L’arraisonnement, par les commandos israéliens, du navrie KLOS C bourré de missiles syriens, mercredi 5 mars, constitue la deuxième fois en dix jours, où Tsahal appuie profondément le doigt dans l’œil du Général Qassem Souleimani, Commandant des Brigades Al Qods, le bras armé des renseignements terroristes du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne.
La première était la frappe aérienne israélienne du 24 février contre les convois d’armement et de missiles du Hezbollah à la frontière libanaise.

Le Général-Major Aviv Kochavi a bien insisté, jeudi 6 mars, sur le fait que « Nous savons qui agit en coulisse derrière cette opération et qui l’a dirigée du début jusqu’à la fin , les Gardiens de la Révolution et Al Qods ». C’est-à-dire, le Commandant Suprême d’Al Qods, le Général Souleimani. Ses agents opérationnels sont profondément impliqués sur le front de guerre, dans la guerre en Syrie et au sein de l’organisation du Hezbollah au Liban.
Israël a des preuves solides que l’Iran est lié au bateau cargo transportant des roquettes qui a été saisi par les forces navales israéliennes en mer Rouge, a indiqué jeudi le renseignement militaire israélien.
"Plusieurs de nos équipes de renseignement ont passé des mois à rassembler les pièces du puzzle au sujet de ce transport d’armes en contrebande. Nous disposons de preuves solides qui incriminent l’Iran et renforcent son lien avec l’affaire", a déclaré le général Aviv Kochavi, chef des renseignements militaires israéliens.
Cependant, le général Kochavi a refusé tout commentaire sur les informations initiales qui ont amené Israël à surveiller la cargaison d’armes, ou sur la manière dont ces informations avaient été obtenues.

Selon Debkafile : Israël ne prend pas pour argent comptant la subtile distinction tracée par le Dirigeant de l’Iran, le Guide Suprême Ali Khamenei, à l’intention de la consommation courante dans l’opinion internationale, entre les deux branches du régime islamique : Le gouvernement duPrésident Hassan Rouhani, pour la gestion respectable des aspects diplomatiques et les relations avec l’étranger, et les Gardiens de la Révolution, qui seraient, soit disant, exclus des négociations nucléaires et relégués à diriger l’armée du régime, les opérations subversives et terroristesdans les zones de conflit, comme la Syrie, le Liban et Israël.
Tsahal observe cette séparation en deux branches comme étant purement artificielle, mais représentant exactement le même régime, qui nie tout droit d’Israël à l’existence.
Cette semaine, Israël a saisi l’occasion de montrer que ce régime a bien deux visages et de révéler les exactions de son bras clandestine, au cours d’un spectacle qui allait bien amuser la galerie auxEtats-Unis et sur la scène internationale.
C’est à cet objectif que servait la capture du navire et de ses missiles à son bord, juste avant qu’il n’entre à Port Soudan.
C’était aussi l’occasion de faire la démonstration que, pour les renseignements israéliens, les agences clandestines que l’Iran a patiemment mises sur pied au cours de toutes ces années, ne sont qu’un livre grand ouvert où ils puisent à volonté, qui ne sont vraiment pas à la hauteur de leur réputation.
Le Général Souleimani est un objet d’études depuis fort longtemps, pour les chefs de l’armée et les services de la sécurité israélienne. Selon leurs estimations, il aura les mains très occupées, à court terme, pour découvrir et combler les failles dans l’armure de son organisation, qui facilitent ces pénétrations hostiles. On le taxe déjà d’être investi dans la tâche urgente de mettre un frein à la série d’attentats-suicide, devenus un fléau contre le gouvernement syrien et qui prennent pour cibles le Hezbollah et les institutions iraniennes au Liban.
Les experts des renseignements israéliens, par conséquent, pensent que, dans le court terme, le Chef d’Al Qods n’aura pas une minute pour songer à sa revanche immédiate contre Israël.
