mercredi 26 juillet 2017

Mont du Temple : du règne jordanien à la souveraineté juive....





Le 23 juillet 2017, l’Etat hébreu a décidé de maintenir le mécanisme sécuritaire mis en place à l’entrée de l’Esplanade des mosquées (Mont du Temple pour les juifs), en l’occurrence, faire passer les fidèles sous les portiques électroniques, lors de leur entrée sur le site. Deux jours plus tôt, le 21 juillet 2017, Israël a limité l’accès du site aux musulmans âgés de plus de 50 ans. Ces mesures visent à mettre un terme aux violences palestiniennes sur l’Esplanade des Mosquées (reprises le 14 juillet 2017), lorsque des palestiniens ont assassiné 2 policiers israéliens.
Rappelons, pour mémoire, que les soldats assassinés dans l’enceinte de l’Esplanade sont des druzes israéliens, c’est-à-dire des personnes de confession musulmane, puisque leur système de foi est considéré comme une branche de la religion de Mahomet. Les palestiniens font, hélas, bien peu de cas de la vie humaine. Ils ont donc du l’oublier…
La mise en place d’une surveillance électronique est considérée par les palestiniens comme une provocation. En réalité, les manifestations violentes traduisent leur refus d’accepter une réalité, celui de la souveraineté juive, entière et exclusive sur le site. Aussi, protestent-t-ils : « Pour toi, mosquée Al-Aqsa, nous sacrifions notre âme et notre sang », un peu comme s’ils s’étaient trouvé une utilité (faute d’avoir réussi à détruire Israël), en l’occurrence celle de gardiens du Dôme du Rocher et de la Mosquée Al Asa, considérés comme le 3ème lieu Saint de l’Islam.
Le problème, pour les palestiniens, tient au passage de la souveraineté jordanienne sur le site, à la souveraineté juive, auquel ils sont parfaitement étrangers. Entre 1949 et 1967, la vielle ville de Jérusalem a été occupée, puis annexée (en 1950) par les jordaniens (en violation de la résolution de 1947, sur le plan de partage de la Palestine qui réservait un statut international à la vieille ville). La situation s’est modifiée à compter du mois de juin 1967, lorsqu’Israël a occupé la Cisjordanie et a réunifié la ville de Jérusalem, avant de l’annexer en juillet 1980. Entre 1980 et 1988, la vieille ville était sous administration duelle, jordanienne et israélienne. La situation a toutefois évolué le 31 juillet 1988. A cette date, le Royaume Hachémite a renoncé à tous ses liens juridiques et administratifs avec les Cisjordanie, et partant, sur Jérusalem (validant à posteriori l’annexion opérée par l’Etat juif en 1980).
Comme personne n’a jamais contesté la souveraineté jordanienne sur Jérusalem lors de son annexion en date du 1er avril 1950 par le roi Abdallah (à l’exception des palestiniens qui ont assassiné le souverain hachémite le 20 juillet 1951), personne ne saurait, aujourd’hui, contester la souveraineté juive consécutive au départ jordanien de 1988. Sur ce point, le principe juridique de souveraineté obéit à des règles fondées sur la réalité des situations, non sur des fantasmes.
A leur décharge, reconnaissons que les palestiniens ont été abusés par la communauté internationale et le monde arabe qui répètent, inlassablement, que la Palestine est occupée, que les juifs sont des colons, et que Jérusalem-Est doit devenir la capitale de la Palestine. Ils l’ont également été par Israël qui a laissé le Waqf jordanien poursuivre la gestion du site après le 31 juillet 1988, en dépit de la renonciation, par la Jordanie, à ses liens politiques avec le territoire.
La communauté internationale est, depuis, confrontée à ses propres contradictions qui se sont encore exprimées en 1988, (lorsque la Jordanie a renoncé à tous ses liens sur la Cisjordanie). Tout d’abord, le Conseil national palestinien a cru pouvoir, le 15 novembre 1988, déclarer l’indépendance de la Palestine, avec Jérusalem pour capitale (sic) comme si la Cisjordanie était, telle une île déserte attendant le drapeau d’un Etat qui en deviendrait souverain. Ce n’était pas le cas.
