mercredi 22 octobre 2014

Retour sur le passé Juif du Bayern Munich...


A l’occasion d’un film diffusé mercredi à la télévision, l’Allemagne redécouvre Kurt Landauer, premier président juif du Bayern Munich, déporté par les nazis, une figure longtemps occultée par l’un des plus grands clubs de football d’Europe.
Embarras face au passé nazi et craintes de réactions antisémites avaient empêché le Bayern jusqu’à récemment d’honorer la mémoire de celui que les médias allemands présentent comme le véritable fondateur du club.
Le 3 octobre 2009, dans le virage du sud de l’Allianz Arena, une gigantesque banderole se déploie: « Le FC Bayern était sa vie – rien ni personne ne peut changer ça »: Schickeria, un groupe de supporteurs du club le plus titré d’Allemagne rendait hommage à Kurt Landauer (1884-1961).
Fils de marchands juifs, l’homme a d’abord été joueur du Bayern avant de le diriger à quatre reprises: de 1913 à 1914, de 1919 à 1921, de 1922 à 1933 puis de 1947 à 1951. C’est notamment sous son règne que le « Rekordmeister » a décroché le premier de ses 24 titres en championnat (1932).
Après l’arrivée au pouvoir des nazis en 1933, il est écarté de la présidence du club puis déporté à Dachau où il passera plusieurs semaines avant d’être libéré grâce à ses états de service pendant la Première guerre mondiale. Il émigre en Suisse en 1939, ce qui lui permet de survivre à l’Holocauste dans lequel périront quatre de ses cinq frères et soeurs.
En juin 1947, il retrouve la Bavière, marquée par les stigmates de la guerre, remet sur pied le club et pose les bases de l’essor du FC Bayern Munich, devenu aujourd’hui une des plus belles adresses du football mondial, tant par son palmarès que par sa puissance financière et marketing.
« Dès son plus jeune âge, mon oncle a été littéralement possédé par le FC Bayern. C’était tout simplement son club », raconte Uri Siegel, 91 ans, son neveu, dans le magazine Kicker.
Pourtant, le Bayern est longtemps resté silencieux sur ce président emblématique. « J’ai été joueur du Bayern Munich de 1974 à 1984, pas une seule fois, je ne suis tombé sur ce nom », a déclaré Karl-Heinz Rummenigge, aujourd’hui président du FCB, à la radio bavaroise.
« Le sujet était ignoré », a affirmé l’historien Dieter Schulze-Marmeling, évoquant « des craintes de réactions antisémites ». Il est l’un des premiers à évoquer ce destin dans son livre « Le FC Bayern et ses Juifs » publié en 2011.
Ce sont les supporteurs qui ont ensuite donné encore plus de visibilité à cette page refoulée de l’histoire de leur club.
« Ils ont fait entrer le sujet dans le stade et ça, c’était très important », analyse M. Schulze-Marmeling. Le groupe Schickeria a été distingué mardi pour son action en faveur de Landauer par la fédération de foot allemande qui lui a remis le prix Julius-Hirsch, du nom de cet international allemand et juif, exclu de son club de Karlsruhe en 1933 et assassiné à Auschwitz dix ans plus tard.
Pour ces supporteurs, Landauer incarne les valeurs qui marquent encore l’image du club, notamment son ouverture sur le monde. « Il a forgé l’identité du FC Bayern dont nous sommes fiers », expliquait l’un des responsables de Schickeria, Simon Müller, sur le site de la fédération.
Le club lui-même a beaucoup évolué sur le sujet, notamment, selon M. Schulze-Marmeling, grâce à Rummenigge qui a déclaré en 2011: « le FC Bayern a un passé juif, un passé très riche, nous en sommes fiers ». Landauer est devenu à titre posthume président d’honneur, aux côtés de Franz Beckenbauer et de Wilhelm Neudecker, respectivement capitaine et président du « Grand Bayern » des années 70.
Le musée du Bayern avait d’ailleurs organisé dimanche une projection en avant-première du film de l’ARD, « un film contre l’oubli, sur un homme qui a marqué de manière décisive le FC Bayern ».
Kurt Landauer « a repris la place qu’il méritait dans l’histoire du football et du Bayern, c’est un très beau résultat », s’est félicité M. Schulze-Marmeling.

