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jeudi 26 septembre 2013

Sexe and the Syrie.....




Leurs corps sont leurs armes. Non, ce ne sont pas des Femen, mais des djihadettes en burqa. Contre Bachar, elles font la guerre en faisant l’amour.

Un bon combattant doit avoir l’arme chargée et les couilles vides. Voilà ce qu’a décrété Mohamed al-Arifi, mufti saoudien, théoricien du djihad en Syrie. Tout a commencé lorsque son âme de philanthrope s’est émue de la misère sexuelle que vivent les moudjahidine d’Allah contre Bachar, qui, lui, affiche une jolie épouse. Il n’a pas tort, al-Arifi, car, pour ces soldats de la liberté, cela ne doit pas être bien agréable de se contenter de violer. Il paraît qu’une femme violée taille moins bien des pipes, et ne prépare le thé à la menthe après que sous la contrainte. Le mufti saoudien a trouvé la solutio: les musulmanes du monde entier, ayant, comme les hommes, le devoir du djihad pour la gloire de l’islam, sont appelées à rejoindre le champ de bataille syrien pour soulager les pulsions des combattants, qui n’en seront que plus féroces contre le régime de Bachar. 

Un compatriote d’al-Arifi, mufti de son état, nommé Nasser al-Omar, est allé jusqu’à dire que les vaillants moudjahidine avaient même le droit de pratiquer le djihad an-nikah (oui, le mot vient de l’arabe) avec leurs propres sœurs. À la guerre contre les ennemis d’Allah comme à la guerre contre les ennemis d’Allah.


ÉCHANGISME HALAL



Heureusement, le mainstream terroriste ne retiendra que la première version (l’islam n’est-il pas une religion modérée ?) de la fatwa. Il y a tout de même des règles; les filles doivent avoir plus de 14 ans et porter le voile intégral. Absurde, puisque Allah permet d’épouser des fillettes de 7 ans au Yémen, et que, burqa ou pas, les djihadettes finiront de toute façon à poil dans le pieu des terroristes. 

Des dizaines de musulmanes, élevées sous serre noire et interdites de se mélanger aux garçons, ont vu là l’occasion d’assouvir leur frustration sexuelle sans s’attirer les foudres du seigneur. Ce sont les Tunisiennes qui se sont montrées les plus motivées. Bourguiba s’en retournerait dans sa tombe. 

Selon le ministère de l’Intérieur de Ghannouchi, treize jeunes filles au moins auraient répondu à l’appel d’al-Arifi. L’industrie d’export de ces prostituées halal est bien huilée. Selon le récit d’Aïcha, vétérane tunisienne du djihad sexuel en Syrie, la première approche s’est faite à l’université. Le témoignage à visage flouté, diffusé sur une télévision tunisienne privée, révèle qu’une femme de 36 ans, intégralement voilée, approchait les filles voilées pour leur parler de religion et les convier à des réunions de «maw’ida», où l’on prêche la bonne parole entre femmes. Le petit groupe rassemblé par la chasseuse de têtes compte une douzaine de disciples, dont l’une ne dépasse pas l’âge de 10 ans. Selon Aïcha, deux filles au moins de ce groupe ont rejoint la Syrie. Le sujet du djihad est rapidement abordé, et les recrues sont convaincues de leur supériorité eschatologique sur le reste de l’humanité. 

«Je sentais que j’étais la seule au monde, avec ce groupe de femmes, à être sur la voie du paradis, et que tous les autres allaient brûler en enfer», affirme l’ancienne djihadette, aujourd’hui amère de regrets.

Une fois les candidates convaincues de partir, le mari de la cheftaine s’occupe de la logistique, la même que pour les garçons qui partent rejoindre le champ de bataille. Un billet est acheté pour la Turquie, où les candidates doivent se rendre à Antioche. Elles y sont reçues par un certain Abou Ahmed, qui les conduit à la frontière, où elles sont récupérées par un certain cheikh Hadi au volant d’une Hyundaï. 

