mardi 29 mai 2018

Russes et Israéliens à Moscou : l’Iran à 60km du Golan ? ©


Les chefs de la défense israéliens et russes se rencontreront jeudi à Moscou. Netanyahou: L’Iran doit quitter TOUTE la Syrie


Le Premier ministre Netanyahou a déclaré, le 28 mai, que l’Iran devait quitter toutes les parties de la Syrie, insistant ainsi sur le commentaire de Lavrov que seules les forces syriennes devraient rester à la frontière d’Israël. Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a ensuite été invité à Moscou le jeudi 31 mai, pour s’entretenir avec le ministre de la Défense Sergei Shoigu. Il sera accompagné du chef des renseignements militaires, l’AMAN, le major général Tamir Haiman et du conseiller politique à la sécurité Zohar Palti.
Le commentaire du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi 28 mai, selon lequel seules les forces gouvernementales syriennes devraient se tenir à la frontière israélienne, constitue une première étape dans le processus initié par son patron. Le 18 mai, le président Vladimir Poutine a convoqué le dirigeant syrien Bashar Assad à Sotchi pour le coopter et l’amener à se joindre, avec l’assentiment tacite du président Donald Trump, à la dernière prise de position russo-américaine sur la Syrie. La nouvelle direction des affaires a été résumée par Poutine après leur réunion en  une courte phrase : “Toutes les troupes étrangères doivent se retirer de Syrie après le début du règlement politique”, a-t-il déclaré à la grande consternation de Téhéran.
Le 23 mai, les sources de renseignements de DEBKAfile ont révélé que Trump et le secrétaire d’État Mike Pompeo avaient entrepris une campagne cohérente et calculée contre l’Iran, contrairement aux nombreuses critiques selon lesquelles ce mouvement resterait aléatoire et irréaliste, et que cette stratégie était le fruit d’un accord secret entre Trump et Poutine. Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu et le Syrien Bachar Assad y jouent tous les deux un rôle.
Cet effort conjoint est encore dans une phase embryonnaire et connaîtra, sans aucun doute, des hauts et des bas au fur et à mesure de sa maturation. Mais entre-temps, le 23 mai, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mekdad a déclaré: “La question de savoir si les forces iraniennes ou le Hezbollah doivent se retirer ou rester en Syrie ne fait l’objet d’aucune discussion, car c’est uniquement l’affaire du gouvernement syrien.” Mekdad n’est pas allé jusqu’au point de préciser la position de son gouvernement sur cette question, en approfondissant un peu plus l’incertitude qui règne à Téhéran.
Le dernier numéro de DEBKA a décrit en détail comment cette collaboration embryonnaire avait été conçue et ses premiers pas. Puis, dimanche 27 mai, Netanyahou a informé sans ambages le conseil des ministres hebdomadaire à Jérusalem que la campagne contre l’agression iranienne n’était pas terminée : “Nous travaillons pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires … contre la présence militaire consolidée de l’Iran contre nous en Syrie… contre transfert d’armes meurtrières de la Syrie au Liban ou de leur fabrication au Liban “, a-t-il dit.
Il a expliqué qu’expulser la présence militaire iranienne de la région frontalière israélienne n’était pas le seul objectif final de ces opérations et que les installations militaires de l’Iran seraient désormais prises pour cibles dans toutes les parties de la Syrie – et même en dehors de ses frontières, vers le Liban.
Le commentaire du ministre russe des Affaires étrangères, le lendemain, voulait rappeler que Moscou respectait le principe de réciprocité. Tout en concédant qu’aucune force autre que celles du gouvernement syrien ne devrait se tenir à la frontière israélienne, il a ajouté :
“Bien sûr, le retrait de toutes les forces non syriennes doit se faire sur une base de réciprocité. Ce doit être une rue à double sens. “Son message était clair : l’Iran et le Hezbollah devront retirer leurs forces de la Syrie, mais il en va de même pour les Etats-Unis et la France.
Netanyahou a répondu à Lavrov par une autreprise de parole, au sujet de ses plans pour l’Iran. Il a dit devant les instances du Likoud qu’il présenterait la position d’Israël : il n’y a pas de place pour une présence militaire iranienne dans aucune partie de la Syrie – lorsqu’il rencontrera la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May la semaine prochaine, dans chacune de leurs capitales.
Les positions exposées cette semaine par Moscou et Jérusalem seront sans aucun doute suivies de quelques rhétoriques assez animées de la part de Washington, Moscou, Jérusalem, Damas et Téhéran, accompagnées d’une nouvelle action militaire en Syrie.

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