Tramway de Jérusalem : Tolérance Zéro pour la violence arabe (Vidéo)


Image à la Une: La ligne de tramway de Jérusalem traversant le Chords Bridge près de la station centrale de Bus.

Photo Credit: Matanya
La société CityPass qui possède et gère le train aérien de Jérusalem (Light Rail) a instauré une politique de Tolérance Zéro à la violence arabe dirigée contre la ligne de transport de passagers.
Des gardes à l’intérieur des trains et stations ont reçu l’ordre d’agir avec une Tolérance Zéro contre les arabes suspectés de perpétrer des attaques contre la ligne de tram.
Deux suspects arabes ont été soumis à un bref contrôle de sécurité. Ils ont refusé et au lieu de cela ont attaqué les gardes. En quelques secondes tous deux ont été plaqués au sol, neutralisés par les gardes de la compagnie, qui les ont maintenus jusqu’à l’arrivée de la  Police qui les a emmenés au Poste.
Selon le site en langue hébreu «0404», bien avant le meurtre de l’adolescent de  Shuafat, Mohamed Abu Kdeir, cet été, les arabes  attaquaient la ligne de tram, refusaient les contrôles et insultaient et attaquaient les passagers du train. Malgré tout, ils étaient autorisés à bénéficier des mêmes services que les autres passagers.

Des témoins ont dit à «0404» que les  suspects hurlaient de façon à créer une scène de provocation.
“Personne ne leur a rien fait” a dit un témoin. “Ils ont attaqué en premier, (quand les gardes ont voulu les contrôler) et ensuite ils ont été arrêtés. Ils criaient comme des malades.”
Les gardes du Light Rail qui sont très professionnels et efficace dans leur travail ont reçu comme instructions qu’à partir de maintenant, la sécurité et la sérénité des passagers du train doivent être maintenues à tout prix.

J’étais étonné, aucun antisioniste n’avait encore attaqué le député Meyer Habib. Aziz Zemouri l’a fait...


Woody Allen: « Je sens qu’il y a beaucoup de gens qui déguisent leurs sentiments négatifs envers les juifs. »

Aziz Zemouri, journaliste et ami de Tariq Ramadan a publié hier soir dans le Point un communiqué vicieux contre le député français centriste Meyer Habib.

Parce que Meyer Habib aime et défend Israël.
Si Meyer Habib aimait et défendait les terroristes du Hamas, Aziz Zemouri aurait couvert Meyer Habib d’éloges : c’est cela, être journaliste en 2014. Cela fait partie de la déontologie du métier.
Parce que Meyer Habib aime Israël donc, Aziz Zemouri a lancé une fatwa contre lui en publiant, dans Le Point, une dépêche de la plus haute importance. Non pas importante politiquement, mais importante tout de même et nous allons voir pourquoi.
Zemouri révèle dans Le Point que Meyer Habib « voulait convoyer près de 20 000 euros de diamants » mais que « désormais, les officiers de sécurité ne l’autorisent plus à monter dans leur véhicule. »
1) Meyer Habib transporte des diamants, 2) il ne bénéficie plus de protection policière. Il ne manque que l’itinéraire qu’il emprunte, la marque de sa voiture, et ses horaires de déplacements.
D’après nos sources, l’avocat du député a écrit au Point en leur demandant de ne pas publier l’article, insistant sur la lourde responsabilité que représente une telle publication, et les conséquences dramatiques qui peuvent en résulter.
L’hebdo a sans doute jugé l’info essentielle à la vie politique du pays, et l’a publiée.
Conséquence, la sécurité policière autour de Meyer Habib a été immédiatement renforcée.
Pour la petite histoire, Aziz Zemouri a menti. Ca ne surprend pas.
Il a menti en écrivant que « les policiers ne veulent plus assurer la sécurité du député Meyer Habib. » Sur les quelques 35 policiers qui ont assuré sa sécurité, un seul s’est plaint des déplacements professionnels du député. Les autres, selon nos informations auprès d’une source policière, entretiennent des rapports excellents, voire amicaux, avec lui.
Zemouri a aussi menti à propos des 20 000 euros de diamants.
La semaine dernière, une quarantaine d’articles ont été publiés en 24 heures dans les grands médias français par des journalistes choqués d’un tweet de Philippe Karsenty, qu’ils ont jugé menaçant contre Pierre Haski, leur petit collègue de Rue89.
Vous constaterez avec moi, une fois de plus, comme ces journalistes hier scandalisés, ont le double standard vissé dans leur conscience, et comment ils affichent une insolente indifférence lorsque c’est un des leurs qui menace.
Ils ne ratent pas une occasion de nous rendre témoin de leur bassesse morale.
Même Pierre Haski, qui a déposé plainte contre ce qu’il prétend être des menaces de Philippe Karsenty, n’a pas levé le petit doigt pour défendre le député Habib contre les attaques de Zemouri.
Quelle noble profession…
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

Les candidats au djihad vivent en France, mais la France vit-elle en eux?


