mercredi 1 août 2018

Face-à-face entre Tsahal, l’Iran et le Hezbollah sur le Golan ©


La Syrie proclame le contrôle des frontières avec Israël = Les forces iraniennes / Hezbollah  maintenant face aux positions de Tsahal sur le Golan


Trois inexactitudes flagrantes sont apparues dans la déclaration syrienne, mardi 31 juillet, selon laquelle son armée a pris le contrôle de toute la frontière avec Israël, sans porter ce succès au crédit du Hezbollah et des milices chiites pro-iraniens.
  1. Le Hezbollah et les milices chiites commandées par les officiers des Gardiens de la Révolution iranienne ont, en fait, mené la bataille victorieuse pour la reprise des régions frontalières israélo-syriennes – et non pas la 4 e armée syrienne.
  2. Le terme “de forces spéciales syriennes”, créditées de l’exploit, est un euphémisme pour  dire “Les forces de défense locales” – qui, elles-mêmes, sont un nom de code pour parler d’une unité chiite dirigée par des officiers du Hezbollah et des mercenaires locaux à la solde du Hezbollah. Son commandant ne prend pas ses ordres du commandement général syrien, mais directement des centres de commandement des gardiens de la révolution iraniens en Syrie. Les sources des renseignements militaires révèlent qu’à l’heure actuelle, ces “Forces Locales de Défense” ont établi des quartiers généraux dans la région de Quneitra, à Tel Mashara et dans la ville de Mashara.
    Un officier israélien a relayé une demande urgente, par l’intermédiaire des canaux de Tsahal, au commandement russe à Khmeimim, afin de protéger la population qui est, désormais, tombée sous le contrôle syrien-iranien-Hezbollah après avoir été longtemps alliée et aidée par Israël. Cette demande de leur sauver la vie est non seulement tardive, mais futile. Les Russes, ayant encouragé la conquête syrienne / iranienne du sud-ouest de la Syrie, sont maintenant partis de la région. Le président Vladimir Poutine et le ministre de la Défense Sergei Shoigu ont donc renié leur engagement renouvelé envers le Premier ministre Binyamin Netanyahu, de nommer un officier russe à la tête des unités syriennes entrant dans les régions frontalières pour garantir que les éléments pro-iraniens n’entrent pas avec eux. Cela a été le dernier d’une série d’engagements que les Russes n’ont pas, finalement, tenu à respecter.
    Suivant les exemples qui se sont déjà déroulés, les «forces spéciales» syriennes (travaillant directement pour l’Iran) entrantes vont maintenant entamer un processus de «sélection» pour déterminer quelles parties de la population ont collaboré avec Israël. Nous allons bientôt commencer à entendre parler d’exécutions de masse.
  3. La bataille pour la vallée de Yarmuk n’est pas terminée, comme le soutiennent les Syriens. Il est vrai que les quelque mille combattants de l’armée de Khalid bin Walid, fidèles à l’État islamique, n’ont aucune chance de résister à l’assaut dont ils sont l’objet dans le dernier recoin de la frontière. Mais pour l’instant, ils tiennent toujours 50 kilomètres carrés de la poche qui contrôle l’intersection de la frontière syro-israélienne-jordanienne. Ils sont également armés de roquettes sol-sol Grad, dont deux ont, récemment, atterri dans la mer de Galilée le 25 juillet.
Alors qu’est-il advenu des promesses solennelles russes de ne jamais permettre aux forces pro-iraniennes et du Hezbollah d’atteindre la frontière israélienne et de ne pas les laisser installer de bases en Syrie, et qui ont été entendues, semaine après semaine, par les principaux dirigeants israéliens, comme le Premier ministre le ministre Avigdor Lieberman, les hauts ministres Naftali Bennett, Yoav Galant et le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Gady Eisenkot? La nouvelle photo jointe à cet article témoigne clairement de ces forces hostiles déjà installées près des barrières juste en vue des positions de Tsahal sur la frontière du Golan, situées au-dessus.

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