mercredi 26 juillet 2017

Israël-Jordanie : fin de crise ?


La crise diplomatique entre Israël et la Jordanie a duré un jour et demi avant de trouver une résolution. En fin de journée, lundi 24 juillet, l’équipe de l’Ambassade d’Israël était libre de quitter Amman et de se diriger en voiture vers le pont Allenby pour le traverser et rentrer chez eux. Parmi elle, on trouvait le gardien de sécurité, qui, dimanche a tiré sur deux Jordaniens, au cours d’une lutte, après qu’il ait été frappé au tournevis. Les autorités jordaniennes exigeaient alors qu’il leur soit remis pour mener leur enquête et elles ont soumis l’Ambassade à un encerclement, la plupart du temps au cours de la journée afin d’empêcher tout départ. Israël a rejeté ces exigences en se fondant sur le principe de l’unité diplomatique dont le garde dispose.
Au cours de la journée, le Directeur du Shin Bet Nadav Argaman et l’envoyé spécial de Donald Trump Jason Greenblatt se sont rendus à Amman afin de résoudre cette crise auprès des responsables jordaniens de haut-rang. Le Roi Abdallah de Jordanie et le Premier Ministre Binyamin Netanyahu ont continuellement été tenus au courant. Quand les deux dirigeants se sont directement exprimés sur ce sujet, lundi soir, la fin de la crise était clairement à portée de main.
Alors qu’il était à Amman, Argaman a invité les responsables de la sécurité jordanienne à venir à l’Ambassade assister à une reconstitution de l’incident contesté et à participer à un interrogatoire du garde.
Debkafile ajoute : la résolution de la crise diplomatique entre Jérusalem et Amman autour de cet incident n’a pas réglé l’impasse israélo-palestinienne concernant le Mont du Temple. Un accord israélo-jordanien a certainement été conclu pour faciliter la résolution de la crise autour des mesures de sécurité qu’Israël a installé sur le sanctuaire, à la suite de l’assassinat de deux de ses agents de la police des frontières par des terroristes. Mais un tel accord dépendra de l’approbation palestinienne, et cela reste à forger au cours de négociations supplémentaires.
Debkafile décrit l’incident qui a provoqué cette crise diplomatique entre la Jordanie et Israël, de la façon dont il s’est produit dimanche :
Un incident à l’ambassade israélienne d’Amman, dimanche 23 juillet, a laissé pour morts par balles deux Jordaniens et blessé, un Israélien poignardé et en état grave. Lundi matin, au beau milieu des reportages d’évacuation imminente de l’équipe de l’Ambassade, le bâtiment s’est fait encerclé par les forces jordaniennes qui ont empêché tout départ et toute entrée.
Cela faisait suite à une longue confrontation durant la nuit, entre les gouvernements jordaniens et israéliens, probablement au plus haut niveau. Amman a exigé des Israéliens que le garde se rende pour mener l’enquête sur l’incident. Israël a refusé en se basant sur le motif nécessaire et suffisant de son immunité diplomatique.
Après que cette affaire ait été dissimulée durant plusieurs heures par les autorités israéliennes et jordaniennes, on a diffusé des versions diverses qui ont alimenté ce développement, à partir de la matinée de lundi, et qui se sont conjuguées à d’autres reportages des médias internationaux,laissant alors plus de questions que de réponses.
Selon la version officielle israélienne, un incident s’est produit « dans l’enceinte de l’Ambassade israélienne », qui est située dans le quartier chic de Rabiyeh à Amman, quand un travailleur jordanien qui venait réparer la pièce d’un meuble au domicile d’un gardien de la sécurité israélienne, l’a attaqué à l’issue d’une dispute, à l’aide d’un tournevis. Le garde a alors sorti un pistolet et lui a tiré dessus, i,s ique sur un autre jordanien, décrit comme le « propriétaire ».
Les Renseignements Généraux jordaniens ont déclaré que lorsdqu’on a reçu l’information d’une fusillade dans un immeuble résidentiel utilisé par l’ambassade israélienne, et « à l’intérieur de son espace », on a envoyé des forces de sécurité et qu’elles ont verrouillé les accès, en prévision de l’enquête sur l’incident et ses circonstances. Ce compte-rendu décrit trois individus blessés, dont un citoyen israélien.
Il n’est pas évident de déterminer, dans aucun des compte-rendus si l’agresseur jordanien provenait de l’extérieur et qu’il est entré dans l’ambassade, un des bastions les plus lourdement gardés d’Amman,ou sil était, lui-même un membre de l’équipe de l’ambassade – auquel cas son habilité de sécurité réalisée aussi bien par la Jordanie que par Israël aurait été élevée.
D’autres sources jordaniennes décrivent l’agresseur jordanien comme un membre de l’équipe de maintenance de l’ambassade, que les Israéliens travaillant en Jordanie connaissaient bien.
Les médias internationaux ont transmis des compte-rendus différents, avant que l’affaire ne soit officiellement déclarée autorisée à la publication. Selon l’un d’entre eux,l e garde israélien a été poignardé au cours d’une querelle avec le Jordanien et il lui a ensuite tiré dessus plusieurs fois dans la poitrine. L’Israélien a alors été emmené à l’hôpital en « état non-stabilisé ». On a demandé à Israël d’évacuer l’ambassade d’Amman.
Les deux gouvernements semblent s’être engagés dans une discussion qui a duré toute la nuit, probablement au niveau personnel le plus élevé du Premier Ministre Bonyamin Netanyahu et du Roi Abdallah.
Vendredi, des milliers (environ 8000) de Jordaniens ont protesté à Amman contre Israël,quant à l’installation de détecteurs de métaux sur le Mont du Temple, un lieu en plein cœur de Jérusalem, qui est sainte à la fois pour les Musulmans et pour les Juifs. Ils ont été installé comme de simples mesures protectrices, après l’attentat terroriste du 14 juillet commis par 3 Arabes israéliens du Mouvement islamique, tuant par derrière, deux gardes de la police des frontières israélienne, à l’entrée de la Porte des Lions vers l’esplanade du Mont du Temple où ont ultérieurement été bâties les deux mosquées.
Depuis lors, les dirigeants du Waqf et les chefs palestiniens ont ordonné aux Musulmans de s’abstenir d’entrer sur le Mont du Temple afin de boycotter le pèlerinage à Al Aqsa, en leur intimant de mener les prières dans les rues devant les « vaches sacrées » des portiques détecteurs, à l’extérieur de l’enceinte de l’esplanade. Des troubles majeurs s’en sont suivis à Jérusalem et dans d’autres parties du pays et ils ont débordé dans d’autres capitales arabes, dont Amman.

