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dimanche 20 octobre 2013

Lois concernant la demande des pluies (Barekh 'Alénou) Suite Lundi 21 2013, soit le 17 Hechvan 5774...



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Lois concernant la demande des pluies (Barekh 'Alénou) Suite (8)

Super User
LES HALAKHOT SONT DEDIEES A L'ELEVATION DE L'AME DE MORENOU VERABENOU
ATERET ROCHENOU RABBI OVADIA YOSSEF BEN YAACOV Z.T.K.L.
et son fils Hagaon Rabbi Yaacov ztkl Ben Rabbi Ovadia Yossef ztkl


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Pour la suite voir le lien ci dessous :

Lois concernant la demande des pluies (Barekh 'Alénou) Suite Dimanche 20 2013, soit le 16 Hechvan 5774...


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LES HALAKHOT SONT DEDIEES A L'ELEVATION DE L'AME DE MORENOU VERABENOU
ATERET ROCHENOU RABBI OVADIA YOSSEF BEN YAACOV Z.T.K.L.
et son fils Rabbi Hakam Yaakov


Pour la suite lien ci dessous :

Ces seins de stars que vous n'auriez jamais dû voir.....


























Parfois, les tenues vestimentaires nous jouent de drôles de tour. On a beau avoir tout étudié, ça dérape... 

Et ça arrive même aux meilleures. Petit passage en revue de ces moments gênants chez nos amies les stars........

Parfois, moins on en montre, mieux c'est. Et ce n'est pas vraiment une ligne de conduite que se sont fixé les stars. On a beau faire toutes les vérifications d'usage avant de sortir, les vêtements font parfois leur loi. 
A l'instar de Nabilla qui a fait parler d'elle avec ses seins, cette semaine lors de la conférence de presse NRJ12, d'autres stars ont eu le même petit problème technique.

On se rappelle encore de Nicki Minaj sur la scène de "Good Morning America" laissant échapper un sein, Rihanna prenant le soleil avec un haut de maillot de bains facétieux ou encore Audrey Tautou et sa robe transparente ne laissant plus de doute quant à sa poitrine. Metronews a compilé les moments les plus gênants pour nos amies les stars.

samedi 19 octobre 2013

La Turquie a vendu l’identité d’espions israéliens à l’Iran....


David Ignatus, du Washington Post, révèle qu’Erdogan a dévoilé aux renseignements iraniens les identités d’au moins 10 Iraniens qui prenaient contact avec des agents du Mossad en Turquie.

WASHINGTON – La Turquie a dévoilé aux services de renseignement iraniens les identités d’au moins 10 Iraniens qui prenaient contact avec leurs officiers traitants du Mossad en Turquie, a révélé le Washington Post, ce jeudi.

Selon le journaliste d’investigation David Ignatus, les renseignements israéliens dirigeaient apparemment une partie de leur réseau d’espionnage en Iran, à partir de la Turquie, base qui favorisait des allers-retours relativement faciles, grâce à sa frontière commune avec l’Iran. Le Milli Istihbarat Teskilati (MIT) opère une étroite surveillance à l’intérieur de ses frontières, aussi avait-il les ressources de pouvoir surveiller des rencontres secrètes israélo-iraniennes, au retour d’agents perses, et, plus vraisemblablement, Kurdes d’Iran. Les Turcs et les Iraniens ont, en effet, un intérêt commun à étouffer les velléités indépendantistes kurdes, particulièrement, dans leurs tentatives de rapprochement, via des échanges de bons procédés, avec Jérusalem.

Ce dernier "incident" daterait du début 2012. Il illustre la guerre secrète sans merci qui se joue, derrière le rideau des "négociations" américano-iraniennes, autour du programme nucléaire du pays enchanté des Mollahs et de ses relais à double-fond, au sein même de l’OTAN. 

L’Amérique d’Obama a joué, à fond, la carte frelatée d’un rôle prédominant d’Ankara, dans la résolution de la crise syrienne, comme dans l’installation de son système d’alerte précoce du bouclier anti-missiles, en Turquie. Cela donne une indication de la position de faiblesse, réelle ou feinte -en tout cas choisie-, de l’Administration Obama, qui constitue sa nouvelle stratégie... Au rebond, la Maison Blanche tire du double-jeu turc une "force de négociation", propice à son nouveau pas de deux avec le maître de ballet, Hassan Rouhani. 

En attendant, Israël a été trahi et fait donc, directement, les frais de cette politique d’accommodement.



Le confident et homme de confiance de la Maison Blanche au M-O
Ignatus cite des sources bien informées, qui décrivent l’action du Cheval de Troie turc comme uneperte « significative » de renseignements et un « effort visant à nuire par n’importe quels moyens aux Israéliens ».

“La colère d’Israël, au sujet de cette compromission délibérée de ses agents, peut aider à comprendre pourquoi le Premier Ministre Binyamin Netanyahu s’est, à ce point, retranché derrière son refus de présenter ses excuses à Erdogan, à propos de l’incident de la flottille pour Gaza de mai 2010 », déclare t-il.

