samedi 7 avril 2018

Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.....


Le sacrifice du colonel Arnaud Beltrame a été suivi de discours, de débats, de palabres et de commentaires exaltant son geste héroïque, comme le fit le président de la République dans son oraison funèbre où il se référa à Jean Moulin, Pierre Brossolette, les maquisards du Vercors, Jeanne d’Arc, le commandant Kieffer…

Deux jours plus tard, sur un plateau de télévision, une journaliste fit remarquer que les jeunes d’aujourd’hui n’ont aucune connaissance de ces héros qui sont allés au bout de leur foi et de leur idéal pour libérer la France de ses ennemis.
C’est un fait, l’abrasion intellectuelle et culturelle pratiquée par les soixante huitards depuis cinquante ans a dépossédé les jeunes générations du patrimoine mémoriel de notre nation. J’en ai moi-même constaté les dégâts lorsque je dispensais des cours d’enseignement universitaire à des bac + 2 à +5, âgés de 20 à 30 ans. Que n’ai-je entendu comme énormités allant de « Napoléon, c’était comme Hitler ; c’est mon prof d’histoire qui me l’a dit. » ou « le 11 novembre, c’était le débarquement de Normandie. » ! Ou bien « On ne savait pas que Jésus était juif ». Certains ignoraient même ce que fut la St Barthélémy… J’ai eu aussi droit à un grandiose numéro d’indignation d’une jeune franco-algérienne qui affirmait que l’esclavage arabo-musulman n’avait pu exister puisque l’on n’en parlait jamais.
Nos jeunes, qu’ils soient plus ou moins diplômés, sont totalement désinformés sur l’histoire de France en particulier, mais aussi l’histoire du monde occidental en général et même leurs références culturelles sont d’une vacuité abyssale. Essayez de faire allusion aux stances du Cid ou au songe d’Esther, vous rencontrerez des regards atones au milieu de visages stuporeux.
Alors, hélas oui, le commentaire de cette participante au débat télévisé est parfaitement exact. Les jeunes français sont incapables de se reconnaître en ces héros qui ont jalonné l’histoire de notre nation ! Parmi eux, combien pourraient dire un seul mot sur Clovis à Tolbiac, Charles Martel à Poitiers, le grand Ferré à Longueil Sainte Marie, Jeanne Hachette à Beauvais, le chevalier Bayard « sans peur et sans reproche » …mais encore sur Charles Péguy à la bataille de l’Ourcq, le colonel Driant au chemin des Dames, Antoine de Saint-Exupéry disparu en Méditerranée.
Et si vous leur parlez de Marcel Bigeard, général sorti du rang, ils n’ont retenu que les falsifications gauchistes distillées depuis des années pour salir la mémoire de cet authentique patriote et chef exemplaire qui, toute sa vie durant, a servi la France et la république avec honneur et fidélité.

Sans parler du rejet de notre histoire nationale pratiquée par les enfants de migrants et des errements des politiques éducatives de ces 15 dernières années. Les choix politiques et les divers ministres de l’Education Nationale en portent la responsabilité. 

Il est évident que si un homme comme le colonel Beltrame a pu accomplir un acte aussi héroïque que celui qui consiste à échanger sa vie contre celle d’une jeune femme anonyme, c’est parce qu’il était animé d’une force spirituelle qui transcendait tout instinct de survie. Outre son engagement sans réserve pour servir la France, être « le bouclier de la nation », il était un catholique fervent.
Ce qui signifie que l’on ne naît pas héros. On le devient. Le civisme, le patriotisme, l’héroïsme sont des valeurs qui s’apprennent, par l’éducation parentale, par la transmission familiale, par l’enseignement scolaire et universitaire, par la culture.
Tant que notre éducation nationale préférera glorifier le cruel et sanguinaire Che Guevara, héros de T-shirts, et avilir Napoléon qui a modernisé les institutions – toujours actuelles- de notre pays, notre jeunesse se limitera à la culture « geek » et divaguera vers des aspirations matérialistes, sans âme, dénuées d’altruisme, vides de sens moral et de civisme.
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Nos voisins d’Europe centrale ont vécu un demi-siècle sous la dictature communiste. Leur survie est due notamment à leur esprit de résistance, nourri par la préservation et la transmission de la mémoire de leurs héros nationaux.

Ainsi, célèbre-t-on en Pologne la mémoire du maréchal Jösef Pilsudski, chef d’état prestigieux, nationaliste, loué pour ses politiques de tolérance religieuse envers les minorités religieuses orthodoxes, juives et protestantes. De famille noble, il fut initié par sa mère à l’histoire et la culture polonaises qui étaient réprimées par les autorités russes.
Les hongrois vénèrent la mémoire de Lajos Kossuth, héros de l’indépendance nationale. Les tchèques ont toujours démontré leur esprit de résistance de Jan Hus, grand inspirateur de l’esprit national, jusqu’au jeune Jan Palach qui s’est immolé pour défier l’occupation soviétique de son pays.
Même en Suède, l’image héroïque du roi Gustave Adolphe, conquérant de la guerre de trente ans (1618 – 1648), est toujours vivace. Comme en Suisse où l’on commémore la bataille de Sempach (1386) en hommage à Arnold von Winkelried, combattant des droits de l’homme et défenseur de la patrie.

