Depuis le début de saison, en plus de remplir les stades de Ligue 1, le PSG et son joueur phare font grimper les audiences de Canal + et BeIN Sports.
La neymarmania a déjà des conséquences bien concrètes pour les diffuseurs de la Ligue 1 et de la Ligue des champions. Depuis l'arrivée du Brésilien à Paris, Canal + et BeIN Sports affichent des audiences en forte hausse. Dimanche, le choc PSG - OL a réuni 1,95 million de téléspectateurs sur la chaîne cryptée, soit 8,5 % de part d'audience. Du jamais-vu depuis février 2016. «Depuis la reprise du championnat, les abonnés sont 30 % plus nombreux devant la grande affiche du dimanche soir par rapport à l'année dernière», assure Thierry Cheleman, le patron des sports de Canal +.
Même son de cloche à BeIN Sports. «La semaine dernière, le premier match du PSG en poule de la Ligue des champions contre le Celtic a rassemblé 1,15 million de personnes. En 2016, l'entrée du club parisien dans la compétition, contre Arsenal, avait attiré 12 % de public en moins», explique Florent Houzot, le directeur de la rédaction BeIN Sports.
Al-Khelaïfi sauveur de Canal ?
«Il y a un effet Neymar et Mbappé aussi d'ailleurs, ajoute-t-il. Et ce n'est pas une surprise. On l'a vu dès sa présentation au Parc des Princes. Mais, contrairement à ce qu'on avait observé avec David Beckham ou Zlatan Ibrahimovic, il rejaillit sur tous les matchs, même ceux où le PSG ne joue pas. Ce grand joueur, qui peut légitimement espérer décrocher le Ballon d'or, a des retombées positives sur l'ensemble du championnat et même sur les magazines de football.» Le rival sur Canal + parle même de «buzz extrêmement fort» sur l'ensemble du foot français. Et évidemment, cela fait déjà progresser les abonnements des deux chaînes.
BeIN Sports vient d'annoncer avoir dépassé la barre des 3,5 millions d'abonnés. Et Canal + semble avoir stoppé l'hémorragie qui fait fuir ses clients les uns après les autres depuis cinq ans. «Pour 2017, nous devrions regagner 100 000 abonnés environ pour la chaîne Canal +», affirmait mercredi dans le Figaro Frank Cadoret, le directeur de la distribution de la chaîne. La nouvelle politique tarifaire (avec des abonnements à 19,90 euros) y est pour beaucoup, mais le regain d'intérêt du championnat aussi. «Une personne sur deux s'abonne pour le sport, rappelle Thierry Cheleman. Et depuis août, les recrutements sont très élevés les soirs de match.» Au point où on se demande si Nasser Al-Khelaïfi n'est pas en train de sauver la chaîne cryptée. Cocasse, quand on se souvient que le patron du PSG est également celui de BeIN Sports, qui livre depuis 2012 une guerre sans merci à Canal sur le terrain des droits sportifs.
Le Parisien

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