vendredi 23 juin 2017

Daesh : l’offensive islamique du Ramadan frappe l’Europe ©


Mardi 20 juin dans la soirée, un terroriste a fait exploser une ceinture explosive dans la Gare Centrale de Bruxelles, en criant « Allahu Akbar! ». La Police lui a tiré dessus et l’a tué. L’explosion était de faible intensité et elle n’a pas fait, cette fois, de victime, mais il s’agit de la deuxième attaque de l’Etat Islamique en Europe Occidentale en moins de deux jours.

Lundi, un autre terroriste-suicide a foncé sur un fourgon de police sur les Champs-Elysées dans Paris, avec un véhicule bourré de bonbonnes de gaz et d’armes à feu. l’a plus tard identifié comme étant Adam Djaziri, 31 ans. On a trouvé dans son appartement une vaste cache d’armes, de pistolets et d’explosifs et une note décrivant comment il a prêté allégeance à Daesh et à son dirigeant Ibrahim Abu Bakr Al-Baghdadi peu de temps avant son attentat-suicide.

Au début de ce mois, des terroristes islamistes ont frappé les deux villes britanniques de Manchester et Londres, tuant 22 personnes dans le premier attentat et six dans le second.

Etrangement, personne ne semble relier l’explosion de terrorisme en Europe, avec le même style d’attaques, dans deux capitales du Moyen-Orient : Téhéran le 7 juin et Jérusalem, le 16 juin. L’Occident s’ajuste au fait que les sociétés libres sont des proies naturelles pour les terroristes islamistes et commence à rajouter des couches supplémentaires de mesures de sécurité sur les cibles potentielles. Mais ils négligent le Moyen-Orient comme tombant dans une catégorie différente.

Ce genre de double-pensée [terme inventé par George Orwell comme le novlangue, dans son roman contre-utopique 1984, indiquant une capacité à accepter simultanément deux points de vue opposés et ainsi mettre en veilleuse tout esprit critique. C’est aussi une rupture avec le « principe de non-contradiction », sur lequel repose toute la science démontrable] véhicule avec lui ses propres dangers. Alors que l’Iran a, en définitive, confirmé la responsabilité de Daesh pour avoir frappé son Parlement et un sanctuaire national (Mausolée de Khomeiny), tuant sept personnes, les autorités militaires et le gouvernement d’Israël ont tenté de prétendre que l’attaque coordonnée réalisée par trois Palestiniens, lors de laquelle une femme de la police des frontières, Hadas Malka z’l a été poignardée à mort, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, Porte de Damas, était un « incident terroriste local » [la possibilité de raccordement à Daesh, par allégeance ou revendication du groupe lui-même, venant compléter le tableau].

Seul, le dirigeant de l’opposition Yitzhak Herzog était prêt à appeler un chat un chat et à admettre qu’il s’agissait bien de la première attaquedu groupe islamiste Daesh dans la capitale d’Israël, deux autres ayant déjà eu lieu à Tel Aviv (rue Dizengoff et au Sarona Market]. En refusant d’identifier la main qui se cache derrière ces actes de terrorisme, les autorités combattent ce fléau les mains liées.

Au total, l’offensive du Ramadan par Daesh a permis de découvrir trois vulnérabilités :

Les revers subis par Daesh sur le champ de bataille en Syrie et en Irak ne pèsent pas sur sa capacité à porter des coups grâce à une machinerie terroriste relativement efficace dans de multiples pays à l’extérieur des théâtres de guerre. Le groupe djihadiste a donné son préavis, quant à cette offensive du Ramadan, pleinement confiant dans sa capacité à enchaîner les différentes séquences d’un endroit à un autre.
2.  Une fois encore il a été démontré que les auteurs d’attentats, ou la plupart d’entre eux, étaient connus des services de sécurité et de renseignements des pays affectés. Cela s’expose en pleine lumière, à la suite des outrages commis à Manchester (22 morts), à Londres (6 morts) et à Paris (pas de victime sur les Champs-Elysées, par un auteur fiché S et multi-consommateur d’armes de guerre doté de permis « légal »).

Tandis qu’une demi-douzaine de pays européens sont en alerte terroriste maximale et qu’ils déploient  effectivement des policiers et des soldats en armes sur des sites primordiaux de cibles potentielles pour éviter un nombre de victimes conséquent, leurs services de renseignements ne sont pas au point pour mener des missions de prévention très en amont.

3.   Après l’attaque à Jérusalem, les porte-parole de la police  de l’armée israélienne ont insisté sur le fait que Daesh ne disposerait pas de réseau présent dans les secteurs palestiniens de Judée et de Samarie. Parallèlement à ces déclarations assez présomptueuses, les prisons palestiniennes de la Bande Occidentale détiennent pourtant au moins 60 prisonniers arrêtés pour maintenir des relations étroites avec Daesh. Ces suspects ont aussi été déférés fréquemment devant des tribunaux israéliens. Israël, dont les mains sont occupées à combattre le terrorisme palestinien, apparaît de ce fait en situation de déni quant à la menace islamiste plus dissimulée – en espérant maintenir le public dans l’ignorance de cet autre danger parallèle…



DEBKAfile Analyse Exclusive, 21 juin 2017, 7:49 AM (IDT)

Adaptation  : Marc Brzustowski


http://jforum.fr/daesh-loffensive-islamique-du-ramadan-frappe-leurope.html

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