Celui-ci se charge de les conduire au premier point de l’Armée syrienne libre. Une fois affectées à des postes, ces dignes servantes d’Allah peuvent enfin commencer ce pour quoi elles ont parcouru un si long chemin. Un tableau retrouvé sur une position désertée par la sinistre katiba (brigade) al-Farouq donne de précieux renseignements sur le quotidien de la moudjahida du sexe. Le nikah se fait par tranches de 2 heures, suivies de 2 heures de repos, à raison de trois ou quatre combattants par jour. Une bondieuserie est prononcée avant chaque séance par l’émir de la katiba pour donner des allures de mariage de jouissance à ce bordel halal. 

Quant aux grossesses, nombreuses, engendrées par cet échangisme djihadique, la charia ne leur a prévu aucune formule légale, et certainement pas un droit à l’avortement.

Zineb El Rhazoui

Sociologue des religions, Zineb El Rhazoui a écrit La Vie de Mahomet, illustrée par Charb. Retrouvez ses articles chaque semaine dans Charlie, en vente en kiosques ou par abonnement.

dimanche 26 août 2012

Arabie Saoudite : Le « printemps « arabe arrive......



De tous les boulversements  apportés par « le printemps arabe », c’est l’agitation persistante dans la province orientale de l’Arabie saoudite – qui abrite une importante minorité chiite, et détient 90% des réserves pétrolières du pays – qui pourrait se révéler être le plus grand boulversement dans les mois à venir.

Islam : La guerre de l’intérieur

Quand le prophète Mahomet est mort en 632, les tensions sur qui devrait diriger la communauté islamique – ont  émergé et ont persisté.
D’une part, ceux qui étaient en faveur d’une succession ont promu la personne la plus qualifiée sur la base de la sagesse, de la bonne conduite, la dévotion et de la compétence.
Ce groupe est connu sous le nom de sunnites.
Les chiites, pour leur part, pensaient que le pouvoir ne peut être exercé que par les membres de la famille du Prophète. Contrairement aux sunnites, ils voyaient la famille et la descendance du prophète comme divinement inspirés et infaillibles.
Aujourd’hui, la plupart des musulmans du monde sont des sunnites (environ 85%), mais les chiites sont majoritaires en Iran, en Irak et au Bahreïn, et d’importantes concentrations de chiites vivent  au Liban,  Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Yémen et, peut-être plus important encore, en Arabie Saoudite.
Leur nombre est estimé à entre 1,5 et 2 millions de personnes, les chiites en Arabie saoudite représentent 10% de la population nationale, et ont connu une discrimination généralisée depuis la fondation du Royaume d’Arabie Saoudite à 1932.
En ce qui concerne le domaine religieux ils ont l’interdiction de pratiquer leur foi en public, ont des restrictions sur la construction de mosquées, et subissent parfois des attaques sur leurs centres d’apprentissage et autres lieux de rassemblement.
Sur le plan politique, les chiites ont été empêchés d’agir en qualité ministres, sont exclus des forces armées et de la police tandis que la province de l’Est a été gouverné par une administration dominée par les musulmans sunnites (qui forment la majorité de 90% en Arabie Saoudite).
Socialement, ils sont considérés comme des hérétiques par une grande partie de la population, une attitude qui a été encouragée par les clercs ultraconservateurs appartenant à la branche wahhabite de l’islam sunnite qui domine en Arabie Saoudite.
Inspiré par le « Printemps arabe », les manifestants chiites se font de plus en plus entendre en exigeant que les autorités mettent un terme à leur position marginalisée.
Les manifestations sporadiques  ayant débuté pacifiquement en Février 2011 ont tourné à la violence, plus récemment, au début d’Août dans la ville orientale de Qatif après que des manifestants aient affronté la police.
Une douzaine de personnes ont été tuées – ce bilan est relativement faible en rapport à la violence qui a eu lieu en Egypte en Libye, pour ne pas mentionner les massacres en cours en Syrie – le conflit pourrait dégénérer, ce qui pose de sérieux défis pour les autorités saoudiennes et l’économie mondiale.
L’Arabie saoudite produit actuellement plus de 9 millions de barils de pétrole par jour (environ 12% de la production mondiale). Une perturbation même mineure verrait la flambée des prix du pétrole à des niveaux qui rendraient toute chance de reprise économique mondiale très difficile, voire impossible, à réaliser.
Comme avec les autres manifestations de tension entre sunnites et chiites au Moyen-Orient, rien de tout cela à voir avec de véritables différences religieuses, le fossé s’enracine plutôt  du fait de préoccupations politiques.
La présence des chiites remet en cause les fondements wahhabites de l’Etat théocratique qui a servi d’identité obligatoire, reliant les dirigeants saoudiens à l’ensemble de la population. En tant que tel, céder aux demandes chiites menace l’ordre politique.
Le plus important est le facteur pétrole. L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole.
L’Etat saoudien a réussi à soudoyer son peuple avec une variété d’avantages en échange de leur obéissance et a ainsi  contribué à étouffer toute révolte potentielle au cours des années.
Après la chute de Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte, les dirigeants saoudiens ont annoncé un programme de dépenses de 130 milliards de dollars qui seraient utilisés pour augmenter les salaires des employés du gouvernement, premier employeur du pays  et  construire 500.000 logements pour les pauvres.
La demande de mettre fin à la discrimination chiite, au moins du point de vue des dirigeants saoudiens, est considérée comme une tentative déguisée pour  contrôler  la province de l’Est et son pétrole.
Ce point de vue persiste malgré le fait que les récentes manifestations n’ont pas insisté sur le désir d’autonomie (même si certains militants chiites ont proposé des réformes dans le passé, comme une constitution et une assemblée législative de la province de l’Est)
Sans surprise, les autorités saoudiennes n’ont rien fait pour changer le statu quo et ont continué à investir des milliards dans l’équipement militaire – des avions de  chasse et des chars – qui pourrait être utilisé pour réprimer une rébellion.
Bien que l’opposition chiite soit  faible, elle a également une carte en main potentiellement dévastatrice: l’accès aux réseaux d’oléoducs vitaux qui pourraient facilement être attaqués si leur sort reste inchangé. Si et quand cela arrivera, il y aura plus à perdre que la hausse du prix du pétrole.
Adapté par Aschkel pour israel-flash Source National Post
Peter Fragiskatos est  titulaire d’un doctorat en relations internationales de l’Université de Cambridge, et enseigne à l’Université Western à London, Canada.