Netanyahu a fini par céder aux atermoiements d’Obama, en présentant des excuses par téléphone, en mars, après que le Président américain ait négocié une formule de compromis.
Bien que les responsables américains conçoivent cette façon de griller un réseau israélien comme une perte considérable de sources de renseignements, ils se sont abstenus de protesterdirectement auprès des responsables turcs, raconte Ignatus.

Selon ce reportage, Israël pense que c’est le chef des renseignements turcs, Hakan Fidan, d’origine chi’ite, qui est le chef d’orchestre de cette trahison, du fait de ses liens d’amitié avec Téhéran, depuis de longues années.

On dit que des officiers des services extérieurs d’Israël, non sans facéties, décrivaient à des responsables de la CIA, il y a déjà, quelques années, Fidan comme "le chef d’antenne du MOIS à Ankara", faisant ainsi directement référence au Ministère iranien des Renseignements et de la Sécurité. Mais les Etats-Unis ont continué de commercer avec Hakan Fidan sur des dossiers sensibles.



Fidan et Erdogan, en mai à la Maison Blanche, attentivement écoutés par Kerry et Obama.
Au lieu de quoi, au contraire, les relations turco-américaines n’ont pas cessé de se réchauffer, tout au long de l’année passée, jusqu’au point de pouvoir dire qu’Erdogan appartient au cercle des confidents les plus proches et les plus écoutés d’Obama. 

Cette pratique qui consiste à cloisonner les sujets relatifs aux renseignements et à les séparer de la chaîne de décision politique plus vaste semble être une approche de long terme, au sein des différentes administrations américaines.
Mais Ignatus fait, aussi, remarquer que le Mossad, après plus de 50 ans de relativement bonne coopération avec la Turquie, n’aurait jamais imaginé que les Turcs, sans doute, du fait de leur intégration dans l’Alliance Atlantique (OTAN), puissent se permettre de « vendre » des agents israéliens à une puissance hostile.

L’alliance israélo-turque, en matière de renseignements, a été initiée, lors d’une rencontre secrète, en août 1958, à Ankara, entre David Ben Gurion, le Premier Ministre israélien de l’époque, et Adnan Menderes, lui-même Premier Ministre turc. Le résultat concret en fut la passation d’un accord formel, mais resté top-secret, entre le Mossad et les services de renseignements turcs, écrivent Dan Raviv et Yossi Melman, dans leur livre de 2012 : "Espions contre Armageddon".

C’est Reuven Shiloah, fondateur et premier Directeur du Mossad, qui a, secrètement, préparé le terrain, comme partie intégrante de ce qu’il appelait une "stratégie d’alliances périphériques". Grâce à ce partenariat, les Israéliens ont fourni clé-en-main, l’entraînement nécessaire aux Turcs, en matière d’espionnage et, double-ironie de l’histoire, également aux Iraniens de l’époque, sous le gouvernement du Shah, renversé en 1979. Cette coopération tripartite avait pour nom de code : "Trident".

Fidan est le principal conseiller et l’éminence grise d’Erdogan. Il est devenu chef du MIT en 2010 –soit l’année de l’envoi du fameux navire Mavi Marmara, visant à écorner l’image internationale d’Israël – après avoir été un simple sous-officier de l’armée turque et obtenu une licence de l’université du Maryland et un Doctorat à Ankara. Dès que Fidan a pris en main les services turcs, « il a déconcerté les alliés de la Turquie –essentiellement l’OTAN- en transmettant des informations sensibles à l’Iran, recueillies par les Etats-Unis et Israël », selon un profil récemment établi par le Wall Street Journal. Cet article met aussi en lumière de quelle façon Hakan Fidan, sûrement pour le compte de Téhéran, a géré sa propre guerre civile en Syrie, en armant des flux incessants de Jihadistes venus de toute la planète (avec une forte présence Tchéchène actuellement), discréditant ainsi toute "rébellion accceptable", aux yeux des Occidentaux et comme moyen d’écraser la résistance kurde contre les Islamistes made-in-Turquie.

Le site Debkafile tire cinq leçons de l’article du WP et de son timing, juste après les discussions bilatérales américano-iraniennes :

1. Les Etats-Unis n’ont jamais protesté auprès d’Ankara, s’agissant de la compromission délibérée d’un réseau israélien, parce que le Président Barack Obama cherche à ménager le Premier Ministre Erdogan, en tant que principal allié musulman et "cheval de Troie", dans les accords de coulisse avec Téhéran.

2. Washington n’était pas certain des motivations de la Turquie. Selon une théorie, Erdogan réglait ses comptes avec Israël, à cause de son raid des commandos du Shayeret 13, sur le navire turcMavi Marmara, qui dirigeait la flottille vers Gaza, avec des militants pro-palestiniens armés à son bord.

3. Les excuses de Netanyahou, sous pression d’Obama, n’ont jamais permis l’amélioration des relations avec Ankara. Elles ne visaient, en fait, qu’à allonger la main tendue d’Obama en direction du lointain Iran.

