vendredi 11 août 2017

Des soldats israéliens participent à un hackathon pour aider les autistes....


Les militaires développent des applications pour aider les jeunes autistes à mieux communiquer à travers des expressions faciales tout en établissant une proximité avec les soignants....


Les soldats, des parents d’enfants autistes, des lycéens et des bénévoles ont uni leurs forces à Tel Aviv pour rendre la vie plus facile aux personnes atteintes d’autisme et aux personnels soignants qui en ont la charge.

Environ 85 personnes ont participé à un hackathon de 24 heures le mois dernier organisé par l’OFEK, l’unité informatique de l’armée israélienne. Avec la collaboration de l’ALUT (société israélienne pour les enfants autistes), les participants ont travaillé en groupe pour mettre l’innovation au service du handicap en créant des applications ou des programmes informatiques au bénéfice des enfants.

« Jusqu’à récemment, le seul traitement disponible pour les enfants et les adultes autistes en Israël était l’admission à l’hôpital psychiatrique », a commenté Arkady Gurevich, président de l’Association des anciens élèves de l’OFEK. « Même le traitement ou les instruments nécessaires au diagnostic d’autisme d’un patient sont minimaux ou d’une qualité médiocre en raison de problèmes budgétaires ».
Le projet aide également les soldats de l’OFEK à réaliser les trois objectifs auxquels ils sont soumis : « Le réseautage, mieux travailler ensemble et contribuer à la société », a poursuivi Gurevich, qui a la charge du bon déroulement de la collaboration.
« C’est important pour nos soldats dans la mesure où cela nous autorise à mettre nos connaissances en pratique tout en continuant en même temps à apprendre – ce qui crée une expérience durable de travail productif ».
Gurevich a ajouté que le cadre défini pour le hackathon – une période de 24 heures – « offre une indication de la rapidité avec laquelle nous pouvons répondre à un besoin à travers la technologie ».
Les groupes participants se préparent pour le début du hackathon. (Crédit : Dror Sitahkol)
Les groupes participants se préparent pour le début du hackathon. (Crédit : Dror Sitahkol)
Avant le hackathon, l’ALUT a organisé plusieurs réunions au cours desquelles thérapeutes, spécialistes et psychologues ont sensibilisé les militaires et les bénévoles à l’autisme et aux défis que doivent relever les malades et leurs parents. Ils ont présenté 100 défis au total et l’ALUT en a choisi 13.
L’OFEK a alors divisé tous les participants en treize groupes différents, chaque groupe prenant en charge une tâche.
Les défis
Une expression faciale dénuée de sentiments est une caractéristique typique des autistes qui ne savent pas montrer par le biais de leurs expressions s’ils sont heureux, malheureux ou en colère, ce qui rend la communication entre individus autistes et les personnels soignants extrêmement difficile, les expressions du visage étant impossibles à décrypter.
Les participants essaient une technologie développée à l'hackathon. (Crédit : Dror Sitahkol)
Les participants essaient une technologie développée à l’hackathon. (Crédit : Dror Sitahkol)
Un groupe a relevé ce défi en créant une application qui a pour objectif d’apprendre aux autistes comment exprimer leurs sentiments.
L’application développée montre l’image d’un visage souriant et demande à la personne de l’imiter. Puis l’application fait la même chose pour certains autres sentiments. L’application contrôle les expressions des utilisateurs et leur donne un compte-rendu sur le résultat de leurs tentatives d’expression faciale.
La localisation est une autre question qui pèse autant sur les autistes que sur les personnels soignants. Il arrive souvent que les personnes autistes qui sortent en groupe veuillent vagabonder de leur côté. Les outils et applications de localisation actuels sont complexes à utiliser en raison d’une surcharge d’informations et de cartes difficiles à lire.
Un groupe a oeuvré à la simplification des outils actuels en créant un dispositif intégré que le malade peut porter à toutes occasions. Ce dispositif peut être alors lié à une application de telle manière que si une personne autiste quitte le périmètre du groupe, l’instructeur reçoit une mise à jour immédiate sur l’endroit où il se trouve.
Un autre groupe s’est attaqué à l’incapacité des autistes à maintenir un contact visuel. Les autistes ont des difficultés à regarder une chose spécifique ou quelqu’un à un moment. Quantifier le contact par le regard aiderait les médecins à mesurer la gravité de l’autisme et les soldats ont donc trouvé un moyen d’aider ces derniers à mesurer le contact visuel de façon objective – ils ont créé un dispositif semblable à une caméra pour contrôler ce type de contact du côté du patient.
Ce projet organisé avec l’ALUT « est le premier de nombreux autres, l’OFEK ayant l’intention d’utiliser les compétences puissantes et les connaissances de ses soldats pour venir en aide à une organisation non-lucrative par an », a expliqué Gurevich.
« Tandis que le projet s’est déroulé sous la forme d’une compétition, le vrai prix a été d’apporter l’attention sur la communauté autiste d’Israël et de finalement développer ce qui pourrait être une technologie qui va modifier le quotidien de nombreuses personnes ».

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