre de la Défense de 1959 à 1965. Il s’est identifié à l’idylle franco-israélienne qui commença en 1954 pour se terminer avec le général de Gaulle en 1967. Il a préparé dans le secret, avec Moshé Dayan, la campagne de Suez de 1956 lancée par la France et la Grande Bretagne contre le régime égyptien de Nasser.




Dayan et Pérès au second rang

            Le rêve sioniste, imaginé avec beaucoup d’anticipation par Theodor Herzl, avait été concrétisé par David Ben Gourion le 14 mai 1948. Mais la France avait contribué au minimum à la création de l’État juif. En ce temps, l’allié principal des Israéliens était l’URSS qui avait apporté son soutien psychologique et moral, ses dogmes et son idéologie et qui avait confié aux pays de l’Est le soin de livrer des armes et des munitions pour combattre les «impérialistes». L’URSS était alors impressionnée par la vivacité du socialisme israélien dont l’application sur le terrain recueillait un succès concret. Cette réussite avait poussé Andreï Gromyko à déclamer son discours, en 1948, à la tribune de l’ONU avec un magnifique vibrato : «Pour ce qui concerne l’État juif, son existence est un fait, que cela plaise ou non».

            La France avait eu du mal à digérer l’indépendance d’Israël au point de mettre plusieurs mois avant de reconnaître le nouvel État. Les États-Unis et la Russie l’avaient fait, le 15 mai 1948, dès le lendemain de la résolution de l’ONU. Les relations diplomatiques avec la France ne seront établies que le 24 janvier 1949, sept mois plus tard. Le Quai d’Orsay refusait la création d’un État juif. Le ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault, sensible aux arguments de son administration, tenait à préserver les relations franco-syriennes et franco-libanaises. Mais les pressions conjointes du nouveau président du Conseil, Robert Schuman, et de l’ancien chef du gouvernement provisoire, le très influent Léon Blum, avaient fait basculer le vote de la France, en dernière minute, au grand dam de certains diplomates du Quai d’Orsay qui auraient alors qualifié leur propre pays de «république bananière».  

Truman reconnait Israël

          L’hésitation de la France pouvait se justifier alors. Elle jugeait d’un mauvais œil les liens privilégiés d’Israël avec le bloc communiste qui fournissait alors la majorité des armes utilisées contre le mandataire britannique, l’allié historique qui avait permis la libération de la France. Par ailleurs, l’État juif était pratiquement considéré, en raison de son idéologie communiste appliquée et réussie sur le terrain, comme un satellite de l’URSS capable de déstabiliser la région et les intérêts occidentaux.

            Mais le danger d’être catalogué comme un pays du rideau de fer n’avait pas échappé au visionnaire David Ben Gourion. Il opéra un changement stratégique brutal en soutenant les États-Unis contre la Corée ce qui sonna le glas des relations avec les pays de l’Est et mit Israël dans une situation d’isolement dramatique au moment où les besoins en armement devenaient vitaux. L’époque était déjà troublée, durant l'année 1956, où la tension était vive avec l'Égypte qui encourageait les raids meurtriers menés par les fedayin palestiniens contre le territoire israélien. 

Nasser

          Le problème algérien et Nasser vinrent à point nommé pour orienter une frange politique française vers le soutien au sionisme. Certes les Français qui montrèrent leur sympathie à Israël étaient en majorité socialistes ou juifs mais ils contribuèrent à favoriser l’idylle franco-israélienne. Ben Gourion chargea alors Shimon Peres de nouer des relations privilégiées avec la France grâce aux liens personnels profonds entre socialistes français et israéliens. Le jeune socialiste israélien réussit alors à donner un élan particulier à l’alliance entre les deux pays.

Pérès - Ben Gourion

        Vincent Auriol, premier président de la IV° République, sera l’instigateur en 1954 de la signature d’un important contrat d’armement entre Shimon Pérès, 31 ans, et le ministre Catroux, préfigurant ainsi une alliance tacite contre Nasser qui avait fait son coup d’État le 23 juillet 1952 pour devenir champion du panarabisme. Shimon Peres, bras droit de Ben Gourion, reçut la mission d’armer l’embryon d’armée constituée par les miliciens de la Haganah, du Palmach rejoints ensuite par les nationalistes de l’Irgoun. C’était une mission difficile pour un jeune qui n’avait pas fait son service militaire, ce qui lui sera reproché durant toute sa carrière, mais il connaissait les ficelles de la défense nationale autant que le plus expert des généraux.

            Peres exploita le fait que depuis 1954, les Français étaient embourbés dans la guerre d’Algérie. Guy Mollet, président du Conseil, et Maurice Bourgès-Maunoury, ministre de la Défense, étaient persuadés que le cœur du FLN était au Caire et qu’en abattant Nasser, ils pouvaient mater la révolte algérienne. Or Nasser, qui venait de renverser le roi Farouk d’Égypte, chercha un moyen d’asseoir sa gloire précaire par un acte de prestige symbolique en construisant le barrage d’Assouan. Les Occidentaux refusèrent de le financer en raison de son coût exorbitant.  Ce refus incita Nasser à nationaliser en juillet 1956 le canal de Suez et tous les biens franco-britanniques. Il compléta ces mesures de rétorsion en offrant son soutien aux rebelles algériens et en ouvrant ses mers et ses ports aux navires soviétiques. Cela ne pouvait qu’exacerber le conflit avec les autorités militaires françaises et anglaises. 


