2018 commence bien ! En Israël, on a beau assister à des manifestations, entendre le public se plaindre et klaxonner toute la journée, un sondage de l’OCDE vient nous surprendre : les Israéliens ont bel et bien le moral, eh oui ! Israël est placé 11edans le classement des pays les plus heureux sur plus de 150. 7 sur 10 sur l’échelle de satisfaction par habitant, devant l’Allemagne, la France, le Mexique, l’Angleterre, le Japon et bien d’autres.
Le moral semble influer directement sur la longévité de la vie. En 2017, la moyenne pour les femmes est de 84 ans, pour les hommes, 80. Un bond de 10 ans par rapport aux années 80.
De l’extérieur, on pourrait penser que tout est plus compliqué ou dangereux sur la Terre Promise. Il est vrai que le rythme est soutenu, que les informations nous font monter et descendre en permanence, mais apparemment quelque chose ici nous maintient dans ce peloton de tête de l’enchantement.
Il y a une certaine adrénaline du combat permanent pour notre maintien en vie, pour conserver notre place dans cet environnement hostile. On peut dire que la bataille pour Jérusalem nous maintient aussi éveillés, sur nos gardes et unis face à cette volonté quasi planétaire de nous déposséder de notre histoire, de notre âme, de notre capitale.
La jeunesse nous entraîne elle aussi dans sa course folle à la vie. Il y a dans ce parcours du combattant, l’avant et l’après Tsahal qui a une influence certaine sur nos enfants et ainsi, directement sur les parents et grands-parents qui restent forts pour maintenir le moral des troupes.
Le côté fusionnel du peuple à vivre les fêtes, le shabbat, les journées de souvenir comme de l’indépendance, chacun à sa façon mais bien coordonnés dans le temps, permet de renforcer ce peuple particulier et des plus solidaires dans les moments de tension ou de guerre.
Alors pourquoi sommes-nous dans le minyane de tête de ce baromètre sur la joie de vivre ? Parce que nous agissons en permanence. Créer, oser, prier, écouter, nous remettre en question, fait que notre moral reste au beau fixe malgré les aléas de la vie.
Ce Shabbat, on tourne surtout la page, on aborde un nouveau livre, Chemot. Le peuple juif entre dans une ère douloureuse et miraculeuse à la fois. De l’esclavage à la délivrance, du joug d’un Pharaon amnésique tournant le dos aux bienfaits de Yossef, à la main tendue de D-ieu qui nous sortira de l’obscurité pour réaliser toutes Ses promesses.
Avraham Azoulay

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