Quel type d'arrière-plan familial peut-il inciter une gamine française de 15 ans à s'enfuir pour rejoindre une région du monde où l'on décapite au couteau des Occidentaux infidèles ?

Dans la rubrique « Société » deValeurs actuelles du 9 octobre figurait la photo d’une énième maman éplorée fixant l’objectif, portrait de sa jeune fille en bandoulière : Assia, 15 ans, fugueuse candidate au djihad. Selon le magazine, au cours des derniers mois, les cas d’interceptions d’adolescents tentant de rejoindre la Syrie « se sont multipliés ».
L’islamologue Rachid Benzine souligne que l’État islamique est « nourri par un sentiment profond et ancien d’humiliation des peuples arabes par l’Occident » ainsi que « la mémoire des croisades », « des entreprises coloniales [...] en passant par la guerre d’Algérie ». Et si les familles françaises concernées masquaient, cultivaient en leur sein, en lieu et place d’une légitime et sincère affection pour notre pays, un ressentiment suffisamment sourd pour alimenter l’étrange épidémie djihadiste touchant leur juvénile progéniture ?
Peu après les crimes commis par Merah, il fallut que la sœur de ce dernier soit piégée en caméra cachée par son autre frère, Abdelkader, pour que soit mis au jour son admiration pour ces crimes. Suite à une enquête pour apologie du terrorisme, elle avait ensuite condamné ces meurtres. Aujourd’hui, elle semble être partie, peut-être en Syrie, où son mari serait déjà : double langage, autrement dit valeur des mots égale à zéro.
L’on ferait bien de s’interroger en haut lieu, plutôt que de se perdre en conjectures sur des histoires de perte de repères communes – paraît-il – à toutes les jeunesses du monde, quel type d’environnement, d’arrière-plan familial peut inciter une gamine française de 15 ans à s’enfuir non pas pour rejoindre la fiesta prohibée du samedi soir, mais une région du monde où – de notoriété publique – l’on décapite au couteau des Occidentaux infidèles.
Typiquement un truc d’adolescent… Tellement français, également… Et encore plus judéo-chrétien, pour sûr…
Ils seraient des centaines à l’échelle de l’Europe. Jean-Pierre Perrin note pourtant que « c’est dans la nature des califats : ils se doivent d’être en expansion. C’est la condition qui, autrefois, leur permettait d’aimanter sans cesse de nouveaux candidats pour la guerre sainte », dit-il. Le journaliste ne précise toutefois pas en quoi, « autrefois » comme de nos jours, cette « guerre sainte » se distingue du « vrai» islam (vous savez, l’islam de paix et d’amour).
C’est contre toute attente du génial peintre Nicolas de Staël que parvient un témoignage non moins stupéfiant, quoique très ancien. En 1935, à l’âge de 21 ans, le futur grand peintre se trouve au Maroc, d’où il écrit à son tuteur : « Un très grand mouvement nationaliste, dont Hitler est le prophète, prend vraiment de l’envergure là-bas et dans toute l’Afrique, je pense. Mouvement raciste avec cette haine des juifs qu’ils ont tout le temps. Cela s’amplifie encore par le renouveau de toute la religion de l’islam. Dans quelques années, nous assisterons à une véritable croisade contre les blancs. »
Churchill, dans ses mémoires, fit cette observation étrange à propos de Mein Kampf : « C’était le Coran de la foi nouvelle et de la guerre future, ampoulé, verbeux, informe, mais chargé d’un lourd message. »
Churchill, de Staël : un duo de racistes islamophobes incultes comme seul l’Occident en produit, au grand dam (ou pour la profonde jouissance, l’on ne sait plus) d’Edwy Plenel ? Et si, au final, notre duo avait raison ? Assia et sa maman habitent bien en France. Mais est-on sûr que la France habite en elles ?