            Ce camouflet calculé du leader égyptien conduisit les Anglais et les Français à songer à des mesures militaires inéluctables. La France aurait bien voulu agir seule mais elle n'alignait que quelques escadrilles de Mystère, à court rayon d’action, inutilisables à longue distance. L’Angleterre n’était pas mieux lotie car elle ne disposait pas de base proche de l’Égypte. Alors les deux grands pays cherchèrent à camoufler leur impuissance militaire derrière un écran de fumée diplomatique et des gesticulations. Dès le lendemain de la nationalisation, Français et Anglais avaient envisagé une riposte militaire ; les États-Majors avaient achevé les préparatifs dès le 15 août 1956. Mais il n’était pas question de mêler Israël à l’opération car la France et la Grande-Bretagne répugnaient à se compromettre avec le jeune État hébreu, dont la solidarité avec l'Occident était sujette à caution en raison de ses liens avec le bloc de l'Est. Les Britanniques, conseillés par les États-Unis, renoncèrent à toute action militaire contre l’Égypte.

          Les Français se tournèrent alors vers Israël car Shimon Pérès leur avait parlé du jeune et bouillant chef d’État-Major de 41 ans, Moshé Dayan, qui rêvait d’en découdre avec les fedayin qui traversaient la frontière en apportant avec eux la mort dans les kibboutzim. Cependant le chef du gouvernement, David ben Gourion, connaissant les limites de son armée, refusa d'autoriser Tsahal à lancer des opérations militaires contre les terroristes au-delà de la frontière. Les Français trouvèrent ainsi une oreille très attentive au sein de l’armée israélienne et décidèrent d’encourager sa coopération en lui fournissant l’armement qui lui manquait.
         Ainsi, bien avant la crise de Suez, du 11 avril à la mi-mai 1956, les négociations entreprises avec Shimon Peres permirent à l’armée israélienne d’obtenir la livraison de 72 chasseurs Mystère, 200 chars, 10.000 roquettes antichars et 40.000 obus. Mais ces contrats avaient été signés à l’insu du ministère français des affaires étrangères. De cette période idyllique date d’ailleurs le début de l’animosité avec le Quai d’Orsay qui abritait des diplomates issus de la vieille aristocratie catholique, profondément pro-arabe. Cet armement permis à Dayan d’organiser ses plans pour mettre fin aux attaques des fédayins venus d'Égypte et de Gaza mais il n’obtint jamais le feu vert de Ben Gourion pour attaquer l’Égypte, sauf s'il trouvait un arrangement avec les Français. 

Dayan campagne de Suez

          Le 28 septembre 1956 un bombardier français conduisit en France une délégation secrète composée de Moshé Dayan, Shimon Pérès, Golda Meir et Moshe Carmel, le ministre des transports, après une halte technique dans la base de Bizerte. Cette nouvelle visite brève eut une conséquence heureuse et fructueuse pour Israël puisqu’elle permit à Moshé Dayan et à Shimon Pérès d’obtenir toutes les livraisons d’armes, de chars AMX et d’avions Mystère IV, qui n’avaient pas été débloqués malgré la signature des contrats. 

          Tandis que Pérès, Dayan et même Begin de passage «par hasard» à Paris, s’affichaient inconsciemment dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés, le Général Beaufre, aidé de l’amiral Barjot, planifiait la campagne de Suez de 1956 qui prit le nom de code «Kadesh». Le général Challe, qui se distingua plus tard en Algérie, raccompagna Dayan et Pérès en Israël ce qui leur permit de tisser, durant le voyage de retour, des liens étroits de professionnels.

            Mais aucune décision ne fut arrêtée lors de cette rencontre car les dirigeants à Paris étaient décontenancés par l’équipe de «jeunots» israéliens conduite par Moshé Dayan, 41 ans, et le gamin Shimon Pérès, 33 ans alors que l’État-Major français comptait des vieux militaires illustres, bardés de médailles, qui s’étaient distingués sur les champs de bataille de la Seconde Guerre Mondiale. Les Français exigèrent donc d’avoir la caution personnelle du premier ministre israélien. 

Sharon campagne de Suez

         Le 21 octobre 1956, en fin d’après-midi, Christian Pineau, ministre français des affaires étrangères, reçut l’ordre du chef du gouvernement de se rendre seul près de l’aérodrome militaire de Vilacoublay dans le pavillon d'un couple de Juifs français, les Elgozy. À son arrivée, il trouva attablés autour d’un potage, non seulement son collègue Maurice Bourgès-Maunoury, ministre de la Défense, mais aussi quatre israéliens de premier plan, David Ben Gourion, Moshe Dayan, «le borgne qui fait peur aux arabes», comme on disait à l’époque, Golda Meir et Shimon Pérès. Guy Mollet, le chef du gouvernement les rejoignit un peu plus tard. Les interlocuteurs français attendaient de Ben Gourion sa caution pour l’expédition militaire de Suez mais ils furent déçus. En fait le leader israélien avait été au préalable briefé par le duo-Pérès-Dayan.

