mardi 12 juillet 2016

Organisation non gouvernementale (ONG) la Knesset vote sur le fil la loi de Transparence ©.


La Knesset vote la loi de Transparence sur les ONG, malgré l’opposition. 

Enfin la première vraie loi de décolonisation votée en Israël!? Il reste pour le moins surprenant qu’une loi qui vise à rendre palpable que la dénomination Organisation « Non-Gouvernementale » demeure autre chose qu’une pure fiction permettant l’ONGérence (l’ingérence) dans les affaires d’Israël, par des Etats qui téléguident et missionnent des groupes politiques pour les représenter sur place et contester un pouvoir élu au parlement, puisse soulever autant de rejet. La liberté, l’indépendance ont un prix. 

La Knesset a voté une loi qui restait controversée, ce lundi, est qui renforce la réglementation de nombreuses ONG israéliennes des droits de l’homme. La loi a été approuvée en seconde et troisième lectures par un vote de 57 pour et 48 contre.
Appelée « Loi de Transparence » par sa marraine, la Ministre de la Justice du Foyer Juif, Ayelet Shaked, elle exigera des ONG qu’elles donnent les détails de leurs donations étrangères si la moitié de leur financement provient de gouvernements étrangers ou d’organismes tels que l’Union européenne. En pratique, la loi affectera presque exclusivement des groupes « libéraux » ou d’extrême-gauche, parce que les groupes plus à droite ou « faucons » dépendent largement de donations émanant de personnalités prospères, qui sont exemptées de devoir se justifier.
La loi exige des organisations qu’elles déclarent leur dépendance vis-à-vis des financements étrangers dans toute communication avec les responsables publics et à la télévision, dans les journaux, sur les panneaux d’affichage et sur internet. Les représentants de ces groupes doivent aussi déclarer qu’ils dépendent de contributions étrangères aux directions des commissions de la Knesset quand ils participent à des réunions. Le refus de se conformer sera sanctionné par des amendes.

Justice Minister Ayelet Shaked during the discussion on the legislation (Photo: Yoav Dudkevitch)
La Ministre de la Justice Ayelet Shaked au cours des débats sur cette loi (Photo: Yoav Dudkevitch)

Plus de 30.000 ONG sont enregistrées en Israël, dont près de la moitié sont réellement actives. Environ 70 de ces groupements s’occupent du conflit palestino-israélien et reçoivent des fonds soit de l’Union Européenne dans son ensemble, soit de gouvernements qui en sont membres, dont le Danemark, la Suède, la Belgique, ainsi que de la Norvège qui n’en est pas membre,  [NDLR : afin d’influencer politiquement sur la notion de « Droits de l’Homme » et d’en faire une notion à sens unique, au profit des seuls Palestiniens ou arabo-musulmans].
« Je m’attends à ce que les pays (étrangers)…  tentent d’influencer Israël par la voie diplomatique  et non en versant des millions de dollars ou d’€uros aux ONG, qui, d’habitude, tentent de promouvoir leur propre vision du monde », a déclaré Shaked à Reuters, lundi.
Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a fortement appuyé ce projet de loi, en la présentant comme « démocratique et nécessaire » et en ajoutant qu’il n’y a rien d’anti-démocratique au fait d’exiger la transparence de telle façon que l’opinion publique soit avertie du rôle des gouvernements étrangers dans le financement de ces groupements politiquement orientés.
En s’adressant aux memvbres de son parti le Likoud au début de l’année, Netanyahu a dressé des parallèles avec le Pays Basque espagnol, où différents groupes séparatistes utilisent des moyens soit pacifiques soit violents pour faire avancer leur cause : « Essayez d’imaginer si Israël finançait les organisations pour l’Indépendance du Pays Basque (ou de la Corse) », soulignait-il…

Prime Minister Netanyahu, center, flanked by Public Security Minister Erdan to his right and Transportation Minister Katz to his left (Photo:Yoav Dudkevitch)
Le Premier Ministre Netanyahu, au centre, flanqué par le Ministre de la Sécurité Publique Erdan à sa droite et du Ministre des Transports Katz à sa gauche (Photo:Yoav Dudkevitch)

Les opposants à cette loi ont argumenté en disant que le Gouvernement Netanyahu tente de prendre pour cibles les organisations de gauche pour les Droits de l’Homme qui sont critiques de la politique d’Israël envers les Palestiniens.

Le Député Robert Ilatov du aparti nationaliste Yisrael Beitenu a déclaré coparrainer la loi parce que « l’Ingérence dans les affaires internes d’Israël n’est pas acceptable ».
Des versions précédentes de ce projet de loi voulaient homologuer ces groupes comme des agents étrangers et permettre à Israël de prélever des impôts sur les dons perçus de gouvernements étrangers. Une proposition particulièrement contestée a été abandonnée, qui requérait des représentants de ces groupes qu’ils portent des logos identifiants quand ils se trouvent dans l’enceinte du Parlement israélien.
Au cours du débat qui a duré tard lundi, et s’est prlongé plusieurs heures, les députés de l’opposition israélienne ont accumulé les critiques, même si le projet avait été amendé.
Le député de l’opposition Nachman Shai, de l’Union Sioniste a déclaré : « Nous devrons payé pour ce préjudice durant des générations ». 
« La loi sur les ONG… est indicatrice, plus que tout, du fascisme naissant qui devient rampant au sein de la société israélienne », a déclaré le chef de l’opposition Isaac Herzog (de l’Union dite Sioniste) aux reporters quelques heures avant le vote.
Opposition leader Isaac Herzog and co-Zionis Union leader Tzipi Livni (Photo: Yoav Dudkevitch)
Le chef de l’Opposition Isaac Herzog et sa co-dirigeante Tzipi Livni (Photo: Yoav Dudkevitch)

D’autres députés de l’opposition ont comparé cette mesure aux politiques autoritaires en Russie et en Arabie Saoudite.
La fameuse Loi sur les ONG a été approuvée en dépit des attaques et tentatives d’ingérence provenant de l’extérieur du pays.
Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont publiquement et en privé,  soulevé leurs inquiétudes, quant à cette loi, alors que le député allemand Volker Beck, président du Groupe Parlementaire d’amitiés germano-israéliennes a écrit sur sa page Facebook, lundi, que cette loi allait « ternir la réputation d’Israël ». 

Discussion on the NGOs law at the Knesset (Photo:Yoav Dudkevitch)
Débat autour de la Loi sur les ONG à la Knesset (Photo:Yoav Dudkevitch)

Presque tous les groupes israéliens qui reçoivent plus de la moitié de leurs financements de la part de gouvernements étrangers en situation d’ingérence (d’ONGérance) sont aussi des organisations des droits de l’homme clairement orientés à gauche.
Le groupe contre les implantations « La Paix Maintenant » a annoncé qu’elle va traduire cette loi devant la Cour Suprême.
« Alors que cette loi va délégitimer les organisations d’extrême-gauche, les ONG favorables aux implantations qui reçoivent des millions de dollars de la part d’organisations caritatives étrangères, sans aucune transparence demeurons intouchables », affirme l’organisation dans un communiqué.
« Ils’agit d’une loi dont le seul but est de faire taire et de marquer ceux qui osent donner de la voix et critiquer le gouvernement ou s’élever contre les implantations », ajoute t-elle.
 Associated Press, Reuters|Publié le :  12.07.16 ,

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