mardi 1 novembre 2016

Alohouine ? Décidément, résolument : non merci !


Quand je pense que nous avons abandonné notre si joli Mardi gras pour cette sinistre manifestation-là…
J’ai participé – je crois que c’était au début des années quatre-vingt-dix -, en tant que prestataire de services, et bien à mon corps défendant, dans le saint des saints de l’entreprise de la grande distribution la plus en pointe, sinon l’initiatrice, de cette lutte acharnée pour l’importation coûte que coûte de cette « tradition » venue de l’étranger, à cette absolue volonté, sinon nécessité, de l’imposer aux consommateurs français. 
Il fallait absolument trouver un prétexte, une occasion d’attirer le chaland dans les rayons délaissés, au cœur de cette période commercialement vertigineusement creuse séparant la rentrée des classes et les fêtes de fin d’année, car « qui va acheter un masque ou une citrouille au supermarché passe forcément par les autres rayons ».
Il s’agissait de « créer l’événement », quitte à le tirer du néant. En pareil cas, pareille situation, tous les scrupules sont scrupuleusement écartés, et tous les moyens sont bons, du pire au plus mauvais. 

J’ai eu tout le loisir alors, jusqu’à l’écœurement, de mesurer, au plus haut niveau, l’étendue du mépris qui, plus ou moins consciemment, plus ou moins ouvertement, plus ou moins explicitement, colore les pensées et les actes de ces gens-là, de ce milieu-là, de ces prédateurs-là, quand il s’agit de faire les poches de leur « aimable clientèle », d’essayer d’en retirer le peu qui, par mégarde, aurait échappé aux autres orgies commerciales de l’année.
Et pour leurs complices de la grande journalisterie, obligés eux aussi d’alimenter leur sinistre commerce à n’importe quel prix, quel pied : pour pas cher, tout offert, inespéré, un nouveau marronnier !
Vous aurez beau faire, Mesdames et Messieurs de la grande distribution, vous et vos complices si malintentionnés, revenir à la charge chaque année, en remettre une couche à grands moyens employés, votre machin américain ne passera pas par moi et, je l’espère, ne prendra pas en mon pays – jamais.

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