lundi 7 novembre 2016

Suisse : un imam appelait au meurtre des musulmans non pratiquants....


Winterthour, sa compagnie d'assurances, son industrie des machines et sa mosquée An'Nour... Près d'une dizaine de jeunes musulmans qui fréquentaient cette association culturelle sont déjà partis rejoindre les rangs de Daech en Syrie et en Irak

Si la police suisse est intervenue cette semaine dans cette mosquée, c'est pour arrêter l'imam, d'origine éthiopienne. Accusé de provocation au crime et à la violence, il a été incarcéré. Le 21 octobre dernier, il aurait appelé au meurtre des musulmans qui ne participent pas à la prière commune dans la mosquée.
Ceux « qui ne se joignent pas à la communauté pour prier devraient être tués », aurait-il déclaré. Ce religieux, qui n'est entré en fonction que très récemment, aurait également encouragé les fidèles à dénoncer les musulmans qui manquent d'assiduité… 
La fédération des organisations islamiques du canton de Zurich a décidé vendredi, à l'unanimité, de suspendre la mosquée An'Nour. « Nous sommes choqués qu'un imam appelle à la violence dans une de nos maisons de dieu », déclare son président, Mahmoud El Guindi, dans la SonntagsZeitung, ajoutant : « Nous exigeons de nos membres une connaissance de l'État de droit et de la démocratie suisse. »

Deux imams fichés S, un imam licencié

Toutefois, la fédération des organisations islamiques de Zurich se déclare opposée à la fermeture de cette mosquée. L'association An'Nour devra néanmoins se trouver un autre lieu de culte. Les propriétaires du site ne souhaitent pas prolonger le bail de locataires aussi controversés.                             
Ça ne s'arrange pas non plus, à Genève, à la grande mosquée, gérée par l'Arabie saoudite. Il y a quelques jours, Le Point.fr racontait que non seulement deux des trois imams, de nationalité française, étaient fichés S, mais que l'homme recruté pour assurer la sécurité était lui aussi fiché S. Le troisième imam, l'Algérien Ziane Mehadjri, vient d'être licencié. 
Il s'épanche dans La Tribune de Genève, révélant que depuis deux ans, il était interdit de prêche. « J'ai participé à plusieurs congrès qui traitent de la lutte contre la radicalisation et le terrorisme. Toutes les propositions que j'ai faites au directeur – de réunions, de séminaires – pour aborder ces problèmes n'ont pas été prises en compte », affirme-t-il.

La radicalisation d'un groupe

Interrogé sur le départ en Syrie de deux jeunes qui fréquentaient la Grande Mosquée de Genève, l'imam licencié répond qu'il était « au courant de la radicalisation de ce groupe. De mon côté, j'ai fait ce qu'il fallait faire ». 
Sur son site, la Fondation culturelle islamique, qui gère la mosquée, affirme qu'elle « ne soutient aucune organisation terroriste ou extrémiste, mais les combat comme c'est le devoir de tout à chacun ». Selon la Fondation, les « quotidiens se plaisent à faire volontairement l'amalgame entre une religion, un lieu de culte musulman et le terrorisme, ce qui contribue à faire augmenter la xénophobie et le racisme antimusulman ».

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