Israël a ensuite installé de nouvelles caméras de sécurité sur le Mont du Temple, tout en réfléchissant à des alternatives à ces fameux détecteurs de métaux fortement contestés et « voyants ». Mais autant le Waqf que les responsables palestiniens ont déclaré de manière emphatique q’aucune mesure sécuritaire installée par Israël et visant à protéger les fidèles et les visiteurs sur ce sanctuaire ne serait acceptée. Le Waqf prend ses ordres à Amman. La crise du Mont du Temple se transforme en incident diplomatique majeur entre Israël et la Jordanie.
DEBKAfile Reportage Spécial 24 juillet 2017, 11:48 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski
Aux dernières nouvelles, Israël a bien retiré ces portiques détecteurs de métaux pour les remplacer par des caméras intelligentes détectant toute présence d’arme dissimulée sous des vêtements ou dans des sacs. Evidemment, les responsables musulmans, en quête du moindre prétexte pour mettre le feu aux poudres sur la planète, refusent toujours tout compromis.
Il faut espérer que le réchauffement des relations de coulisse entre les principales puissances arabes et Israël puissent envisager une « issue » ou que, quoi qu’il en soit, l’agitation de la rue finira par s’éteindre d’elle-même, sauf à être exploitée par Abbas et ses corrompus ou le Hamas.
Jusqu’à présent, le Hamas à Gaza ne s’est pas jeté cette fenêtre d’opportunité pour déclencher un énième conflit au sud. Seuls quelques tirs sporadiques proviennent, vraisemblablement, des groupes djihadistes infiltrés dans la Bande. Tsahal réplique par des rappels à l’ordre aériens à l’intention des dirigeants islamistes de Gaza.
Concurremment aux provocations d’Abbas, son rival Mohammed Dahlan prend progressivement pied à Gaza, en accord avec le Hamas après d’âpres négociations menées sous l’égide des Egyptiens et des Emirats Arabes Unis. C’est,sans doute, un des motifs qui pousse Abbas à dramatiser la crise des « détecteurs », afin de se montrer incontournable en toute « négociation » ou phase successive de chantage. 
http://jforum.fr/israel-jordanie-fin-de-crise-les-diplomates-quittent-lambassade.html

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