mardi 11 juillet 2017

Le Président du Rwanda en visite historique en Israël.....


Pour Emmanuel Nahshon, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, le président rwandais joue un rôle prépondérant dans le rapprochement entre Israël et le continent africain : « Le président Kagame est l’un des architectes de la stratégie qui permet à Israël de renouveler ses relations avec les Etats africains. C’est grâce à lui que plusieurs pays africains votent maintenant en faveur d’Israël et se rapprochent de nous. »
L’été dernier, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a effectué une tournée diplomatique en Afrique. Il s’est rendu dans quatre pays, dont le Rwanda.
En outre, les deux pays ont signé un accord de coopération en 2014 et en 2015, et le Rwanda a également ouvert une ambassade à Tel-Aviv.
En avril dernier, Paul Kagame a pris fait et cause pour Israël devant Aipac, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis. « Israël a le droit d’exister et de prospérer comme un membre à part entière de la communauté internationale », a souligné le président rwandais. « Ce n’est pas une atteinte aux droits d’un autre peuple ».
Partage d’une histoire tragique
Les bonnes relations entre le Rwanda et Israël s’expliquent par l’histoire tragique qu’ils partagent. Au lendemain du génocide des Tutsi au Rwanda, Paul Kagame s’est naturellement tourné vers l’Etat hébreu pour s’inspirer de son modèle et s’y est rendu à plusieurs reprises.
Depuis, plus récemment, Israël est aussi vu par Kigali, comme un partenaire alternatif, dans un contexte de relations de plus en plus tendues avec ses alliés traditionnels comme les Etats-Unis. Washington avait notamment critiqué la volonté de Paul Kagame de briguer un troisième mandat en août.
Très critiqué en Afrique en raison de l’occupation des Territoires palestiniens, l’Etat hébreu cherche depuis peu à s’attirer le soutien du continent dans les institutions internationales. Et sur ce point, Kigali est son principal allié.
En effet, même si le Rwanda est partisan d’une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, en 2014, le pays, alors membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, s’était abstenu de voter une résolution prônant la fin de l’occupation israélienne. Résolution finalement rejetée.
Par JSSNews

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