«Je ne me sens pas être spécialement une “héroïne”. Nous nous sommes engagés à protéger nos enfants”
La Maman décrit comme un miracle d’avoir pu s’abriter avec ses enfants quelques secondes avant que sa maison ne soit ravagée
Miri Tamano, qui a entraîné ses fils dans la chambre forte (miklat) à l’abri du missile qui a détruit sa maison à Beersheba, écarte les propos qui tendent à en faire une héroïne, et attribue à la providence divine le privilège d’avoir permis à sa famille d’échapper à l’attaque au missile de Gaza..
Miri Tamano avait à peine réussi à pousser ses trois garçons dans un abri anti-bombe (miklat) et à fermer la lourde porte blindée anti-explosion quand une explosion massive a secoué sa maison.
Secouée mais indemne, elle et ses enfants se sont blottis dans la pièce, plongés dans l’obscurité, en essayant de rester calmes.
«Maman, ça a frappé notre maison», a dit l’un de ses enfants, en se mettant à pleurer.
Ce qui a frappé la maison des Tamano à Beersheba mercredi matin, vers 3h40, était une roquette Grad, chargée de quelque 20 kg d’explosifs et tirée depuis la bande de Gaza, selon les forces de défense israéliennes.
La capacité de Tamano à se réveiller, à se lever du lit, à retrouver chacun de ses enfants et à mettre leurs corps endormis à l’abri avant que l’explosion ne se produise – tout cela en moins d’une minute – a permis de leur sauver la vie et probablement de contenir encore un peu les hostilités dans la région plongée dans la prémonition d’un conflit plus vaste qui pourrait bientôt faire boule de neige.
Capture d’écran d’une vidéo de Miri Tamano, parlant de la roquette palestinienne qui a frappé sa maison à Beersheba, le 18 octobre 2018. (Actualité Hadashot)
La mère célibataire et ses fils, âgés de 8, 9 et 12 ans, ont tous été emmenés à l’hôpital et traités pour anxiété (état de choc), mais n’ont autrement pas été blessés lors de l’attaque et ont pu sortir depuis de l’homme après un bref séjour.
S’adressant à la chaîne d’information Hadashot jeudi, Tamano a déclaré que ce qui s’était passé relève de l’action de la “providence divine”.
«C’était clairement un miracle», a-t-elle déclaré depuis une chambre d’hôtel à Beersheba où la famille habite depuis que leur maison a été démolie. “Tout Israël a vu ce miracle.”
L’explosion de missile a complètement détruit une grande partie de la maison familiale, faisant tomber les murs et dévastant le deuxième étage, où se trouvaient les chambres des enfants.

La maison endommagée par un missile tiré de la bande de Gaza, telle qu’elle a été retrouvée dans la ville de Beersheba, dans le sud d’Israël, le mercredi 17 octobre 2018. (AP / Tsafrir Abayov)
Les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique ont tous deux nié avoir lancé la roquette dans une déclaration conjointe mercredi, démentie par Israël. En conséquence, Tsahal a pilonné 20 cibles, en soulignant que ces deux groupes sont bien les seuls à pouvoir atteindre Beersheba, à quelque 40 kilomètres de Gaza.
Toutefois, certains experts ont évoqué la possibilité qu’un coup de foudre ait pu provoquer le déclenchement de la roquette, ainsi qu’un deuxième missile qui s’est écrasé dans la mer au large de la côte de la région de Tel Aviv, près de Bat Yam.







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