jeudi 22 décembre 2016

Laurent Wauquiez, la crèche de Noël et nous . Gilles-William Goldnadel...


Dans les colonnes du Figaro, Natacha Polony a critiqué l’initiative de Laurent Wauquiez d’installer une grande crèche au siège de la région Auvergne-Rhônes-Alpes. Pour Gilles-William Goldnadel, il faut a contrario la saluer.
J’ai lu l’article de ma chère Natacha Polony, vitupérant, entre alacrité et ironie, l’initiative de Laurent Wauquiez d’installer une grande crèche au siège de la région Auvergne-Rhône Alpes.
Après avoir, évidemment sans barguigner, reconnu les racines chrétiennes de la France, Natacha prête au président du Conseil Régional précité des arrière-pensées politiciennes et observe que c’est la première fois qu’une crèche est installée au sein du Conseil Régional.
Surtout, Natacha Polony anticipe l’argument de Tariq Ramadan et autres meneurs de l’islam politique lorsqu’ils réclameront la réciprocité d’installer à l’intérieur des endroits qu’ils contrôlent des symboles mahométans.
Je ne suis sûr de rien, mais je crois qu’elle se trompe.
D’abord, prêter à Laurent Wauquiez des arrière-pensées électoralistes relève du procès d’intention. On peut penser espérer être populaire sans être forcément populiste, en tout cas participer sincèrement à un combat utile.
Je suis de ceux qui pensent que ce combat est aussi urgent et nécessaire que celui pour la défense de la laïcité.
Pour le nommer, il s’agit évidemment de la défense des traditions et du paysage chrétien de la France et de ses racines judéo-chrétiennes.
Qu’on me permette à ce stade un souvenir d’enfance que j’ai rappelé dans certains de mes livres. Dans la France catholique des années 60, le petit juif que j’étais ne pouvait dormir dans une chambre de clinique en présence d’un crucifix , sans appréhension. Et le glas des cloches d’églises lui donnait le bourdon.
Aujourd’hui, dans cette France dont les plus hautes autorités musulmanes proposent sérieusement de transformer les églises en mosquée, dans cette France où l’on égorge les curés, et où la pression démographique islamique s’impose au mépris des lois et de la volonté de son peuple, le petit enfant juif, qui ne se renie pas, s’est senti dans l’impérieuse obligation de signer la pétition «touche pas à mon église!».
Alors oui, quand bien même il n’y aurait jamais eu de crèche à l’intérieur du Conseil Régional auvergnat, il ne me paraît pas déplacé ni intempestif qu’il y en ait à présent une là-bas et maintenant.
Certainement pas pour imposer un culte, ce que personne au demeurant ne croit, mais pour défendre notre culture nationale en danger.
L’urgence du combat impose, il me semble, l’absence de précautions et de complexes. Peu importe ce que Tariq Ramadan et ses amis peuvent bien dire ou exiger, nous devrions exiger, comme le font déjà certains pays et mes amis musulmans comme l’imam Chalgoumi, l’interdiction de l’islam politique dont les Frères musulmans sont les représentants en France les plus dangereusement efficaces.
Je ne suis sûr de rien, car les arguments de Natacha Polony sont loin d’être hirsutes, mais je suis sûr qu’elle devrait réserver, en matière de clientélisme opportuniste, ses traits les plus acides aux politiciens et fonctionnaires peu ou prou islamo-gauchistes plutôt qu’à Monsieur Wauquiez et à ses compagnons d’armes.
Aux petits esprits hors-sol de Bruxelles, qui oublient dans leur calendrier les fêtes chrétiennes.
Aux responsables de Radio France, qui défraient les journalistes juifs et musulmans lorsqu’ils observent leurs fêtes religieuses respectives, au rebours des catholiques pratiquants.
À la mairie de Paris, qui organise la nuit du ramadan aux frais du contribuable laïc.
À l’ineffable Clémentine Autain et à tous ses amis laïques et progressistes qui organisaient dimanche à Saint-Denis une «Conférence Internationale contre l’islamophobie» avec les compagnons de Tariq Ramadan, du CCIF, du Parti des Indigènes de la République, et autres mouvements francophobes qui ne dissimulent même plus leur espoir de voir la France un jour musulmane et respectant la charia.
Pour rester un pays libre et laïque, encore faut-il rester libre et rester un pays.

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