Chemita : pourquoi ?


De grands sages ont tenté de nous donner quelques explications pratiques de la mitsva de chemita afin de pouvoir mieux l'appréhender :

Raison Agricole
Le Rambam nous explique que si on travaille la terre sans s’arrêter, alors la terre va s’appauvrir et en particulier la terre d’Israel. Ainsi en restant en friche, la terre se bonifiera et deviendra plus fertile.
Raison Sociale
Le Rambam nous rapporte une raison donnée directement dans la Torah : tout le monde est à égalité, même les pauvres peuvent venir se servir car la récolte est rendue « sans propriétaire ». Elle appartient donc à tout le monde.



Chabbat Ha-Arets Chalom
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Cette halakha est dédiée à la guérison complète et totale de Ma'ayane bat Yael ainsi qu'à l'élévation de l'âme de Louïsa bat 'Hanna, de 'Haïm ben Mordekhaï et du Rav Ovadia Yossef ben Georgia.

L'Irak en quête d'appui en Iran face à Daech.....


La visite du premier ministre irakien à Téhéran intervient alors que les djihadistes ont attaqué une ville proche de l'Iran.

La lutte contre leur ennemi commun - les djihadistes sunnites - a été au centre de la première visite du nouveau premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, entamée mardi chez son puissant voisin iranien. Le pouvoir chiite de Bagdad comme celui de Téhéran figurent parmi les cibles privilégiées des radicaux sunnites, qui ont conquis des pans entiers de l'Irak depuis juin. 
Et à l'approche de la fête religieuse chiite de l'Achoura, qui voit des centaines de milliers de fidèles se rassembler, les attentats contre les disciples d'Ali se sont multipliés, ces derniers jours en Irak. Mardi, au moins douze personnes ont été tuées dans deux attentats à la voiture piégée dans un quartier chiite du nord-est de Bagdad. 
La veille, onze autres personnes avaient déjà trouvé la mort lorsqu'un kamikaze déclencha ses explosifs devant une mosquée chiite de la capitale. Plus grave pour Téhéran, des djihadistes déguisés en combattants kurdes ont attaqué, lundi encore, la ville de Qara Tappa, à une cinquantaine de kilomètres seulement de la frontière iranienne au nord de Bagdad. 
Les combats ont fait quinze morts, huit civils et sept pechmergas qui défendaient la ville, tandis que des milliers d'habitants fuyaient les violences.

L'Iran inquiète d'une contagion

Alors que son gouvernement multiconfessionnel a été complété en fin de semaine dernière, Haïdar al-Abadi vient chercher un soutien politique à Téhéran, qui a finalement lâché durant l'été son prédécesseur Nouri al-Maliki. Depuis, l'Iran, qui ne fait pas partie de la coalition internationale anti-Daech, a fourni des armes aux combattants kurdes et envoyé des conseillers militaires auprès des forces de Bagdad. 
Sans jamais le reconnaître, les hommes de la Force al-Qods sont également impliqués auprès des miliciens chiites irakiens qu'ils entraînent dans la défense de Bagdad. Même si, selon le Pentagone, la capitale irakienne n'est pas sous «la menace» de Daech, les djihadistes ont fait, malgré les frappes qui les visent, des «avancées importantes», notamment dans la province orientale d'al-Anbar, qu'ils contrôlent à 80 %. Mais à Ramadi, capitale d'al-Anbar, comme ailleurs au nord de Tikrit, les forces irakiennes ne peuvent reconquérir seules le terrain cédé à l'État islamique (EI). Un soutien étranger est indispensable pour ramener ces secteurs sunnites dans le giron de l'État central. 
Or le premier ministre chiite al-Abadi, soutenu par l'influent clergé chiite irakien, a redit lundi son refus de voir des soldats étrangers «d'une superpuissance ou d'une coalition internationale» fouler le sol irakien pour participer à la lutte contre l'EI. Mais il a semblé également mettre des limites au rôle de Téhéran dans le conflit, soulignant qu'«aucune puissance régionale ne combattra» en Irak. Al-Abadi n'ignore pas qu'un entrisme iranien trop marqué en Irak continuerait de lui aliéner les représentants de la minorité sunnite, sans lesquels toute politique de réconciliation nationale est vouée à l'échec. «Mais en investissant une partie de la province irakienne de Diyala, Daech a porté la menace à la frontière iranienne», constate un diplomate français au Moyen-Orient. 
Surpris par la fulgurante avancée de l'EI, le pouvoir iranien s'inquiète des risques de contagion djihadiste auprès d'une partie de sa minorité sunnite. Depuis le début de l'été, plusieurs incidents se sont produits dans les zones frontalières de son territoire. 
Il y aurait même eu des morts, parmi les forces de sécurité iraniennes, tandis que des rumeurs circulent, jusque sur des forums Internet proches des milieux sécuritaires iraniens, faisant état d'infiltration d'éléments de Daech en territoire iranien. D'où la multiplication des barrages dans une zone située à 10-20 km de la frontière, face au secteur irakien d'Halabja.

