jeudi 21 juillet 2016

14 navires de guerre turcs manquent-ils à l’appel? ©


14 Navires de guerre Turcs, de 2 à 42 hélicoptères, 2 avions F16, 25 commandos des forces spéciales manqueraient à l’appel depuis la tentative de coup d’Etat.

D’autres experts, ainsi qu’Ankara -dont c’est l’intérêt bien compris- démentent ces allégations.

Personne, en fait, ne peut étaler de preuve formelle. 



ERBIL, Région du Kurdistan—Au moins 14 vaisseaux turcs et le Commandant de la Marine, l’Amiral Veysel Kosele sont portés manquants après le coup d’Etat avorté contre le gouvernement vendredi. La nouvelle de ces navires manquants, ainsi que leur commandant a été publiée par le Times, mais le Vice-Premier Ministre turc Numan Kurtulmus a nié cette possibilité. 
Les médias turcs suggèrent que Kosele aurait été piégés à bord de son bateau après que les comploteurs lui auraient dit qu’il y avait un attentat terroriste et qu’il aurait été pris en otage.
Pas plus l’U.E que l’OTAN ne semblent savoir quoi que ce soit, à propos de ces navires manquants, et qui devaient être en service (mission) soit sur la Mer Egée, soit sur la Mer Noire. Certains soupçonnent qu’ils aient pu mettrele cap sur la Grèce, comme cela a été le cas avec un hélicoptère qui a survolé l’espace aérien jusqu’en Grèce, avec huit militaires à bord qui ont demandé l’asile.
« Nous recherchons chacun de ces navires. Nous avons eu des informations sur des discussions qui se sont déroulées disant à un certain moment qu’ils voulaient entrer dans les eaux territoriales grecques. Cependant, cela ne s’est pas passé comme ça », a déclaré une source au Ministère grec de la Défense au RIA Novosti russe.
En plus de ces 14 navires, entre 2 et 42 hélicoptères, selon les rapports, ainsi que 25 membres des forces spéciales sont aussi portés disparus. Le journal Hurriyet a rapporté qu’ils projetaient de mener un raid contre la résidence du Président turc Recep Tayyip Erdogan, alors qu’il était en vacances dans la ville balnéaire de Marmaris sur la côte, vendredi. Depuis, ils sontportés manquants.
Ces deux hélicoptères auraient été envoyés à la rescousse des forces spéciales, dès l’échec de leur descente contre Erdogan. Ils auraient alors fui vers une zone boisée où se cacher. Personne ne les a retrouvés.
Depuis vendredi, au moins 60.000 personnes ont soit perdu leur emploi dans la fonction publique, soit ont été arrêtés, dont près de 99 généraux accusés de complot et au moins 6.000 militaires., 9000 policiers et 3000 juges.

Devrim Yaylali, a Turkish naval expert and blogger who closely tracks ship movements in the Black Sea, likewise was skeptical. “Warships’ commanders are taught and trained to operate alone and independently,” he pointed out to The Daily Beast. “Thus they do disappear when the mission dictates.” But that doesn’t mean their crews have mutinied.
Devrim Yaylali, un expert naval turc et bloggeur qui suit à la trace les mouvements des navires en Mer Noire, est, de même plutôt sceptique. « On enseigne aux Commandants des navires de guerre à opérer en solitaire et de façon indépendante », souligne t-il pour le Daily Beast. « Ainsi disparaissent-ils quand on leur dicte une mission à accomplir ». Mais cela ne signifie pas que  leurs équipages se seraient mutinés.
En outre, les navires de guerre turcs passent le plus clair de leur temps sur la Mer Noire ou la Mer Egée, ce qui fait qu’il leur est difficile de vraiment « disparaître » de vue durant une période donnée de temps. « Aussi bien la Mer Noire que la Mer Egée sont des petites mers et aussi bien la Grèce que la Russie observent minutieusement toutes les activités navales turques », déclare Yaylali. « S’il y avait quelque chose qui ne va vraiment pas avec nos bateaux, ils seraient les premiers à s’en réjouir publiquement ».
Hannah Lucinda Smith, à l’origine de l’article l’annonçant dans le Times, a déclaré pour sa part au Daily Beast, détenir des rapports très clairs corroborant son article, mais àelle a refusé de détailler ses sources. Il serait impossible de vérifier indépendamment ses affirmations, en tout cas, jusqu’à ce que ces navires de guerre déclarés manquants refassent des réapparitions publiques ostensibles – ou se montrent dans des havres grecs, leurs marins rebelles demandant asile sûr contre les représailles du pays qu’ils auraient fui.
On s’est aussi posé bien des questions, suite à une information de Debkafile, disant qu’au moins 42 hélicoptères des forces aériennes turques, ainsi que leurs équipages et missiles – un duo de deux F-16 qui ont bombardé le Parlement à Ankara et presque failli intercepter le vol transportant le Président Recep Tayyip Erdogan, de retour vers la capitale. Leur disparition semblent avoir poussé le Président et le Premier Ministre à exhorter les citoyens à continuer d’occuper les squares des villes en soutien au gouvernement, au cas où la menace de coup d’Etat ne soit pas totalement levée.
Des centaines de policiers ont fait une descente lundi sur l’énorme base aérienne d’Incirlik qui abrite les avions de chasse américains présents pour mener des frappes en Irak et en Syrie, et où résident 1500 personnels de l’armée de l’Air américaine.

L’ancien commandant des forces aériennes turques, le Général Akin Ozturk est cité par l’agence Anadolu contrôlée par l’Etat comme ayant avoué à ses interrogateurs qu’il avait « agit avec l’intention de mener un coup d’Etat ». On l’a exhibé avec plusieurs blessures au visage, sur la tête et sur le haut du corps. Ozturk fait partie des 99 généraux détenus dont 11 ont été mis aux arrêts. 
Une vaste purge est en cours dans toutes les institutions depuis la reprise en main par Erdogan, dont les services accusent l’étranger de complot (comprendre : les Etats-Unis et l’OTAN, ce qui présage d’une révolution islamique construite autour des Frèrers Musulmans, en Turquie).
Par DEBKAfile (israélien) 18 juillet 2016, 8:31 PM (IDT), Rudaw (kurde) le 20 juillet 2016 et le Daily Beast, le 20 juillet 2016.
Adapatation : Marc Brzustowski

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