mardi 12 juillet 2016

Il y a 10 ans à peine… par Avraham Azoulay !


Il y a dix ans déjà, durant l’été 2006, Israël entrait en guerre contre le Liban, plus précisément contre le Hezbollah. Des milliers de missiles pleuvaient alors sur notre beau pays, provoquant la peur, l’incertitude et la mort. Nos soldats, ces géants des temps modernes, ont du fouler la terre maudite de Bint Jbeil, sans hésiter ni trembler. Les actes héroïques se sont comptés par dizaines, de Roy Klein à Emmanuel Moreno, z”l, jusqu’à Yoni Chetboun, décoré pour son héroïsme sur le champ de bataille, la bravoure dans Tsahal, face à la mort, était comme toujours, sans limite.
Dix ans plus tard nous subissons une nouvelle guerre, qui a commencé avec des coups de couteau meurtriers et qui continue aujourd’hui avec les armes à feu sur les routes. Nous ne sommes pas au Far-West, nous sommes simplement sur la terre sainte léguée par D-ieu à nos Pères.
Alors pourquoi devrait-on subir tant de violence pour mériter notre place ici ? Ne serait-il pas temps de renverser la vapeur et d’attaquer, de traquer, plutôt que de simplement nous défendre et pleurer nos morts ?
Les héros d’aujourd’hui sont ces enfants courageux qui, durant la shiva de leurs parents, remontent le moral aux visiteurs venus les réconforter. Ce sont ces mères courage qui soulagent les autres familles, juste après le meurtre de leur enfant. Ce sont ces grands-parents tsadikim, qui remplacent les parents sauvagement assassinés dans leur sommeil, en redevenant, de nouveau parents, d’orphelins rescapés. Hélas, les exemples ne manquent pas, ils n’intéressent en fait que ce petit cercle d’âmes sœurs composant le peuple juif.
Nous aurions sûrement préféré parler de la fameuse finale de l’euro, qui aura su faire oublier, le temps d’un été, les problèmes de fond qui rongent la France, l’Europe et le monde. Le match de football est terminé, il faut revenir à la réalité du moment, entre les réfugiés qui débarquent tous les jours sur le vieux continent, les noirs en colère aux États-Unis, les atrocités de Daesh et le terrorisme mondial…
On sait que la force d’Israël réside dans la parole: dans la bénédiction divine. Toutes les tentatives extérieures de nous atteindre, moralement ou physiquement, se retourneront finalement contre nos ennemis, et c’est là dans nos mots bénis, écrits, dits et récités, que nous puisons notre force et notre foi en l’avenir.

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