mercredi 18 janvier 2017

Donald Trump a invité deux délégations de « colons » israéliens à son investiture...


Voilà un signe très fort. Pour bien montrer au monde — et à l’ONU — qui est le nouveau chef du village mondial, et rappeler que les Etats-Unis sont la superpuissance du monde, et non un Etat néfaste à marginaliser comme Obama a tenté de le faire, Donald Trump a fait un geste extrêmement fort en invitant ceux que l’UE, l’ONU et la gauche appellent « colons » — et Dreuz a démontré qu’ils sont légitimement installés sur leurs terres ancestrales.

Deux délégations de colons israéliens — pardonnez-moi d’utiliser cette expression, les plus astucieux comprendront que c’est à dessein — sont parties à Washington, D.C. cette semaine pour assister à la cérémonie d’investiture de Donald Trump.
Existe-t-il de meilleurs moyens pour dire à l’ONU, dont le Conseil de sécurité vient de voter la résolution 2334 qui interdit aux juifs de poser le pied et de vivre dans cet endroit du monde – aucune autre être humain s’est vu refuser par l’ONU le droit d’habiter où il veut – et aux 70 membres de la conférence de Paris, que l’Amérique de Donald Trump ne considère pas les territoires disputés comme appartenant aux Palestiniens, ou en tous cas, pas comme un obstacle à la paix ?
Après avoir nommé au poste d’ambassadeur en Israël David Friedman, un homme qui considère que deux Etats pour deux peuples, ce n’est pas une bonne idée pour faire la paix, et que la Judée Samarie doit revenir à Israël, avec un statut à trouver pour les habitants musulmans Arabes, l’invitation faite aux durs de la ligne pour l’annexion a de quoi réjouir : que l’on soit pour ou contre, elle propose de discuter sur des bases moins biaisées, et de leur offrir la légitimité internationale à laquelle ils ont droit.
Doit-on en conclure que l’administration Trump entend adhérer à l’annexion pure et simple et donc à la fin du rêve palestinien d’un pays à eux (après tout, ils ont la Jordanie pour ça) ?
Après la promesse de déplacer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, un geste si fort que l’UE, après Mahmoud Abbas, a cru devoir dénoncer, cette invitation va plonger les ennemis d’Israël dans la torpeur.
A propos de la condamnation par l’UE de l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem, je risque cette parenthèse : n’avons-nous pas entendu les Européens déclarer que Jérusalem doit être la capitale des deux peuples ? N’a-t-on pas vu la France, et d’autres Etats européens avec elle, « reconnaître » un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale ? Dois-je conclure qu’ils ont pour Jérusalem d’autres idées en tête que le partage, puisqu’ils refusent à Israël ses droits sur la partie ouest qui doit leur revenir ? Fin de parenthèse.
Une des délégations est menée par Oded Revivi, du Conseil de Yesha, un groupe de soutien aux « colons ». Revivi a déclaré que l’invitation lui a été faite par « des gens très proches du président », sans préciser. S’agit-il du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, un juif orthodoxe que Trump a chargé de trouver une solution au conflit arabo-israélien ? On peut élaborer des hypothèses, mais nous n’en savons rien au moment d’écrire ces lignes.
L’autre délégation est menée par HaYovel, un groupe chrétien évangélique du Missouri qui organise la venue de volontaires en Judée Samarie « le cœur d’Israël, où 80 % de ce qui se trouve dans la Bible a été écrit ou s’est produit » dit leur site internet. Yehuda Glick, un député de la Knesset et activiste bien connu pour la défense du droit des juifs à aller prier sur le Mont du Temple, et qui a été victime d’une attaque au couteau par un terroriste palestinien, Sharren Haskel, députée du Likud et Jeremy Gimpel, le rabbin israélo-américain qui soutient la présence juive dans les implantations, font partie des personnalités juives invitées par les évangéliques, et détestées par la gauche israélienne.
Rappelons que les chrétiens évangéliques sont le groupe le plus pro-israélien d’Amérique, loin devant les… juifs !
« C’est la première fois que l’organisation que je représente reçoit une telle invitation à un événement aussi important, » a déclaré Revivi, qui est également le maire d’Efrat, un village de Judée. « C’est un signe de respect envers nous et envers ce que nous représentons et les idées que nous partageons. »
Revivi emmène avec lui Benny Kasriel, le maire des implantations à Jérusalem Est, ainsi que Yossi Dagan, le président du Conseil régional de Samarie, qui gouverne la partie nord de la « Cisjordanie » comme ils disent.
« Les gens que Donald Trump a choisis pour s’occuper du problème, y compris le président et le vice-président, voient tous d’un œil positif Israël et les implantations en territoires disputés, » a déclaré Glick, « ils ne voient pas cela comme un obstacle à la paix. »
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« Cette invitation fait partie d’une nouvelle ligne qui consiste à normaliser les implantations et leurs habitants… aux yeux de la politique américaine, » explique Robert O. Smith, un expert en théologie chrétienne américaine dans le contexte arabo-israélien.
« Les défenseurs du droit des juifs de prier au mont du Temple se battent depuis des dizaines d’années pour que leur mouvement reçoive une légitimité, » explique Motti Inbari, professeur à l’université de Caroline du Nord de Pembroke qui étudie ce mouvement. « Avec Glick, le mouvement a maintenant une présence officielle le jour de l’inauguration du président », et si ce n’est pas le début d’une reconnaissance, c’est que je ne connais rien en politique.

Ma conclusion :

Je n’ai pas confiance dans le jugement des gens qui considèrent que les implantations sont un obstacle à la paix.
Ces gens-là ont une vision politisée du conflit. Je le regarde depuis la position du bon sens. Ils ne veulent pas prendre en compte que les incitations à la haine et à tuer des juifs, le narratif d’une histoire réécrite faisant des Juifs des étrangers qui n’ont jamais eu de liens sur ces terres, qui les ont volés aux « Palestiniens », les livres d’écoles qui nourrissent la haine du juif dès le plus jeune âge, l’hyper antisémitisme ambiant, la corruption de l’Autorité palestinienne qui laisse son peuple dans la misère et tient Israël pour responsable, le coran qui ne tolère pas qu’un non-musulman possède des terres qu’ils ont un jour envahies, voilà les vrais obstacles à la paix. Ils ne veulent pas le prendre en compte, moi si.
Et je ne serais pas le moins du monde dérangé si l’on envoyait le million et demi d’Arabes musulmans mécontents de la présence juive et qui habitent en Judée Samarie vivre ailleurs : après tout, les juifs ont été chassés des pays arabes, et la dernière fois que j’ai vérifié, ils ne s’en portent pas trop mal.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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