Et que dire de la Russie, écrasée pendant 72 ans par les dictatures communistes des Lénine, Staline, Khrouchtchev, Brejnev, où la Tcheka, le NKVD et le KGB terrorisaient la population, exterminaient les koulaks, envoyaient les opposants au mieux en asiles psychiatriques sinon au goulag ?

Quand on visite Odessa ou Saint Petersbourg, on a toutes les références des princes et tsars russes qui ont bâti ces villes. Les dirigeants russes célèbrent Pierre le Grand et l’impératrice Catherine, ils ont réhabilité le tsar Nicolas II massacré avec sa famille par les bolcheviks. La foi orthodoxe a permis à la nation russe de survivre au fléau du communisme, comme la foi catholique a sauvé la nation polonaise de deux totalitarismes du XXème siècle : le nazisme d’abord et le communisme qui lui a succédé tel une malédiction. Mais les Polonais ont refusé la fatalité. Ils ont résisté.
Quand on visite Jérusalem, on est ému de voir ces pèlerins venus des pays de l’Est, anciennement communistes, où la pratique d’une religion a été interdite pendant des décennies, se jeter en larmes sur la stèle de Jésus au St Sépulcre.

L’histoire du peuple juif est exemplaire : sa foi et son histoire sont intimement mêlées et jalonnées par la mémoire des penseurs et héros qui ont contribué à l’existence, la pérennité et la renaissance d’Israël.

De Moïse, David  et Josué à Theodor Herzl, Golda Meir, David Ben Gourion, en passant par Mordechaj Anielewicz (chef de l’organisation juive de combat à Varsovie), Janek Bilak (militant du SKIF, mouvement qui prônait la défense de  l’identité juive), tous ceux qui ont défendu l’identité, la renaissance et l’existence  d’Israël sont présents dans la mémoire collective du peuple juif.
Après 2000 ans de déshérence, de rejet et des millions de morts, il aura suffi de 70 ans pour que les pionniers sortis du ghetto, les olims, les chercheurs et savants israéliens sous la protection d’une armée de défense citoyenne, transforment cette petite parcelle de terre, d’un désert aride et hostile, en une start-up Nation qui rayonne dans le monde entier. Avec fierté, aucun peuple n’entonne son Hymne national avec autant de ferveur que le peuple d’Israël revenu sur sa terre, unique terre juive.
Israël et le peuple juif devraient être « l’Exemple » pour les peuples européens avachis, en mal d’identité, tous sur le point de renoncer à leur histoire et prêts à céder la place aux nouveaux envahisseurs.
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Quel contraste avec la France, « fille aînée de l’église qui tend à devenir petite nièce de l’islam » ! Nos élites n’ont plus de foi, plus d’idéal, plus de fierté. Ils se commettent même à insulter nos glorieux aînés, comme le fit en Algérie un candidat à l’élection présidentielle, inculte et arrogant.  Prétendant combattre les islamistes, ils se jettent dans les bras de leurs avant-gardes en Europe que sont les différents pseudopodes des Frères Musulmans.
On sait tous, hélas comment se comportent les Mogherini et autres édiles, qui prétendent diriger ce qui reste des nations européennes et qui flirtent sans honte avec leurs pires ennemis qui sont aussi les ennemis d’Israël.
Devenue quasiment institutionnelle, la repentance assénée depuis des décennies dans la tête des français érige en certitudes indiscutables des contre-vérités flagrantes, depuis les croisades jusqu’à la guerre d’Algérie. Lorsque des propagandistes de haine déversent leur fiel dans les médias, nul n’est capable de les contredire par lâcheté et par ignorance de l’histoire de notre pays.
Récemment, je faisais remarquer à une responsable politique que les jeunes de son parti étaient, pour la plupart, étonnamment incultes, tant sur le plan historique que littéraire ou philosophique. « Comment pouvez-vous imaginer convaincre des électeurs avec des militants, aussi dévoués soient-ils, qui méconnaissent à ce point les références majeures historiques et culturelles de notre pays ? » lui demandais-je. « On n’a pas le temps de les former sur ces sujets, » me répondit-elle.
Si même des partis d’opposition n’ont pas le supplément d’âme indispensable pour sortir le peuple français du bourbier, il n’y a alors rien de surprenant à ce que notre pays soit affligé de cette classe politique impotente pour laquelle rien d’autre ne compte que de conserver le pouvoir et ses attributs.
Nous sommes ainsi condamnés à nous contenter d’allumer des bougies et d’afficher « Je suis ceci ou cela » chaque fois que des vies de nos concitoyens sont broyées par la barbarie la plus abjecte que notre pays ait connu depuis le nazisme et les atrocités commises par le FLN en Algérie.
Nous avons cependant encore la possibilité de résister. Ne pas regarder ailleurs lorsqu’une femme ou une personne âgée se fait agresser en public, ne pas tolérer les injures anti-françaises, les actes antisémites, ne pas tolérer les transgressions de nos règles de vie et de nos lois, exiger le respect de l’ordre républicain.
En somme, exiger de nos élus politiques qu’ils renoncent à leur comportement de soumission, qu’ils se redressent et redressent la situation.
Ce serait un début de résistance
En sommes-nous encore capables ? Le temps presse.
 Maréchal Ferdinand Foch (2 octobre 1851 – 20 mars 1929) : « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir »
 Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Nancy Verdier pour Dreuz.info.

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