
17 octobre 2011
Depuis quelques jours, nous vivons au rythme des déclarations et des nouvelles
concernant la libération tant attendue de Guilad Shalit.
Depuis l'immense bonheur à l'annonce de la signature de l'accord entre Israël et le
Hamas, chaque jour, chaque minute, nous semble une éternité.
Ce matin encore, le Hamas tente un énième chantage et demande encore plus.
Nous le savons tous, il en sera ainsi jusqu'à la dernière minute, celle qui verra, si D…
veut, Guilad enfin libéré.
5 années d'angoisse, 5 années de doute et d'espoir, 5 années de lutte et de courage pour
une famille et tout un peuple qui n'ont jamais baissé les bras.
5 années de combat pour que Guilad ne soit jamais oublié.
5 années de mobilisation à travers le monde afin que chacun fasse de Guilad un de ses
otages.
Je ne peux m'empêcher de penser à ces nombreux rassemblements ayant regroupé des
dizaines de milliers d'entre nous et qui ne trouvèrent grâce aux yeux des journalistes et
des médias, qui refusaient alors de donner à Guilad quelques lignes ou quelques minutes.
Je ne peux oublier ces années de combat pour qu'enfin son nom soit cité parmi les otages
français.
Je ne peux oublier les refus essuyés lorsque nous réclamions que Guilad soit reconnu
comme un otage franco israélien.
Je ne peux oublier l'amalgame fait, par le quai d'Orsay et par nombres de politiciens
français de toutes tendances, entre la situation de Guilad et celle de ce franco-palestinien
arrêté et jugé par un tribunal israélien pour tentative d'attentat que lui-même avait
reconnu.
Plus nous nous rapprochons de la libération, plus les déclarations affluent et plus
apparaissent " les amis des combats gagnés" bientôt aussi nombreux que les résistants
de Mai 1945 !
Tous se souviennent et revendiquent leur solidarité et leur action discrète dans ce dossier.
Où étaient-ils pendant ces longues années ?
Mais, je ne peux oublier toutes celles et tous ceux qui ont lutté et agi à nos cotés depuis
tant d'années. Je veux ici les remercier et les féliciter pour le travail effectué.
L'heure n'est ni aux médailles ni aux comptes, mais au nom de la vérité, un immense
bravo aux services israéliens, au Premier ministre israélien et à son courage politique.
Un grand Merci à ceux qui ont vraiment oeuvré :
Les services égyptiens et le gouvernement Allemand dont la fidélité et la médiation ont été
exemplaires et efficaces.
Dans quelques jours, Guilad sera rentré chez lui.
Il aura besoin de temps pour se reconstruire et reprendre pied dans la vie.
Ses parents et lui auront tant besoin de se retrouver et de se reposer après ce long
cauchemar.
J'espère qu'ils le pourront et que chacun saura alors reconnaitre la grandeur de ce peuple
israélien capable de libérer 1027 terroristes pour faire revenir un seul de ses enfants.
J'espère que le monde aura une pensée pour toutes ces familles endeuillées qui verront
les meurtriers d'un des leurs être libérés.
J'espère que tous ceux qui aujourd'hui crient victoire sans y avoir participé, mettrons leur
énergie et leur voix au service de la vérité, du droit d'Israël à vivre en paix et en sécurité.
Il existe un vieil adage qui dit : « la défaite est solitaire et la victoire collective ! »
Alors, au nom des victoires espérées, acceptons de partager les honneurs mais restons
conscients face à ces amitiés si fragiles et si souvent éphémères.
L'essentiel étant que Guilad soit enfin libéré !
J'aime beaucoup la lettre au Président Français . G.M
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