mercredi 27 juin 2018

UN TAG « HOMOPHOBE » EN PLEIN MARAIS : PARIS BRÛLE-T-IL ?


La Ville Lumière brûle-t-elle ? À l’évidence, oui. Un simple incendie ? Non, un brasier ; un peu comme Rome sous Néron, mais avec les disciples d’Alban et Renato à la place des chrétiens. Bref, la violence aveugle franchit des bornes ne connaissant plus de limites, les loups sont entrés dans Paris, les ténèbres nous aveuglent de leur sombre lumière et on n’est même plus tranquille chez soi, surtout dans le Marais.
La haine ne reculant devant rien, c’est avec ce graffiti maculant les arcs-en-ciel décorant leurs passages pour piétons que les habitants du quartier en question se sont réveillés en ce funeste début de semaine : « LGBT hors de France ». Acte isolé ? Pas du tout, Libération nous alertant sur cette inquiétante accumulation « d’actes de vandalisme », dont ces tags infâmes ayant à jamais défiguré « l’escalier du centre-ville de Nantes ». Le péril est en la demeure et Anne Hidalgo en a évidemment bien pris la funeste mesure, par le biais de ce tweet digne d’Antigone : « Le tag homophobe sera effacé dès ce matin après saisine du procureur de la République de Paris par la ville. Et les passages arc-en-ciel seront repeints ! Nous en ferons même quelques-uns supplémentaires. » L’homme et la femme de bien respirent enfin.
Ami lecteur, ne ricanez pas en lisant ces lignes – si, si, j’en vois un qui se marre en fourbe, mais je vous ai à l’œil, mes gaillards ! – car la seule, finalement, à avoir mesuré l’ampleur du cataclysme n’est autre que Clémence Zamora Cruz – mon Dieu, rien que ces noms ! Ils doivent faire des castings ou les choisir dans l’annuaire des PTT, ce n’est pas possible autrement… Clémence Zamora Cruz, donc, par ailleurs porte-parole de l’inter-LGBT, à l’occasion d’une conférence de presse ayant tout d’une réunion de crise en conflit nucléaire à dimension planétaire, affirme :
« Les auteurs de l’acte de vandalisme veulent comme toujours invisibiliser la communauté LGBT. […] C’est une allusion à la déportation des homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale. »
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C’est vrai qu’on se disait aussi qu’il y avait comme un os dans la moulinette et de la moustache hitlérienne dans la soupe aux choux.
« Invisibiliser », verbe jusqu’alors inconnu de tous les dictionnaires, signifierait ainsi que les terroristes présumés aient voulu rendre ces homosexuels moins voyants qu’à l’accoutumée. Pourtant, par ce geste barbare, ils ne font pourtant que mettre sous les feux de la rampe cette « communauté » paraît-il honnie, quoique le Troisième Reich ait pu, en la catégorie de ceux qui s’adonnent aux jeux de l’amour tout en inversant les rôles, produire aussi quelques flamboyants spécimens. Va comprendre… Le serpent se mord la queue, comme on dit, et dit sans mauvais jeu de mots. Ah ! Ça commence à bien faire ! J’aperçois encore quelques autres lecteurs qui rigolent… Mais comment voulez-vous que je finisse ce papier avec tout ce chahut ? Non mais…
Clémence Zamora Cruz, encore :
« Ces actes attestent une LGBT-phobie profondément inscrite dans la société française. Et qui ressurgit régulièrement, lors du débat sur le mariage pour tous, le pacs, aujourd’hui la PMA. On a déjà vécu ces périodes de LGBT-phobie accrue. On les déplore, mais on s’habitue. »
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Miracle de la résilience, quand tu nous tiens. Comme on disait naguère dans la Légion étrangère, où il est prétendu qu’on aimait aussi les chèvres, cette femme mériterait d’être un homme.
Bon, quand mes derniers lecteurs auront fini de bêtement se poiler, ça serait quand même gentil de me laisser conclure ces lignes inspirées par ce solennel avertissement signé d’Act Up, association de résistance à l’indicible, façon Vercors, mais ambiance Mykonos, dont les membres se sont sortis le balai de la boîte à outils pour aller recouvrir les tags de la haine par cette mâle profession de foi : « Les LGBT-phobies tuent ! »
Et le ridicule ?

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