Les sources de la Sécurité à Debkafile ne sont pas tout-à-fait d’accord. Le Général Souleimani estréputé être un planificateur d’opérations secrètes brillant et prudent. Il s’est montré prompt àorganiser des représailles discrètes, mais inquiétantes, en quelques jours, après la frappe aérienne israélienne à la frontière libano-syrienne.
Elles sont survenues par des tirs de roquettes et une tentative avortée de déposer une bombe contre la barrière de sécurité israélienne – deux actions montées depuis la Syrie, bien qu’on en est tenu le Hezbollah pour responsable. On peut s’attendre, à ce que le Général revienne à la chargeavec des moyens quelconques pour rendre la monnaie de sa pièce à la saisie du navire.
Indépendamment, sans doute, de la crainte de représailles immédiates, des avions de combat israéliens dotés de missiles air-air, ont décollé en trombe, ce vendredi matin 7 mars, à la poursuite d’avions de guerre syriens qui approchaient trop près dela frontière israélo-syrienne, dans les Hauteurs du Golan.

Des sources de l’opposition syrienne ont révélé vendredi matin, que les forces aériennes syriennes effectuaient un raid contre le village de Ghadir al Bustan, situé en proximité de la ligne de cessez-le-feu, au sud du Plateau du Golan. Les jets syriens ont fait usage de barils d’explosifs sur ce village, au cours de cette frappe.
Les chasseurs d’Heyl Ha’avir ont décollé de la base aérienne de Ramat David, prêts à pulvériser en vol les avions syriens.
A un certain point, les bombardiers syriens survolaient l’espace à une distance de 2 à 3 kms de la frontière israélienne. Ces incidents se sont terminés sans que survienne quoi que ce soit d’inhabituel, et le haut niveau d’alerte est maintenu près de la frontière.
De tels décollages d’urgence de l’aviation israélienne se sont déroulés fréquemment, au cours des derniers mois, dans le but de vérifier si un pilote syrien, se battant, a priori, contre les rebelles de son propre pays, ne poursuivrait pas sa route, de son propre chef ou sous les ordres d’un chef, plus à l’ouest vers Israël. Imaginons, seulement, la possibilité d’un pilote-kamikaze iranien lancé ou se lançant dans un raid désespéré contre une cible militaire ou civile..
.
Nos sources rabaissent, aussi, le niveau des prétentions exagérées, disant que la victoire indiscutable de Tsahal, dans cet arraisonnement de dizaines de missiles M-302 fabriqués en Syrie, aurait sauvé la vie de 4 millions d’Israéliens, en cas d’attaque.
Depuis deux ans, Tsahal s’est retenu d’interrompre le flux incessant de roquettes Grad mobiles et d’autres systèmes d’armement, entrant dans la Bande de Gaza, en provenance de Libye, via l’Egypte. Ces armes sont déjà réparties entre le Hamas, le Jihad Islamique et les groupes appartenant à Al Qaïda, dans le Sinaï, avec la capacité d’atteindre Tel Aviv, Jérusalem et Rishon LeZion, une capacité démontrée au cours de l’opération de novembre 2012, à Gaza.
Deux questions soulevées par cet épisode laissent perplexe, laissant supposer que la réalité est toute autre que les yeux ne peuvent le voir.
La capture d’un petit navire marchand doté d’un équipage de 17 marins à bord ne justifiait guère une force commando navale de l’ampleur employée, particulièrement s’il naviguait sans escorte iranienne, pas plus qu’il n’y avait de signe que des unités navales iraniennes, basées à Port Soudan ne vienne à sa rescousse.
Il est aussi étrange que, dans leurs commentaires sur l’opération, ni le Ministre de la Défense Moshé Ya’alon, ni aucun général israélien n’ait offert un mot de remerciement à Washington pour sa coopération, à la suite du communiqué de la Maison Blanche, qui décrivait à quel point les renseignements américains avaient coopéré avec Israël pour suivre à la trace le navire bourré de missiles et que l’armée US était même prête à passer à l’action , si jamais la marine israélienne, pour des raisons inconnues, n’en avait pas pris l’initiative.
