lundi 31 juillet 2017

Un traitement israélien pourrait empêcher le retour du cancer du poumon. BDS va-t-il le boycotter ?



Une nouvelle approche israélienne empêcherait les cellules du cancer du poumon de développer une résistance à la chimiothérapie. Les patients atteints d’un cancer du poumon savent très bien que les statistiques pour un rétablissement complet ne sont pas en leur faveur. Mais une nouvelle recherche sortant d’Israël pourrait modifier ces sombres chiffres. Selon l’Institut Weizmann, une stratégie innovante impliquant une approche à trois volets pourrait empêcher la réapparition d’une forme agressive du cancer du poumon.

Le premier des cancers au monde
Le professeur Yarden et son personnel de laboratoire ont testé sur des souris une approche qui empêche les cellules de cancer du poumon de développer une résistance à la chimiothérapie. Le cancer du poumon est de loin la principale cause de décès pour le cancer dans le monde, tant pour les hommes que pour les femmes. Il est responsable de plus d’1,59 million de décès par an, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Alors que la récurrence du cancer est toujours une difficulté pour tous ceux qui ont terminé leur traitement, des études ont montré que si le cancer du poumon revient, il n’y a presque aucune chance que la tumeur guérisse, selon l’American Cancer Society. Ajoutez à cela que le cancer récurrent est souvent plus résistant à la chimiothérapie et aux autres médicaments qui était l’origine de sa rémission…
Des résultats cliniques impressionnants
C’est pourquoi, la nouvelle recherche de l’Institut Weizmann offre une lueur d’espoir car elle a rendu des résultats troublants lors des essais cliniques. Selon les différentes sociétés de lutte contre le cancer, environ 15 pour cent des personnes atteints d’un cancer du poumon subissent une mutation particulière à cause d’un récepteur sur la membrane cellulaire, appelé EGFR. Malheureusement, ceux qui ont une récurrence développe un cancer qui effectue une seconde mutation de l’EGFR. Bien que les chercheurs aient tenté d’administrer un anticorps pour bloquer efficacement les EGFR  y compris ceux générés par la seconde mutation, les essais cliniques ne produisaient pas les résultats escomptés. Les cellules cancéreuses continuaient leur croissance en développant un réseau de communication parallèle. C’est donc une sorte de “médicament miracle.”! Ce médicament bloque la croissance qui empêche la propagation mortelle du cancer.  “Cette découverte va à l’encontre de tout ce que nous savions sur la façon dont les tumeurs développent une résistance», dit le professeur Jourdain.
Elle épargne les cellules saines!
Dans la nouvelle étude, le professeur Yarden et son étudiant Maicol Mancini ont découvert ce qui se passe pour les cellules cancéreuses quand elles sont exposées à l’anticorps qui bloquait les récepteurs. L’équipe israélienne a constaté que lorsque le récepteur principal (EGFR) est bloqué, il développe un réseau de communication parallèle à la cellule qui permet à d’autres cellules de prendre le relais. L’anticorps ne bloque finalement rien, et les cellules cancéreuses sont une fois de plus relancées.
L’Institut Weizmann a déclaré dans un communiqué: “Les chercheurs ont découvert la chaîne de communication de la protéine dans le réseau parallèle, ce qui conduit finalement à comprendre comment fonctionne les récepteurs de la fratrie. Ce nouveau réseau peut même surcompenser l’absence du récepteur d’origine, ce qui rend encore pire la situation” . L’équipe a également constaté que le réseau parallèle inclus parfois une autre molécule, connue sous le nom de récepteur tyrosine kinase MET, elle permet de lier volontairement les cellules à la fratrie. 
Et cette molécule est régulièrement trouvée dans les cancers métastatiques. Son équipe a donc compris comment le blocus a été violé, et ils ont tenté une meilleure ligne de défense. Ils ont créé de nouveaux anticorps monoclonaux qui peuvent cibler les deux principales cellules de la fratrie: HER2 et HER3. L’idée était de donner à tous les trois ensemble des anticorps pour prévenir une résistance au traitement. Les chercheurs ont essayé ce triple traitement sur des cancers du poumon récurrents avec une mutation résistante: chez les souris, la croissance de la tumeur a été presque complètement arrêtée. Plus important encore, l’étude a montré que ce traitement permettait d’épargner toutes les cellules saines!
Le professeur Yarden a bon espoir que cela va changer le modus operandi concernant le traitement du cancer du poumon. Il espère également qu’il permettra de favoriser la compréhension des mécanismes de résistance aux médicaments. “Le traitement qui bloquait une cible unique pouvait provoquer une boucle de rétroaction et conduire finalement à une résurgence du cancer. Si nous pouvons prédire comment la cellule cancéreuse va réagir quand nous bloquons les signaux parallèles de croissance dont elle a besoin pour continuer à proliférer, nous pouvons prendre des mesures préventives pour empêcher que cela arrive.”

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