4. Bien que les responsables américains aient traité la dénonciation du réseau israélien comme une perte « malheureuse » d’information, ils continuent de travailler avec Hakan Fidan sur des sujets sensibles, en dépit de sa collaboration évidente avec Téhéran.
“Cette pratique consistant à séparer les problèmes liés au renseignement du processus de décision politique plus large est une approche américaine de long terme » écrit le rédacteur de l’article.

5. “Des changements kaléidoscopiques” s’annoncent au Moyen-Orient, dit Ignatus, et des pays comme Israël, la Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et l’Egypte, cherchent – ouvertement ou secrètement – de nouvelles alliances, dans un Moyen-Orient en changement constant.
La sixième leçon apparaît entre les lignes de cet article. C’est que si Netanyahu veut échapper à d’autres revers, du fait de ses mauvaises relations avec Erdogan et de son attitude hostile envers la diplomatie US avec l’Iran, il doit changer d’approche et s’acclimater au Nouveau Moyen-Orient selon Obama, aussi cruel et froid qu’il soit, dans lequel les Etats-Unis et l’Iran commencent à coopérer, au détriment des autres acteurs et anciennes alliances.

Le même message s’adresse, également, à l’Arabie Saoudite et à l’Egypte, tous deux défiant activement l’approche de Barack Obama, dans la région.
Comme d’habitude, dans le monde secret du renseignement et de l’espionnage, le récit duWashington Post couvre une autre (“cinquième”) dimension. C’est aussi la réponse et la suite d’un article du Wall Street Journal, du 10 octobre, intitulé « Le maître-espion de la Turquie conspire pour suivre sa propre trajectoire en Syrie », qui cite l’ancien Ambassadeur américain en Turquie, James Jeffrey, disant : « Hakan Fidan est le visage du nouveau Moyen-Orient ».

Il accuse Fidan de travailler contre la politique américaine, en aidant à livrer des armes et des munitions aux Jihadistes affiliés à al Qaeda, qui combattent avec les rebelles syriens. Jeffrey décrit Fidan comme l’un des trois maîtres-espions qui agissent pour façonner le « nouveau Moyen-Orient ». Les deux autres sont le Prince Bandar bin Sultan, directeur des renseignements générauxsaoudiens, et le Général Qassem Souleimani, chef du fameux réseau terroriste et de renseignements iraniens des Brigades al Qods.

Le chef du Mossad, Tamir Pardo, ne fait, étrangement, pas partie de cette liste de ceux qui « comptent pour l’Amérique ». CQFD.

A ce stade, le gouvernement israélien a évité de faire le moindre commentaire au sujet de ce reportage. Certains responsables notent, simplement, que les relations avec Ankara restent très limitées et qu’ils ne seraient guère surpris d’apprendre qu’Erdogan complote avec les ennemis d’Israël. Il est, en tout cas, perçu comme un ennemi par Jérusalem, alors que ses services font avorter toute tentative de rapprochement. Ils considèrent, néanmoins, la Turquie comme un pays en crise, du fait de l’échec d’Erdogan à assurer un rôle dominant pour son pays, au Moyen-Orient, en fédérant toutes les forces des Frères Musulmans dans la région, qui sont, précisément en recul, partout. 

"Erdogan n’est pas un acteur important, en ce moment". Il est, tout juste, capable de lutter pour maintenir son statut de Président, mais autant la position de son pays dans la région que l’affaiblissement de l’économie turque le permettent à peine.
Yitzhak Benhorin


David Ignatus


ynetnews.com 

Adaptation : Marc Brzustowski

VIDEO. PSG-Bastia : les Parisiens s'imposent 4-0...




Football, Ligue 1/PSG - Bastia 4-0. Zlatan Ibrahimovic a illuminé le Parc, inscrivant les deux premiers buts. Cavani a parachevé le travail en signant le doublé suivant. Dans un match à sens unique.

Le PSG s'est imposé 4-0 au Parc des Princes face à Bastia grâce à un doublé d'Ibrahimovic et un but de Cavani. Voir ou revoir les buts parisiens.
Le PSG a largement dominé Bastia (4-0) ce samedi au Parc des Princes. Les hommes de Laurent Blanc s'imposent grâce à deux doublés de leurs attaquants internationaux, Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani. Le Suédois, titulaire, a trouvé les filets de Mickaël Landreau en tout début de rencontre (10e et 13e). Le Colombien a lui marqué ses deux buts dont un penalty en seconde mi-temps (62e et 89e) après avoir remplacé Zlatan Ibrahimovic.

Les Parisiens peuvent d'autant plus se satisfaire du résultat et de la manière qu'ils ont évolué avec une équipe remaniée en profondeur en raison des suspensions, des blessures et de l'imminence du prochain match de Ligue des champions. Le milieu de terrain Adrien Rabiot et l'attaquant Hervin Ongenda, 36 ans à eux deux, ont profité de l'occasion pour montrer à leur entraîneur, Laurent Blanc, qu'ils n'étaient pas si loin que ça du niveau des cadres du vestiaire.

