vendredi 13 juillet 2018

Georges Bensoussan : comment il fût chassé du Mémorial, par Sarah Cattan....


Il a connu de longs mois de procédure pour avoir cité un sociologue algérien et évoqué l’antisémitisme tété au sein maternel dans de nombreuses familles musulmanes.
L’historien auquel nous sommes tous redevables et à qui le Mémorial doit tant avait dû comparaître sur le banc-même où s’assirent Dieudonné et Soral, assigné qu’il fut en justice par le CCIF, mais aussi par tous ces autres qui perdirent la tête et l’honneur et estèrent contre lui.

36 mois de procédure desquels l’Historien sort blanchi et l’Homme balafré

36 mois au cours desquels Bensoussan tut à tous ce que lui infligèrent ceux que Lui nomme les notables israélites et moi les Juifs de cour : Entendez la clique qui dirige le Mémorial.
La clique ?
Oui.
Ces belles âmes si émouvantes lorsqu’il s’agissait d’honorer la mémoire d’une Simone Veil ou d’un Claude Lanzmann.
Méconnaissables lorsque l’on découvre cet autre visage. Cette réalité. Cette imposture où le déshonneur le disputa à la malhonnêteté.

Cette imposture où le déshonneur le disputa à la malhonnêteté

Ces messieurs si prompts à nous nourrir de discours lâchèrent leur Historien dès le premier jour. Plus de bonjour. Plus de salut. Georges qui ? Georges Bensoussan décrété infréquentable. Ils n’allaient pas s’allier à celui qui avait osé se livrer à une autopsie de la société française aux prises avec le péril islamiste.

Cet islamophobe ? Ils n’allaient pas prendre le risque de le soutenir

Il ne les vit plus. Ne les entendit plus.
Mieux ? Il se vit signifier la non-reconduction de son contrat arrivé certes à échéance mais qui était supposé courir jusqu’en 2020.
Ils lui retirèrent toutes ses formations. Le contraignirent de facto au silence, dépassant avec un brio malodorant les espérances du CCIF qui n’avait plus qu’à admirer le travail de sape.

Ils crurent se dédouaner en lui faisant l’aumône

Certes, ils lui proposèrent de payer ses frais d’avocats. Aumône que bien sûr il refusa.
Georges Bensoussan fut innocenté dans un jugement sans équivoque.
Croyez-vous qu’alors ils s’amendèrent ? Qu’ils le congratulèrent ?
Vous n’y avez rien compris. Leur attitude se durcit. Ils mirent le nez sur tout ce qui se disait sur les ondes. Ils demandèrent que furent coupées de l’entretien sur Akadem le moment où l’Historien parla des Notables israélites.
Encore ? La suite, qu’un mauvais film n’eût pu imaginer, c’est Georges Bensoussan qui nous l’a racontée.
Ceux-là usèrent de procédés totalitaires sans qu’on entendît protester les institutions supposées représenter les Juifs de France. De concert, tous ils trahirent la mémoire du génocide en se livrant, bouffons du roi, à de grotesques révérences devant la Cour à laquelle ils voulaient à tout prix rendre hommage.

Des noms et des visages haïssables


Cette dérive hors normes a des noms et des visages détestables. Jacques Fredj, François Heilbronn, Eric de Rothschild ? Lequel donna l’ordre ? Lequel signa ? Lequel signifia à l’Historien qu’il devait dégager, vulgaire voyou dont ils crurent se défaire discrètement. Relisez La Plaisanterie de Kundera : tel Ludvik se vit interdire de pénétrer dans l’immeuble du Parti et donc dans son bureau pour récupérer ses affaires, la serrure ayant été changée, Georges Bensoussan n’eut plus accès à son bureau duquel la serrure avait été changée.

Le récit de la honte absolue

Mesurez en lisant la fin de l’histoire comment il est ici question d’une Affaire qui parle non plus d’un homme précisément, mais des dérives de la société telle qu’elle va.
Elle avait déjà été changée, la serrure de son bureau.
On servit sans peur du ridicule à Georges Bensoussan la version officielle : la serrure avait été changée pour que personne ne s’introduisît dans son bureau.
Et qui donc, à part Lui, pouvait dérober les biens de notre voyou. Ce presque ingrat, que ses supérieurs en somme protégeaient de quelque larcin.
orsqu’il lui fut consenti l’aumône de quelques heures, forme de sursis, pour déménager ses biens, le directeur financier demanda à l’accompagner.
Quoi ? Vous n’imaginiez pas qu’on eût pu prendre le risque de le laisser seul !
Quoi ? Vous n’imaginiez pas que ce fût Jacques Fredj qui l’escortât? Il eût fallu un certain courage.

Sous semi-surveillance

En quelques heures, sous semi-surveillance, notre homme dut ranger, trier, jeter, garder, remplir huit caisses de documents et de livres. 25 ans de travail. Plus de 65 numéros de revue. Plus de 40 livres publiés.
Ce n’était même plus le renvoi d’un collaborateur qui œuvra tant au Mémorial. Y créa le service formation. Mais encore, en 2000, l’université d’été.
Non. Ce fut l’éviction d’un voyou auquel ils firent grâce de quelques heures pour récupérer ses effets.
Voilà Lecteur, comment Georges Bensoussan dut clore sa mission.
En attendant que l’Historien et l’Homme s’expriment, nous vous livrons le film, spectateurs-témoins que nous fûmes de méthodes qu’on n’eût osé imaginer en quelque lieu, et surtout pas au sein du Mémorial de la Shoah, où en somme des dirigeants- voyous et lâches eurent recours à ces méthodes despotiques, couverts que chacun était par son supérieur hiérarchique, tout cela au nom de l’ordre, au nom de la soumission à la seule pensée jugée désormais correcte en France.

Le regard silencieux et donc éminemment coupable des Institutions juives

Tout cela sous le regard silencieux et donc éminemment coupable des Institutions juives qui permirent ce déni de justice, ce crime contre une vie intellectuelle consacrée à l’histoire de la Shoah.
J’y suis. Je termine, nous dit enfin notre ami Georges Bensoussan, laissant aux mains d’âmes noires et sans honneur un lieu qu’ils auront entaché à jamais.
Comment demain entendre leurs hommages et l’appel à la Mémoire quand ceux qui s’exprimeront seront ceux-là. Comment oublier un jour l’ignominie qu’ils perpétrèrent.
Faites savoir le visage des dirigeants de ce noble lieu. Nommez Jacques Fredj, dit Jacky, le responsable premier.
N’oubliez pas de nommer celui qui le couvrit, celui que nous fûmes nombreux à sommer d’arrêter le carnage, celui auquel ses amis demandèrent en vain de reconnaître la grossière erreur : François Heilbronn, vice-président du Mémorial.

Une tentative d’assassinat intellectuel

Retenez l’odieux silence de tant de responsables qui n’eurent pas le courage de parler. Qui choisirent de jouer la montre. Qui, non contents de détourner le visage au passage de leur ancien ami, se turent. Prêtèrent la main à cette sinistre farce qui confinait au crime, pliant devant ceux qui les avaient persuadés qu’ils étaient intouchables et qui espérèrent bénéficier, pour prix de cette complicité de tentative d’assassinat intellectuel, d’un lambeau de cette misérable gloire.
Sarah Cattan
Source: Tribune Juive

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