mercredi 13 décembre 2017

Le monde, l’innovation et Israël selon Binyamin Netanyahu....


Le dynamisme économique peut aider à faire des amis aussi bien que des fortunes, explique Binyamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël, dans cette chronique parue dans The Economist cette semaine.

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L’avenir appartient à ceux qui innovent. Israël saisit l’avenir. Avec 8,5 millions de personnes, il compte plus d’entreprises sur le NASDAQ que presque tout autre pays en dehors de l’Amérique du Nord et occupe la troisième place dans le classement des économies les plus innovantes du Forum économique mondial. 
Les start-ups israéliennes reçoivent près de 20% des investissements privés mondiaux dans la cybersécurité, soit 200 fois plus que nous. Israël recycle 87% de ses eaux usées, soit cinq fois plus que le deuxième. Les vaches israéliennes produisent plus de lait par animal que celles des autres pays.
Les gens partout dans le monde bénéficient des innovations israéliennes dans leurs téléphones portables, leurs systèmes de navigation dans les véhicules, leurs médicaments d’importance vitale, leurs dispositifs médicaux, et même les tomates cerises dans leurs salades. De même, les services de renseignement israéliens ont aidé à arrêter des dizaines d’attaques terroristes dans des dizaines de pays. Ces succès sont renforcés par des universités et des instituts de recherche de renommée mondiale tels que le Technion, l’Institut Weizmann et l’Institut d’agriculture Volcani.
La technologie sans marchés libres ne vous mène pas très loin. Toutes les économies nationales sont engagées dans une course dans laquelle le secteur public est à cheval sur les épaules du secteur privé. Dans notre cas, le secteur public a devenu trop obèse. Dans le cadre d’une politique que j’ai appelée «Homme gros / Homme maigre», nous l’avons placée sous un régime strict et avons éliminé les obstacles à la concurrence qui entravaient le secteur privé, lui permettant de faire des progrès.
Nous avons contrôlé les dépenses publiques, réduit les taux d’imposition, réformé l’aide sociale et les retraites, supprimé les contrôles des changes, démantelé les monopoles, privatisé les entreprises publiques et créé de nouveaux marchés de capitaux. Le résultat a été quatorze ans de croissance du PIB presque continue de 4-5% par an, abaissant le ratio de la dette au PIB d’environ 100% à 62%.
Nous utilisons les dépenses gouvernementales pour le renseignement militaire en encourageant les anciens combattants à former des milliers d’entreprises informatiques et des cyber-startups civiles, que nous réglementons le moins possible. Les investissements publics dans les routes et les chemins de fer ouvrent des terrains pour le logement, qui sont développés par des entrepreneurs privés.
Pendant 50 ans, les entreprises du gouvernement ont cherché du gaz à l’étranger sans succès. Une fois que nous avons permis aux sociétés privées de faire des recherches, elles ont découvert des gisements de gaz valant plusieurs milliards de dollars. La prise en charge par le gouvernement de ces revenus gaziers aidera à financer nos besoins futurs en matière d’éducation, de bien-être et d’infrastructure.
Israël est devenu un tigre économique parce que nous avons choisi d’être un mammifère agile plutôt qu’un fossile. Bénéficiant du lien entre big data, connectivité et intelligence artificielle, nous développons rapidement de nouvelles industries.
Il y a cinquante ans, Israël a échoué dans ses efforts pour développer une industrie automobile. Pourtant, au cours de la dernière décennie, nous avons eu 500 startups dans la technologie automobile qui reçoivent des milliards de dollars d’investissements chaque année. En 2013, Google a acheté Waze, un système de navigation en crowdsourcing, pour 1 milliard de dollars. En 2017, Intel a payé 15 milliards de dollars pour MobileEye, basé à Jérusalem, lui confiant la responsabilité de superviser les activités de véhicules autonomes d’Intel dans le monde entier. Notre base de données universelle et numérique sur la santé est très prometteuse pour les percées en médecine préventive et personnalisée.
Puisque la technologie seule ne garantit pas notre avenir, nous devons continuer à promouvoir l’entrepreneuriat et à lutter contre une réglementation excessive. Au cours des deux dernières années, j’ai présidé un comité du Cabinet qui a machetté les excès de la réglementation et Israël est passé de la 27e à la 16e place dans l’indice de compétitivité mondiale.
Diplomatie high-tech
Quelles sont les leçons du miracle économique d’Israël pour 2018 et au-delà ? Le premier est : innover ou périr. La seconde est : innover pour créer des alliances et faire progresser la paix.
Nos prouesses technologiques nous ont apporté beaucoup de nouveaux amis, en plus de notre alliance irremplaçable avec l’Amérique. Nous avons négocié des pactes économiques avec le Japon et la Chine. Les relations avec l’Inde sont en plein essor. Deux fois en un an, j’ai visité l’Afrique. Je suis le premier Premier ministre israélien à se rendre en Australie et en Amérique latine.
Mais peut-être que le changement le plus prometteur est plus proche de chez nous. Beaucoup de pays arabes voient maintenant Israël non pas comme un ennemi mais comme un allié indispensable dans notre combat commun contre l’Islam militant. Ils recherchent également la technologie israélienne pour aider leurs économies. La normalisation potentielle avec les États arabes pourrait ouvrir la voie à la paix avec les Palestiniens.
En 1968, dans «The Lessons of History», le grand écrivain américain Will Durant écrivait :
 
L’influence des facteurs géographiques diminue à mesure que la technologie se développe. Le caractère et le contour d’un terrain peuvent offrir des opportunités pour l’agriculture, l’exploitation minière ou le commerce, mais seule l’imagination et l’initiative des dirigeants, et l’industrie robuste des adeptes, peuvent transformer les possibilités en faits ; et seule une combinaison similaire (comme en Israël aujourd’hui) peut faire qu’une culture prenne forme plus d’un millier d’obstacles naturels.
Dans le demi-siècle qui a suivi l’écriture de ces paroles prophétiques, Israël a, en effet, franchi mille obstacles. Son ingéniosité offre de l’espoir à toutes les nations sous le soleil.
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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Marina Linardi pour Dreuz.info.

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