Fait inhabituel, six Français figuraient dans le onze de départ, en comptant Adrien Rabiot, Hervin  Ongenda, Blaise Matuidi, Christophe Jallet, Lucas Digne et Jérémy Ménez plutôt discret. "On a commencé avec une équipe remaniée. Mais le coach avait le même discours, la même envie, le même jeu que les autres matches", a déclaré Adrien Rabiot, très complémentaire avec Blaise Matuidi dans l'entrejeu.
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Le PSG sera l’égal du Bayern Munich ou de Barcelone le jour où il ne se privera pas de coller des trempes monumentales à ses adversaires. Des 6-0 ou 7-0 quand il y a la place comme hier face à Bastia. Cette pointe de regret s’entendait dans la voix de Laurent Blanc à l’heure de l’analyse : « On a 15 ou 16 occasions nettes.
La saison dernière,  avait cogné cinq adversaires d’un 4-0 (Bastia déjà, Troyes, Evian, Valenciennes et Toulouse). Et Frédéric Hantz, l’entraîneur corse, est presque content : « La logique financière aurait voulu qu’on perde 20-0. On en a pris que quatre. » Les Bastiais d’ailleurs ? Ils arboraient hier un maillot camouflage. C’est une réussite totale : on ne les a pas vus du match.

Cela va si bien en ce moment pour Paris que Laurent Blanc peut se permettre de hausser l’exigence. « Au top ? On ne peut pas dire ça, confie-t-il. On peut toujours faire mieux, surtout collectivement. On fait un très bon début de saison, mais une équipe (Monaco) fait aussi bien. On ne fait rien d’exceptionnel. » Au quart du championnat se dressent devant lui les lignes de force de son équipe.
 
Hier, avec six joueurs français au coup d’envoi, cinq joueurs de moins de 21 ans (Marquinhos, Digne, Rabiot, Ongenda, Lucas) et beaucoup qui ne jouent jamais (les mêmes plus Jallet), on y a vu que du feu. Comme si les joueurs étaient quasi interchangeables, ayant tous assimilé la philosophie prônée par Blanc. Mercredi en Ligue des champions, Thiago Motta, Verratti, Lavezzi et Cavani réintégreront la formation au coup d’envoi, mais les doublures conservent une belle allure.
 
« Ils ont montré qu’on pouvait compter sur eux », se réjouit le technicien. Malgré une hiérarchie à chaque poste bien établie, les coiffeurs restent dans le coup. « C’est interdit de lâcher, ajoute Blanc. Et on va faire en sorte qu’ils n’aient jamais cette idée. » Ibrahimovic et Cavani sont aussi interchangeables, même si on ne doute pas que l’idée consiste plutôt à ce qu’ils soient complémentaires. L’un et l’autre ont disputé — c’était prévu avant le match — 45 minutes et l’un et l’autre ont inscrit un doublé et un but génial. 

Trancher en faveur de l’un plutôt que l’autre, c’est un peu choisir entre la 5e et la 6 e merveille du monde. On va faire comme le PSG : on va les garder tous les deux. 


Cela ne peut pas faire de mal.

Tabou : Israël, un phare dans la tempête pour certains Etats arabes ?


Israël perçu par les Etats arabes comme un substitut fiable et utile à la faiblesse chronique des USA ?
L’instabilité au Moyen-Orient, la conduite américaine qui zigzague et trébuche dans la région, mènent à une coopération entourée du sceau du secret, entre Israël et les pays arabes du Golfe, contre la menace nucléaire qui souffle d’Iran et la propagation d‘Al Qaïda dans la région.

Derrière les remarques du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, cette semaine, disant que les Etats arabes commencent à réaliser qu’Israël n’est pas leur ennemi, se développe une relation discrète qui s’est renforcée ces derniers temps et qui comprend des pays n’ayant aucune relation diplomatique officielle avec Israël.

L’atmosphère en bouleversement constant du Moyen-Orient et l’image de faiblesse que dégagent les Etats-Unis dans la région, ont mené, semble t-il, à ce que les Etats arabes du Golfe perçoiventIsraël comme un phare dans la tempête auquel se raccrocher.

Le chaos au Moyen-Orient a conduit Israël et ces Etats à partager des intérêts sécuritaires et diplomatiques et à se découvrir des objectifs communs. Ces derniers perçoivent Israël comme un allié ferme et fiable, au regard de la menace nucléaire iranienne, qui affecte, non seulement Israël, mais aussi et, sans doute, d’abord, l’Arabie Saoudite, les Etats du Golfe, l’Egypte et la Jordanie.
Le PM Netanyahu s’exprimant à la Knesset (Photo : Amos Ben Gershom, GPO)

Ces pays coopèrent, également, en matière de terrorisme, face au développement d’al Qaeda et des groupes qui lui sont associés, au Sinaï, en Syrie et en Afrique, ainsi que dans la lutte contrel’axe irano-syrien.

