jeudi 8 décembre 2016

"La Grande Vadrouille " a 50 ans : les anecdotes les plus savoureuses...


Pendant longtemps, La Grande Vadrouille a été le plus gros succès du box-officefrançais . Pourtant, l' histoire n'était pas gagnée d'avance : la Seconde Guerre mondiale ne prêtait pas forcément à sourire dans la France gaullienne, Bourvil et de Funès avaient cartonné dans L Corniaud et on voyait mal comment faire mieux , et la critique était loin d'être unanime dès les premières projections – « Très mauvaisfilm », « atterrant », « somptueuse misère »... 

Pour se replonger dans un film désormais culte, les éditions Hors Collection rééditent un livre sur les coulisses épiques du tournage (1).
Picole en Bourgogne . En tournage autour de Beaune , l'équipe ne se gêne paspour faire le tour des vignerons afin de se constituer une bonne cave. Les propriétaires ouvrent grand leurs domaines pour faire goûter leur nectar aux acteurs. Et le soir, après certaines soirées arrosées, certains membres de l'équipe rentrent dans leur hôtel escortés par les gendarmes...
Citrouilles de luxe. Pour la fameuse scène où les héros , aidés d'une bonne sœur, jettent des citrouilles sur leurs poursuivants allemands, la production n'a pas lésiné : étant donné que ce n'était pas du tout la saison, on a commandé 150 potirons chez Fauchon, à Paris , à prix d'or !
Bourvil taquin. Chaque matin, l' acteur se fait une joie d'asticoter son collègue de Funès, souvent d'humeur ronchonne. Il lui tourne autour en faisant le clown , en chantonnant « C'est nous qui sommes les abeilles, bzz, bzz », jusqu 'à ce que l'autre se détende enfin. « Je lui dis tout le temps : t'es idiot d'être taciturne ! Ça le fait rigoler », racontera Bourvil.
Réquisition. Pour la scène du train , on se reporte sur la gare de l'Est, moins fréquentée que celle de Lyon. Mais la SNCF rechigne : il faut bloquer des convois, revoir tout le traficprévenir des centaines d' aiguillages... Le réalisateur Gérard Oury désespère quand un responsable finit par trancher : 
« Quand le général de Gaulle prend le train pour Colombey-les-Deux-Églises, c'est le bordel , alors je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas l'être pour MM. Bourvil et de Funès ! »
Tea for Two. La scène des bains turcs, où de Funès et Bourvil tentent de retrouver « big moustache  », s'est révélée particulièrement difficile à tourner. Pour trouver la bonne hauteur de vapeur , il fallait verser avec justesse de l'eau bouillante sur de laneige carbonique . Et quand les acteurs devaient passer dessous, ils étouffaient tellement qu'il leur fallait retenir leur respiration comme des plongeurs en apnée.
De Funès à l'orchestre. L'ancien pianiste de bar répète comme un fou devant un miroir la scène où il mène l'orchestre de l' Opéra de Paris à la baguette . Le jour du tournage, il arrive extrêmement stressé et se lance devant des musiciens intrigués. 
À la fin de la scène, l'orchestre conquis le salue selon la tradition , en tapant les archets contre les violons ou les pupitres . De Funès se tourne alors vers GérardOury, les larmes aux yeux  : « Tu m'as donné une des plus grandes joies de ma vie... »
Un gendarme en vadrouille. Pendant le tournage, de Funès n'hésitait pas à sympathiser avec les gendarmes, souvent mis à contribution pour sécuriser lesscènes. Tout juste auréolé de son succès dans Le Gendarme de Saint-Tropez , l'acteur leur raconte des anecdotes et les appelle ses « collègues », en leur offrant parfois l' apéritif.
Parité financière. Bourvil et de Funès obtiennent le même cachet pour le film, ce qui n'était pas le cas sur Le Corniaud , où de Funès avait touché le tiers de sonpartenaire . 
« Mon contrat précisait qu'au-delà d'un milliard et demi de bénéfices [enanciens francs , NDLR], j'avais droit à une participation de 1,4 % », a raconté de Funès. Dans les années 1970, le comique devient l'un des acteurs les mieux payés par film avec des cachets de 350 millions d'anciens francs en moyenne.
Aux armescomédiens ! Panique pendant le tournage autour de Vézelay : unecamionnette remplie d'armes des années 1940 a disparu. Elles ont bien sûr été neutralisées, mais il s'agit tout de même d'un véritable arsenal ! 
Les gendarmes finissent par repérer le véhicule sur le parking d'une auberge : le conducteur passait du bon temps dansles bras d'une Bourguignonne rencontrée la veille...
Plein le dos. L'une des scènes cultes du film, où de Funès se retrouve sur les épaules de Bourvil en franchissant un mur, a été complètement improvisée. 
Le déroulé prévoyait de faire tomber de Funès sur son partenaire, qui tenait en laisseles bergers allemands... Mais de Funès grimpe sur les épaules de Bourvil, improvisant un gag qui fait rire toute l'équipe. Gérard Oury, conquis, conserve la scène et en fait même l'affiche de son film.

(1). "Sur la route de La Grande Vadrouille", par Vincent Chapeau, éd. Hors Collection.

http://www.lepoint.fr/cinema/la-grande-vadrouille-a-50-ans-les-anecdotes-les-plus-savoureuses-08-12-2016-2088907_35.php?M_

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