mercredi 26 juillet 2017

La police militaire russe se déploie à proximité d'Israël pour surveiller les zones de sécurité...


La Russie a déployé sa police militaire pour surveiller deux zones de sécurité établies en Syrie, y compris un poste de surveillance près du plateau du Golan d'Israël, a annoncé lundi le ministère de la défense à Moscou.

Les russes ont déclaré que les forces russes avaient mis en place des points de contrôle et des postes d'observation dans la zone de désescalade du sud-ouest et dans une autre couvrant l'est de Ghouta, près de la capitale Damas.
Selon eux, deux points de contrôle et dix postes de surveillance ont été déployés les 21 et 22 juillet "le long des zones approuvées de lignes de contact" entre les forces rebelles et les troupes du régime d'Assad.

"Il faut souligner que le poste de surveillance le plus proche se trouve à 13 kilomètres de la zone de séparation entre Israël et la Syrie près des hauteurs du Golan. La zone a été approuvée conformément aux accords internationaux," a ajouté Moscou, précisant avoir informé Israël, les Etats-Unis et la Jordanie du déploiement.

L'accord visant à mettre en place des zones de "protection" a été atteint lors des pourparlers de paix dans la capitale du Kazakhstan en mai et plus tôt ce mois-ci. Les frontières des zones ont été convenues entre la Russie, les Etats-Unis et la Jordanie.

Des responsables russes et israéliens se sont rencontrés à plusieurs reprises au cours de l'année écoulée, avec les russes qui mènent des opérations militaires en Syrie et Israël qui serait responsables de plusieurs frappes contre des cibles du Hezbollah dans le pays déchiré par la guerre. Les deux pays ont mis en place un système pour coordonner leurs actions en Syrie afin d'éviter des affrontements accidentels.

Le ministre de la défense Avigdor Lieberman a parlé en février dernier avec le ministre russe des affaires étrangères Serguei Lavrov concernant la situation en Syrie et les négociations de cessez-le-feu qui ont lieu à Astana entre la Russie, l'Iran et l'ONU.

Mais Israël aurait rejeté l'accord signé avec Washington et Amman, disant ne pas avoir été consulté sur les termes de l'accord et que l'Iran n'est pas abordé de manière adéquate dans l'accord.

Jérusalem a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne permettrait pas à l'Iran de créer une présence permanente en Syrie.
A la suite de l'annonce de l'accord sur les zones de dégradation, le général israélien de réserve Yaakov Amidror, ancien conseillé à la sécurité nationale de Netanyahou, a déclaré que les nouveaux arrangements dans le sud de la Syrie se faisaient sans prendre en considération Israël.

"Nous comprenons les menaces qui émergent de cet arrangement qui a été fait sans prendre en considération ce qu'Israël doit faire pour garantir sa capacité à se défendre," a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique.
"Les américains et les russes ont leurs propres objectifs stratégiques en Syrie et Israël a essayé de faire comprendre ses intérêts à tout le monde," a-t-il ajouté.

Le ministre de la défense Avigdor Lieberman a souligné plus tôt ce mois-ci que bien qu'il n'y ait aucun intérêt pour Israël de rentrer dans la guerre civile en Syrie, il existe des lignes rouges que Jérusalem a fixé, y compris la contrebande d'armements sophistiqués au Hezbollah, et une présence iranienne à ses frontières.

"Nous ne tolèrerons aucune présence iranienne à la frontière et nous continuerons d'agir contre cela," a-t-il déclaré.

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