Les Israéliens impliqués dans ces relations ont expliqué à Ynet que certains pays de la région sont effrayés à l’idée du vide créé par le comportement hésitant et confus de Washington, et qu’en conséquence, ils recherchent un collaborateur fiable avec lequel travailler à l’unisson –même sil’essentiel doit se faire secrètement, pour ne pas heurter leurs opinions publiques.

Ainsi, des liens sécuritaires se sont resserrés plus que jamais, alors qu’Israël et les pays du Golfe coopèrent contre le terrorisme égyptien et l’Iran. « Ces intérêts communs se sont découverts dans le creuset de l’instabilité régionale », expliquent ces sources israéliennes.

Certains de ces pays perçoivent Israël comme une sorte de substitut des USA, pour ce qui est des affaires courantes, d’une part, et de l’autre, comme un tremplin vers Washington, pour faire passer des messages. Israël a déjà pu permettre d’exprimer publiquement des critiques envers l’Administration Obama, en grande partie à cause de sa mauvaise gestion des actions d’Assad en Syrie et du renversement de Moubarak, en Egypte. 

A Jérusalem, personne ne cherche à« remplacer » le gouvernement américain, mais, en réalité, on coopère secrètement avec différents régimes de la zone.
Ces relations n’obtiendront pas de reconnaissance officielle en Israël, mais on nourrit un nouvel espoir d’une réalité très positive, au Moyen-Orient, en ce qui concerne la position stratégique d’Israël, à long terme.

“Nous n’avons aucun intérêt à ce que ce soient les Russes ou les Iraniens qui remplissent ce vide », font remarquer ces sources, « Israël est un point d’ancrage ferme pour pas mal de pays, qui le considèrent comme fiable et se tenant résolument derrière les lignes rouges qu’il a posées ».

’Le camouflage iranien’

Les discussions de Genève au sujet du nucléaire, qui tentent de susciter des espoirs en vue d’un accord, ont bénéficié de la couverture de nombreuses premières pages dans les medias du Golfe. Un éditorial du journal saoudien al-Okaz a expliqué que ces pourparlers ne dévient guère du jeu des intérêts régionaux ordinaires et ajoutait que les récents développements étaient prioritairement destinés à repositionner le statut de l’Iran dans la région, autant qu’à restaurer le prestige américain écorné.

Le quotidien saoudien Al-Riyadh a critiqué l’Iran et affirmé qu’il conduit sa politique comme un homme qui cache sa véritable identité et insisté pour que la République Islamique montre son vrai visage et révèle ses pensées profondes, alors qu’il en dissimule tant d’autres par ruse.

Le journal saoudien Al-Watan a mis l’accent sur la position israélienne, disant qu’elle posecorrectement les conditions pour une solution pacifique, alors qu’Asharq al-Awsat citait un expert en relations internationales de l’Université de Genève qui calmait les ardeurs, en disant que les négociations nécessiteraient plus de temps, mais que les Etats-Unis pourraient, non seulementnormaliser leurs relations avec l’Iran, mais aussi lui permettre de jouer un rôle crucial à l’avenir.

Attila Somfalvi

Roi Kais a contribué à ce reportage
ynetnews.com Adaptation : Marc Brzustowski


Facebook acquiert la start-up d’analyse mobile israélienne Onavo....


Facebook acquiert la start-up d’analyse mobile Onavo pour un montant évalué entre 150 et 200 millions de dollars selon Calcalist. Onavo est une start-up fondée en 2010 et basée à Tel Aviv par Guy Rosen et Roi Tiger.

La jeune entreprise israélienne opère sur deux segments de marché:

Elle aide les mobinautes à économiser de l’argent sur leur forfait data grâce à un système de compression qui connecte le téléphone à un service de cloud computing.
Pour les éditeurs d’applications mobiles, Onavo permet de fournir des données statistiques sur l’utilisation de leurs services.

Suite à cette acquisition, Facebook implantera ses bureaux israéliens chez Onavo

EN DIRECT. Le PSG écoeure Bastia (4-0)..


90e+3. Paris s'impose sans forcer après une démonstration de force.

90e. Trois minutes de temps additionnel.

88e. Cavani transforme et signe un doublé ! 

86e. Pénalty sur une mauvaise sortie de Landreau ! 
Le portier reçoit un carton jaune.

80e. L'intensité du match baisse car il est plié.

76e. Cavani manque le doublé d'un cheveu. 
Son premier tir est repoussé par le poteau et sa reprise finit dans le petit filet.

72e. Krasic sort, Ilan entre pour Bastia.

69e. Lucas gâche un but tout fait. 
Parti seul dans l'axe, l'attaquant tergiverse et bute sur la sortie de Landreau. 

66e. Van Der Wiel remplace Jallet, légèrement blessé.

62e. But incroyable de Cavani ! 
L'attaquant dribble toute la défense avec un crochet et une roulette et ajuste Landreau dans un angle impossible.

58e. Bastia sort enfin la tête de l'eau. 
Boudebouz prend sa chance à l'entrée de la surface mais est contré.

