jeudi 2 février 2017

Les petits arrangements de Benoît Hamon avec les Palestiniens : l’Histoire est-elle un éternel recommencement ? PAR ALON GILAD..

Il y a sept ans et un mois, j’écrivais les lignes ci-après au sujet du vainqueur de la primaire socialiste. Malheureusement, je crains qu’aucune ligne des observations et griefs, que je pouvais exprimer alors, n’est encore, à ce jour, infondée.

La couronne de candidat donnera t-elle au socialiste le recul qui lui fera ouvrir le dossier arabo-israélien, en ne refusant pas de connaître les faits, l’ensemble des faits et non leur apparence fugace, fugitive, partielle et ici partiale ?

« C’est intolérable » (21 janvier 2009)

Télé matin recevait tout à l’heure Hamon, le leader ex rocardien de la gauche du PS.
A la question attendue de la journaliste, relative au Moyen-Orient, le responsable membre de l’actuelle direction du parti socialiste, a répondu en quelques mots, je le cite de mémoire : « même si on peut comprendre qu’Israël ne soit pas satisfaite que des projectiles soient envoyés ici ou là sur son territoire, ce qui se passe depuis quelques jours est intolérable !».
En d’autres termes, pour ce chef de parti, Israël doit : ou supporter avec abnégation les tirs incessants de Quassam, de fusées Grad et d’obus de mortier pourrissant la vie des habitants de Sderot et des kibboutz situés le long de la bande de Gaza, ou supplier que Hamas et la nébuleuse des groupes djihadistes, pour qu’ils veuillent bien abandonner leur programme et enfin admettre que Juifs et Arabes sont appelés à vivre côte à côte, à égalité, sur le plan politique, au moyen de deux états qui, coopérant sur le plan économique, résoudront les questions sociales ainsi que celle du rétablissement des relations entre réfugiés Palestiniens et leurs familles devenues israéliennes, séparés depuis la guerre de 1948 déclenchée par la ligue arabe après avoir été initiée le 29 novembre 1947 par les Frères musulmans, avec pour objectif affiché, répétons-le : de « jeter les Juifs à la mer » « après avoir répandu des flots de sang ».
Depuis qu’Israël est passée des mises en garde répétées à la riposte effective, il a axé sa réaction à la guerre « artisanale », menée quotidiennement par Hamas, sur la destruction des moyens militaires et policiers de la dictature islamiste abrités dans des maisons, sous des écoles, des mosquées, les hôpitaux et des services de l’ONU (l’UNWRA).
En boucle, les TV et autres médias comptent les victimes. 400, en sept jours de bombardement. Parmi elles, le chef de guerre Hamas, l’organisateur des tirs quotidiens qui aspergeaient Israël depuis des semaines et des mois, Nizar Hayan, qui a été tué, avec ses quatre épouses. L’homme, présenté comme un des leaders les plus radicaux contre Israël, devait savoir qu’il figurait parmi les cibles de la riposte israélienne. Pourtant, il n’a pas cherché à mettre ses femmes et ses enfants en sécurité, au moins pendant la durée de la contre-offensive. Pour soulever l’indignation du téléspectateur, le journaliste précise et répète, en boucle, que la maison du chef pistolero Hamas est toute proche d’un hôpital pour enfant qui « fort heureusement, n’a pas été touché ».
Cela peut étonner que l’homme -cible certaine de Tsahal- ait gardé ses quatre épouses et ses enfants à ses côtés; pourtant, c’est dans l’ordre des choses selon Hamas.
Les médias et les formations politiques hostiles à l’existence d’Israël martèlent : que ces tués, ce sont des civils, rien que des civils, et des non belligérants, des victimes innocentes d’une « riposte disproportionnée » (Nicolas Sarkozy).

Qui sont ces quatre cents victimes ?

