dimanche 17 juin 2018

Encore un coup bas de la France contre Israël ! Par Claude Tencer......


La France et la Suède ont exercé ces jours-ci des pressions contre le Secrétaire général de l’ONU António Guterres, afin qu’il publie un rapport écrit (et non oral), tous les 3 mois  sur les implantations israéliennes en Judée Samarie, et cela conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité.
La Chine, le Kazakhstan, le Koweït, les Pays-Bas et le Pérou ont accompagné la France et la Suède dans leur insistance auprès du Conseil de sécurité.
La résolution 2334, déclarant les implantations israéliennes en Judée-Samarie, Jérusalem-Est et le Golan illégales a été acceptée à la fin du mandat d’Obama, contrairement à la politique de longue date des États-Unis, consistant à opposer leur veto, face à une résolution non équilibrée contre Israël. Selon cette décision, le Conseil de sécurité devrait recevoir tous les trois mois un rapport écrit sur l’application effective de la résolution. Jusque-là, le Secrétaire général s’abstenait de publier un rapport écrit, préférant un rapport oral de son envoyé au Moyen-Orient, Nikolaï Mladenov, un rapport qui ne laisse pas de traces.
Bien évidemment, cette pression, via la France et les autres pays siégeant au Conseil de sécurité, n’est qu’une nouvelle tentative, de la part de l’Autorité palestinienne, dans sa campagne destinée à nuire à Israël par tous les moyens.
Au cours des dernières semaines, les Français et les Suédois ont mené en coulisses une campagne contre le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, exploitant le désordre des manifestations à la frontière de Gaza pour condamner Israël, en obtenant le soutien de 10 membres du Conseil de sécurité. Une fois encore, la France, qui prétend « veiller à la sécurité d’Israël », plante un couteau dans le dos de l’Etat Juif.
Dans toute l’histoire contemporaine, nous ne connaissons pas d’exemple où un état récupère un territoire perdu à l’issue d’une guerre offensive et devrait le restituer, sauf en ce qui concerne Israël.
Quelques exemples :
– Le 8 août 1945, l’Union soviétique déclarait la guerre au Japon après avoir dénoncé le traité de neutralité soviéto-japonais de 1941. Les îles Kouriles sont progressivement occupées, de même que la moitié sud de Sakhaline. La population japonaise des Kouriles (environ 17 300 personnes) est déportée dans des camps au Kazakhstan et en Ouzbékistan sans possibilité de retour. Le Japon n’a jamais récupéré ces territoires et la population déplacée n’a jamais était considérée réfugiée.
– Le 29 septembre 1938, Hitler déclare vouloir « libérer les Allemands des Sudètes » de l’oppression tchécoslovaque. Le Führer évoque alors le « droit des nations » pour exiger de Prague l’annexion au Reich de la Région des Sudètes. Le 21 octobre, les Sudètes deviennent citoyens du Reich. En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales et le président Edvard Beneš émet les décrets Beneš qui, en application de la conférence de Potsdam, expulsent du territoire tchécoslovaque plus de deux millions d’Allemands et confisquent leurs biens, en échange, l’État tchèque ne réclame pas de dommages de guerre à l’Allemagne vaincue.
Durant des années, les Allemands ont assigné les tribunaux afin d’obtenir un statut de réfugiés et des indemnisations pour la confiscation de leur biens, sans succès.
En 2005, la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg déboute les Allemands des Sudètes de la plainte déposée contre Prague par une petite centaine d’entre eux désirant récupérer les biens confisqués à leur famille après l’entrée en vigueur des décrets du président Benes. Le 13 décembre 2005, le juge strasbourgeois a déclaré cette plainte irrecevable, il décide donc qu’il n’y aurait pas de restitution ni de compensation pour les Allemands des Sudètes.
– La Prusse et la Poméranie orientale faisaient partie intégrante de l’Allemagne. Celle-ci les a définitivement perdues en 1945, au bénéfice de la Pologne et partiellement de l’URSS.
– Lorsque l’Inde et le Pakistan accèdent à leur indépendance le 14 et 15 août 1947, ils entretiennent des relations tendues, en raison du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire. Des millions de Musulmans ont fui l’Inde pour le Pakistan, à la suite des émeutes sanglantes de 1947. ‎Non seulement l’Inde les a dépouillés de leur citoyenneté, mais, en l’inscrivant dans sa constitution, elle ‎leur a interdit de revenir à jamais. Personne n’a jamais suggéré que ces réfugiés avaient “un droit au ‎retour”.