53e. Cavani se met en évidence. 
Lucas lève la tête et centre au second poteau sur le crâne de l'Uruguayen qui ne peut cadrer.

50e. Les Corses sont toujours aussi timorés. 
L'arrière-garde parisienne est peu sollicitée malgré quelques incursions mal ajustées.

46e. Coup d'envoi de la seconde mi-temps donnée par le PSG. Ibrahimovic sort, Cavani entre.

45e+2. Mi-temps dans ce match sans partage.

43e. Les Corses piétinent au milieu. 
Incapables de faire des appels, les visiteurs souffrent et ne trouvent pas l'ouverture en attaque.

40e. Nouvelle opportunité pour Ongenda de corser l'addition ! 
Le jeune parisien combine encore avec Rabiot qui le lance sur le flanc gauche. Mais l'attaquant tente un lob impossible et maladroit.

36e. Quel raté de Lucas ! 
Ongenda adresse un caviar au jeune Brésilien dans la profondeur d'une louche parfaite. Lucas n'ouvre pas assez son pied pour tromper Landreau.

32e. Landreau détourne le coup franc de Lucas. 
Bien tiré vers le petit filet gauche, le tir du Brésilien finit en corner.

28e. Sirigu capte sans effort le coup franc de Khazri. 
Habitué à marquer de loin, le milieu corse frappe à 34m sans réussite.

25e. La tête de Bruno passe au dessus. 
Sur leur première occasion, les Corses combinent bien et Khazri adresse un centre au premier poteau que l'ancien Lillois Bruno ne peut que dévier au dessus de la barre.

21e. Nouvelle occasion et main non sifflée. 
Idéalement lancé en profondeur à gauche, Ogenda prend son temps et centre au deuxième poteau pour Rabiot dont la reprise de la tête est bloquée par la paume de Palmieri. Corner mais rien de mieux.

20e. Les Bastiais subissent le jeu parisien. 
Sonnés par les buts, les joueurs de Frédéric Hantz n'arrivent plus à contrer les offensives du PSG.

16e. Landreau sauve les siens ! 
Ogenda trouve l'ouverture en profondeur pour Rabiot dont le tir bute sur une bonne sortie de l'ancien portier du PSG.

15e. Les Corses ont du mal à lutter. 
Surpris par l'ouverture du score et dépassés sur le second but, les visiteurs éprouvent des difficultés à se relancer.

13e. Doublé d'Ibrahimovic ! 
Lucas dépose une merveille de coup franc sur la tête de Zlatan libre de tout marquage.

10e. But du talon d'Ibrahimovic ! 
Sur sa première action, le Suédois profite d'une déviation en cloche de Matuidi pour déployer une aile de pigeon grandiose entre les deux défenseurs centraux ! Un but zlatanesque !

6e. Les deux formations s'observent pour l'instant. 
Personne ne veut s'exposer dans les premières minutes.

2e. Jallet prend le premier tir du match après une bonne action collective. 
L'arrière droit tente une reprise en déséquilibre sur un centre de Ménez repoussé par l'arrière-garde corse.

1ere. Bastia donne le coup d'envoi de ce premier acte

16h58. Les deux équipes font leur entrée sur le terrain dans un Parc pas complétement plein. 
Les Corses portent un maillot vert kaki en mode cafouillage.

16h15. La composition des équipes. PSG : 
Sirigu – Jallet, Alex, Marquinhos, Digne – Matuidi, Rabiot – Ménez, Lucas, Ogenda – Ibrahimovic (cap.). 

Soutenons la culture française !



Je suis l'interprète, l'auteur et le compositeur de ce slam et des 5 autres compos de ma page. Je me présente sous le nom de PdF ( peuple de France).

 Je compose pour Résistance Républicaine. Cette chanson est passée sur Radio courtoisie, au mois d'août. 

Merci pour vos encouragements.


Tes avions chômeront le Chabbat....


Chronique d'un débat houleux : le jour où Menahem Begin mit fin aux vols de la compagnie aérienne nationale d’Israël, El Al, le jour du Chabbat.


Cela faisait un moment que Menahem Begin, Premier ministre de l’Etat d’Israël, envisageait de défier l’un des plus puissants syndicats ouvriers du pays, celui des employés de la compagnie El Al. Begin souhaitait suspendre les opérations de la compagnie aérienne nationale depuis le vendredi soir, au coucher du soleil, jusqu'à la tombée de la nuit le samedi (c’est-à-dire pendant le temps du Chabbath), ainsi que lors des principales fêtes du calendrier juif. 