jeudi 19 juillet 2012

Un attentat frappe le cœur du régime syrien....

Le ministre de la Défense Daoud Rajha (à droite), caution chrétienne de la répression des manifestants par le régime de Bachar el-Assad (à gauche), fait partie des victimes de l'attentat.

La mort du beau-frère de Bachar el-Assad et du ministre de la Défense pourrait hâter la chute du régime.


Le spectaculaire attentat a décapité l'appareil de répression au terme d'une invraisemblable faille de sécurité. Un homme a réussi à s'introduire mercredi dans le bâtiment ultraprotégé de la Sécurité nationale du quartier de Rawdah, en plein cœur de Damas, avant de faire exploser une mallette qu'il a tendue à l'un des cadres sécuritaires du régime en réunion avec ses collègues. «Je suis sous le choc, l'impact est énorme», soupirait quelques instants après un journaliste syrien proche du régime. L'homme en question serait le propre garde du corps de l'un des participants, Hicham Bekhtiar. Ce qui confirme une infiltration par l'opposition de la nomenklatura syrienne. Et pas n'importe laquelle.


Parmi les tués, figurent en effet le général Assef Shawkat, beau-frère de Bachar el-Assad, vice-ministre de la Défense et homme clé de la sécurité dans le pays, le ministre de la Défense, Daoud Rajha, caution chrétienne de la répression des manifestants, et le général Hassan Turkmani, autre homme fort de la sécurité. Avec la disparition de Shawkat, c'est la famille el-Assad qui est frappée de plein fouet. Le ministre de l'Intérieur, Mohammed Ibrahim al-Chaar, et Hicham Bekhtiar ont, eux, été blessés. Ce dernier aurait eu les jambes coupées par l'explosion.


Les cinq hommes participaient à une réunion du Comité de sécurité national, en charge de l'organisation de la répression des insurgés. Pour pénétrer à l'intérieur du bâtiment, l'auteur de l'attaque a forcément bénéficié de complicités. C'est le premier attentat qui parvient à éliminer des personnages clés du pouvoir. Il y a un mois et demi, ces mêmes responsables avaient été visés par une tentative d'empoisonnement, à laquelle ils avaient réchappé. Avant de s'enfuir, un employé de livraison à domicile avait versé du mercure dans deux mets destinés au repas de ces dignitaires, selon des sources diplomatiques à Damas.

