Des réservistes israéliens sont entraînés à traquer les attaques de roquettes et à en évaluer les dégâts potentiels
TEL AVIV — L’armée israélienne se prépare à une guerre de tirs de roquettes contre les villes de l’Etat Juif. Les renseignements militaires organisent des équipes capables de répondre à tout incident provoqué par des attaques de missiles ou de roquettes contre les villes israéliennes, au beau milieu d’une guerre directe avec l’Iran ou ses supplétifs locaux.
Les officiers affirment que ces équipes sont constituées de réservistes entraînés à identifier la roquette et les dégâts qu’elle provoque. « Tous nos soldats ont un sérieux bagage dans ce domaine », déclare le Major Avi Bruskin, le Commandant du Département Central d’Observation.
Les officiers disent que l’armée a assigné deux équipes de ce type sur chaque district. Ils précisent que la plupart des réservistes concernés, dont près de la moitié sont des femmes, proviennent du Corps des renseignements de combat .
« Nous disposons d’une atmosphère très familiale et d’une grande proximité entre nous, ici », confirme Bruskin.
L’armée forme ces unités, à partir d’une évaluation que les batteries de défense anti-missiles et roquettes d’Israël ne seraient, sans doute, pas en capacité d’arrêter un grand nombre des milliers de projectiles tirés contre l’Etat Juif, au cours d’une guerre contre l’Iran et ses supplétifs. L’armée a évalué que le Hezbollah parrainé par l’Iran, à lui seul, a déjà déployé 100.000 missiles et roquettes, dont beaucoup sont dotés de systèmes de guidage.
Les officiers affectés à cette mission déclarent que ces nouvelles unités pourraient diriger les équipes de l’armée et de la police vers le lieu d’impact de la roquette. Ils affirment que l’Armée a affecté des équipes protégées contre les armes chimiques ou biologiques, dans les bâtiments les plus fortifiés de chaque ville israélienne. Ces équipes participent à un exercice annuel et ont été déployées au cours des alertes concernant une frappe majeure de missiles.
Bruskin précise que chaque unité utilise le système Atlason, qui combine des jumelles disposant d’un écran, de système de positionnement global à laser. Il dit encore que le système est aussi équipé de vision nocturne et peut utiliser la localisation de la lune et des étoiles comme une sorte de « GPS naturel ».
“La plupart du temps, nous n’employons même pas le système Atlason, parce que nous connaissons tellement bien la zone concernée, mais c’est toujours bon de l’avoir sur soi », déclare Bruskin.

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