C’est sur ce sujet précis qu’il prit la parole à la Knesseth en mai 1982, debout à la tribune, alors qu’il était en fauteuil roulant depuis sa fracture de la hanche survenue 6 mois plus tôt. Encore très gêné dans ses déplacements, c’est avec mille peines qu’il gravit les marches menant à la chaire, s'aidant de sa canne, tout en s'appuyant sur le bras d'un huissier.
Depuis quelques temps, les couloirs et antichambres de la Knesseth étaient investis par des hommes trapus et musclés, plus nombreux chaque jour, qui tentaient de séduire les membres de la commission parlementaire. 
Ces individus étaient les leaders du syndicat d'El Al qui, flanqués de leurs avocats lobbyistes, avaient la ferme intention de contrecarrer le plan du Premier Ministre visant à interdire les vols commerciaux les jours chômés juifs. Ils exerçaient une pression ininterrompue sur les parlementaires, utilisant tous les moyens, depuis la pétition jusqu'au harcèlement…
Menahem Begin prit la parole : "M. le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Knesseth, le gouvernement a décidé que d'ici un délai de trois mois, les appareils de notre compagnie aérienne nationale El Al ne voleraient plus les jours de Chabbath et de fêtes juives."
En entendant cette très franche entrée en matière, les visages des syndicalistes qui suivaient les débats depuis les bancs réservés au public se crispèrent, et leurs regards exprimèrent une haine farouche. Les bancs de l'opposition laissèrent éclater une fureur paroxystique :
"Et pourquoi pas couper la télévision pendant Chabbat, tant qu'on y est ?" lança quelqu'un.
"Tu veux pas aussi stopper les navires marchands en pleine mer ?" hurla un autre.
Ces railleries ne firent pas ciller le Premier Ministre un seul instant. Au contraire, cela sembla lui donner un nouveau souffle. "Vous pouvez hurler tant que vous voulez" lâcha-t-il… Puis, en excellent tribun qu'il était, lui qui avait bâti toute sa carrière politique sur sa force oratoire, il prit un ton grave, une voix emphatique, et se lança dans la joute verbale, en combinant un style habile, une cadence adaptée, et une énergie intellectuelle brillante et solidement argumentée :
"Il y a quarante ans de cela, j'ai quitté l'exil pour monter en Israël. Mais sont restés gravés dans ma mémoire ces millions de Juifs, ces gens simples, trimant pour leur maigre gagne-pain dans cette diaspora désespérée, où les tempêtes d'antisémitisme faisaient rage. On ne leur permettait pas de travailler le dimanche, jour du repos chrétien, et eux refusaient de profaner leur jour de repos, le Chabbath, car ils respectaient le second des Dix commandements : "Souviens-toi du jour du Chabbath pour le sanctifier". 
Ainsi, chaque semaine, ils sacrifiaient deux jours entiers de revenus pourtant si difficiles à acquérir. Cela signifiait la misère pour beaucoup d'entre eux. Malgré cela, envers et contre tout, ils ne profanaient pas le jour du Chabbath."
"Si c'est ça, arrête aussi les matchs de foot !" interrompit un parlementaire, déclenchant dans son sillage une nouvelle rafale de quolibets, de sifflets et d'injures.

Une seule et unique nation

Menahem Begin réussit très adroitement à calmer la cacophonie en invoquant la légendaire Salonique juive, si bien que finalement toute l'assemblée lui prêta l'oreille. "Il existe un port de Grèce appelé Salonique, qui était habité par une immense communauté juive avant la Seconde Guerre Mondiale. La grande majorité des dockers étaient juifs, et ils refusaient de travailler le jour du Chabbath. Ils ont préféré renoncer à leur paie plutôt que de profaner ce jour saint. Les non-Juifs qui vivaient avec eux ont considéré cela comme un fait accompli, et le port a tout simplement été fermé le jour du Chabbath. Imaginez un peu ca !"
"Et toi tu veux fermer le pays tout entier, et nous renvoyer au Moyen Âge !" cria quelqu'un.
Chabbath comporte un principe socio-éthique sans pareil.
"Ah, le Moyen Âge…" reprit le Premier ministre sur un ton sarcastique, et ce pour le plus grand plaisir de ses partisans. Calmement, il leva sa main droite en faisant mine d'attraper une balle, la renvoya symboliquement vers le perturbateur et reprit sa rhétorique : "Le Moyen-âge, dites-vous… Laissez-moi vous dire quelque chose, mon cher ami socialiste : Chabbath comporte un principe socio-éthique sans pareil. Il s'agit de l'une des valeurs les plus élevées dans toute l'humanité. Elle provient directement de nous, les Juifs. Directement et exclusivement.
Aucune autre civilisation dans l'histoire de l'humanité n'admettait de jour de repos. L'Égypte ancienne avait une culture extraordinaire, dont les trésors sont encore visibles à ce jour ; pourtant cette brillante Égypte ne connaissait pas de jour de repos. Les Grecs de l'Antiquité excellaient dans la philosophie et les arts, pourtant ils ne connaissaient pas de jour de repos. Rome a établi de puissants empires et a institué un système de loi encore en vigueur de nos jours ; pourtant les Romains ne connaissaient pas de jour de repos. Il en fut de même dans les civilisations raffinées issues de l'Assyrie, de Babylone, de Perse, d'Inde, ou de Chine – aucune d'entre elles n'admettait de jour de repos."
"Eh ben mets-toi une kippa sur la tête !" railla un député.
"Quel culot ! réagit Begin, véritablement ulcéré par cette apostrophe. Je suis en train de parler de nos valeurs essentielles les plus profondes, et vous avez le toupet de lancer des moqueries ? Honte à vous !" Les bras levés bien haut, il tonitrua : "Une seule et unique nation a sanctifié le Chabbath, une toute petite nation, une nation qui a entendu le message du Mont Sinaï "pour que votre domestique et votre servante puissent se reposer tout comme vous le faites". 
Oui, notre nation est celle qui a légué à l'humanité le principe d'un jour de repos pour tous les hommes, y compris les plus humbles. C'est notre nation qui a octroyé à tous les travailleurs une dignité égale à celle de leurs employeurs, car tous sont égaux aux yeux de Dieu. Et c'est encore notre nation qui a inspiré aux autres croyances ce cadeau inestimable, le christianisme ayant son dimanche et l'islam son vendredi. Nous sommes la nation qui a donné à la Reine Chabbath ses lettres de noblesse."
Une clameur d'approbation enthousiaste monta des bancs gouvernementaux, recouvrant toute ébauche de critique ou de contestation. Menahem Begin, l'idole des gens simples, transporté par son exaltation et son sens du devoir, alla crescendo : "Alors allons-nous, dans notre propre État juif rétabli, permettre à notre aviation nationale de voler, comme pour dire au monde qu'il n'y a plus de Chabbath en Israël ? Allons-nous livrer aujourd'hui un message qui témoigne au monde entier : "Non, ne vous souvenez pas du jour du Chabbath ! 
Oubliez le jour du Chabbath ! Profanez le jour du Chabbath !" nous qui, grâce à notre foi et notre tradition, avons accompli pendant des millénaires le commandement délivré au Mont Sinaï ? Je frémis à la pensée que les avions de notre compagnie nationale ont décollé le samedi dans le monde entier, au cours de toutes ces années, sous les yeux aussi bien des Juifs que des Gentils."