– Lorsque les communistes ont pris le pouvoir au Vietnam, des millions de “boat people” ont fui aux Etats-Unis et dans divers pays asiatiques. Personne n’a jamais suggéré que ces gens avaient “un droit ‎au retour” »
Dans l’histoire la plus ancienne, aucun Etat n’a jamais été constitué en Cisjordanie et on peut remonter le temps jusqu’à l’histoire biblique de David qui a constitué le premier Etat de la Judée en environ 1000 avant l’EC. Si aucun Etat n’a était constitué, comment peut-on prétendre qu’il y a occupation ?
L’occupation militaire : selon le règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu’il se trouve placé de fait sous l’autorité de l’armée ennemie ». Le professeur Basdevant précise que l’occupation est un « terme employé pour désigner la présence de forces militaires d’un État sur le territoire d’un autre État, sans que ce territoire cesse de faire partie de celui-ci. » La Cisjordanie n’ayant jamais été un Etat, ce règlement ne peut être appliqué…
L’annexion,  selon la définition donnée par l’ancien président de la Cour internationale de justice, est « une opération effectuée ou non en vertu d’un traité, par laquelle la totalité ou une partie d’un territoire d’un État passe sous la souveraineté d’un autre État. » Ce fut le cas, par exemple, des hauteurs du plateau du Golan, territoires annexés par Israël au détriment de la Syrie à la suite d’une loi votée par la Knesset le 14 décembre 1981, même si celle-ci a été déclarée « nulle » aussi bien par le Conseil de sécurité que par l’Assemblée générale des Nations unies.
Cependant, ce qui ne s’applique pas pour d’autres pays, devient contraignant pour Israël.
Que veulent les Arabes dits Palestiniens ?
L’OLP ne revendique guère un État dans aucun des 33 articles de sa Charte (qui existe toujours et qui n’a jamais été abrogée), mais « la libération de la Palestine ».
Un fait juridique controversé par le droit international, car l’espace de la Palestine inclut aussi bien la Jordanie. Il est invraisemblable que l’OLP ne revendique pas, non plus, une souveraineté sur la Cisjordanie et Gaza, bien que nous soyons après la Guerre des six Jours et que ces régions soient sous autorité israélienne.
Durant 19 ans, où la Cisjordanie été sous souveraineté jordanienne, l’OLP n’a jamais revendiqué un Etat. Etonnant…
Le 1er janvier 1969, après la Guerre des six jours, le Comité central du Fatah expose les perspectives de la lutte palestinienne. Dans l’article 5 de sa déclaration, il est mentionné : « Le mouvement de libération nationale palestinienne Fatah proclame solennellement que l’objectif final de sa lutte est la restauration de l’État palestinien indépendant et démocratique dont tous les citoyens, quelle que soit leur religion, jouiront à droits égaux. »
La formule « la restauration de l’État palestinien » laisse croire que l’État palestinien existait dans le passé, et que l’objectif palestinien n’est que de le libérer et de le restaurer. Une malhonnêteté intellectuelle qu’il convient de corriger, mais qui est déjà bien inculquée dans l’esprit du monde par manque de réactivité de la part d’Israël pour expurger ces mensonges.
Cependant, les anti-Israéliens, bien qu’ils ne soient pas toujours pro-Arabes, n’ont comme seul objectif de nuire à Israël et à son existence souvent par ignorance ou par intérêt, et contre cela, il est difficile de lutter.
Il faut que les leaders israéliens comprennent qu’une guerre ne se gagne pas qu’à l’aide de la haute technologie mais aussi avec les hommes, les médias et la communication, guerre du slogan et de l’image gagnée, pour l’instant, par les Arabes. Il faut qu’Israël arrête de s’isoler dans le monde et parler vrai sans ambigüité. Que Jérusalem explique ses objectifs et ses refus face aux exigences de l’Autorité palestinienne. Israël devrait organiser des visites guidées dans le pays afin de former les ambassadeurs de demain, pour les envoyer dans le monde entier et qui puissent refaçonner et renforcer l’image d’Israël dans le monde, car, en politique, il n’y a ni ami ni ennemi, il n’y a que des intérêts.

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