Si on doit en croire Umm Suheib, une femme présentée voilée et cagoulée par la télévision du Hamas, ceinture d’explosifs à la taille, une femme qui appelle : les femmes palestiniennes et tous les Palestiniens à « aller se faire exploser parmi les traîtres, ces singes et ces porcs, les Juifs »… « Le sang des 400 martyrs abattus dans les quartiers généraux doit être vengé ».
En langage simple et clair, cette candidate au meurtre vengeur, volontaire pour aller transformer son « corps en beaucoup de fragments explosifs », les 400 « victimes » ont été abattues dans les « quartiers généraux » du Hamas.
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C’est bien connu, dans les quartiers généraux de Hamas, qui se promène ? Qui, sinon des mamans, des écoliers et des bébés, des vieillards, mais surtout pas l’Etat-major organisateur des semaines de bombardements de tous les instants, sur le sud d’Israël, dans le cadre de la guerre « artisanale » menée par Hamas.
Questions à nos médias et aux formations politiques qui accusent Israël de mener une action « disproportionnée » ou de « punir collectivement » les Palestiniens de Gaza, en les rendant tous responsables des actions de pirates de Hamas : est-ce que vous croyez réellement que ce sont de simples et d’innocents palestiniens gazaouites qui fréquentaient les « quartiers généraux » de l’organisation islamiste, – une organisation qui s’impose par la contrainte terroriste* à 70% de Palestiniens de Gaza qui souhaitent un autre régime politique que la dictature islamiste- ? Est-ce que de simples Gazaouites fréquentaient les quartiers généraux de Hamas quand ils auraient été pris pour cibles et se seraient ainsi retrouvés victimes de bombardements « disproportionnés »?
Mais peut-être que les membres des « états majors » de Hamas sont-ils d’innocents personnages, tous des hommes de conviction, parfaitement fréquentables, seulement peut être un peu bruyants et maladroits**… mais enfin, nul n’est parfait.
Tous nos médias et toutes ces formations politiques -qui n’ont pas même un mot pour dénoncer le gouvernement sanguinaire de Khartoum ordonnateur de massacres d’ampleur génocidaire à l’encontre des pacifiques Darfouris- n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser Israël qui, selon eux, doit accepter définitivement de passer chaque instant de son existence sous une pluie d’explosifs envoyés par Hamas et les autres groupes armés basés à Gaza, chaque jour, à tout moment, ou disparaître.
Je veux demander à monsieur Hamon : Monsieur, votre indignation, qui vous fait dénoncer comme étant « intolérable » des actions militaires ayant fait quatre cents victimes « abattus dans les quartiers généraux » de Hamas (selon Umm Suheib), ne serait-elle pas à mettre en relation avec la proximité de la direction politique à laquelle vous participez avec un islamisme militant, au quotidien qui a obtenu, dans certaines grandes villes du nord, que la restauration scolaire y soit exclusivement halal ?
Cette sorte de compromis historique, entre une social-démocratie prête à renoncer aux lois de la République et un Islamisme rampant au quotidien, n’est-il pas le moteur de cet aveuglement et de cette empathie*** pour Hamas ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alon Gilad pour Dreuz.info.
* On nous débitera la fable de l’élection « démocratique » gazaouite, comme si la Démocratie et l’élection démocratique se réduisaient au mécanisme du bulletin placé dans une enveloppe. Il serait vexant de rappeler aux amoureux de Hamas ou aux real politiques qui s’inclinent devant le fait accompli de l’élection qui légitime tout, que Louis Bonaparte se fit élire, et « bien » ; que Adolphe Hitler et son parti se présentèrent à des élections démocratiques pour établir leur dictature d’abord policière puis totalitaire, que les dictatures staliniennes utilisèrent le bulletin de vote elles aussi. (Depuis cet article, il y a eu l’élection américaine, et il est partout de bon ton de ne pas accepter le vote légal ayant porté Trump au pouvoir, tandis que le Hamas…).
** Les affiches, les tracts, les articles, tant du PCF, que de la LCR/NPA son annexe depuis l’époque de « l’entrisme sui généris » dans les partis staliniens, témoignent d’une évidente sympathie pour le fascisme vert Hamas qui affirme mener à Gaza une action qui trouve sens et légitimité en tant que moment du Djihad mondial. Comme les pères géniteurs politiques du postier cycliste de Neuilly voyaient dans les gouvernements staliniens, ce qu’ils appelaient le « camp de classe », et dans les dictatures totalitaires « socialistes » ce qu’ils théorisèrent comme les siècles de transition bureaucratique vers la société sans classe, ces formations politiques ont engagé une dérive vers Hamas et ses déclinaisons. La dictature mondiale de la charia, revendiquée dans la charte de Hamas, exerce sur leurs esprits déboussolés une étrange fascination, comme si elle prenait la place de la dictature du prolétariat et de la « république sociale universelle ».
Les appels au meurtre de tous les Juifs de par le monde, les « Juifs, tremblez ! » scandés par des manifestants essentiellement islamistes groupés derrière les Buffet et autres Besancenot et leurs amis en province, ne les avez-vous pas entendus ? Eux, non, ou ils les ont compris et légitimé (ainsi cette belle âme de Jean Daniel, dont je ne me souviens pas qu’il ait dénoncé le massacre des centaines d’hommes et de jeunes gens d’un douar messaliste, tous égorgés ou mitraillés à bout portant par les hommes du FLN. C’était, pour lui et ses semblables, une violence nécessaire, une violence libératrice, même si les victimes étaient de simples villageois, des adolescents pour certains, tous coupables de rester fidèles au fondateur du nationalisme algérien).
** L’Intifada traditionnelle de la nuit du 31 décembre 2008 aura coûtée 1147 voitures. Mais non, mais non, ce n’est pas cela, entend-on dire. Ainsi, perspicace à la façon de Dupont et Dupond, le ministère de l’intérieur s’interrogeait : est-ce que ces 30% de plus de véhicules incendiés (445, + 19,62%, presque le tiers de tous ces incendies, ont été mis à feu à Strasbourg) ne s’expliqueraient-ils pas par la décision gouvernementale d’indemniser les victimes ? Est-ce que cet accroissement d’incendies volontaires de véhicules ne serait pas la manifestation d’une fraude aux assurances plutôt que 1145 actes de malveillance délibérée envers le voisinage?

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