dimanche 16 octobre 2016

4,3% de croissance du PIB israélien pour le deuxième trimestre 2016....


4,3% : c’est le rythme annuel de croissance du PIB israélien pour le deuxième trimestre de cette année. Les indicateurs 2016 sont revus à la hausse. En Israël, les estimations économiques se suivent mais ne se ressemblent pas : l’Institut israélien de la Statistique vient de revoir à la hausse tous les indicateurs macroéconomiques de 2016. Production, consommation, investissements, commerce : les principaux agrégats de l’économie israélienne sont corrigés vers le haut, ce qui permet de démarrer l’année juive 5777 sur un nouvel élan d’optimisme.
Après Roch Hachana et Kippour, la fête de Soucot démarre ce dimanche soir. Durant les huit jours qui viennent, l’activité économique en Israël tournera au ralenti ; de nombreuses entreprises et commerces ferment leurs portes, permettant à des milliers d’Israéliens de profiter d’une semaine de vacances, de loisirs et de détente.
UN REBOND INATTENDU
Pour l’économie israélienne, le début de Souccot est synonyme de rebond : le PIB israélien a augmenté au rythme annuel de 3,2% au premier semestre de 2016 (contre 3% selon les estimations antérieures). Ce qui signifie que l’économie israélienne se porte mieux que les derniers chiffres connus ne le laissaient croire.
Et lorsque l’on examine, en détail, l’évolution des indicateurs depuis le début de 2016, une bonne surprise attend l’amateur de chiffres : le PIB israélien a bondi de 4,3% au deuxième trimestre, contre une hausse plus modérée de 2,3% au premier trimestre (en tendance annuelle).
LA CONSOMMATION PRIVÉE S’EMBALLE
Comment les statisticiens expliquent le rebond de l’économie israélienne au deuxième trimestre de cette année ? Réponse : c’est le consommateur israélien qui a permis la relance de l’activité. On sait que, depuis les dix-huit derniers mois, la consommation privée est la locomotive de l’économie israélienne ; cette tendance se poursuit et même s’accentue.
Mais au deuxième trimestre 2016, la consommation des ménages israéliens s’est carrément emballée : elle a fait un bond de 9,9% en tendance annuelle. Il y a longtemps que l’économie israélienne n’avait connu une telle frénésie d’achats.
La consommation privée n’a pas été la seule à s’emballer au second trimestre ; les investissements aussi ont redémarré (+ 5,4%) et les exportations de biens et services (diamants et start-up exclus) ont fait un bond de 13,7% en rythme annuel.
L’ÉCONOMIE RÉELLE À LA TRAÎNE
Bien sûr, l’optimisme des dernières estimations ne doit pas cacher le problème inhérent de l’économie israélienne depuis plus d’un an. Ce n’est pas l’économie réelle qui augmente de volume : ce sont les dépenses des ménages israéliens, souvent à crédit, qui donnent un coup de fouet à l’activité économique.
En Israël, la distinction entre “économie réelle” et “économie financière” reste forte : la finance (ou économie financière) est toujours une activité en forte expansion et à forte rentabilité, même quand la production (ou économie réelle) croît plus lentement. D’autant plus qu’en 2016, le volume des crédits accordés par le système bancaire israélien connaît une forte progression : crédits immobiliers, prêts à la consommation, découverts bancaires, etc., tout est bon pour pousser l’Israélien à la consommation.
À l’heure des taux d’intérêt presque nuls, l’Israélien n’hésite plus à spéculer ou à s’endetter pour consommer, pour voyager, pour se loger ou pour changer de voiture ; ce qui tire le PIB vers le haut, sans forcément refléter un élargissement de l’activité productive.
D’où l’enjeu principal de l’économie israélienne pour les mois qui viennent : faire profiter l’économie réelle de la bonne santé de l’économie financière. Reste à savoir si cet enjeu sera compatible avec le plein emploi, tout en maintenant une faible inflation et en dégonflant la bulle immobilière.

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