Des rebelles galvanisés


Cette image fournie par les opposants syriens montre de la fumée s'élever au-dessus de Damas.
Cette image fournie par les opposants syriens montre de la fumée s'élever au-dessus de Damas. Crédits photo : AP/AP
Cette fois-ci, les rebelles ont réussi la prouesse de retourner un centurion du régime avant de percer l'armature du premier cercle d'un pouvoir que l'on disait jusqu'à maintenant solide. Deux groupes d'insurgés ont revendiqué l'exploit, l'un lié à l'Armée syrienne libre, les déserteurs et des civils qui ont pris les armes, l'autre un groupe islamiste dénommé «la Brigade de l'Islam», qui a indiqué sur Facebook avoir ciblé «la cellule de crise» mise en place par le régime contre ses opposants.


Pareille réussite devrait galvaniser les rebelles, qui ont lancé depuis dimanche une opération de prise du pouvoir sur Damas, la forteresse du régime el-Assad. Pour celui-ci, le coup est très rude. Dans un communiqué repris par la télévision officielle, le pouvoir accuse «des mercenaires» tout en promettant d'en finir avec «les bandes criminelles», selon la terminologie qu'il utilise pour qualifier ses opposants.  C'est l'État et toutes ses institutions qui sont visés. C'est une guerre ouverte contre tous les Syriens», a réagi le député Khaled al-Aboud, qui a accusé «des parties extérieures qui œuvrent à la destruction de la Syrie».


Comme elles l'avaient fait l'an dernier en Libye, des forces spéciales du Qatar auraient pénétré sur le terrain syrien, assure une source sécuritaire française. «Cet attentat va certainement hâter la fin du régime», prédit un ancien ambassadeur de France en Syrie. «Bachar est ébranlé, mais comment va-t-il réagir?», se demande de son côté un diplomate au Moyen-Orient. «Va-t-il réaliser qu'il est temps de pass
er la main ou, au contraire, va-t-il se lancer à corps perdu dans une intensification de la répression?» Il semblerait que ce soit la deuxième option qui ait été retenue. «Cet acte terroriste renforce la détermination des forces armées à nettoyer la patrie des restes des bandes terroristes», a affirmé la télévision d'État. On annonçait mercredi soir des bombardements très durs, à Homs notamment. D'autres craignaient «une boucherie» commise par un pouvoir humilié.


On annonçait mercredi soir des bombardements très durs à Homs. L'armée syrienne avait également positionné ses canons sur la montagne de Kassioun qui domine Damas, afin de pilonner le quartier de Mezze ainsi que le faubourg de Mouadamiya, selon des opposants.

Pousser d'autres défections

Même si le raïs a rapidement nommé un nouveau ministre de la Défense, le général Fahd al-Freij, une brèche a bel et bien été ouverte. La confiance déjà minimale entre cadres d'une nomenklatura qui se surveillent va encore se réduire. Elle pourrait pousser des figures baasistes à quitter le navire, deux semaines après le départ de Syrie du général Manaf Tlass, haut responsable de la Garde républicaine et ami d'enfance d'el-Assad.


Pour la fraction de la population qui hésitait encore à rejoindre l'opposition, ce coup est une incitation à penser que les jours du régime sont définitivement comptés. D'autant qu'à la périphérie de la capitale, les affrontements se sont poursuivis, mercredi, notamment à Midane et Kfar Sousseh. Plus de soixante soldats auraient été tués, depuis dimanche, dans la capitale, où le pouvoir a, pour la première fois, recouru aux hélicoptères pour écraser les rebelles. Les appareils seraient de nouveau entrés en action mercredi contre des positions insurgées dans les quartiers de Qaboun et de Barzeh, dans l'est de Damas.

ANALYSE VIDÉO - La situation est très risquée pour el-Assad



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samedi 6 août 2011

Où en sont les révoltes arabes

Où en sont les révoltes arabes ?

INFOGRAPHIE - Tunisie, Libye, Égypte, Yémen, Syrie... LeFigaro.fr vous offre une vue d'ensemble de la situation actuelle dans les pays du monde arabe secoués par des contestations populaires.