            Au lieu de prendre une posture de va-t-en-guerre, qui lui collait abusivement à la peau, Ben Gourion se montra circonspect quant à une action militaire immédiate devant les risques qu’il faisait courir à son peuple. Il estimait à juste titre que le conflit avec Nasser concernait d'abord la France et la Grande-Bretagne qui avaient été spoliées par des nationalisations. Israël n'était pas concerné par le Canal de Suez. Il avait donc annoncé à ses interlocuteurs médusés qu’il n’était pas prêt à faire la guerre à l’Égypte parce qu’il avait conscience des limites de son armée et des intérêts immédiats d’Israël.

            Mais il avait finalement cédé et l’on sut bien plus tard ce qui avait bien pu le faire changer d’avis. Il ressort des mémoires des différents acteurs que Christian Pineau, dès la fin de l’intervention de Ben Gourion, avait été volontairement écarté de la réunion et envoyé à Londres pour informer les Anglais que les Israéliens refusaient toute intervention militaire. En fait, le président du Conseil français voulait éloigner le représentant du Quai d’Orsay pour entreprendre une autre négociation, encore plus secrète que la première. Il s’agissait d’un secret dans le secret, si secret que le ministre des affaires étrangères, pourtant réputé ami d’Israël, en avait été exclu. En fait, le Quai d’Orsay, de réputation pro-arabe, était plus visé que lui car le ministère risquait de s'opposer à ce que le gouvernement était prêt à concéder.

Général Challe

          Dans le dos du chef de la diplomatie française, occupé à Londres à persuader Anthony Eden d’agir sans l’aide d’Israël, les dirigeants israéliens David Ben Gourion, Moshe Dayan, Golda Meir et Shimon Pérès discutèrent avec Guy Mollet, président du Conseil, Maurice Bourgès-Maunoury, ministre de la Défense et Maurice Challe, chef d'État-major des armées, de stratégie militaire certes mais aussi de coopération nucléaire. Lors de la réunion de Sèvres, Ben Gourion s’était laissé persuader, le 21 octobre, de lancer les paras de Dayan dans le Sinaï en échange d’un engagement de la France de donner la bombe nucléaire à Israël. Mais sachant que les gouvernements français de la IV° république avaient une durée de vie limitée, Ben Gourion avait exigé des français un document écrit. C’est donc sur de simples feuilles fournies par l’hôtesse que le «protocole de Sèvres» a été ratifié. Il a été établi que ce protocole n’avait pas de valeur juridique puisqu’il n’avait pas reçu les sceaux du ministère mais il représentait un document symbolique dont Israël pouvait diffuser sa teneur à tout moment.

         L'accord secret, en sept points tenant sur trois feuillets manuscrits, précisait que les Israéliens prendraient l'initiative du déclenchement de la guerre dans le Sinaï puis que les Français et les Britanniques interviendraient quelques jours après. En échange, les Israéliens avaient obtenu des Français une couverture navale et aérienne de leur territoire. Plusieurs avions français, peints aux couleurs israéliennes, mais pilotés par des aviateurs français, ont été envoyés en Israël avec pour mission de n’intervenir que pour défendre le territoire, sans engager de missions d’attaques. Le gouvernement français accepta par ailleurs de livrer des avions à réaction à Tsahal (Mystère II, Mystère IV, Vautour) et des chars légers AMX-13 et de développer une coopération nucléaire. 

Centrale de Dimona

          C'est à cette occasion qu'une étroite coopération franco-israélienne s'amorça grâce aux efforts de Shimon Pérès qui réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona et, auprès de l'avionneur français Dassault, le Mirage III, un avion de combat à réaction le plus évolué de l'époque. Ben Gourion avait accepté de donner sa caution personnelle à l’expédition éclair qui devait mener les troupes israéliennes, le 29 octobre, sous la conduite du général Dayan et d’un jeune colonel de 28 ans, Ariel Sharon, jusqu’au Canal de Suez avec la protection aérienne franco-anglaise. L’opération n’ira pas à son terme car le président Eisenhower, à peine élu et soumis à la menace nucléaire russe, préféra faire plier les Alliés en les obligeant à évacuer l’Égypte. Cet incident confortera les Français dans la décision de fabriquer leur propre bombe atomique en y associant leur nouvel allié Israël.

            L'idylle franco-israélienne dura plus de dix ans dans l'intérêt des deux pays, alors dirigés par des socialistes, à la fois pour le développement des échanges commerciaux et pour la collaboration des industries de haute technologie. Shimon Pérès fut un ardent promoteur de cette proximité avec la France mais, à son arrivée au pouvoir en 1958, le général de Gaulle décida d'y mettre fin.