lundi 26 septembre 2016

"Mon sang bout de plus en plus": une Toulousaine raconte son agression....


Sur Facebook, une Toulousaine de 37 ans raconte la violence agression dont elle aurait été victime mardi soir en pleine rue. Elle n'aurait toutefois pas déposé plainte, selon La Dépêche du Midi.

Elle témoigne avec ses tripes. C'est sur Facebook que Prisca Boh, une Toulousaine de 37 ans a choisi de raconter l'agression sexiste dont elle aurait été victime mardi dernier, aux alentours de 23h30, en pleine rue. Selon son récit, alors qu'elle sort d'une épicerie de nuit après avoir assisté à un concert, la jeune femme est interpellée par trois hommes dans le quartier Saint-Michel. "Bonsoir princesse", "Bonsoir bella", lui lance ces derniers. "Je les ignore. Visiblement, ça les agace", se souvient Prisca dont le message Facebook a été partagé plus de 25 000 fois.  

Mardi soir. 23h30. Quartier St Michel à Toulouse. Je reviens d'un chouette concert, la vie est belle, je vais m'acheter du chocolat pour fêter ça.
Je sors de l'épicerie de nuit, je suis seule dans la rue.
3 hommes m'interpellent par des "Bonsoir princesse", "Bonsoir Bella" et autres.

Je les ignore.

Visiblement, ça les agace. Alors l'un d'entre eux lance une attaque sur mon physique. Je me retourne  
et reviens les voir en leur demandant sèchement de répéter. Il me disent alors .
Afficher la suite......

Trois mois de convalescence

L'un des trois hommes l'attaque alors verbalement sur son physique. Prisca, agacée, décide de répliquer. "Je me retourne et reviens les voir en leur demandant sèchement de répéter", écrit la jeune femme. Le ton monte rapidement et l'un des hommes finit par lui asséner un coup au visage. "Je me cogne brutalement contre une rambarde en fer et m'écroule par terre, la joue bien rouge et enflée et la lèvre ouverte. Et... Le poignet complètement pété", raconte Prisca qui doit subir une opération en urgence. Trois mois de convalescence lui seront nécessaire pour se remettre. 
Sur Facebook, cette dernière publie d'ailleurs une photo d'elle sur un lit d'hôpital, le bras immobilisé dans une attelle.  

"La peur doit changer de camp"

Outre le récit de son agression, Prisca Boh profite de son message Facebook pour pousser un violent coup de gueule. "Deux jours que je chiale ma race. Que je chiale de cette énième agression, humiliation, parce que je suis tout simplement une FEMME. Alors voilà, j'ai bientôt 37 ans. Ça va faire maintenant presque 25 ans que je subis ces saloperies en tous genres: agressions verbales, humiliations multiples, harcèlement sexuel, moral, de rue ou au travail, violences physiques, viol. Et j'en passe...", énumère-t-elle. 
Prisca Boh, qui se dit "à bout", est profondément choquée par ce qu'elle a vécu. "La colère, la rage, je l'ai, je vis avec chaque jour, mais je monte d'un cran à chaque nouvelle épreuve de ce style. Mon sang bout de plus en plus. J'en ressors une nouvelle fois traumatisée, vidée [...] Néanmoins, je reste fière d'être une femme et mon/notre combat continuera tant qu'il le faudra. La peur doit changer de camp", poursuit-elle. 
Selon les informations de La Dépêche du Midi, Prisca Boh n'a pas porté plainte à la suite de son agression. La jeune femme n'a par ailleurs pas répondu à toutes les demandes d'interviews faites par le quotidien régional. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Une voiture piégée explose sur l’autoroute Ayalon à Tel Aviv Par celine ....

L’homme assassiné, Abdel al Hafez Ar’ar, est originaire du villafe de Jaljulia près de Kfar Saba. Le blessé, Ali Amar, qui a subi de gr...