vendredi 10 février 2017

À Poitiers, François Fillon dénonce "l'attaque impitoyable" contre lui...Vidéo.....


François Fillon, candidat "Les Républicains" à la présidentielle, a dénoncé jeudi lors d'une réunion publique à Poitiers "l'attaque impitoyable" dont il serait l'objet, se montrant déterminé à "résister au choc". 
Après plus de deux semaines de révélations sur les emplois présumés fictifs de sa femme et de ses enfants Marie et Charles ainsi qu'une chute nette dans les sondages, François Fillon a une nouvelle fois affirmé que "tous les faits sont légaux", demandant la même démarche de "transparence" que la sienne à ses rivaux.
Devant un amphithéâtre bondé du Futuroscope, le vainqueur de la primaire fin novembre s'est dit "la cible d'une attaque impitoyable, partiale, 7 jours sur 7, 24/24 h, et tout ceci pour des faits anciens, connus, légaux. Est-ce juste ? Est-ce équitable ? 
C'est à vous de répondre et non au tribunal médiatique", a lancé l'ex-Premier ministre. "On veut nous chasser de l'élection présidentielle", s'est-il inquiété, certain qu'"avec ce tourbillon d'attaques, on veut détourner notre attention du vrai scandale : le quinquennat de François Hollande".
François Fillon a abondamment critiqué ses adversaires, notamment "le macronisme light et branché", référence à l'ancien ministre de l'Économie, qui désormais d'après les sondages est qualifié à sa place pour le second tour. Selon lui, l'ancien locataire de Bercy est un "cas d'école de l'illusionnisme politique" et de "nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel".

Le Pen et "son programme économique de faillite"

"Il y a la gauche de Jean-Luc Mélenchon : c'est rouge total", "il y a sa jumelle, Mme Le Pen et son programme économique de faillite", "et puis il y a Benoît Hamon : c'est la tradition utopiste dans toute sa splendeur", a-t-il également dénoncé. 
"Il est hors de question de laisser la France tomber dans ces mains-là. C'est une question d'intérêt national", a-t-il martelé. '"Face à Vladimir Poutine, à Donald Trump, au président chinois, ce n'est pas Hamon, Macron ou Le Pen qui vont tenir le rang de la France. Moi, j'y suis prêt", a-t-il dit.
Depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants, entendus prochainement par les enquêteurs, le candidat de la droite à la présidentielle s'est retrouvé pris dans une tourmente politico-médiatique qu'il veut voir derrière lui. "L'homme en colère (...) commence une nouvelle campagne" contre une justice qui "bafoue le principe de la séparation des pouvoirs". 
Son avocat Me Antonin Lévy ainsi que celui de son épouse Penelope, Me Pierre Cornut-Gentille, ont demandé jeudi au parquet financer de se dessaisir de son enquête, dans laquelle ont été entendus le même jour ses enfants Charles et Marie.

Une présidentielle "encore gagnable"

François Fillon s'en prend aussi à une presse à "90 %" contre lui. La foule du Palais des Congrès a d'ailleurs conspué les journalistes présents. Pour le candidat, la présidentielle est "encore gagnable", tout se joue "dans les quinze derniers jours", a-t-il confié mercredi à des éditorialistes de la presse écrite. Pour relancer sa campagne, Fillon multiplie les déplacements. Après l'Aube (entreprenariat) mardi, l'Essonne (régalien) mercredi et Poitiers jeudi, il se se rend à la Réunion en fin de semaine. Officiellement, les critiques qui avaient fusé à droite ces deux dernières semaines se sont tues après sa conférence de presse, lundi.
Un ancien ministre s'est ainsi déclaré "épaté" par le rétablissement de la situation qu'aurait opéré le candidat dans son camp. En off, de nombreux élus confient pourtant leur "désarroi". "Il y a un mois, la présidentielle était imperdable pour la droite. Aujourd'hui, on se demande si on sera au second tour", se lamente-t-on. Tous l'admettent :
 "La chance et la force de Fillon, c'est qu'il n'y a pas de plan B." Ce que l'ancien Premier ministre, qui a menacé de "renoncer" s'il était finalement mis en examen, a bien compris. Alors que les sondages le placent désormais à un étiage de 17-20 %, contre 20-23 % pour Emmanuel Macron et 24-26 % pour Marine Le Pen, une autre nouvelle pourrait perturber la campagne du député de Paris : François Bayrou, le président du MoDem, pourrait se déclarer candidat à la présidentielle prochainement.

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