Cliquer sur le pays pour savoir :

Par Boris Philipart

dimanche 10 avril 2011

La répression sanglante se poursuit en Syrie

Par lefigaro.fr

Capture d'un écran de télévision montrant des affrontements près d'une barricade à Deraa, vendredi.
Capture d'un écran de télévision montrant des affrontements près d'une barricade à Deraa, vendredi. Crédits photo : APTN/AP

Les forces de l'ordre ont tiré à balles réelles sur des manifestants samedi, faisant au moins deux blessés. La veille, des affrontements ont fait plus de trente morts parmi les opposants au régime.

Le régime syrien reste décidé à étouffer le mouvement de contestation qui agite le pays depuis un mois. Samedi, les forces de sécurité ont tiré sur des manifestants qui participaient à des funérailles dans la ville de Deraa au sud, épicentre de la contestation. Un militant des droits de l'Homme a fait état d'au moins deux blessés. Quelques heures plus tôt, les forces de sécurité avaient tiré à balles réelles pour disperser plusieurs centaines de personnes qui manifestaient à Lattaquieh, une ville portuaire sur la côte ouest du pays.

Ces violences surviennent après des affrontements meurtriers vendredi à Deraa, une ville rurale de 85.000 habitants située à 100 km au sud de Damas, où des milliers de personnes manifestaient contre le régime. Le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme Ammar Qourabi, contacté au Caire, avait fait état de 37 manifestants tués par les forces de l'ordre. D'autres bilans font état de 26 morts.

Le régime accuse des «bandes armées»

Le ministère de l'Intérieur a affirmé de son côté que 19 membres des forces de l'ordre avaient été tués et 75 blessés par des tirs de «groupes armés». Depuis le début du mouvement de contestation du régime, à la mi-mars, les autorités imputent régulièrement les tirs lors des manifestations à des «bandes armées». Le ministère de l'Intérieur a annoncé un durcissement de sa politique répressive pour «faire face à ces comploteurs».

Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem, cité par l'agence officielle Sana, a de son côté assuré samedi que «la Syrie respecte le droit à manifester pacifiquement» mais que des «saboteurs» s'étaient «infiltrés dans les rangs des manifestants» et avaient «ouvert le feu sur les manifestants et sur les agents de sécurité».

L'existence de ces bandes armées est contestée par les défenseurs des droits de l'Homme. «Ceux qui connaissent la Syrie savent qu'il n'y a pas de bandes armées (...) Le pays est tenu depuis 50 ans par un seul parti, gouverné par l'état d'urgence et possède 17 services de sécurité», a affirmé Ammar Qourabi.

La rédactrice en chef du quotidien gouvernemental Techrine, originaire de Deraa, a pour sa part été limogée après avoir déclaré vendredi à la télévision Al-Jezira qu'«il y avait eu une violation des consignes» officielles enjoignant les forces de l'ordre à ne pas tirer sur les manifestants à Deraa.

Des promesses de réformes sans effet

Plus d'une centaine de manifestants ont été tués par les forces de l'ordre depuis la mi-mars, selon des organisations de défense des droits de l'Homme. Les protestataires réclament notamment l'abrogation de la loi d'urgence qui réduit sensiblement les libertés.

Le ministre des Affaires étrangères a souligné samedi le caractère «légitime des demandes populaires», affirmant que la Syrie allait adopter «un programme de réformes économiques, politiques et judiciaires» et entendait «lutter contre la corruption». Mais les diverses annonces de réformes formulées ces derniers jours par le régime n'ont pas entamé la détermination des manifestants.

L'une des figures du mouvement d'opposition et chef de la plus grande tribu du pays, Nawaf Al-Bachir, a lancé une virulente attaque contre le régime, l'appelant à engager un dialogue national sans tarder au lieu «de s'obstiner à faire couler le sang du peuple syrien».

A l'étranger, l'Union européenne a appelé Damas à cesser les violences contre les manifestants et à entamer des réformes «maintenant».

La grandeur de Binyamin Netanyahou....

Binyamin Netanyahou était en visite aux Etats-Unis pour la conférence annuelle de l’AIPAC. Cette visite devait être triomphale. Elle a ...