samedi 23 juillet 2016

Fusillade à Munich : les enquêteurs penchent pour la piste d'un "forcené" sans lien avec Daesh......



Au lendemain de la fusillade du 22 juillet à Munich, la police a fait le point sur l'enquête.

Au lendemain de la fusillade qui a éclaté le 22 juillet dans un centre commercial de Munich, l'enquête progresse. La police allemande a indiqué, au cours d'une conférence de presse, pencher pour la piste d'un "forcené" afin d'expliquer la fusillade de Munich (sud) qui a fait neuf morts, dont trois Kosovars, trois Turcs et un Grec, pour l'essentiel de jeunes personnes. "Nous partons du principe qu'il s'agit dans cette affaire d'un acte classique d'un forcené". 

Le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä, a par ailleurs affirmé n'avoir trouvé aucun lien avec le groupe jihadiste État islamique. "Nous avons trouvé des éléments montrant qu'il se préoccupait des questions liées aux forcenés" auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux. "Il n'y a pas d'autres raisons". Au cours de cette conférence de presse attendue, le chef de la police de Munich a précisé que le tueur germano-iranien âgé de 18 ans, identifié comme étant David Ali Sonboly, souffrait "d'une forme de dépression (...) Il s'agit ici d'une maladie". Les enquêteurs n'ont toutefois pas confirmé l'information selon laquelle le tueur aurait suivi un traitement psychiatrique.

Un garçon timide et fan de jeux vidéos violents

Ses voisins parlent d'un jeune homme serviable et sans histoires, réservé et fan de jeux vidéo de guerre. Il vivait avec ses parents et son jeune frère dans un immeuble de logements sociaux moderne et discret, au cœur d'un quartier (Maxvorstadt) plutôt aisé de la capitale bavaroise, non loin du centre. Il avait fréquenté l'école du quartier. "Je ne l'ai jamais vu en colère, je n'ai jamais entendu de problème avec la police ou avec les voisins", raconte cette mère de famille d'origine macédonienne qui habite au premier étage de la résidence. 

"Il était très gentil, serviable. Il riait comme toute personne normale (...) Quelque chose s'est passé dans sa tête", ne peut-elle que lâcher. Les deux parents sont iraniens, selon le voisinage, le père chauffeur de taxi, la mère ancienne employée de la chaîne de grands magasins Karstadt. Selon une source policière citée par l'agence DPA, il était un fan de jeux vidéos de guerre et, plus symptomatique, un admirateur d'un jeune Allemand de 17 ans qui avait perpétré un massacre dans son école près de Stuttgart en 2009.  

"Un lien évident" entre la fusillade de Munich et Breivik, le tueur norvégien

Les enquêteurs ont établi que le jeune forcené a voulu "faire un lien" avec le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ. "Le lien est évident", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Munich alors que la fusillade qui fait neuf morts a été commise cinq ans jour pour jour après le massacre de 77 personnes par l'extrémiste de droite Breivik. Dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé environ 300 munitions, suggérant qu'il avait à l'origine l'intention de tuer un nombre encore beaucoup plus important de personnes. 

Il a, selon la police, probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en "piratant" un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie, un établissement de restauration rapide McDonald. La plupart des victimes sont très jeunes, adolescents et jeunes adultes, avec lesquelles il a pu être en contact avant les faits. 
http://www.rtl.fr/actu/politique/fusillade-a-munich-les-enqueteurs-penchent-pour-la-piste-d-un-forcene-sans-lien-avec-daesh-

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