jeudi 26 mai 2016

Suppression du passé du peuple juif, shoah mémorielle....


À l’attention de Monsieur l’ambassadeur Serge Klarsfeld
Unesco
Place Fontenoy
75006 Paris
Objet : suppression du passé du peuple juif, shoah mémorielle
Copie aux Présidents des associations : Convoi 6, convoi 73
Monsieur l’Ambassadeur,
Je vous ai communiqué les différents courriers adressés à Madame Bokova, directrice générale de l’Unesco.
Je n’ai cependant pas su s’ils vous avaient été remis et ce que vous en pensiez, aucune réponse ne m’étant parvenue de votre part à ce sujet.
Mon dernier courrier avait trait à ce que je ne peux qualifier autrement que : (de) shoah de la mémoire, mise en œuvre par l’instance exécutive de l’Unesco.
L’exécutif de l’Unesco a, en effet, effacé treize siècles de passé de la nation hébraïque vivant sur son territoire historique, menant sa vie sociale et intellectuelle là où la confédération tribale hébraïque s’est constituée en nation politique ; une nation dont tout un pan de la culture est devenu un socle moral pour la majorité des êtres humains.
L’Unesco a ainsi besogné sournoisement : en islamisant les premiers lieux fondamentaux de la présence physique et morale des Hébreux (les tombeaux de Rachel et celui dit des Patriarches racheté à prix d’or, au milieu du 19ème siècle, aux autorités califales ottomanes, par Lord Montefiore, pour qu’il reste légalement la propriété perpétuelle du Peuple juif), jusqu’aux fondations des deux Temples juifs (le Temple de Salomon et celui remanié par l’Iduméen Hérode).
Le mur occidental (Kotel, ou « mur des lamentations ») a ainsi été arraché par un coup de force à la mémoire du peuple qui l’a bâti en tant que mur de soutènement du Temple (le Beit amiqdash ha koddesh) et n’a cessé de venir y prier avec ferveur.
Pour l’exécutif de l’Unesco, ce lieu est devenu le mur où, selon un rêve interprété contradictoirement par les écoles de ses disciples, le fondateur de l’islam aurait attaché sa fantastique monture ailée du nom de Bourak.
Je m’adresse à vous, en votre qualité d’Ambassadeur de cette institution septuagénaire conçue par ses fondateurs comme étant un outil scientifique ambitionnant à la recherche du vrai.
Or, ce qui fait présentement disparaître le passé du peuple juif, ce n’est pas l’oubli, ce ne sont pas des trouvailles archéologiques analysées, ce sont des considérations d’opportunisme politique, peut-être aussi les propos menaçants de certains.
Vous étiez ces derniers jours en Israël, -avec le Président Mergui-, pour accompagner le Premier Ministre Manuel Valls. Je ne vous juge pas sur ce plan, vous aviez vos raisons, certainement légitimes.
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Par contre, étant donné les pressions que vous connaissez probablement mieux que je ne les connais, Manuel Valls s’est retrouvé à proposer ce qui n’est probablement pas le Plan le plus judicieux et, surtout, à devoir placer ses pas dans un sillon corroborant pour l’essentiel les affabulations unescuesques : ainsi la légende de « Jérusalem-est »-ville arabe (en 1903, selon les autorités ottomanes, Jérusalem -qui se réduisait alors essentiellement à la vieille ville- abritait 42000 Juifs et 7200 Arabes et arabisés ; une ville « arabe », une ville non-juive, que « Jérusalem-est » ?).
Pourrai-je, monsieur l’Ambassadeur, sans vous offenser, vous demander : votre présence s’imposait –elle ?
Loin d’aider à la manifestation de la vérité et à la préservation des intérêts légitimes des Juifs vivants et futurs, est-ce qu’elle n’a pas donné au gouvernement français le sentiment ou la conviction que sa malheureuse initiative était légitime, qu’elle était la bonne ?
Monsieur l’Ambassadeur, comme vous avez pu le lire dans le courrier dont vous étiez aussi destinataire, j’ai demandé à rencontrer, en votre présence, Madame Bokova.
Je maintiens cette demande et j’espère que vous l’appuierez.
Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de ma plus haute considération.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Rubin pour Dreuz.info.

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