De même, la communauté internationale a refusé de prendre en considération les mutations géopolitiques survenues entre 1949 et 1988 : le 15 décembre 1988, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Résolution 43/176 déclarant que la Cisjordanie n’était autre que l’« État arabe » prévu par le Plan de partage de la Palestine (sic). Le lendemain, elle a adopté la Résolution 43/177 prenant acte de la déclaration palestinienne et « affirmant le droit au peuple palestinien le droit d’exercer sa souveraineté dans les territoires occupés depuis 1967 » (sic). Bien évidemment, la communauté internationale ne pouvait, en 1988, décider que le peuple palestinien exercerait sa souveraineté sur la Cisjordanie. Elle s’est ravisée.
Les accords d’Oslo conclus en 1993, ont rendu ces résolutions internationales, caduques de facto. Ils ont divisé la Cisjordanie en 3 secteurs : la zone A (20 % du territoire) sous contrôle exclusif palestinien, la zone B (20 % du territoire) sous contrôle israélo-palestinien, et la zone C (60% du territoire) sous contrôle exclusif israélien. D’ailleurs, la Palestine, reconnue le 29 novembre 2012 (comme Etat non membre de l’Onu), ne s’est jamais vue affecter de territoires particuliers. En somme, les palestiniens ne sont souverains que sur la zone A de Cisjordanie et à Gaza.
Il est vrai qu’Israël a sa part de responsabilité dans le flou entretenu sur la situation juridique contemporaine. En ayant laissé le Waqf jordanien gérer le site de l’Esplanade des Mosquées après le 31 juillet 1988 (alors que la Jordanie avait rompu tous ses liens avec le territoire), elle a autorisé une entité étrangère à s’immiscer dans la gestion d’un site dépendant de son territoire. Il n’est dès lors par surprenant que les gardiens jordaniens du site aient (de façon aberrante) déploré les dernières mesures israéliennes : « Nous n’accepterons pas qu’Israël crée un précédent » (sic).
De même, le statu quo mis en place avec les jordaniens en 1967 en vertu duquel, seuls les musulmans peuvent prier sur le site alors que les juifs ne sont autorisés qu’à le visiter, n’a plus de raison d’être. Si les juifs ne sont pas autorisés à prier sur le site, c’est juste pour éviter qu’ils ne prient sur l’emplacement du Saints des Saints, sur lequel le grand Cohen est seul habilité à se rendre. Israël doit donc cesser de tolérer la présence d’une institution jordanienne sur son territoire.
Israël est souverain sur chaque parcelle de sa capitale, y compris sur l’Esplanade des Mosquées. Israël peut donc mettre en place les systèmes de sécurité sur les sites religieux qu’il souhaite (avec les contrôles électroniques), organiser les modalités d’accès au site, gérer la sécurité du site (avec l’envoi de soldats chargés de le surveiller), déterminer les personnes autorisées à s’y rendre (comme les personnes de plus de 50 ans.
De même, il peut interdire les prières de rue (a proximité de la vielle ville de Jérusalem) organisées par les récalcitrants qui refusent de se soumettre aux contrôles électroniques. Il s’agit juste d’une occupation illicite du domaine public, tout comme le sont les prières de rues organisées dans la ville de Paris. Si les palestiniens veulent prier dans les rues, ils n’ont qu’à le faire à Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne.
Faute d’avoir réussi à détruire Israël, les palestiniens voudraient jouer un rôle  dans la gestion de la Mosquée Al Aqsa en revendiquant, implicitement, une souveraineté concurrente sur le Mont du Temple. La communauté internationale, Israël et les responsables palestiniens doivent donc leur faire comprendre : la souveraineté jordanienne sur le site est terminée. Israël en est le seul maître.
http://jforum.fr/mont-du-temple-de-la-souverainete-jordanienne-a-la-souverainete-juive.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Quand demander les pluies en Israël et en diaspora......

  Quand demander les pluies en Israël et en diaspora.. Halakha No 1 Comme nous l’avons rapporté nous avons commencé à réci...