Défilé Dior printemps-été 2014, le 27 septembre à Paris.
Ce vendredi à la Fashion Week de Paris, Raf Simons avait transformé le musée Rodin en jardin botanique pour présenter sa nouvelle collection Dior empreinte de surréalisme.
Après avoir franchi un mur de paparazzis à l'entrée du musée Rodin, c'est dans une serre luxuriante que les invités au défilé Dior sont accueillis, vendredi 27 septembre, en plein milieu de la Fashion Weekparisienne. Sous le soleil d'automne, la glycine dégringole en cascade depuis le plafond, d'autres plantes grimpantes aux couleurs intenses se mélangent aux orchidées. Le vrai se mêle à l'artificiel.
Certaines espèces seraient-elles toxiques ou carnivores? Le doute est permis, renforcé par la description que Raf Simons, directeur artistique de la marque depuis trois saisons, fait des "femmes-fleurs" de la collection: "Je voulais qu'on ne sache pas exactement d'où viennent ces femmes, ni où elles sont, mais qu'elles existent dans un espace en mutation, où tout semble possible."
Veste Bar génétiquement modifiée
Ces mutations sont perceptibles dès la première silhouette. La vesteBar, que Raf Simons transforme chaque saison avec une application obsessionnelle, semble pour la première fois plus tenir de Raf que de Christian. Les volumes ont été génétiquement modifiés, les basques éliminées, la taille découverte sur les côtés. Portée sur un short d'où dépassent des pans plissés fleuris, elle donne l'impression de revenir du futur.
La suite de la collection confirme cette impression de futurisme teintée de surréalisme. D'autres plissés sont utilisés en biais sur des jupes ou drapés sur des robes. Des robes chemises en popeline à fines rayures sont déconstruites. Une rangée de boutons devient asymétrique, des épaules se dénudent, une taille se twiste. Des insignes ornent les tenues, mystérieux signe de reconnaissance entre membres de la tribu Dior.
Robes à messages
Au milieu du show, quelques silhouettes nous guident à l'aide demessages -"Primrose Path" (chemin de primevères), "Alice Garden" (jardin d'Alice)- confirmant qu'on pourrait bien être tombés dans le terrier d'Alice au Pays des Merveilles. Tout en étant particulièrement acide -vert printemps et rose dragée, orange et lilac- la palette de couleurs reste harmonieuse, prouvant une fois encore le talent de coloriste de Raf Simons.
Le défilé s'achève sur une alternance de tailleurs noirs et de robes bustiers aux jupes taillées dans un jacquard métallisé à motif fleuri. Des silhouettes moins conceptuelles, mais si séduisantes que les stars hollywoodiennes n'auront qu'à piocher dedans pour briller sur tapis rouge.
>>> Cliquez sur le diaporama ci-dessous pour voir le défilé Dior en images:
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