dimanche 24 juin 2018

OSDH: Le Hezbollah se retire de la frontière israélo-syrienne, pas l’Iran........


Un groupe syrien de surveillance de la guerre a déclaré jeudi que les unités du Hezbollah déployées en Syrie se repliaient à des dizaines de kilomètres de la frontière israélienne en réponse à une demande de la Russie, mais que l’Iran refusait de faire de même avec ses forces dans la région.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé au Royaume-Uni, citant ce qu’il a qualifié de « sources fiables », a déclaré que l’organisation terroriste libanaise et ses hommes armés ont commencé à se retirer à 40 kilomètres de la frontière, et à une distance similaire de la frontière jordano-syrienne.
La Russie, l’Iran et son mandataire, le Hezbollah, ont fourni une assistance militaire au régime du président syrien Bashar el-Assad dans sa lutte contre les groupes rebelles dans le cadre d’une guerre civile qui en est à sa huitième année.
Israël a déclaré à maintes reprises qu’il veut que l’Iran et les milices qu’il soutient se retirent de la zone frontalière, et les médias ont récemment rapporté que Jérusalem avait conclu un accord sur la question avec Moscou.
Une photo prise du côté israélien de la frontière montre de la fumée s’élevant près de la frontière israélo-syrienne sur le plateau du Golan pendant les combats entre les rebelles et l’armée syrienne, le 25 juin 2017. (Basel Awidat/Flash90)
Le retrait du Hezbollah fait suite à la demande russe pour que l’Iran et le Hezbollah se retirent, a déclaré l’Observatoire, et est le résultat des pourparlers de Moscou avec les « acteurs de la région ».
Cependant, selon le rapport, l’Iran refuse de retirer ses propres forces militaires du sud de la Syrie à moins qu’il n’y ait une évacuation correspondante des forces américaines et des forces de la coalition internationale de la base d’al-Tanf sur la frontière syro-irakienne. Les États-Unis et leurs alliés ont soutenu les groupes rebelles modérés dans la guerre civile et ont mené des frappes contre le groupe de l’État islamique.
Des sources ont indiqué à l’Observatoire que les Russes ont donné le feu vert aux Jordaniens et aux Américains pour tenir des pourparlers avec les « factions » afin de parvenir à un accord sur la Syrie du Sud. Le rapport ne précisait pas lequel des multiples groupes qui se disputent le contrôle de la zone serait impliqué dans les pourparlers.
Cette évolution s’est produite lorsque l’armée syrienne a intensifié son bombardement des bastions rebelles dans la province de Daraa et dans la ville voisine de Quneitra, dans le sud de la Syrie.

Israël a averti qu’il ne tolérera pas la présence militaire iranienne en Syrie et s’est efforcé de susciter l’opposition internationale aux activités militaires de l’Iran dans le pays ainsi que de mener des frappes aériennes contre les installations militaires iraniennes en territoire syrien, alors que l’Iran tente de s’implanter près de la frontière pour lancer des attaques contre l’État juif.
Les médias israéliens ont déclaré dans le passé qu’Israël avait exigé que l’Iran retire ses forces à environ 75 kilomètres de la frontière.
La Russie, la Jordanie et les États-Unis ont convenu d’une désescalade dans le sud de la Syrie en juillet 2017. Cependant, certains combats se sont poursuivis et les récentes attaques du gouvernement ont entraîné une augmentation significative de la violence.
Plusieurs rapports non confirmés en Israël ont affirmé que Moscou a été informée de frappes aériennes sur les positions syrienne et iranienne tandis que les tensions ont augmenté ces dernières semaines.
En début de semaine, les Brigades du Hezbollah ont été visées par un raid nocturne dans l’est syrien attribué à Israël, qui a fait 50 morts – des Syriens et des Irakiens -, à la frontière des deux pays. La milice irakienne a affirmé avoir perdu 22 de ses membres.
Les Brigades du Hezbollah, une puissante milice irakienne pro-iranienne, a promis jeudi de se venger dès qu’elle saura avec précision quel pays a mené le raid meurtrier contre ses hommes en Syrie.
« Jusqu’à présent, nous ne détenons pas encore la preuve de qui est derrière ce raid mais cela ne peut se limiter qu’aux Américains ou à l’entité sioniste [Israël, ndlr]. Quand l’auteur sera connu, il y aura une réponse appropriée et la main de la résistance peut frapper n’importe où », a affirmé à l’AFP le porte-parole militaire Jaafar al-Husseini.
« Les États-Unis et l’entité israélienne ont toujours exprimé leur volonté de contrôler cette zone et de couper la ligne d’approvisionnement de l’axe de résistance depuis la République islamique (d’Iran) jusqu’à la Syrie et le Liban en passant par l’Irak », assure pour sa part Mohammad Mohi, du bureau politique des Brigades.
Les Brigades du Hezbollah, comme une poignée d’autres milices armées et financées par Téhéran, ont également rejoint le Hachd al-Chaabi, formé en 2014 à l’appel de la plus haute autorité chiite d’Irak pour bouter le groupe Etat islamique (EI) hors du pays.
Le 10 mai, Israël avait déjà lancé un important raid aérien contre les installations militaires iraniennes en Syrie après un barrage de roquettes iraniennes sur le Golan. Il s’agissait de l’affrontement militaire le plus grave entre les deux ennemis jurés à ce jour.
La Russie et l’Iran ont été les principaux bailleurs de fonds d’Assad, mais Moscou entretient également des relations étroites avec Israël, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu plusieurs fois en Russie au cours des deux dernières années. Au début du mois de juin, Netanyahu s’est rendu en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne où il a fait part aux dirigeants des inquiétudes d’Israël au sujet de l’agression régionale iranienne.
Plus tôt ce mois-ci, Assad a démenti que la Russie avait coordonné ou même connu à l’avance les frappes israéliennes à l’intérieur de son pays et a minimisé le rôle de Moscou quant à la détermination de la présence de l’Iran dans son pays.
Dans une interview publiée dans le quotidien britannique Daily Mail, Assad a déclaré : « La Russie ne s’est jamais concertée avec quiconque contre la Syrie, que ce soit politiquement ou militairement, et c’est un non-sens ; comment pourrait-elle aider l’armée syrienne à avancer et en même temps travailler avec nos ennemis pour détruire notre armée ? »

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