Ressusciter l'âme d'une Nation

Le chahut qui s'ensuivit fut indescriptible. Le Président de la Knesseth tenta vainement de ramener le calme en donnant de vigoureux coups de marteau, mais celui-ci ne se fit pas plus entendre que s'il était un maillet de velours. Alors le Premier Ministre leva les bras, puis les baissa doucement, une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce que la fureur se calme. Une fois le calme rétabli, il dirigea ses yeux en direction de la galerie du public, et posa un regard solennel sur ses occupants.
Il est hors de question d'estimer la valeur du Chabbath à l'aune de considérations financières.
"Laissez-moi vous dire ceci, chers salariés d’El Al. Le gouvernement a fait l'objet de menaces de la part de certains d'entre vous, s'il persistait dans son projet. Nous n'avons que mépris pour ces menaces. Dans une démocratie, les gouvernements ne décident pas sous la menace. Nous n'allons pas nous lancer dans des calculs de pertes et profits alors que l'héritage éternel du peuple juif est en jeu. Il n'est pas question d'estimer les valeurs religieuses, nationales, sociales, historiques et éthiques du jour du Chabbath à l'aune de pertes financières ou de gains salariaux. Dans notre Etat juif enfin rétabli, nous ne pouvons tout simplement pas nous engager dans de telles spéculations. Sans le saint jour du Chabbath qui, semaine après semaine, a restauré les âmes et relancé la vie spirituelle de notre peuple qui souffre depuis si longtemps, toutes les épreuves et les vicissitudes que nous avons traversées nous auraient tirés vers les niveaux les plus bas du matérialisme et de la décadence morale et intellectuelle."
Et pour bien enfoncer le clou, il termina son discours en citant le célèbre proverbe : "Plus que ce que les Juifs ont gardé le jour du Chabbath, c'est le jour du Chabbath qui a sauvegardé les Juifs."
Puis il se retourna et commença à se diriger vers son fauteuil en boitant, au milieu des acclamations et des huées. Mais à peine avait-il fait un pas que, frappé par une pensée soudaine, il clopina vers le micro et déclara :
"M. le Président de la Knesseth, permettez-moi simplement de rajouter un point supplémentaire. Cette noble Assemblée doit savoir qu'il n'est pas nécessaire d'être un Juif pratiquant pour apprécier l'aura historique et sacrée que renferme ce trésor inestimable qu'est le Chabbath. Ses interdits ne sont pas arbitraires. Ils combattent les effets corrosifs de la routine quotidienne, ils protègent de l'envahissement perpétuel du matériel, et ils enrichissent l'âme en créant une "bulle" consacrée au sacré. En un mot, point n'est besoin d'être religieux pour agréer le principe du Chabbath. Il suffit d'être juif, et d'être fier de l'être."
Le Président de séance brailla qu'il soumettait au vote la proposition du Premier Ministre, et demanda aux scrutateurs de compter les voix. Le pointage donna 58 voix pour et 54 contre, et Menahem Begin laissa entendre un long soupir de soulagement alors qu'il se dirigeait, toujours boitillant, vers la sortie.

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