Le président iranien Hassan Rohani a souhaité que le dossier épineux du nucléaire soit réglé dans les trois mois par le biais de négociations diplomatiques tout en s'engageant à la transparence, lors d'un entretien avec le Washington Post publié mercredi 25 septembre.
Le président élu le 14 juin a affirmé être prêt à signer un accord dans les "trois à six mois", expliquant que l'Iran voulait régler cette question "dans les mois qui viennent et non les années".
"Le choix de l'Iran serait trois mois mais six mois, cela va aussi", a-t-il précisé.
Hassan Rohani, qui avait assuré mardi à la tribune des Nations unies à New York que son pays était prêt à coopérer de manière bilatérale et multilatérale, a ajoutévouloir régler cette question "le plus rapidement possible", "dans l'intérêt de tous".
Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent le programme nucléaire iranien d'avoirdes visées militaires, ce que Téhéran, sous le coup de sanctions économiques internationales, dément. Interrogé par le journaliste du Post sur le fait de savoir si le guide suprême Ali Khamenei lui avait donné toute latitude sur la question, Hassan Rohani a répondu que "le règlement du dossier nucléaire était l'une des responsabilités de son gouvernement". "Mon gouvernement a tout pouvoir pourconclure les pourparlers sur le nucléaire", a-t-il insisté.
"AUCUN OBSTACLE À LA TOTALE TRANSPARENCE"
Comme il l'avait dit la veille devant l'assemblée générale de l'ONU, le dirigeant iranien a assuré qu'il était prêt à jouer la "transparence" sur le programme nucléaire de son pays, afin de prouver qu'il ne cherchait pas à se doter de l'arme atomique.
"Si l'Occident reconnaît à l'Iran ses droits, il n'y a aucun obstacle à la totale transparence nécessaire au règlement de ce dossier", a-t-il affirmé, précisant qu'un tel accord permettrait une éventuelle normalisation des relations avec les Etats-Unis. Les deux pays ont rompu tous liens en 1980.
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"Si M. [Barack] Obama et moi-même devions nous retrouver, nous regarderions tous les deux vers le futur, ses perspectives et nos espoirs pour le futur", a-t-il dit."Les notes, les lettres et les échanges que nous avons vont dans cette direction. Nous avons besoin d'un point de départ. Je pense qu'il s'agit du dossier nucléaire". Pour la première fois, une réunion est prévue jeudi à New York sur ce dossier entre le nouveau ministre des Affaires étrangères iranien et ses homologues des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France,Royaume-Uni et Allemagne).

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