Est-ce un signe que cette colossale coopération était, en fait, assez inconséquente ou insignifiante – voir même qu’on ait pu l’évoquer seulement a posteriori, après la bataille ?
DEBKAfile
debka.com
Adaptation : Marc Brzustowski.
Le Général-Major Aviv Kochavi a bien insisté, jeudi 6 mars, sur le fait que « Nous savons qui agit en coulisse derrière cette opération et qui l’a dirigée du début jusqu’à la fin , les Gardiens de la Révolution et Al Qods ». C’est-à-dire, le Commandant Suprême d’Al Qods, le Général Souleimani. Ses agents opérationnels sont profondément impliqués sur le front de guerre, dans la guerre en Syrie et au sein de l’organisation du Hezbollah au Liban.
Israël a des preuves solides que l’Iran est lié au bateau cargo transportant des roquettes qui a été saisi par les forces navales israéliennes en mer Rouge, a indiqué jeudi le renseignement militaire israélien.
"Plusieurs de nos équipes de renseignement ont passé des mois à rassembler les pièces du puzzle au sujet de ce transport d’armes en contrebande. Nous disposons de preuves solides qui incriminent l’Iran et renforcent son lien avec l’affaire", a déclaré le général Aviv Kochavi, chef des renseignements militaires israéliens.
Cependant, le général Kochavi a refusé tout commentaire sur les informations initiales qui ont amené Israël à surveiller la cargaison d’armes, ou sur la manière dont ces informations avaient été obtenues.
Selon Debkafile : Israël ne prend pas pour argent comptant la subtile distinction tracée par le Dirigeant de l’Iran, le Guide Suprême Ali Khamenei, à l’intention de la consommation courante dans l’opinion internationale, entre les deux branches du régime islamique : Le gouvernement duPrésident Hassan Rouhani, pour la gestion respectable des aspects diplomatiques et les relations avec l’étranger, et les Gardiens de la Révolution, qui seraient, soit disant, exclus des négociations nucléaires et relégués à diriger l’armée du régime, les opérations subversives et terroristesdans les zones de conflit, comme la Syrie, le Liban et Israël.
Tsahal observe cette séparation en deux branches comme étant purement artificielle, mais représentant exactement le même régime, qui nie tout droit d’Israël à l’existence.
Cette semaine, Israël a saisi l’occasion de montrer que ce régime a bien deux visages et de révéler les exactions de son bras clandestine, au cours d’un spectacle qui allait bien amuser la galerie auxEtats-Unis et sur la scène internationale.
C’est à cet objectif que servait la capture du navire et de ses missiles à son bord, juste avant qu’il n’entre à Port Soudan.
C’était aussi l’occasion de faire la démonstration que, pour les renseignements israéliens, les agences clandestines que l’Iran a patiemment mises sur pied au cours de toutes ces années, ne sont qu’un livre grand ouvert où ils puisent à volonté, qui ne sont vraiment pas à la hauteur de leur réputation.
Le Général Souleimani est un objet d’études depuis fort longtemps, pour les chefs de l’armée et les services de la sécurité israélienne. Selon leurs estimations, il aura les mains très occupées, à court terme, pour découvrir et combler les failles dans l’armure de son organisation, qui facilitent ces pénétrations hostiles. On le taxe déjà d’être investi dans la tâche urgente de mettre un frein à la série d’attentats-suicide, devenus un fléau contre le gouvernement syrien et qui prennent pour cibles le Hezbollah et les institutions iraniennes au Liban.
Les experts des renseignements israéliens, par conséquent, pensent que, dans le court terme, le Chef d’Al Qods n’aura pas une minute pour songer à sa revanche immédiate contre Israël.
Les sources de la Sécurité à Debkafile ne sont pas tout-à-fait d’accord. Le Général Souleimani estréputé être un planificateur d’opérations secrètes brillant et prudent. Il s’est montré prompt àorganiser des représailles discrètes, mais inquiétantes, en quelques jours, après la frappe aérienne israélienne à la frontière libano-syrienne.
