
Anne Sinclair : élue femme formidable de l’année ?
S’il y avait une élection du genre, Anne Sinclair serait, à coup sûr, l’élue de l’année. Au chevet de son mari, cette femme exemplaire, multiplie les missions d’infirmière pour que son grand queutard de mari ne déprime pas, le pauvre.
Louis Pinou
On a vu Anne Sinclair faire la queue à la poste de son quartier, son livret de caisse d’épargne sous le bras. On a vu AS déménager les posters préférés de son mari pour les lui apporter dans son nouvel appartement de fonction. On a vu surtout le désarroi d’une femme complaisante, trompée jusqu’à l’os mais dont on ne se moque pas, accrochée aux bras de son triste sire de mari.
Pitoyable spectacle tout de même. Images féroces qui risquent de devenir méchantes. On se demande comment une femme d’une telle stature morale, intellectuelle et sociale ait pu supporter autant d’infidélités, de trahisons et de saloperies. Nous ne savons, objectivement, rien de ce couple mais la mise en lumière de leur vie conjugale a excité notre curiosité et aiguisé notre voyeurisme à tous.
Sont-ils de ces couples libres jusqu’à l’extrême ? Anne Sinclair vivant de son côté, DSK du sien ? Ils se seraient donné rendez-vous au pied des marches de l’Elysée ? Le carburant présupposé du couple ne serait que celui du pouvoir et des ses ivresses que rien n’arrête ? On ne le saura jamais et peut être l’avons-nous échappé belle.
La marche vers le pouvoir, on le sait, est grisante, il faut avoir une volonté de fer pour y arriver, être en capacité de tout laminer, y compris sa propre personne, ses valeurs attenantes et celles que l’on défend. La spirale du succès était peuplée de fantasmes mais aussi de chausse-trappes en petites culottes. Tant que les affaires extraconjugales étaient contenues, tout était OK, DSK avait ses nettoyeurs, ses techniciens de surface d’un PS bienveillant – et pas que. D’ailleurs tout était bienveillant lorsqu’il s’agissait d’affaires de fesses, un sourire esquissé et l’impénitent séducteur était, affaire entendue, excusé, la complaisance d’Anne Sinclair entérinant la petite affaire. La marche vers le pouvoir a été, cette fois, plus glissante que grisante, plus casse-binette que prévu.
Complaisance, le mot revient souvent mais est-il le bon ? S’il était une carte, ce serait un Joker, ou un Roi. Le roi DSK élyséen est mort, Anne Sinclair pourrait rebattre les cartes. Le problème dans ce monde qui n’est pas le nôtre c’est que les égos sont surdimensionnés et malgré les déboires, ces égos hypertrophiés continuent de croire que tout est possible parce que leur réalité est indépendante de la nôtre . Ils sont persuadés que leurs destins se réaliseront et qu’ils renaissent toujours de leurs cendres. Des vrais cas psychiatriques...
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