La justice bride la police sur les saisies de véhicules....


Les services d'enquête doivent désormais demander l'autorisation du parquet avant de placer un véhicule sous scellé. Les policiers dénoncent une «démission» qui fera le jeu des voyous.

Une note du procureur de la République de Paris sème le trouble dans la police. Datée du 23 septembre dernier, elle enjoint aux services d'enquête de demander l'autorisation du parquet avant toute saisie d'un véhicule appartenant à un délinquant. 
«Je vous informe que désormais, tout placement d'un véhicule sous scellé dans le cadre d'une enquête en flagrance ou préliminaire devra impérativement être validée par un magistrat du parquet», écrit ainsi François Molins.
Et le magistrat s'en explique: «Malgré la mise en place, en 2010 et 2011, d'un premier plan d'apurement des scellés dits «sensibles» portant notamment sur les véhicules automobiles, une enquête réalisée auprès des juridictions courant 2013 a fait ressortir l'existence d'un stock encore important de véhicules placés en fourrière (au plan national, au 30 juin 2014, on comptait 16.000 véhicules en gardiennage).»
Conséquence: «La direction des services judiciaires du ministère de la justice a décidé, le 4 juin 2014, la mise en œuvre d'un nouveau plan exceptionnel d'apurement des véhicules automobiles placés sous main de justice» et «les saisies de véhicules feront dorénavant l'objet d'une validation par un magistrat du parquet avant clôture de l'enquête», averti le procureur Molins.

Un courrier au ministre de l'Intérieur

Mais voilà: pour la police, il s'agit d'une forme de «démission» qui fera surtout le jeu des voyous. «Un plus grand nombre de délinquants que d'habitude pourra garder la propriété d'engins ayant soit permis la réalisation de crimes ou délits soit ayant été financés de manière plus ou moins complexe par le produit de ceux-ci», déplore le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), dans un courrier que ses responsables viennent d'adresser au ministre de l'Intérieur,Bernard Cazeneuve.
L'affaire dépasse le simple cadre parisien, puisque, selon les syndicats, toutes les grandes villes de province, de Lille à Marseille, sont soumises à cette nouvelle politique qui bride la police dans sa stratégie visant à s'attaquer au patrimoine des délinquants. «Dans toutes les affaires de drogue ou de banditisme, on voit des voyous parader dans des belles voitures. Et la police devrait lever le pied sur la saisie de ce qui constitue le signe extérieur de réussite par excellence pour les dealers et autres trafiquants?», interroge, interloqué, un officier de police chevronné de Seine-Saint-Denis.
Dans leur courrier au Premier flic de France, les commissaires de police font pourtant valoir que «lors du séminaire de rentrée de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), le 3 octobre 2014, le Premier ministre, Manuel Valls, insistait particulièrement sur la nécessité pour la gendarmerie et la police nationale d'améliorer leur action et leurs résultats en matière de saisie et de confiscation des avoirs criminels.»
La politique visant à frapper les voyous au portefeuille risque donc d'être limitée par les difficultés de la Justice à gérer ses scellés et à résorber ses stocks, malgré une loi assouplie.
Créée en 2011, sous Nicolas Sarkozy, l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) avait vocation a devenir le fer de lance de l'offensive contre le patrimoine des voyous. Celle-ci a pu reverser l'an dernier 4,5 millions d'euros à l'État, 5,9 millions au fond de concours pour la lutte contre la drogue, 1,2 million aux créanciers publics et 1,1 million aux partie civiles. Mais les restitutions, c'est-à-dire l'argent rendu aux personnes poursuivies, a été de plus de 20 millions d'euros. Un ratio confiscation/restitution plus que perfectible.