Elles sont survenues par des tirs de roquettes et une tentative avortée de déposer une bombe contre la barrière de sécurité israélienne – deux actions montées depuis la Syrie, bien qu’on en est tenu le Hezbollah pour responsable. On peut s’attendre, à ce que le Général revienne à la chargeavec des moyens quelconques pour rendre la monnaie de sa pièce à la saisie du navire.
Indépendamment, sans doute, de la crainte de représailles immédiates, des avions de combat israéliens dotés de missiles air-air, ont décollé en trombe, ce vendredi matin 7 mars, à la poursuite d’avions de guerre syriens qui approchaient trop près dela frontière israélo-syrienne, dans les Hauteurs du Golan.
Des sources de l’opposition syrienne ont révélé vendredi matin, que les forces aériennes syriennes effectuaient un raid contre le village de Ghadir al Bustan, situé en proximité de la ligne de cessez-le-feu, au sud du Plateau du Golan. Les jets syriens ont fait usage de barils d’explosifs sur ce village, au cours de cette frappe.
Les chasseurs d’Heyl Ha’avir ont décollé de la base aérienne de Ramat David, prêts à pulvériser en vol les avions syriens.
A un certain point, les bombardiers syriens survolaient l’espace à une distance de 2 à 3 kms de la frontière israélienne. Ces incidents se sont terminés sans que survienne quoi que ce soit d’inhabituel, et le haut niveau d’alerte est maintenu près de la frontière.
De tels décollages d’urgence de l’aviation israélienne se sont déroulés fréquemment, au cours des derniers mois, dans le but de vérifier si un pilote syrien, se battant, a priori, contre les rebelles de son propre pays, ne poursuivrait pas sa route, de son propre chef ou sous les ordres d’un chef, plus à l’ouest vers Israël. Imaginons, seulement, la possibilité d’un pilote-kamikaze iranien lancé ou se lançant dans un raid désespéré contre une cible militaire ou civile..
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Nos sources rabaissent, aussi, le niveau des prétentions exagérées, disant que la victoire indiscutable de Tsahal, dans cet arraisonnement de dizaines de missiles M-302 fabriqués en Syrie, aurait sauvé la vie de 4 millions d’Israéliens, en cas d’attaque.
Depuis deux ans, Tsahal s’est retenu d’interrompre le flux incessant de roquettes Grad mobiles et d’autres systèmes d’armement, entrant dans la Bande de Gaza, en provenance de Libye, via l’Egypte. Ces armes sont déjà réparties entre le Hamas, le Jihad Islamique et les groupes appartenant à Al Qaïda, dans le Sinaï, avec la capacité d’atteindre Tel Aviv, Jérusalem et Rishon LeZion, une capacité démontrée au cours de l’opération de novembre 2012, à Gaza.
Deux questions soulevées par cet épisode laissent perplexe, laissant supposer que la réalité est toute autre que les yeux ne peuvent le voir.
La capture d’un petit navire marchand doté d’un équipage de 17 marins à bord ne justifiait guère une force commando navale de l’ampleur employée, particulièrement s’il naviguait sans escorte iranienne, pas plus qu’il n’y avait de signe que des unités navales iraniennes, basées à Port Soudan ne vienne à sa rescousse.
Il est aussi étrange que, dans leurs commentaires sur l’opération, ni le Ministre de la Défense Moshé Ya’alon, ni aucun général israélien n’ait offert un mot de remerciement à Washington pour sa coopération, à la suite du communiqué de la Maison Blanche, qui décrivait à quel point les renseignements américains avaient coopéré avec Israël pour suivre à la trace le navire bourré de missiles et que l’armée US était même prête à passer à l’action , si jamais la marine israélienne, pour des raisons inconnues, n’en avait pas pris l’initiative.
Est-ce un signe que cette colossale coopération était, en fait, assez inconséquente ou insignifiante – voir même qu’on ait pu l’évoquer seulement a posteriori, après la bataille ?
debka.com
Adaptation : Marc Brzustowski.

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