mardi 1 novembre 2016

Hélicoptères polonais : la raison du plus fort !


La Pologne vient d’envoyer une belle claque à Airbus en rompant, unilatéralement, un contrat de 3 milliards d’euros pour 50 hélicoptères de combat Caracal. Par là même, elle bafoue sans vergogne l’Europe et une certaine solidarité communautaire autant que son industrie d’armement. Mais l’infamie est double et consommée avec l’achat, une semaine seulement après ce déni, de Black Hawk américains, et cela sans aucun appel d’offres !
Ce n’est pas son forfait d’essai. Déjà en 2003, elle avait préféré des F-16 américains aux diverses propositions d’avions européens. Certes, à l’époque, elle n’avait pas encore intégré l’Union, mais avait déjà sollicité son adhésion, qui sera effective en 2004.
Belle preuve probatoire qui n’offusqua point Bruxelles, toujours prompte à sa croissance numérique, à défaut de sa puissance diplomatique…
En revanche, la Pologne fut admise au sein de l’OTAN en 1994, et ceci explique sans doute cela. Base avancée face à la Russie, elle fait l’objet de toutes les attentions par le « chief executive » de l’Alliance, les USA qui font monter la tension à l’est de l’Europe avec la complicité passive ou paresseuse de ses alliés du continent. Le déploiement annoncé en juillet de quatre bataillons dans ce pays sous couvert de l’OTAN, mais aussi de 1.000 soldats américains, aux fins de « renforcement du flanc oriental face à la Russie » – on ne peut être plus clair ! – fait des Polonais les obligés de l’Oncle Sam !
Pire, la France assure , en alternance avec d’autres nations , la police du ciel avec un détachement de Mirage 2000 en Lituanie. Vous savez, ces chasseurs qui font tellement défaut au Moyen Orient contre Daesch! On se croirait revenu au temps de la guerre froide, lorsque nous allions faire des gesticulations dissuasives à la frontière de la Tchécoslovaquie .
Pitoyable Europe, sans défense et sans unité, dont la seule arme de dissuasion est l’argent, avec les sanctions économiques contre Poutine, arme qui se retourne doublement contre ses membres.
Des candidats de droite professent qu’il faut discuter avec le président russe, ce qui est logique et urgent. La diplomatie est d’abord, semble-t-il, l’art de discuter de désaccords et non celui de se congratuler ou de ne pas s’opposer entre amis. Au point où nous en sommes, et nonobstant l’insulte aux règles et à l’autorité du chef de l’État – lequel, entre nous, en pâtirait peu à ce jour -, je suggère aux mêmes d’anticiper l’alternance et de prendre langue avec le Kremlin.
Quant au responsable de la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l’Alliance (Nicolas Sarkozy), il peut s’en dispenser s’il ne veut perdre de la crédibilité nouvelle qu’il affûte face à la prochaine échéance…

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